‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 598 sur 1729 · ESPAR · texte numérisé non relu

ESPAR

faisant usage de faux noms ou de fausses qualités, soit en (■oiployaiit des maiia'U>Te5 frauduleuses pour persuader l'existence de fausses entreprises, d'un pouvoir ou d'un crédit imaginaire, ou pour faire naître respéranee ou la crainte d'un succès, d'un accident, etc.. aura escroqué ou tenté d'escroquer la fortune d'autrui. sera puni d'un emprisonnement de 1 à 5 ans et d'une amende de 50 à 5 000 fr. 11 peut en outre être privé, pendant une durée de 5 à 10 ans, des droits mentionnés à l'article 42. » — « Tout individu condamné pour escroquerie ne peut être, en cas île faillite, excusé ni réhabilite. » fC. de comm., ail. .075)

ESCULINE, substance extraite par Sœseke de l'écorce du Marronnier [/Esculus hippocastanum] et qui a la pro-

Eriété de donner des solutions Ibrtement fluorescentes en leu-de-ciel. A l'état pur, elle forme de petits cristaux incolores, inodores, amers, un peu solubles dans l'eau et l'alcool. Elle existe dans tous les arbres des genres jEiculus et Pavia, accompagnée de la paviine, substance fluorescente en bleu verdàtre.

ésoCES ou ÉsocroÉs A'Esox, Brochet), famille de Poissons nialacoptérygiens alnlominaux. de l'ordre des Squamodermes, caractérisés par une mâchoire garnie de fortes dents pointues et nombreuses, un museau aplati, le corps et la queue allongés latéralement, point de nageoire anipeuse, une seule dorsale placée au-dessus de l'anale, et plus éloignée de la tête que les ventrales. — Genres principaux : Brochet, Chauliode, Denii-Bec, Exocet, Mormyt-f. Orphie, etc.

ESOTÉRIQUE (du gr. Èjoitêpixô;), se dit, en Philosophie, de toute doctrine secrète et réservée aux seuls mitiés. Les doctrines de Pythagore, chez les anciens, et des Rose-Croix, dans les temps modernes, furent tout ésotériques. Pour certains historiens de la philosophie, Aristote et les fondateurs du bouddhisme auraient eu aussi des doctrines ésotériques, distinctes de celles qu'ils livraient au public, plus approfondies, et réservées à des disciples de choix. Voy. Sinnett, Esoteric Buddhvtm ; Papus, Traité méthodique de scioice occulte [IS91]. On 1 oppose à la doctrine exolérique ou extérieure.

ESOX, nom latin du Brochet. Voy. brochet et ésoces.

ESPACE (du lat. spatium). En Philosophie, Y espace est cette étendue idéale, une, continue, illimitée, que nous concevons comme contenant toutes les étendues réelles, tous les corps. Il ne peut avoir de parties déterminées, tant qu'il est indéterminé lui-même; mais l'existence des corps y introduit des déterminations qui résultent de leurs formes et de leurs positions réciproques : les définitions

Îui les expriment servent de principes à la Géométrie. — n)is questions principales se posent au sujet de l'espace : 1' Est-il réel, comme on le pense d'ordinaire, ou bien n'est-il qu'une façon dont l'esprit voit les choses, qu'une « forme de notre sensibilité », comme le pense Kant? — 2' S'il est réel, est-il réellement divisible à l'infmi, comme la géométrie semble l'exiger, ou bien y a-t-il un terme à la division, comme la cosmologie atomique le soutient'? — 3^ Comment l'idée de l'espace se trouve-t-elle en nous? nous vient-elle de l'expérience (comme le dit l'école em-

Piriste), ou est-elle innée en nous i suivant l'opinion de école dite nativiste]'!

En Tvpographie, on nomme espaces [ce mot est alors féminin^ de petites lamelles de plomb, plus basses que les lettres, qui servent à séparer les mots et faire les lignes d'égale longueur. Elles se divisent en espaces fines, moyennes et fortes.

En Mathématiques, on appelle espace euclidien l'espace tel qu'on le considère habituellement en Géométrie élémentaire, où l'on admet l'axiome des parallèles tpostulatum d'Euclide . Les travaux des géomètres modernes ( Voy. distasce) ont montré qu'on pouvait, sans contradiction, construire la géométrie en dehors de cette hypothèse. La géométrie euchdienne apparaît alors comme un cas particulier d'autres géometries abstraites, théoriquement possibles. Ces spéculations ont une importance toute théorique. En admettant la réalité de l'espace euclidien, tel que nous le concevons, les autres espaces peuvent être conçus comme résultant de celui-là par certaines transformations analytiques. On considère aussi des espaces à n dimensions, n étant plus grand que 5, et l'on constitue la gc'ométrie de ces espaces, en y définissant les droites, plans, surfaces, distances, angles, au moyen de formules qui généralisent les formules de géométrie analytique relatives à l'espace à trois dimensions. Dans

I l'espace à n dimensions, un point a n coordonnées ; l'étude de I l'espace à n dimensions est au fond l'étude des ensembles I de n variables; c'est une étude purement analytique, où I le langage géométrique trouve place. Quant à "la réalité ■ de pareils espaces, c est une question qu'il n'y a pas lieu I de poser {y^oy. analytique).

ESPADON (de l'ital. spadone), large épée à deux tranchants, de 2 à 5 m. de long, à poignée en cn»Lx et sans i garde, qui était en usage aux xiv* et xv« siècles, surtout en I Allemagne et en Suisse. Pour manier cette arme pesante, i on saisissait la poignée à deux mains, ou bien on appuyait I le ponuneau dans les \iroles de la cuirasse, et l'on saisissait la lame entre la poignée et deux crocs situés quelques cen- ! timètres en avant. L'espadon était porté par des nallebardiers d'élite, dits espadons joueurs d'éjiée. On donna â ceux qui le maniaient avec adresse le nom de spadassins, nom qui, depuis, a été pris en mauvaise part. — Outre l'espadon, il y avait le rfemi-e«/>arfoH, tranchant d'un seul côte et assez semblable à la latte des cuirassiers. — On doime encore le nom d'espadon à l'escrime du sabre ou de taille, et à un instrument en bois, en forme de lame plate, dont on se sert pour briser l'enveloppe ligneuse du chanvre. ESPADON. Xiphias, dit aussi Epée de mer. Sabre, Poisson empereur, Albacore, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Scom- I oéroïdes. Leur museau se prolonge en une lame plate, I tranchante des deux côtés, et terminée par une pointe aiguë ; i la longueur de cette lame est à peu près le tiers de la longueur totale de l'animal. Le corps et la queue sont très I allongés, et les nageoires en forme de faux, excepté celle ! de la queue. Le dos est noir, le ventre argenté, les na- ' geoires jaune-brun ou d'un gris cendré. Ces poissons attei- 1 gnent jusqu'à 7 m., et nagent avec vitesse. Leur chair est I blanche, fine, d'un goût délicieux, et très noumssante. : La pêche de l'espadon se fait au harpon ; elle représente en ; petit celle de la baleine. Elle a lieu dans la mer du >'ord, i dans U Baltique et sur les côtes de Sicile.

ESPADRILLES (de l'espagnol esparto, spart), sorte de chaussures grossières dont l'empeigne est faite de toile et , la semelle de spart tressé. Voy. spart. i ESPAGNOLETTE, mode de fermeture de fenêtre et de porte, originaire d'Espagne, se compose d'une tige de fer ; droite et ronde fixée sur l'un des châssis de la fenêtre et I dont les bouts sont munis de crochets qui s'arrêtent dans j des gâches jwrtées par le châssis dormant. Les espagnolettes I sont généralement remplacées aujourd'hui par les cré- I mones, dont le jeu est beaucoup plus simple et qui supprime toute espèce de crochet.

ESPALE de l'ital. spalla, épaule], se disait, en Marine, I de l'espace qui existe dans une galère entre la poupe et le \ dernier banc des rameurs.

ESPALIER (de l'ital. spalliere), rangée d'arbres à fleurs ou à fruits, appuvés contre un mur, et auxquels on a fait prendre par la taille une forme déterminée. Le mur peut avoir de 3 à 4 m. d'élévation et doit être exposé au midi, à l'est ou à l'ouest. Les murs légèrement inclinés au sudest ou au sud-ouest sont les meilleurs. La moyenne distance d'un arbre à l'autre est d'environ 6 m. Le palissage s'exécute soit à la loque, soit au moyen d'un treillage ( Voy. PALISSAGE^. Quant à la forme à donner à l'espaUer, elle se détermine suivant la hauteur du mur, l'exposition, l'espèce de l'arbre et la fertilité du sol. On distingue : la forme en V ouvert ; la forme à la Dumoutier, ou parallélograramique ; la forme can-ée ; la forme en cordons ou oblique; la forme en paimette à double tige; eniin, la fonne en U, qui n'est qu'une modilication de la précédente. On ne doit choisir pour espaliers que des sujets vigoureux, de 1 à 2 ans de grelfe, et ayant de boiuies racines.

On appelle contre-espalier une suite d'arbres plantés en ligne, avec ou sans treillage, dans la plate-bande qui fait Uce à celle de l'espalier : ce mode de culture remplace avec avantage la culture en plein air.

ESPALME, sorte de corroi à hase de goudron, dont on enduit la carène des vaisseaux. — Espalmer (du lat. expalmare, frapper avec la main) un navire, c'est l'enduire de ce corroi : c'est aussi laver sa carène depuis la quille jusqu'à la ligne de l'eau.

ESPAR, ESPART du gaëliq. spar, poutrel. En termes de Marine, on nomme espars des pièces de sapin de 8 à 10 m.

3u'on embarque à bord des bâtiments qui font des voyages e long cours, pour servir de petits mâts de rechange, de bouts-dehors, etc.

ESPARCETTE

Page 1