ÉPOPÉE
quelipiefois poumies de cils vibratiles. On en distingue
ÎLiatre espei.es : VE. nucléaire, VE. trphénique. \'E. cylinrique et \'E. pavimenteux : l'épiaerme de la peau appartient à cette dernière espèce.
ÉPITHÈTE (du gr. £-î6eTo;, ajouté), nom donné en général à toute (jualification d'un substantif, et spécialement à tout modilicatif. adjectif ou autre, qui ajoute à l'idée principale plus de force, de noblesse ou de grâce.
ÉPITOGE du lat. epitogium], espèce de manteau que les Romains portaient quelquefois par-dessus la toge.
ÉPITOME (du gr. eT:TOîiV,), toute espèce de livre abrégé, particulièrement des livres d'histou-e ; tels sont VEpilvme historix sacrx de Lhomond et VEpilome historié griecse de Siret. Voy. abrégé.
ÉPÎTRE du lat. epistola , nom donné : 1° aux lettres missives des anciens qui nous ont été conservées, telles que les Epitres de Cicéron et de Sénèque, et notamment aux lettres des Apôtres; 2" à des lettres descriptives, morales, satiriques ou badines, écrites en vers : Horace est le Îiremier qui ait écrit des épîtres en vers, et ses épîtres sermones) sont les seules qui nous restent de l'antiquité : chez les modernes, on cite surtout en ce genre Boileau, Pope. Voltaire. Gresset, J.-B. Rousseau. Chenier, C. Delavigne et Lamartine. — Epitre dédicatoire. Y. dédicace.
Les Epitres des Apôtres font partie du Nouveau Testament : elles renferment des explications des dogmes de la religion catholique, des conseils, des encouragements, etc. On distingue : les Epitres particulières de Si Paul aux Eglises ou à ses disciples, au nombre de 14: et les Epitres catholiques, c.-à-d. adressées à l'universalité des Imèles, au nombre de 7 : celles-ci sont dues à St Jacques, St Pierre, St Jean et St Jude; on les nomme aussi E. catwniques.
Dans la Liturgie, on appelle Epitre la leçon ou partie de la messe lue par le prêtre ou cnantée par le sous-diacre ou un clerc autorisé, après la collecte et avant l'évangile. Cette leçon est prise le plus souvent dans les épîtres de Si Paul ou des autres Apôtres. Les fidèles et le clergé sont assis pendant la lecture de l'épître. — Le livre qui contient les épîtres de toute l'année s'appelle Lectionnaire ou Epistolier. — On nomme côté de V epitre le côté droit de l'autel, p.irce que c'est de ce côté quon lit l'épître.
ÉPITROCHLÉE du gr. £T:t, sur, et trochlée], tubérosité de Ihumérus. Voy. humérus.
ÉPIZOAIRES (du gr. èr.i. sur, et ^uioiov, petit animaL, se dit. en Zoologie, des parasites qui vivent à la surface du cor|)? de l'homme ou des animaux, comme les Poux, les Mites, les .\carides. etc.
ÉPIZOOTIE (du gr. è-i, sur. et 'wov. animal), maladie passagère qui sé\-it à la fois sur un grand nombre d'animaux domestiques. Les épizooties sont causées par des affections contagieuses, telles que le typhus du gros bétail, la lièvre charbonneuse, la péripneumome des bêtes bovines, la clavelée, la morve, le larcin, la gale, la fièvre aphteuse des bêtes bovines, ovines et du porc : d'autres maladies, telles que les inflammations des muqueuses intestinales, la broncjiite. la pneumonie du cheval et des bestiaux, les angines simples, les maladies vermineuses, etc., ne sont pas transmissibles, mais peuvent régner à l'état enzootiquc, comme la cachexie aciueuse ou hydrohémie des moutons. Les causes de ces maladies résident en général dans les influences atmosphi''riques. l'alimentation, l'état des étables. l'excès du travail, etc., et dans la contagion seule pour les affections épizootiques. Les moyens les plus efficaces d'en arrêter les effets sont le changement de climat, d'habitation,
1 isolement des animaux attaqués, une grande propreté, une nourriture saine et convenable. Quelquefois, pour arrêter les progrès de la contagion, on se voit forcé d'abattre les animaux malades.
Tout détenteur d'animaux atteints d'une maladie contagieuse enregistrée dans la loi du 21 juillet 1881 doit les sé<]ueslrer et informer le maire de la commune où ils se trouvent, sous peine d'un emprisonnement de 6 jours à
2 mois, et d'une amende de 16 à 400 fr. Ceux qui laissent leurs bestiaux infectés communiquer avec d'autres sont punis d'une amende de 100 à 1000 fr. et d'un emprisonnemont de -2 à 6 mois. Si de cette communication il résulte une contapion parmi lés autres animaux, la peine est un emprisonnement de 6 mois à 3 ans et une amende de 100 à 2000 fr. La loi du 21 juillet 1881 accorde des indemnités
Kur tous les animaux abattus par suite du t)-phus des tes h cornes ou de péripneumonie contagieuse EPOOE du gr. îrojOT,). nom donné, chez les Grecs, à la
stance qui, dans les odes et dans les chœurs de tragédies, se chantait immédiatement après la strophe et Vanlistrophe. Sur la scène, le chœur chantait la strophe à ga^iche du théâtre, l'antistrophe à droite, et l'épode au miireii.
On a encore donne le nom d'épode : 1" à im petit poème IjTique écrit en distiques dont le premier vers était un iambique trimètre et le deuxième un iambique dimctre : telles étaient les épodes d'Archiloque ; 2° à de tout petits vers mis à la suite d'un ou de plusieurs grands ; 3° au dernier livre des odes d'Horace, parce que, dans ce li>Te, sauf les huit dernières odes, chaque grand ver» est suivi d'un petit, dans le genre des épodes d'Archiloque.
ÉPONGES (du lat. spongia). Les Eponges sont placées par certains zoologistes dans l'embranchement des Cœlentérés, pour d'autres elles devraient former à elles seules un embranchement spécial. Dans un sens restreint, le mot Eponges désigne plus spécialement le genre type de la classe des Spongiaires [Voy. ce mot\ Les Eponges marines, ou Eponges proprement dites, se présentent comme des masses fixées à des rochers ou à des coquilles, criblées d'orilices [ostioles], de consistance cornée, élastiques. Ces masses, que l'on recueille dans le commerce pour servir aux usages domestiques, ne sont autre chose que le squelette d'un animal : l'être vivant est constitué par une sorte de matière visqueuse qui entoure cette charpente et pénètre dans toutes ses anfractuosités. Les éponges sont animées de mouvements généraux d'expansion et de contraction. Elles possèdent tous les modes connus de reproduction animale, l'oviparité, la scissiparité, la genmiiparité. On divise les éponges en trois classes : les E. cornées, les E. calcaires et les E. siliceuses. — Les espèces répandues dans le commerce sont des éponges cornées. Les plus communes, les grosses, appartiennent aux côtes occiaentales de la Méditerranée France et Espagne) ; c'est l'espèce Spongia communis {E. géline, E. de Barbarie ou de Marseille . D'autres plus délicates Spongia usitatissima) viennent des côtes de la Grèce et de la Svrie [E. blonde ou de Venise, E. fine dure ou chimou'sse, E. fine douce ou super fine). Avant de livTer les éponges au consommateur, on leur fait subir diverses préparations pour les blanchir, leur donner plus de souplesse, et leur enlever toute odeur désagréable. On les emploie, ainsi préparées, pour la toilette, pour laver les meubles, les voitures, etc. En Médecine on a employé les éponges comme médicament interne pour fondre les goitres, grâce à l'iode et aux iodures qu'elles renferment : on les utilise encore comme médicament externe pour dilater les conduits trop étroits.
Pour les Eponges d'eau douce, voy. spoxgille.
En Médecine vétérinaire, le mot éponge sert à désigner une collection séreuse ou purulente du tissu conjonctif sous-cutané de la région du coude.
ÉPONTILLE de punfello, étai), pièce de bois ou de fer que l'on place entre les ponts d'un bâtiment pour les supporter: on s'en sert aussi pour y passer des cordages propres à tenir les pavois et les garde-corps.
ÉPOPÉE du gr. ÈTzoTzo-.tz). Dans le sens le plus général, c'est le récit merveilleux et légendaire d'actions grandes et héroïques. Presque tous les peuples ont eu. même avant les siècles de culture littéraire, des épopées primitives célébrant leurs dieux et leurs héros, et qui, après diverses transformations, nous sont quelquefois parvenues avec ou sans nom d'auteur. Tek sont le Mahabharata et le Bamayana des Indiens, le Chah Nameh des Persans, les yiebelungen chez les .\llemauds, les romans de Boland et d'Artus chez nos pères: telle est même chez les Grecs V Iliade, considérée longtemps comme le premier et le plus parfait des poèmes épiques. — Dans un sens plus restreint, \' épopée est le récit poétique d'une grande action. L'action épique doit être une, conune la colère d'AchilU Iliade) ou le retour d'Ulysse (Odyssée), et ne pas embrasser la vie entière d'un héros, comme d^insl' Achilléide de Stace : cette unité n'exclut pas les épisodes Voy. ce mot : elle doit être grande et surtout intéressante. Les personnages de l'épopée sont ou imaginés par le poète, ou empruntes à l'histoire; le héros doit toujours dominer. L'épopée admet le merveilleux, mais à la condition que le poète croie lui-même à ce qu'il dépeint : sinon ce n est plus qu'une machine poétique qui refroidit tout l'ouvrage. Les principaux poèmes épiques sont : chez les anciens, VIliade et V Od y »sée d'Homère, \es Argonauliques d'Apollonius de Rhodes, l'Enéide de Vii^ile, la Pharsale de
ÉPOPTE