ENSEIGNEMENT
sliluée par les lois du 22 frim. an vu et du 27 vent, an ix. Voy.. en outre, les lois des 28 avril 1816, 16 juin 1824,
21 avril 1832, 20 février 1849, 15 mai et 7 août 1850,
22 juin 185'4, 5mai 1855, 6 et 25 juin 1857, 11 juin 1859 et 28 juin 1861.
Les principaux ouvrages sur cette matière sont : le recueil des Instructions de l'administration, publié depuis 1802; le Code de l'enregistrement (1855); le Traité des droits d'enregistrement, de MM. Championnière et Rigaud, E. Naquel, etc.; les Principes gén. de l'enregistrement, de M. G. Demante ; les Dictionnaires publiés par MM. Roland et Trouillet, par M. Fessard, etc.
S» Vi' Enregistrement des actes administratifs est une mesure d'orcirc adoptée dans toutes les grandes administrations, qui consiste à consigner sur des registres, à leur arrivée et à leur départ, toutes les lettres, toutes les pièces de quelque intérêt, en leur donnant un numéro d'ordre. L'inscription des pièces est confiée, dans chaque administration, à un bureau spécial, dit bureau de l'enregistrement, et dans chaque bureau, au commis d'ordre.
ENREGISTREUR, nom donné, en Physic|ue, à tout appareil qui inscrit les changements qui surviennent dans un système, tel qu'un thermomètre, un baromètre, une girouette, une boussole, etc. On emploie beaucoup l'électricité pour cet usage. Souvent l'inscription est obtenue sur un papier photographique à l'aide d un pinceau lumineux qui suit les mouvements que l'on veut noter.
ENRÔLEMENT. Voy. engagement, recrutement.
ENROUEMENT [A' enrouer; du préf. en et du lat. raucus), altération de la voix, qui devient rauque. Il survient ordinairement à la suite (l'un rhume ou dune longue lecture faite à haute voix; c'est le résultat de l'inflammation superficielle ou même de la congestion de la membrane muqueuse dont est revêtu l'organe de la voix : il cesse avec les causes qui l'ont provoqué. C'est aussi un des signes des tumeurs et des ulcérations des cordes vocales.
ENROULEMENT, se dit, dans les Arts, de tous les ornements, en forme de spirales, comme les volutes, les rinceau.r, les arabesques, etc. [Voy. ces mots). — Les tiges de certaines plantes s'enroulent autour des supports qu'elles rencontrent. Le sens de l'enroulement est constant : il a lieu tantôt de gauche à droite en montant (l'observateur ayant le support devant soi) (Liseron, Haricot), tantôt de droite à gauche (Houblon).
ENROULÉS, mot propose par Lamarck pour une famille de Mollusques gastéropodes pectinibranches, comprenant toutes les coquilles qui ont la spire complètement enveloppée par le dernier tour, comme les Porcelaines et les Cônes. — En Entomologie, on appelle Enroulées les chenilles qui vivent dans l'intérieur des feuilles qu'elles ont roulées en cornet, comme celles du genre TortHx.
ENS, mot latin, qui signifie être, et par lequel Paracelse désigne l'influence que, dans son système, certains êtres ont sur nos corps : il distinguait \'ens Dei, l'ens astroruin, Vens naturale. Yens morborum, etc. Il y avait un ens primum des animaux, des minéraux et des végétaux : on attribuait à ce dernier la puissance merveilleuse de rajeunir et même de renouveler les corps. — Les anciens chimistes ont aussi donné ce nom à diverses préparations auxquelles ils attribuaient des vertus imaginaires, telles que lens Martis, chlorure de fer et d'ammoniaque, et Vens Veneris, deutochlorure de cuivre et d'ammoniaque sublimé.
ENSAISINEMENT (du préf. en et de saisine], se disait dans l'ancien Droit et se dit encore aujourd'hui de l'acte par lequel une personne est investie ou saisie d'un droit. Ainsi l'ensaisinement du cessionnaire d'une créance résulte des formes indiquées par l'article 1690 du Code civil.
ENSEIGNE (du lat. insigne). On nomme ainsi, dans les Armées, le signe de ralliement sous lequel se rangent les soldats. L'usage des enseignes remonte à la plus haute antiquité. Des branches vertes, des peaux d'animaux, un morceau de pourpre, un bouclier, un casque, une cuirasse, por- | tés au bout dune pique, suffirent dans les premiers temps ; I les premiers Romains avaient pour enseigne une botte de fom [manipulus). A ces signes grossiers succédèrent des I figures d'animaux : la chouette à Athènes, le cheval Pégase à Corinthe; le taureau, le crocodile, le vautour en ! Egypte ; l'aigle et la colombe chez les Perses ; le loup, l'ours, le taureau, le coq, surtout le porc, chez les Gau- i lois, etc. Les Romains adoptèrent successivement diverses i figures d'animaux, jusqu'à Marius, qui affecta exclusivement 1
l'aigle aux légions. Toutes ces figures étaient tantôt en op ou en argent et portées au bout d'une lance, tantôt peintes ou brodées sur des drapeaux de fil, de laine ou de soie.
Les Franks Ripuaires avaient pour enseigne une épée, la pointe en haut ; les Franks Saliens et les Sicambres, une tête de bœuf. En 498, la chape de saint Martin devint le drapeau des Franks et du roi. Elle fut ensuite remiilacée par Voriflamme [Voy. ce mot). Au moyen âge les enseignes se multiplièrent : on vit s'élever les pennons, les gonfalons, les bannières, les guidons, les cornettes [Voy. ces mots). Au xv° siècle, on donna le nom particulier d'enseigne à un drapeau de second ordre, marchant après la bannière nationale. Aujourd'hui ce n'est plus qu'un terme générique, qui comprend le drapeau de l'infanterie et l'étendard de la cavalerie.
Au moyen âge, on appelait enseigne une petite troupe qui marchait sous une même enseigne ou drapeau, et qui assimilée, selon les circonstances, à une compagnie, à un bataillon. Le nombre des soldats variait de 200 à 500. On nommait aussi enseigne ou porte-enseigne celui qui portait l'enseigne dans un bataillon, une compagnie.
Dans la Alarine française, on donne le nom d'enseigne de vaisseau à un officier immédiatement supérieur à l'aspirant de 1" classe et dont le rang répond à celui de lieutenant dans le service de terre ; on le qualifie de lieutenant quand il est embarqué.
ENSEIGNE, tableau figuratif mis à l'extérieur d'une maison pour indiquer le commerce ou la profession du propriétaire. L'enseigne constitue une véritaole propriété, qu'il n'est permis ni d'usurper, ni d'imiter de manière à établir une confusion nuisible au véritable propriétaire. C'est un accessoire du fonds de commerce et qui se transmet avec lui.
ENSEIGNEMENT [d'enseigner; du b.-lat. insignare). Considéré sous le rapport oe son objet et de ses degrés divers, l'enseignement est primaire, secondaire ou supérieur, selon qu'il se borne aux notions indispensables à tout homme (lecture, écriture, calcul), ou qu'il y joint les éléments des lettres et des sciences, ou qu enfin il expose avec tous leurs développements les plus hautes théories littéraires ou scientifiques. — Considéré sous le rapport de sa destination, l'enseignement est général ou spécial, selon qu'il prépare à toutes les carrières à la fois, ou qu'il prépare exclusivement soit aux carrières libérales, soit au commerce ou à l'industrie; dans ce dernier cas, on le nomme aussi jtrofessionnel ou technique. — Considéré par rapport à ceux qui le dispensent, l'enseignement est privé ou public, selon qu'il est donné par les particuliers ou par l'Etat; il est libre si chacun peut s'y livrer sans obstacle, monopolisé ou officiel, quand il dépend exclusivement du gouvernement. — On trouvera aux articles
INSTRUCTION PUBLIQUE, ÉCOLES Ct UNIVERSITÉ tOUl CC qui SC
rapporte à l'organisation, à la législation et à l'historique de l'enseignement.
Méthodes d'enseignement. Considéré sous le rapport du mode employé pour le distribuer, l'enseignement est individuel, simiiltané, mutuel ou mixte, selon que le maître donne sa leçon à chaque élève séparément, à plusieurs à la fois, ou qu'il se sert des élèves les plus avancés pour instruire les autres, ou qu'enfin il combine ces diverses méthodes.
Dans l'enseignement mutuel, les enfants sont rangés par classes, selon leurs divers degrés d'instruction. Chaque classe est présidée par un enfant plus instruit que les autres, nommé moniteur. Ceux-ci à leur tour sont dirigés par un moniteur général. Les moniteurs reçoivent directement la leçon du maître; puis ils la transmettent aux élèves moins avancés. Cette méthode, qui ne s'applique guère qu'à l'instruction primaire, a l'avantage d'entretenir dans les élèves l'activité et l'émulation, de proportionner l'enseignement au degré d'instruction de chacun, et d'offrir une grande économie, en permettant à un seul maître de diriger une école fort nombreuse. — VE. jnutuel pnraît avoir été connu des anciens; il est pratiqué de lernps immémorial dans l'Inde. En France, il avait été essayé à plusieurs reprises, notamment par M"° de Maintenon à Saint- Cvr: par Herbault à la Pitié (1741): par le chevalier Paulét, dans une école fondée en 1772; mais cette méthode n'attira l'attention publique qu'après que Bell et Lancaster l'eurent appliquée en grand dans les écoles de l'Angleterre. Rapportée en France en 1815, propagée par LarochefoucauM-Liancourt, Lasleyric, Gérando, pratiquée par l'abbé Gaultier et ses disciples, elle obtint bientôt la faveur