‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 557 sur 1729 · EMPRISONNEMENT · texte numérisé non relu

EMPRISONNEMENT

ENALLOSAURIENS

ou fusibles, telles que la cire, le plâtre ou le soufre, le plomb, l'étain, qui, en séchant ou en se refroidissant, conservent leur forme. Voy. cliciiage.

En Anatomie, on nomme empreintes les inégalités qu'on remarque à la surface des os, et qui correspondent aux attaches des tendons, des ligaments, ou sont en contact avec des vaisseaux ou d'autres parties sur lesquelles elles semblent moulées.

En Géologie, on nomme ainsi les traces que laissent sur les couches certains organismes, comme les feuilles d'arbres, les poissons, les insectes, etc., ou bien encore les pas de certains quadrupèdes ou d'oiseaux. Voy. fossiles.

EMPRISONNEMENT (de ^mon), privation de la liberté. L'emprisonnement fait partie des penies correctionnelles et de simple police {Voy. peine); il peut aussi avoir lieu

tiour dettes, mais seulement dans les cas très rares où la oi du 22 juillet 1867 a maintenu la contrainte par corps. >— Le condamné pour délit est renfermé dans une maison de correction et employé à l'un des travaux établis dans cette maison, selon son choix. La durée de cette peine ne peut pas dépasser 5 années, sauf les cas de récidive (C. pén., art. 24, 40). L'emprisonnement pour contravention varie de 1 à 5 jours (C. pén., art 485). — L'E. préventif est celui qui précède le jugement. — De l'emprisonnemenl, il faut distinguer la réclusion et la détention. Voy. UÉTEXTIO.V, RÉCLUSION Ct CONTRAINTE PAR CORPS.

EMPRUNT (du b.-lat. impromptare ou impromutuare], contrat par lequel on reçoit d'une personne de l'argent, ou toute autre valeur, à charge de les rendre avec ou sans intérêt. — Pour les obligations et les conséquences qu'entraîne l'emprunt, voy. prêt et dette.

EMPRUNT PUBLIC L'Etat, Ics départements et les communes peuvent contracter des emprunts, mais à certaines conditions : pour les communes, l'autorisation est accordée soit par le pouvoir exécutif, soit par le pouvoir législatif, suivant l'importance de l'emprunt (loi du 25 mai 1 894) ; pour l'Etat, une loi seule peut autoriser l'emprunt. — L'emprunt a lieu soit par traité direct avec des capitalistes ou des sociétés, soit par voie de souscription publique. L'emprunt peut être amortissable ou remboursable dans un certain délai (emprunts des départements et des communes) ; il peut aussi être non remboursable (c'est le cas pour la plupart des emprunts de l'Etat), en ce sens que les prêteurs acquièrent un titre de rente, sans pouvoir jamais exiger le capital, l'Etat ayant d'ailleurs la faculté de rembourser un capital. Les principaux emprunts de l'Etat en France ont été ceux de 1854, 1855, 1864, 1868, 1870, et enfin l'emprunt de 5 milliards en 1871 pour couvrir les frais de la guerre et payer l'indemnité promise à l'Allemagne. Au budget de 1892, la dette consolidée (c.-à-d. non remboursable) figurait pour un chiffre de /61 675 520 francs de rente; la dette remboursable à terme ou par annuités s'élevait à 1 058 915590 francs. — Le chiffre de la dette consolidée vient d'être réduit, par le fait de la loi récente (16 janvier 1894) qui a ramené à Z 12 pour 100 le taux d'une partie des dettes de l'Etat, fixé jusque-là à 4 1/2 ; l'Etat n a plus que deux types de dettes consolidées, la rente 3 1/2 et la rente 3 pour 100. L'économie politique enseigne que, contrairement à certains préjugés, les emprunts appauvrissent un peuple, s'ils ne sont employés d'une manière productive qui procure le moyen de les amortir.

ÉMPUSE, spectre horrible, sorte de croquemitainc antique, qui dévorait les êtres humains.

EMPUSE, genre d'Insectes, de l'ordre des Orthoptères et de la tribu des Mantiens. Voy. mante.

EMPUSE, Empusa, genre de Champignons Oomycètes, de la famille des Entomophtorées, parasites sur les Insectes. L'£. muscœ vit sur les mouches, qu'il fait mourir en grand nombre à l'automne.

EMPYÈME (du gr. ÈfiitÛTjjxa). Ce mot, qui signifie proprenient un amas purulent dans une cavité quelconque, a été d'abord appliqué à toute collection de pus, etc. ; mais auj. il ne désigne plus guère qu'un amas purulent dans la cavité des plèvres ; on étend ce nom à l'opération par laquelle on donne issue à ce liquide, opération appelée aussi paracentèse du thorax. On la pratique, autant que possible, entre la 4' et la 5« fausse côte (en comptant de bas en haut), si la collection a son siège au côté droit; entre la 3» et la 4', si c'est au côté gauche ; mais lorsque le mal est circonscrit, ou qu'il se présente au dehors sous forme de tumeur fluctuante, c'est dans la tumeur qu'on

doit plonger l'instrument. On dit aussi enipyème de Ic^ vésicule biliaire, pour désigner la collection purulente de cette cavité.

EMPYRÉE (dij gr. è'fXTrupOi;, enflammé), nom donné à l'endroit où les bienheureux jouissent de l'éternelle béatitude (Koi/. paradis).

EMPYREUME (du gr. i[n:ûpeu[xa), odeur particulière qu'exhalent les produits volatils qu'on obtient en distillant certaines matières végétales ou animales ; cette odeur est. duc à une huile pyrogénée qui agit aussi sur le sens du goût : d'où les noms a'odeur, d'huile, de saveur empyreumatiaue.

EMS (Duché de Nassau), eau miner. Voy. eaux minérales.

ÉMULGENTS (vaisseaux). Voy. reins.

ÉMU LSI NE ou SVNAPTASE, diastase contenue dans le» amandes douces et amères, et ayant la propriété de transformer ï'amygdaline, qui existe dans ces dernières, en glucose, essences d'amandes amères, et acide cvanhvdrique. L'émulsine agit également sur d'autres glueosldes, comme la salicine, l'hélicine, la phlorizine, l'arbutine, etc. L'émulsine a été découverte par Robiquet.

ÉMULSION (du lat. emulsio), préparation pharmaceutique liquide, d'un aspect blanc et laiteux, composée d'une huile fixe ou essentielle divisée et tenue en suspension dans l'eau par le moyen d'un mucilage. VE. vraie se prépare généralement avec les amandes douces et amères. [lait d'amandes), ou plus rarement avec les semence* de melon, de concombre, de pavot blanc, de noix, de noisettes, de pistaches, de lin, etc. On pile dans un mortier dur les semences débarrassées de leur pellicule, et on les délaye ensuite avec de l'eau. On passe avec expression, et ou édulcore avec du sucre ou avec un sirop. Le siropd'orgeat étendu d'eau est une véritable émulsion. L'£. artificielle, celle qui est préparée avec un mucilage, reçoit les épithètes de camphrée, d'huileuse, de térébenthinée, selon les substances qu'elle renferme. — Le lait de poule est une émulsion animale. Les loochs sont des émulsion» épaissies avec de la gomme ; le blanc-manger n'est autre chose qu'une émulsion amandée unie à la gélatine. — Les. émulsions sont généralement adoucissantes, pectorales et rafraîchissantes ; quelquefois purgatives.

On se sert aussi dans les arts, pour émulsionner les. matières grasses ou insolubles dans l'eau, d'eau de savon ou de décoction de saponaire, ou bien soit d'une décoction, soit d'une teinture alcoolique, de bois de Panama : ce bois, fourni par le Quillaia saponaria, doit, de même que la sajwnaire, ses propriétés émulsives à la saponine qu'il renferme.

ÉMYDES (du gr. I(i.ûî, è[nj5oî), ou élodites, famille de Reptiles, de l'ordre des Chéloniens ou Tortues, comprend toutes les espèces qui vivent dans les marécages : elles ont une carapace plus ou moins déprimée, ovalaire, plus évasée en arrière, formée de plaques écaillcuses; de& pieds ayant des doigts distincts, flexibles et propres à la natation; une bouche elliptique, un cou rétraclilc. Les Émydes se nourrissent de petits animaux vivants, batraciens, poissons, insectes et mollusques : on tire parti de leur gloutonnerie pour les prendre à l'hameçon. Ce sont des êtres innocents, mais sauvages. Elles sont peu recherchées pour leur écaille et leur chair. On en trouve partout, excepté dans l'Australie. La Cistude européenne se trouve en France, surtout en Sologne.

ÉMYSAURE (du gr. èfiûî, tortue, et «raûpa, lézard), ou CHÉLONCRE, genre de la famille des Émydes, établi pour des tortues de l'Amérique du Nord, à tête forte, revêtue de plaques en avant et d'une peau aréolée sur le reste, à queue longue et musculeuse. Sa longueur varie de 0"',35 à 0°.60.

ÉNALLAGE (du gr. i'jaXka.ff^) , figure de Grammaire qui fait subir à une phrase un changement dans l'ordre naturel de la construction. Ce changement peut avoir lieu dans le genre, le nombre, la personne, le temps ou le mode : d'où cinq espèces d'énailages, qui toutes, du reste, reviennent à Yellipse. Le vers suivant de La Fontaine, dans le» Animaux malades de la peste, en offre un exemple : Ainsi, dit le Renard, et flatteurs d'applaudir ;

d'applaudir est mis ici pour se nâtent d'applaudir.

ENALLOSAURIENS, nom sous lequel Owen réunissait les Reptiles fossiles de l'ordre des Ichtyoptérygiens ou Ichtyosauriens et ceux de l'ordre des Sauroptérygiens oa

ENARGITE

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