‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 595 sur 1729 · ESCALIER · texte numérisé non relu

ESCALIER

On distinffufi plusieurs variétés. D'abord les érythhnes locaux, qui comprenncnl : 1° l'E.pernion, i" degré de l'engelure; 2" VE. intertrigo, qui s'observe aux points de réflexion delà peau chez les personnes grasses ; 5° l'E.parah'hnn, qui résulte d'une pression prolongée chez les malades atteints d'affections graves. En second lieu, les érythèmes généralisés, qui renferment \'E. polymorphe noueux et les érythèmes par absorption de substances médicanionleuses.

ERYTHRÉE (du gr. êpuôpaîoî), Erythrœa, genre de la famille des Gentianées, renferme des plantes herbacées, à tige droite et rameuse, à feuilles opposées, entières ; à fleurs roses, blanchâtres ou jaunes. L't. centaurhim, ou Petite Centaurée, est une plante à fleurs roses ou blanches, à feuilles ovales, oblongues, entières, marquées de trois nervures, que l'on trouve dans tous les bois de l'Europe. Sa taille est de 0°,35 à 0"",40. Cette plante a des propriétés amères et fébrifuges.

ÉRïTHKÉE, Erythrseus, genre d'Arachnides, de l'ordre des Acarides, famille des Trombididés, a pour type \'E. ruricole, d'un beau rouge de carmin. Cette espèce, qu'on trouve sous les pierres, dans les lieux secs, est presque microscopique ; elle n'en est pas moins très vorace à l'égard des autres acarides plus petits qu'elle.

ERYTHRIN (du gr. ipuôpïvoî), Erythrinus , genre de Poissons malacoptérygiens abdominaux, de l'ordre des Squamodermes, lamUle des Clupcidés : bouche largement ouverte, mâchoires garnies de dents nombreuses, fortes et pointues ; corps allongé et comprimé latéralement. Les Erytiirins sont de couleur rouge, et habitent les eaux douces des pays chauds. Le type du genre est \'E. de Malabar, dont la chair est estimée.

ÉRYTHRINE (du gr. spuOpïvo;), E7-ythrina, genre de la famille des Papilionacées, tribu des PÏiaséolées, renferme des arbustes originaires des deux Indes, à feuilles alternes; à fleurs d'un rouge éclatant, formant de petites grappes axillaires ou des épis terminaux. Les fruits sont des gousses allongées, renfermant plusieurs graines. On cultive dans les jardins VE. crête de coq, à fleurs rouges superbes. L'£. corail ou Bois immortel est un arbuste de 5'" environ, à tronc jaunâtre et uni, peu rameux, hérissé d'aiguillons ; à fleurs rouges et disposées en épis : les graines sont rouges, luisantes et marquées d'une tache noire; on en fait des colliers et des bracelets. \'E. de l'Inde est riche en tannin et fébrifuge. La graine d'une espèce commune en Abyssinie, et appelée cuara par les mdigènes, leur sert à peser l'or. Voy. cabat.

ÉKVTHRiNE, arséuiate hydraté de cobalt [3CoO.As*0*.8H*0], cristaux clinorhombiques aciculaires d'un rose vif, en masses terreuses, dans les minerais de cobalt, en particulier à Biebcr (Nassau).

ÉRYTHRITE (du gr. Èpuôprfç, rouge), dite aussi Erythromannite, Erythroglucine, substance sucrée que l'on retire du Protococcus viilgaris, de la Rocella tinctoria, de la Lecanora Montagnei : elle est neutre, fusible à 120% soluble dans l'eau et l'alcool chaud. C'est en réalité un alcool télratomique qui a pour formule C*H®(OH)*, comme la glycérine est un alcool triatomique ; en efl'et, l'érvthrite donne des éthers à la façon des alcools, et 4 classes d'ëthers, ce qui prouve sa tétratomicité. — C'est à M. Berthelot et à M. de Luynes que revient le mérite d'avoir fait connaître la vraie constitution de ce corps important.

ÉRYTHRODEXTRINE. Voy. dextrine.

ÉRYTHRONE (du gr. IpuSpô;), Erythronium, genre de la famille des Liliacées, tribu des Tulipacées, composé de plantes lierbaeées, bulbeuses, à feuilles radicales et lancéolées, à hampe uniflore : calice campanule à six divisions profondes. L'E. dent de chien, ou Vioulte, à feuilles maculées de vert ou de rouge, à fleurs blanches en dedans, routes en dehors, est cultivée dans les jardins.

ÉRYTHROXYLE (du gr. £pu6pôî et \û\q\, bois), Erythroxylum, genre type de là famille des Erythroxylées, rattachée aux Linacées, renferme des arbres garnis de rameaux comprimés, à feuilles simples, alternes, quelquefois opposées ; à fleurs solitaires, géminées ou en faisceaux ; le bois fournit une couleur rouge qui lui a valu son nom : le fruit est un drupe sec uniloculaire, oblong, cyhndrique, anguleux, contenant un noyau. L'E. aréole, on Bois major, s'élève à 4 ou 5"° : ses fleurs blanches exhalent une odfeur de jonqiiille et ses fruits sont remplis d'un suc rouge. — Pour \'E. du Pérou, voy. coca.

ÉRYX (nom mythol.), genre de Reptiles, de l'ordre des

Ophidiens, famille des Colubridés, et voisin des Rouleaux, est caractérise par une aueue courte, obtuse, une langue épaisse, des lèvres simples, et par l'absence de crochets à venin. Ces animaux sont timides et inoffensifs ; ils se nourrissent de vers et d'insectes, et se trouvent en Asie et en Afrique. L'espèce type est VE. turc, commun en Egypte et en Turquie.

ESCADRE (de V'\iA\.squadra), subdivision d'une Armée navale. Dans la règle, une armée navale doit se composer de 3 escadres, commandées : la 1", par un amiral; w 2", par un vice-amiral, et la 3°, par un contre-amiral. Chaque escadre peut être subdivisée en 3 divisions. Autrefois le nombre des vaisseaux qui composaient une escadre variait de 9 à 20. On appelle en général chef d' escadre l'oflicier chargé de commander une escadre. Avant 1789, c'était un grade particulier : il a été remplacé par celui de contreamiral. — Une escadre légère est la réunion des bâtiments légers, tels que corvettes, avisos, etc., qui se trouvent dans une escadre de vaisseaux. On nomme : E. d'évolution, une certaine quantité de vaisseaux armés en guerre, pour l'instruction des marins ; E. d'observation, la réunion de bâtiments de guerre sous un chef chargé d'observer les mouvements des escadres étrangères, même en temps de paix. — On nomme escadrille une petite escadre formée de bâtiments au-dessous du rang des vaisseaux et frégates, tels que des canots et des chaloupes.

Dans l'Armée de terre, escadre s'est dit, au xvi* et au xvii° siècle, pour escouade, et ce mot désignait un carré formé de 25 hommes. Il avait aussi un sens administratif et tactique que l'escouade n'a plus.

ESCADRON (de l'ital. squadrone), troupe de cavalerie composée de 4 pelotons, placée sous le commandement d'un capitaine ; son effectif est d'environ 150 sabres. Un régiment de cavalerie compte 4 escadrons sur le pied de guerre ; en temps de paix il en a 5, le dernier sert de dépôt. — Pour le commandement ils sont réunis

far deux sous les ordres d'un chef d'escadrons, mais escadron est l'unité administrative; c'est aussi une unité four la marche et le combat, comme la compagnie dans infanterie ou la batterie dans l'artillerie. — Le même mot sert à désigner d'autres unités; le train des équipages est formé en 20 escadrons à 3 compagnies chacun ; ils n'ont d'ailleurs rien de commun que le nom avec ceux de la cavalerie ; chacun d'eux constitue un corps de troupe placé sous le commandement d'un chef d'escadron, ou d'un lieutenant-colonel. — Le nom de chef d'escadron est donné également dans l'artillerie à l'officier supérieur qui commande un groupe de batteries, dans la gendarmerie au chef d'une compagnie départementale.

La constitution de la cavalerie en escadrons remonte chez nous au règne de Henri IV; ils étaient alors formés de plusieurs compagnies ou unités administratives: sous Louis XIII, le nombre de ces compagnies fut de deux par escadron; il fut porté à 4 sous Louis XIV, puis ramené à 2 et cette organisation dura jusqu'à la Révolution. — Ce sont les Allemands, sous Charles-Quint, qui ont organisé les premiers leur cavalerie par escadrons ( Voy. cavalerie). En France, cette organisation ne remonte qu'à Louis XIV : l'escadron se composait alors de 3 ou 4 compagnies fortes de 35 à 40 hommes. L'organisation actuelle date des guerres de l'Empire. Sous Frédéric le Grand, un régiment de cavalerie prussienne se composait de 5 escadrons, subdivisés chacun en 2 compagnies de 70 hommes.

ESCALADE (de l'ital. scalata), attaque brusque, assaut fait le plus souvent au moyen d'échelles. Les escalades, jadis très fréquentes, sont assez rares auj. Elles se font de nuit, à bas bruit, à l'arme blanche. Parmi les plus célèbres escalades modernes, on cite celles des Français au siège de Prague (1741), au siège de la citadelle d'Anvers (1832), et à celui de Constantine (1837). — En Droit, Vescalade est l'entrée dans un lieu clos par toute autre voie que par la porte. C'est une circonstance aggravante du vol. Vny. voi,.

ESCALE (du lat. scala, échelle), nom donné, dans les mers du Levant et sur les côtes du Sénégal, à tout lieu de relâche et de rafraîchissement pour les vaisseaux. Faire escale, c'est entrer dans un port pour se reposer et se rafraîchir.

ESCALIER (du b.-lat. scalarium: de scala). L'escalier est formé de parties nommées marches ou degrés ; la surface sur laquelle le pied pose est le giron de la marche ; la contremarche en forme le devant. On ne donne pa*

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