ENCHIRIDION
de bulbe rachidien : dans ccft organe, le cordon de droite commence à se séparer du cordon de ganclie, et leur ccartement, qui a 1 apparence d'un bec de plume, est appelé calamtis scriptorius : c'est là que se trouve le nœud vital. Puis apparaît le cervelet [Voy. ce mot), formé de deux hémisphères réunis par un lobe moyen [vermis] et reliés aux cordons ou pédoncules cérébraux par une sorte de bandelette, qu'on nomme prolubéj-ancc annulaire ou ponl de Varole. On rencontre ensuite sur chacun des pédoncules cérébraux deux nouveaux renflements, appelés tubercules quadrijutneaux : c'est entre ces tubercules et un peu au-dessus que se trouve la petite cminencc en pomme de pin, le conarium ou glande pinéale, dans laquelle Descartes avait placé le siège de l'âme; on sait auj. que cet organe est le reste d'un œil impair (œil pinéal). Il était situé au sommet de la tète. On le retrouve encore bien formé chez quelques lézards. Encore au delà, ou trouve sur les pédoncules cérébraux deux renflements plus considérables, les couches optiques et les corps striés ; et tout à fait à la terminaison de ces cordons deux masses surajoutées, volumineuses, les hémisphères cérébraux ( Voy. cerveau). — Ces différentes parties sont juxtaposées ou recouvertes les unes par les autres, sans être intimement unies. Elles laissent entre elles des espaces vides, appelés ventricules, où vient s'accumuler le liquide céphalorachidien.
Le bidbe rachidien préside au mécanisme de la déglutition ; car il contient et enchaîne les agents nerveux de ce mécanisme; c'est encore dans la moelle allongée que se relient les uns aux aulics les mouvements d'expression physionomique et ceux qui servent à la parole; enfin, l'attribut le plus important du bulbe est l'influence qu'il exerce sur la circulation, la respiration et la vie totale, en soric que la lésion d'un point déterminé de ce bulbe, point central ou nœud vital, fait tomber l'animal raide mort, comme foudroyé. La protubérance annulaire est le centre où se produit le principe incitateur des mouvements de locomotion. La piqûre de certaines régions de la protubérance annulaire ou du bulbe rachidien amène une réaction dans les fonctions des reins, du foie, des glandes sàlivaires ; c'est ainsi qu'en piquant le plancher du v ventricule. Cl. Bernard a amené instantanément la présence d'une grande quantité de sucre dans les urines. Les tubercules quaarijumeaux sont les foyers d'origine des nerfs optiques ; lorsqu'ils éprouvent quelque lésion, l'animal se met à tourner sur lui-même et toujours dans le même sens. Voy. cerveau et cervelet.
ENCÉPHALITE (du gr. i-pcécpaXov), ou céphalite. C'est l'inflammation du cerveau. Elle est primitive ou secondaire. Dans ce dernier cas elle relève de traumatisme du crâne ayant amené un foyer de contusion cérébral ou une inflammation par propagation. Les lésions de l'orbite, du rocher, peuvent aussi l'engendrer. Elle suppure généralement et aboutit alors à une infiltration purulente diffuse ou localisée (abcès du cerveau). La fièvre, des symptômes d'excitation (convulsion, délire) ou de dépression (coma, paralysie) révèlent l'encéphalite, dont la mort est la terminaison ordinaire. Les saignées locales ou générales, les purgatifs ne sont que des moyens palliatifs. Le seul traitement rationnel et efficace lorsque l'abcès est formé est de trépaner le malade et d'ouvrir le foyer cérébral. L'encéphalite chronique coïncide le plus souvent avec des lésions scléreuses de la moelle.
ENCÉPHALOCÈLE (du gr. £yvcÉ»a)^ov et Y.-f{kt\, tumeur). C'est lissue hors de la lx)îte crânienne du cerveau avec tout ou partie de ses enveloppes. On distingue : 1° Vencéphalocèle traumatiqiœ, survenant à la suite d'une plaie du crâne avec perte de substance; le cerveau peut alors faire hernie à l'extérieur; 2-' l'encéphalocèle congénitale ou spontanée, dans laquelle, par suite d'un défaut de soudure des lames des os crâniens, les méninges et le cerveau peuvent en partie rester à l'extérieur de la boîte crânienne. D'après des recherches récentes, dans certains cas ce ne serait pas le cerveau, mais une véritable tumeur formée de tissu nerveux, qui ferait hernie.
ENCEPHALOIDE (du gr. syxsîpaXov et elSoç, forme). Ce nom s applique aux tumeurs où les petites cellules, les cellules embryonnaires dominent. On aura ainsi le sarcome, le carcinome encéphaloïde. L'aspect de ces néoplasmes ollre une certaine ressemblance avec la substance cérébrale : A où son nom. Voy. cancer.
ENCHANTEMENT (du lat. incantamentuni), action de
charmer, d'ensorceler par des opérations et des cérémonies prétendues magiques, par des gestes, et surtout par des
raroles mystérieuses et consacrées, qui, sans doute, dans origine, étaient en vers [carmen] et se chantaient : l'elTet obtenu prenait le non de charme, quand il consistait dans une illusion des sens qui faisait voir ce qui n'existait pas, qui faisait aimer certaines personnes, ou qui.
Siaralysait les facultés naturelles; et ceux de sort, sortiège, maléfice, s'il produisait un mal oui troublât la rai son, qui frappât le corps ou les biens oe la personne, par exemple une maladie inconnue, la mort des bestiaux, la perte d'une récolte. — La croyance aux enchantements a régné de tout temps. Elle existait en Egypte : Moïse, dans, le Lévitique, intcnUt aux Israélites l'usage des maléfices ; Homère chante la puissance de la magicienne Circé;. Horace décrit les conjurations de Canidie et de Sagane ;: Ovide, Tibulle parlent également du pouvoir des maléfices; au moyen âge, on célèbre l'enchanteur Merlin, on croit à la puissance surnaturelle des fées et des sorciers ; au xvi« siècle, on voit des ligueurs fanatiques recourir aui sortilèges pour faire périr Henri III et le roi de Navarre ; enfin, au uernier siècle, Cagliostro et le comte de Saint- Germain, et, de nos jours, les spirites trouvent encore^ des dupes. Voy. magie, sorcellerie, e.\voûteme>t.
ENCHÉLIDE (du gr. ey^eXuî, anguille), Enchelis, genre d'Infusoires microscopiques, pourvus plus ou moins de cils vibratiles, à corps cylindrique ou ovoïde, sansbouche. On les trouve dans les eaux stagnantes. L'£. noduleuse se trouve dans l'eau de marais que l'on a laisséeputréfier dans des bocaux.
ENCHÈRE (du b.-lat. incherià), offre d'un prix supérieur soit à la mise à prix, soit au prix offert par quelqu uni pour une chose qui se vend ou se loue au plus oilrant. Les enchères publiques ou ventes à l'encan sont ou» judiciaires ou volontaires. En France, la loi défend de vendre à l'encan les marchandises neuves.
Dans les ventes publiques, les enchères se font toujoursde vive voix [à la criée), et par l'intermédiaire d'un officier public (commissaire-priseur, greffier, huissier ou notaire). — Dans les ventes judiciaires, l'enchère sur les immeubles ne peut être mise que par le ministère d'avoués. On allume successivement des nougies préparées de manière que chacune dure environ une minute; lesolfres ne devienneni définitives qu'après l'extinction de trois feux sans nouvelles enchères. — Les administrations emploient souvent pour les fournitures ou les travaux dont elles ont besoin Y enchère au rabais : les propositionsdes entrepreneurs se font alors par écrit et sont cachetées : on les appelle soumissions. C'est à celui qui offre le plus fort rabais que l'adjudication est faite. Voy. adjudication. On nomme folle enchère l'offre aux conditions de laquelle l'enchérisseur ne peut satisfaire : on procède alors, aux frais de cet enchérisseur, à une nouvelle vente, dite vente sur folle enchère. Le fol enchérisseur doit la différence entre son prix et celui de la nouvelle vente s'il est inférieur, et il ne peut réclamer le surplus, s'il y en a. —
Voy. SURENCHÈRE.
La vente à l'enchère a existé de tout temps : à Athènes, les concessions de travaux publics se mettaient aux enchères; à Rome, on vendait à l'enchère les prisonniers, les esclaves, etc.
ENCHEVÊTRURE (^du préf. en et de chevétre), se dit, en Architecture, de l'espace vide qu'on ménage dans les planchers ))our le passage du tuyau et l'emplacement de l'âlrc des cheminées. Une forte solive, dite chevétre, règne dans la longueur, à distance convenable du mur, et deux courts soliveaux, tenant d'un côté au chevétre et de l'autre au mur, laissent entre eux l'espace nécessaire. Une dalle ou des briques portées sur des bandes de trémie en fer forment le sol de 1 àtre.
Les Vétérinaires nomment enchevêtrure l'excoriation plus ou moins profonde qu'un cheval se fait au pli du paturon ou à la face postérieure du canon avec sa longe, dans laquelle il se prend lui-même un des membres postérieurs, de manière à ne pouvoir le dégager.
ENCHIFRÈNEMENT (d'enchifrener, d'en et de- chanfrein), se dit de l'embarras dans le nez qui résulte d'un rhume de cerveau. Voy. coryza.
ENCHIRIDION (du gr. sy/siptStov, manuel), titre sous lequel on connaît spécialement quelques ouvrages célèbres, tels que VE. d'Epictète, résumé de sa morale, \'E. de St Augustin, \'E. juris civilis, etc.
ENCHONDRÔME