‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 584 sur 1729 · ÉPINE · texte numérisé non relu

ÉPINE

en conservant la forme cubique ou octaédrique. De même la sidérose se transforme en oligiste, l'émeraude, i'idocrase en kaolin, etc. iVoy. pseudomorphose).

ÉPIGLOTTE (du gr. Èirii^XtoTTt;, glotte), espèce de valvule fibro-cartilagineuse, située dans l'arrière-gorge, à la partie supérieure du larynx, recouvre exactement la glotte au moment de la déglutition, et empêche ainsi l'introduction des aliments dans les voies aériennes.

ÉPIGRAMME (du gr. êTtypaîJiiia). Chez les Grecs, ce mot signifia d'abord une inscription ou une courte sentence, comme celles qu'on lit sur les monuments et sur les tombeaux : il était alors synonyme d'épigraphe. Il désigna ensuite un petit poème dont' la brièveté était le caractère principal : les Anthologies grecques sont remplies d'épigrammes de ce genre. Les Ilomanis imprimèrent les premiers à l'épigramme ce cachet de malignité et de causticité qui en fait aui. le caractère essentiel. Catulle et Martial sont, en latin, les modèles du genre. En France, Mellin de Sarint-Gelais, Cl. Marot, Boileau, J.-B. Rousseau, Piron, Voltaire, Lebiun et Cliénier ont fait des épigrammes remarquai)les.

En Cuisine, on donne le nom d'épigramme à la réunion de côtelettes et poitrines d'agneau, grillées et servies alternées sur le plat.

ÉPIGRAPHE (du gr. èmypaïi-^). Ce mot, qui dans l'origine ex|)riniail, comme le mot épigramme, toute espèce d'inscription, désigne spécialement auj. une sentence, une phrase célèbre tirée des ouvrages d'un auteur, que l'on

Elace en tête d'un livre pour en résumer l'esprit, ou au as d'une statue, d'une estampe, etc., pour en désigner le sujet. L'usage des épigraphes remonte à une haute antiquité.

ÉPIGRAPHIE (d'épigraphe), science des inscriptions.

Voy. INSCRIPTIONS.

EPIGYNE (du gr. è-xi, sur, et yiiv/j, organe femelle), épitliète qui, en Botanique, exprime l'insertion d'un organe quelconque de la fleur au-aessus de l'ovaire. Dans la méthode naturelle de Jussieu, l'épigwiie des étamines est un des caractères distinctifs des familles, par opposition à \' hypogynie et à la périgynie.

ÉPILATION. Voy. dépii.ation.

ÉPILEPSIE (du gr. è-tXTi'|ta), vulg. Mal caduc. Mal eomitial. Haut mal. Mal sacré. Mal lunatique, etc., maladie nerveuse cérébrale qui se manifeste par des accès

filus ou moins rapprochés, ordinairement brusques, et dans esquels il y a abolition complète des fonctions des sens et de l'entendement, avec mouvements convulsifs. L'cpilepsie se déclare plutôt avant qu'après la puberté, chez les personnes d'un tempérament nerveux et irritable, chez les femmes p. ex.: et en particulier dans les climats froids; souvent elle est héréditaire et presque toujours incurable. La frayeur, la colère, les excès de toute nature, surtout les habitudes solitaires, les lésions sur la tète, en sont les causes ordinaires. L'accès est quelquefois précédé de malaise et de vertiges, ou d'assoupissement, et souvent aussi d'une sensation particulière (aura epileplica), qui, partant d'un point quelconque du corps, gagne rapidement le cerveau ; d'autres fois, le malade tombe subitement comme foudroyé. L'œil est fixe, ordinairement tourné en haut, le visage rouge, gonflé, Uvide; la bouche écumante est dislordue : tout le corps est agité de mouvements convulsifs ; après un temps qui varie de 1 à 5 minutes, les muscles se relâchent, le visage pâlit, la respiration devient bruyante, la bouche rejette une salive écumeuse ou sanguinolente : l'accès est toujours suivi d'un état de stupeur plus ou moins prolongé. Souvent aussi l'attaque se borne à un court vertige avec crispation de la face et contracture d'un membre.

L'épilepsie peut ne se caractériser que par du vertige, des absences. C'est le petit mal. Enfin il faut signaler les convulsions épileptiformes limitées au bras, à la jambe, à la face, reconnaissant pour point de départ une excitation corticale : c'est l'épilepsie dite jachsonnienne, décrite pour la première fois par Jackson, où la perte de connaissance rnanque souvent. Les lésions du crâne, les tumeurs des méninges et du cerveau en sont souvent le point de départ. On conçoit nue la trépanation suivie ou non d'ablation du point malade des méninges et même du cerveau ait pu dans ces cas donner de bons résultats. La chirurgie a été plus loin : elle s'est attaquée, non sans succès, par la trépanation à l'épilepsie franche. Le traitement médical de 1 epilepsie pendant l'accès est presque nul. Il faut des-

serrer les vêtements du malade et le mettre au grand air. Le bromure de potassium et la belladone associés et longtemps continués ont donné de bons résultats.

ÉPILLET, se dit, en Botanique, des petits épis des Graminées qui, par leur réunion, forment soit l'epi (composé) du Blé, soit la panicule de l'Avoine.

ÉPI LOBE (du gr. irJ., sur, et >,o6<5î, gousse), Epilobium, genre de la famille des Onagrariées, renferme des plantes herbacées ou frutescentes, à feuilles opposées ou alternes, à fleurs rouges, roses ou violâtres. Le fruit est long et ressemble à une cosse ; les graines ont des aigrettes. Les Epilobes aiment les lieux frais et humides. ifE. à épi [E. spicalum], vulg. Osier fleuri ou Laurier St-Antoine, croît dans les bois des montagnes. Ses fleurs sont d'un rouge purpurin; les aigrettes de ses graines, mêlées au coton, peuvent servir à faire de légers tissus ; ses racines se mangent dans le Nord ; ses feuilles entrent quelquefois dans la composition de la bière ; les chèvres et les vaches les mangent avec avidité.

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