‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 585 sur 1729 · ÉPILOGUE (du gr. £-£Xoyo;), conclusion ou dernière · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE (du gr. £-£Xoyo;), conclusion ou dernière

[»artie d'un discours ou d'un traité, contenant la récapituation des principaux points exposés dans le discours ou dans l'ouvrage. — En Poésie, c'est un petit poème, quelquefois séparé, espèce d'adresse au lecteur, qui se trouve à la fin d'un recueil de fables, de contes, etc., et même à la fin de chacune des parties de ce recueil, quand elles ont été publiées séparément. — Dans le Théâtre grec, on appelait aussi épilogue une pièce de vers qu'un auteur adressait au public, à la fin d'une tragédie ou d'une comédie, et dont le but était d'effacer les impressions fâcheuses que quelque partie de la pièce aurait pu laisser dans l'esprit des spectateurs. Voy. couplet.

ÉPIMAQUE (du gr. £T:t[xayoî, propre au combat), Epimachus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux ténuirostres, et voisin des Huppes. Ces oiseaux ont la forme allongée des merles, la tête petite, les jambes emplumées, et le plumage brillant et varié des oiseaux de paradis : leurs ailes longues et panachées servent quelquefois à la parure des femmes. UE. royal {E. regius), type du genre, vit à la Nouvelle-Galles du Sud, et VÉ. proméfil [E. magnificus) à la Nouvelle-Guinée. h'E. muîlifll, ou à douze filets (E. albus), est le Falcinelle de Vieillot.

ÉPIMÈDE (du gr. £U'.[i-^8tov), Epimedium, genre de la famille des Berberidées, renferme des plantes herbacées, vivaces, à fleurs en panicules ou en racèmes. h'E. à grandes fleurs, VE. des Alpes et VE. à fleurs violettes sont cultivées dans les parterres pour l'élégance de leur feuillage et de leurs fleurs.

ÉPINARD, Spinacia oleracea, plante.de la famille des Chénopodées : ce sont des végétaux herbacés, annuels, à feuilles alternes et à fleurs monoïques : périanthe vcrdàlre, quadri- ou quinquéfide dans les mâles, bi- ou trifide dans les femelles. Cette plante, inconnue aux anciens, est originaire de l'Asie centrale ; elle a été introduite en Espagne par les Arabes, et de là elle s'est répandue partout. On distingue : VE. commun, à graines épineuses, à feuilles petites et arrondies, et VE. de Hollande, à graines lisses, à feuilles grandes,, . épaisses, anguleuses à leur base. Les feuilles del'épinard sont inodores, aqueuses, d'une saveur légèrement amère. On les mange crues ou cuites; elles nourrissent peu et se digèrent facilement : elles sont émollientes, détersives, rafraîchissantes et un peu laxatives. — Dans l'usage, on substitue souvent au véritable épinard quelques plantes de propriétés analogues, mais de qualité inférieure : tels sont \'E. des Juifs, la Corète siliqueuse; VE. des murailles, la Pariétaire; 1'^. du Malabar, la Baselle: VE. sauvage, l'Ansérine sagittée; VE. de la Nouv.-Zélande, la Tetragonie, etc.

épinard FRAISE. Voy . BLETTE.

ÉPiNCETAGE, une des opérations de la fabrication du drap, consiste à enlever, avec de petites pinces, dites épincettes ou garcettes, les nœuds, pailles et bourrons qui se trouvent à la surface du drap quand il sort du métier. Voy. DRAP.

ÉPINE (du lat. spina). On désigne sous ce nom tout appendice piquant et raide que présentent certains organes végétaux ou animaux.

En Botanique, ces piquants ont une origine variable, ils peuvent être des stipules (Acacia), des tiges, de simples émergences sans vaisseaux. — Dans le langage vulgaire, on nomme : E. d'Afrique, le Lycet ; E. aigrette, l'Epinevinelte; E. amère ou jaune, le Paliure; E ardente, le

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