‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 596 sur 1729 · ESCLAVAGE · texte numérisé non relu

ESCLAVAGE

aux marches moins de 0 m. 12 de hauteur, et jamais plus de 0 m. *20; le giron na pas moins de 0m.30. Le palier est un giron plus étendu qui interrompt l'escalier et forme repos. La première marche, nommée palière. doit avoir un giron plus large que les autres. La volée d'escalier est une suite non interrompue de marches d'un palier au suivant. Le limon est un petit mur suspendu ou une pièce de bois recevant le bout des marches encastrées et oui soutient la rampe en fer ou en bois, rampe sur laquelle on peut s'appuver. Le limon peut être supprimé, mais les marches sont alors reliées par des pièces de fer ou boulons, appelés clefs, qui les traversent deux à deux. Ces escaliers sont appelés à l'anglaise, et demi-anglais lorsque les marches reposent sur le limon entaillé en crémaillère. L'enceinte dans laquelle l'escalier est contenu et où aboutissent les portes des différents étages se nomme cage. L'escalier se construit en pierre, en marbre, bois, fer, etc. Quant à la forme, les escaliers sont : non suspendus, c.-à-d. dont les marches sont scellées par les deux bouts dans des murs parallèles ou concentriques, ou suspendus, c.-à-d. à limons: ils peuvent être droits, elliptiques, circulaires ou enfin 7nixtes. c.-à-d. en demi-cercle se raccordant avec des ligne» droites. Parmi les escaliers circulaires, on remarque les E. à vis ou hélicotdes. vulg. dits à limaçon, et les E. à gousset, escaliers légers en bois ou en fonte, souvent employés dans les cafés ou les magasins parce qu'ils occupent peu de place. Nous citerons comme escaliers remarquables : celui du théâtre de Bordeaux, par Louis, la même disposition a été appliquée à l'Opéra de Paris, mais avec plus de richesse, par l'architecte Ch. Garnier: celui du Conservatoire des Arts et Métiers, à Paris, construit par Antoine et complètement restauré et remanié par L. Vaudoyer. Comme escalier extérieur, celui du palais de Fontainebleau, en forme de fer à cheval, est très remartiuable par sa structure et sa décoration. Les anciens hôtels du faubourg St-Germain et les palais de l'époque de Louis XIII et Louis XIY contiennent un grand nombre de beaux escaliers. Le prix élevé du terrain ne permet que rarement auj. d'étamir de vastes cscalici-s comme à ces époques anciennes. — Consulter Aubineau, Construction des escaliers.

ESCALIN, ancienne monnaie d'argent des Pays-Bas et de la Suisse, valait environ 0 fr. Go. Voy. schilli.ng.

ESCALLONIA (du Ijotaniste Escalton], genre de la famille des Saxifragées, tribu des Escalloniées, renferme des arbres et des arbrisseaux propres à l'Amérique tropicale. L'E. myrtilloïde, espèce type, a un bois très dur. emplové en ébénistcrie. LE. floribunda, à fleurs blanches, et \'E. rubra, à fleurs rouges, sont cultivées dans les jardins. — La tribu des Escalloniées renferme, outre le genre-type, le genre Quintinia.

ESCALOPES, en termes de Cuisine, petites rondelles de rouelle de veau, de filet de bœuf, de foie gras, préparées en vue d'une cuisson rapide.

ESCAMOTEUR. Voy. prestidigitateur.

ESCARBOT du gr. Txipxêo; , Hister, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Clavicorncs : antennes terminées par une massue globuleuse de 3 articles ; pattes aplaties, triangulaires ; corps carré, peu ou point renflé, long, rétréci dans les deux bouts ; élytres plats et carrés, luisants, bombés et durs. Ces insectes vivent dans les boues, les fumiers, les charognes, sous les écorces des arbres, etc. Le type du genre est \'E. des cadavres, qu'on trouve aux environs de Paris. — Vulg. on donne le nom d'escarbot au hanneton et au scolyle. On a|);)elle : E. doré, la Cétoine: E. de la farine, le TénébrioM meunier; E. tireur, plusieurs Brachines.

ESCARBOUCLE (du lat. far6j/;icM/M5 . variété rouge feu irAlmandine. Les anciens la croyaient lumineuse dans l'obscurité, l'oy. ALMAXPIXE.

ESCARCELLE (du lat. scarcellum, escharcellus), vieux mol oui signifiait bourse au moven âge. On suspendait l'escarcolle à la ceinture à l'aide d'un cordon, et on y serrait, outre l'argent, les chapelets, les bijoux et autres "objets de valeur. — C'était aussi un signe de pèlerinage, comme le b'jurdon.

ESCARE. KSCARRE. Voy. esciiare.

ESCARGOT, nom vulgaire qui s'applique à tous les Litnarous. et particulièrement à celui des vignes {Hélix pomalia . Voy. hélice.

ESCARMOUCHE (de lilal. scaramuccia], léger engagement entre les fractions avancées de deux armées.

ESCAROLLE ou scarole. Voy. laitte et chicorée. ESCARPE, paroi d'un fosse de fortification qui fait face à l'extérieur. L'escarpe est soit formée par le terrain naturel, soit revêtue en maçonnerie. Ce revêtement, autrefois constitué par im mur épais consolidé en arrière par des dispositifs variés, est maintenant presque exclusivement fait à l'aide de voûtes dites en décharge dont l'axe est perpendiculaire à la tlirection du fossé. Les vides sont utilisés comme casemates ou fermés à l'aide de murs de masque. L'escarpe est attachée lorsqu'elle est entièrement maçonnée, elle est détachée lorsqu'elle est constituée par une escarpe en teire au pied de laquelle s'élève, au fond du fossé, une sorte de mur de clôture crénelé. ESCARPIN (de l'ital. scarpino). Voy. sorLiEB. ESCARPOLETTE (jeu de l ) ou balançoire. L'exercice de l'escarpolette ou de la balançoire date de l'établissement, à Athènes, des jeux Icariens ou aiôraî. L'escarpolette est une sorte de siège suspendu par des cordes, auquel on imprime un mouvement oscillatoire semblable à celui d'un pendule. Lorsqu'on se place sur ce siège, on ne peut rester en repos cju'au point le plus bas : c'est un effet de la pesanteur : la verticale du centre de gravité du système rencontre alors la ligne qui joint les points de suspension des I cordes; quand on s'est écarté de cette |)osition, la pesanteur y ramène, mais la vitesse acquise la fait dépasser : de I là des oscillations analogues à celles du pendule. Voy. le I mot.

I ESCHARE ou ESCARRE (du gr. Ejyipa), croule noire ou I brunâtre qui résulte de la mortification et de la désorga- I nisation d'une partie vivante affectée de gangrène, ou pro- I fondement brûlée par l'action du feu ou d'un caustique. I L'eschare, ne parlicifiant plus à la vie, se détache au bout I de 6, 10 ou 15 jours, par l'inflammation ou la suppuration qui I se développe dans les parties saines environnantes. I ESCHARIDÉES (du g.-type Eschara], famille de Bryo- I zoaires, dont les loges testacées, distinctes, ovales ou I hexagones, sont disposées autour d'une tige libre cylindri-

aue ou anguleuse, et forment des rameaux ou des "dis(|ue8 e formes très régulières. Les loges sont percées d'une seule ouverture, étroite et transverse. — Genres principaux : Eschara, Trochopora, Lunulite, Cupularia, Intricaria, Vincularia, Ptilodictya, Sulcopora. Parmi les espèces du genre type, on remarque sur nos côtes l'Eschare foliacé, qui atteint quelquefois 1" d'expansion en tous sens et loge des milliers d'individus, et \'E. à bandelettes, qui forme des touffes élégantes, très divisées.

ESCHAROTIQUES, sul^tances qui, appliquées sur une partie vivante, l'irritent violemment, la désorganisent, et y déterminent la formation d'une eschare : tels sont les acides minéraux concentrés, les alcalis caustiques, le perchlorure d'antimoine, etc.

ESCLAVAGE d'esclave ; de Slave, devenu synonyme de serf depuis que Charlemagne ou Othon le Grand curent réduit certaines nations Slaves en servitude). L'esclavage, fruit de l'oppression du faible par le fort, remonte aur premiers temps du genre humain.

Les patriarches de l'Ancien Testament avaient à leur suite un grand nombre d'esclaves. Moïse, en condamnant à mort ceux qui vendaient un homme dont la possession ne leur était pas légitimement acquise, consacre l'esclavage ; toutefois il limite à dix ans l'esclavage d'un Israélite.

Les Grecs et les Romains avaient un grand nombre d'esclaves; ce nombre excédait le plus souvent le chiffre de la population libre. Ils étaient, selon les pays, traités avec plus ou moins de douceur. Les esclaves des Lacédémoniens. connus sous le nom d'Hilotes, étaient traités avec une rigueur extrême : aussi se révoltèrent-ils souvent contre leurs maîtres. Tout au contraire, l'esclavage était fort doux à Athènes : aussi l'histoire ne mentionne-t-elle pas d'exemple de rébellion d'esclaves dans l'Attique. Lors-

au'un maître maltraitait un esclave, il était permis à ce ernier de le citer devant le magistrat, et de demander à être vendu à un autre maître. Les esclaves athéniens étaient employés à la culture des terres, aux manufactures, aux mines, aux carrières et aux travaux domestiques. Plusieurs s'adonnaient à l'industrie et aux arts.

Chez les Romains, l'esclave [servus : on ap|)elait mancipium l'esclave pris à la guerre et verna l'esclave né dans la maison) n'était pas une personne, mais une chose. L'union qu'il contractait avec une femme n'était pas un mariage, mais un simple conlubemiuni . qui ne lui donnait pas la puissance paternelle sur ses eulaiils ; la parenté qui

ESCOFFIOÎ^

Page 1