‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 587 sur 1729 · ÉPITHÉLIUM · texte numérisé non relu

ÉPITHÉLIUM

pliatc do cliaiix; les épiphyses se soudent, se confondent avec le rcslc de l'os, et se changent en apophyses. — On donne, en Anatomic comparée, ce nom à la glande pinéale [Voy. encéphale).

ÉPIPHYTE (du gr. êir(, sur, et cpuTÔv, plante), se dit, en Botanique, des plantes qui croissent sur d'autres végétaux, sans cependant en tirer leur nourriture : tels sont les Lichens, les Mousses, certains Champignons, etc.

ÉPIPLOCÈLE, hernie formée par l'épiploon. Voy. hernie.

ÉPIPLOON (du gr. si:lt:Xoov), grand repli du péritoine, qui enveloppe les intestins et sert aussi de moyen de suspension et d'union aux organes abdominaux entre eux, et avec les parois de l'abdomen. Il se compose de deux feuillets qui flottent dans la cavité abdominale. On y distingue : 1 E. gastro-colique ou Grand Epiplooii, qui recouvre la presque totalité de l'intestin et flotte sur ses circonvolutions ; VE. gastro-hépatique ou Petit Epiploon, qui s'étend transversalement du côté droit du cardia à 1 extrémité correspondante de la scissure du foie, et de haut en bas depuis celte scissure jusqu'à la petite courbure de l'estomac, au pylore et au duodénum ; l'È.^ colique, qui n'existe que du côté droit, et qui est placé derrière le grand epiploon : il remplit l'angle de réunion du côlon lombaire droit et du côlon transverse ; VE. gastro-spléniqxie, formé par le péritoine, qui, des bords de la scissure de la rate, se porte à la grosse tubérosité de l'estomac.

ÉPIPONE (du gr. éittirovoî, laborieux), Epipona, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères porte-aiguillon, famille des Diploptères, tribu des Guôpiaires, caractérisé par le pédicule allongé de son abdomen et le prolongement antérieur de son chaperon. L'espèce type, VE. tatua ou morio, de Cayenne, est remarquable par la singularité de son nid, en forme de fuseau, et traversé par une branche d'arbre dans toute sa longueur. La Guêpe carlonnière {E. nidulans), également de l'Amérique méridionale, construit son nid en forme de cône renversé et le recouvre d'une croûte qui ressemble à du carton.

ÉPIQUE (poésie). Voy. épopée.

EPISCIA (du gr. stïÎoxioî, qui se plaît à l'ombre), genre de la famille des Gesnériacées, composé d'herbes vivaces. à feuilles opposées, à fleurs diversement colorées. L'E. melliti/'olia, de la Guvane, est cultivée pour la beauté de ses fleni*.

ÉPISCOPAT. Voy. évêqce.

ÉPISCOPAUX, adhérents de l'Église anglicane. Voy. le Die t. d'Hist. et de Géogr.

ÉPISODE (du gr. èirsîtroSoî). Chez les Grecs, ce mot désigna d'abord le récit des aventures de Bacchus, qui servait d'intermède aux chants dithyrambiques, et par suite, dans la poésie dramatique, toute partie du drame comprise entre deux choeurs. — Aujourd'hui ce mot ne désigne plus qu'une action incidente et subordonnée à l'action prnicipale d'un poème ou d'un roman. Elle sert à orner le sujet et à y jeter du mouvement et de la variété. Tels sont, p. ex. : "dans VIliade, l'expédition de Diomède et d'Ulysse (chant x) ; dans VEnéide, le récit de la mort de Cacus, du dévouement de Nisus et d'Euryale (chants vin et ix) ; dans les Lusiades, l'apparition du génie Adamastor (chant v), etc. L'épisode, étant un accessoire, doit se renfermer dans de justes limites, parer le fond, mais non le faire disparaître.

En Pemturc, épisode se dit également d'un sujet accessoire qu'on ajoute au sujet principal.

En Musique, on nomme ainsi une partie de la fugue qu'on appelle aussi quelquefois divertissement. Les épisodes se composent ordinairement d'imitations formées du sujet et du contre-sujet.

ÉPISPASTIQUES [du gr. lirtintaiTTixck), substances irritantes oui, appliauées sur la peau, y déterminent une sécrétion abondante de sérosité qui s'amasse sous l'épiderme et le soulève à la manière d'une brûlure. Les cantnarides, la moutarde, etc., sont des épispastiques. On appelle pommades épispastiques des pommades destinées au pansement des vésicatoires. Voy. vésicatoire.

EPISPERME (dugr. 6i:(, sur, et aTzio^ia, graine), enveloppe extérieure de la graine.

EPISSOIR, épissure (de l'angl.spZice), terme de Marine: 1 épissoir est un poinçon de fer, de corne ou de bois dur, avec lequel on ouwe le bout des cordages qu'on veut épisser. c.-à-d. réunir. On appelle épissure l'assemblage de deux bouts de corde par l'entrelacement de leurs torons. EPISTAXIS (du gr. éi:(<TTaÇi(;), vulg. Saignemetit de

nez, tout écoulement de sang par les narines. Un léger excès de pression amène facilement, chez les enfants surtout, une déchirure des capillaires de la muqueuse. Elle est fréquente chez les enfants et les adolescents, ainsi que chez les individus pléthoriques; elle s'accompagne alors, dans ce dernier cas, de céphalalgie, de bouffées de chaleur (épistaxis actives); elle précède ou accompagne certaine» maladies fébriles; elle peut enfm avoir pour cause l'altération des fosses nasales ou celles du sang. On la rencontre aussi dans les maladies du cœur, l'aménorrhée. Ordinairement l'épistaxis est peu grave; cependant, si elle est trop abondante ou souvent répétée, elle peut amener l'anémie, et dans ce cas il est prudent d'y mettre un terme. Le plus souvent il suffit de placer le malade dans un heu frais et dans une position verticale ; on y joint au besoin des applications froides sur le front et les tempes et on comprime légèrement les fosses nasales, ou bien on y fait des injections d'eau chaude, on y insuffle de l'alun. Dans les cas graves, il faut recourir au tamponnement des fosses nasales, procédé opératoire qui s'exécute avec une sonde dite de Belloc, ou une simple sonde en gomme. Les injections sous-cutanées d'ergotine, les potions à l'eau de Robel sont également employées avec succès.

ÉPISTILBITE, minéral de la famille des Zéolithes, ((]aNa*)O.A120'.6SiO*. 511*0), aiguilles nawées, dérivant d'un prisme clinorhombique, mais résultant de groupements compliqués. L'épistilbite s'est trouvée en Islande et dans la Nouvelle-Ecosse; elle est rare.

ÉPISTOLAIRE (genre), du latin epistola, en gr. i-i^'zo'kf\, lettre; genre de littérature qui comprend les recueils de lettres familières écrites par des personnages célèbres, comme : Cicéron, Pline le Jeune, Sénèque, chez les anciens ; Voiture, Balzac, Mme de Sévigné, Mme de Maintenon, Voltaire, Mirabeau, Jacquemont, etc., chez les modernes ; on l'étend aussi aux ouvrages, soit polémiques, soit didactiques, soit romanesques, soit satiriques, publiés fictivement sous forme de lettres. Tels sont les Lettres de quelques hommes obscurs, satire fameuse du xvr siècle, écrite en latin et attribuée à Reuchlin et à Ulric de Hutten ; les Lettres provinciales de Pascal ; les Lettres persanes de Montesquieu; les Lettres de Junius; la Lettre de Fénelon sur les occupations de l'Académie française ; le roman de Clarisse aarlowe par Richardson ; la Nouvelle Héloïse de J.-J. Rousseau, etc. Voy. épître, lettres, ro.man.

ÉPISTOLOGRAPHES (du gr. ÈriTtoXoYpâ'fOî), écrivain» qui ont cultivé le genre épistolaire. Voy. épistolairk (genre) .

ÉPISTOME (du gr. Iict, sur, et aTÔ|xa, bouche), terme de Zoologie, synon. de chaperon. Voy. ce mot.

^PISTYLE ^du gr. siriaTy>,iov). Voy. architrave.

ÉPITAPHE (du gr. èitiTiçnoî), inscription, en prose ou

en vers, faite pour être mise sur un tombeau. Le i)rin-

cipal mérite de l'épitaphe est d'être concise. On cite

comme modèle en ce genre celle du général Mercy :

Sta viator, heroem calcas.

Arrête-toi, voyageur, tu foules aux pieds un héros !

L'épitaphe est ordinairement un éloge ou une sentence morale, et souvent l'un et l'autre. — Voy. : Labbe, Thésaurus epitaphiorum (Paris, 1666) ; T. Guillebaud, Jardins aépitaphes choisies (1648) ; Laplace, Recueil d'épitaphes (l'r82); Epitaphs original and sélect ed (Londres, 1840), etc.

ÉPITHALAME (du gr. iTrt9aXâ[xtoî, nuptial), poème ou chant composé à l'occasion d'un mariage et à la louange des nouveaux époux. Il est d'origine grecque quant à la forme, mais de la plus haute antiquité quant à sa première institution. Nous avons encore des épithalames : de Stésichore et de Théocrite, en grec; de Catulle et d'Ausone, en latin; de Ronsard, Malherbe et Scarron, en français ; de Marini, en italien.

ÉPITHÉLIOMA, tumeur épithéliale, c.-à-d. formée essentiellement des éléments de Vépithélium [Voy. ci-après). Ce mot a remplacé celui de cancroïde. Voy. cancer.

ÉPITHÉLIUM (du gr. èrt, sur, et Ot]),-;^, mamelon; parce que Ruysch attribua d'abord ce nom à la pellicule qui recouvre cette partie), membrane tégumentaire qui recouvre les muqueuses. Les épithéliums forment une grande classe de tissus, qui se renouvellent sans cesse et sont caractérisés par leurs cellules sans enveloppe, à noyaux énormes et

PITHÈTE

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