ENCÉPHALE
plésiosaurieiis, caractérisés tous deux par .leur habitat marin.
ENARGITE, sulfo-arséniure de cuivre (Cu'AsS*) en cristaux orlhorhombiques d'un noir de fer, se rencontre dans l'Amérique centrale et à Luçon.
ÉNARTHROSE (du gr. èvipôpwaiî), genre d'articulation.
\'oy. AhTICULATlO.N.
ENCABLURE, terme de Marine, longueur d'un câble qui a 120 brasses (200 mètres). Les marins estiment par encablures les distances rapprochées.
ENCAN (corruption de inqitant, du lat. in quantum, pour combien), vente publique de marchandises, qui se fait par l'intermédiaire d officiers publics, au plus offrant et dernier enchérisseur. L'encan n'est qu'une simple vente aux enchères. Voy. enchère.
ENCANTHIS (du gr. ÈyxavOU), tumeur formée par une augmentation de volume ou une dégénérescence de la caroncule lacrjmale. L'E. bénigne, simple tuméfaction inflammatoire de la caroncule, cède ordinairement aux émollients et aux résolutifs; \'E. maligne, qui a souvent le caractère cancéreux, doit être extirpée.
ENCAQUEMENT. Voy. caque et hareng.
ENCASTELURE [à'encasteler; du lat. in et castellum), se dit, en Médecine vétérinaire, du resserrement du sabot, qui a lieu vers la partie supérieure des deux quartiers et s étend quelquefois jus(ju'au talon. On y remédie, suivant l'intensité du mal, par le repos, les émollients et la ferrure.
ENCASTREMENT, action A'e7ica8lrer, c.-à-d. d'enchâsser ou joindre deux ou plusieurs pièces en les faisant pénétrer l'une dans l'autre. On encastre par entaille ou par feuillure une pierre dans une autre ; on encastre un crampon dans deux pierres pour les joindre. — Terme d'Artillerie.
Voy. AFFÛT.
ENCAUSTIQUE (du gr. lyxaudxtxi^), préparation faite avec de la cire dissoute dans l'essence de térébenthine. Elle s'emploie pour vernir le bois (p. ex. les meubles de ciicnc et de noyer sculpté), pour donner du brillant au marbre quand il a été poli, pour faire prendre au bronze une couleur foncée, etc. h' encaustique pour cirage dont on imprègne les carreaux mis en couleur et les parquets afin de pouvoir ensuite les frotter, est im savon de cire, qu'on prépare en incorporant du sous-carbonate de potasse (cendres gravelées) à ae la cire jaune en fusion.
V encaustique pour la peinture est un mélange de cire et d'huile cuite avec un peu de litharge; on chauffe la toile, la pierre ou le plâtre qu'il s'agit d'enduire, et l'on étend dessus avec un pinceau 1 encaustique fondu et encore rliaud. On peut y remplacer la cire par certaines résines, telles que l'élémi, le copal, et l'huile par une essence, (elle que l'essence d'aspic, surtout lorsque les peintures doivent être placées dans des lieux bas et humides. — On emploie aussi l'encaustique à la cire et à l'huile litharg\Tée pour enduire les statues de pierre tendre ou de plâtre et leur donner ainsi le luisant du marbre.
Dans les Beaux-Arts, la peinture à la cire reprend faveur auj. pour la décoration des monuments. Elle l'emporte sur la fresque [Voy. ce mot) pour la solidité et la durée. Le maniement des couleurs s'y pratique comme dans la peinture à l'huile; on peut les rendre plus ou moins lentes à sécher, suivant qu'on liquéfie le gluten dans une huile plus ou moins volatile ; on a la faculté d'employer certaines couleurs que l'huile altère, telles que vert-degris, gomme-gutte, massicot, orpin, terre de Vérone et d'Ombre, etc., et aussi celle de revenir plusieurs fois sans crainte de salir les teintes.
Quant à la peinture à l'encaustique dont les anciens se servaient, dès le temps de Polygnote au tv° siècle av. J.-C,
Eour décorer les monuments ou peindre des tableaux sur ois, le secret en est perdu. On a prétendu que plusieurs artistes du xiii* siècle, Giotto, Fiesole, etc., le possédaient encore : mais rien n'est moins prouvé. Au siècle dernier, le comte de Caylus en 1752 et, peu après, le peintre Bachelier prétendirent l'avoir retrouve; mais leurs essais ne furent point concluants. On suppose que les peintres anciens commençaient par étendre sur le mur ou le bois une couche d'huile, de résine et d'un mastic quelconque que l'on faisait pénétrer profondément en promenant sur toute sa surface un réchaud allumé : sur cette couche on appliquait l'impression, et sur celle-ci l'artiste exécutait sa peinture avec dos couleurs à l'eau. La peinture achevée, on la recouvrait d'un vernis de cire ou de résine, sur lequel
on promenait de nouveau le réchaud pour fondre ensemble toutes les parties du travail. — Voy. sur ce sujet : Caylus, Mémoiresur lapeinture à l'encaustique (1755); Em. David, Histoire de la peinture au moyen âge.
ENCEINTE, ligne continue de fortifications dont on entoure une ville ou un château fort. Au moyen âge, les enceintes étaient constituées par de hautes et puissantes murailles en maçonnerie flanquées de distance en distance par des tours et couronnées de mâchicoulis et de hourds qui permettaient d'en battre le pied. L'invention de la poudre et celle des canons en bronze avec boulets en fonte obligèrent à abaisser les murailles et les tours, qui étaient trop facilement démolies, et à leur substituer peu à peu des massifs de terre bien damés. Les nouvelles places organisées avec des forts détachés sont entourées dune enceinte relativement faible, à laquelle on donne souvent le nom de chemin de sûreté. Certaines places fortes n'ont pas d'enceinte du tout.
ENCELADE, 2° satellite de Saturne. Fait sa révolution autour de Saturne en 1 j. 8 h. 53 m. S'écarte du centre de Saturne au plus de 34", à l'opposition de la planète. Apparaît comme une étoile de 15° grandeur. Paraît variable. Voy. satellite.
ENCENS (du latin incensum), ou oliban (c.-à-d. oleum Libani, huile du Liban), en latin Thus, gomme-résine connue comme aromate. On distingue dans le commerce : i'E. d'Afrique et VE. de l'Inde. L'E. d'Afrique est d'un blanc jaunâtre, en morceaux irréguliers ou en larmes ; il nous arrive d'Egypte et d'Arabie par la voie de Marseille. L'E. de l'Inde,' supérieur au précédent, nous vient de l'Inde par Calcutta, en larmes jaunes, arrondies, plus volumineuses que l'encens d'Afrique. Ces deux sortes ne sont en réalité ditTérentes entre elles qu'en ee que l'une d'elles est un choix, celui de l'Inde, et résulte d'un triage fait dans la substance ou d'une récolte plus soigneusement effectuée ; elles sont fournies par le Boswellia papyrifera, de la famille des Térébinthacées. — On distingue aussi l'encens en E. jnâle, le plus pur, et qui se présente sous forme de larmes détachées les unes des autres, et en E. femelle, qui est en larmes agglomérées et moins transparentes. — On donne encore le nom d'Encens au Selinum palustre, et celui d'Encensier au Romarin, à cauie de l'essence balsamique qu'on en tire.
L'encens a servi de tout temps à parfumer les temples ; les Israélites, ainsi que les peuples les plus anciens de l'Orient, brûlaient de l'encens sur les autels. L'Eglise catholique a conservé cet usage. — On mêle souvent à l'encens d'autres aromates, tels que le benjoin, le storax, le musc, l'ambre, etc. ; on en fait une poudre qu'on projette par petites parties sur des charbons ardents. On en fait aussi des pastilles aromatiques en le mêlant avec du charbon et du nitre pulvérisés : ces pastilles sont en forme de cône ; on les allume par leur sommet, et elles brûlent en répandant une odeur agréable. — L'ancienne médecine se servait de l'encens comme stimulant; auj. il entre encore dans la composition des baumes du Commandeur et de Fioravanti, de la thériaciue, de l'emplâtre divin, etc.
ENCENSOIR, vase, cassolette dont on se sert dans les églises pour brûler l'encens. Les encensoirs des Hébreux étaient des espèces de coupes avec ou sans manciie. Salomon, dit-on, en fit faire vingt mille en or pour le temple de Jérusalem : les premiers chrétiens se servaient de semblables encensoirs. Auj. les encensoirs sont des vases fermés, suspendus par des chaînes de longueur variable, et garnis de trous par lesquels s'échappe la fumée odorante de l'encens.
ENCÉPHALARTOS (du gr. iv, en, xE^aXi^, tète, et dfp-uoî, pain), genre de la famille des Cycadées, est composé d'arbres ou d'arbrisseaux élégants, a frondes pinnées, ■ i leurs monoïques réunies sur un chaton terminal pédoncule. Ces plantes sont originaires de l'Afrique australe et de l'Australie; mais on les cultive dans les jardins botaniques, pour la beauté de leur port, qui simule celui de» Palmiers Leurs fruits se mangent comme nos châtaignes.
ENCÉPHALE (du gr. ^yxé^a)iOv), partie du système nerveux central qui est logée dans la cavité du crâne. Cette masse est séparée des parois osseuses par trois membranes qu'on a désignées sous le nom de méninges ( Voy. ce mot). Ses différentes parties peuvent être regardées comme la continuation et l'épanouissement des cordons nerveux de la moelle. Ces cordons se renflent au moment de pénétrer dans le crâne et ce renflement porte le nom