‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 7 sur 1729 · ABOLITION · texte numérisé non relu

ABOLITION

ABROME

lmisi.--m.< sorte iVablulio,,, a|.|.tl.o mblomieuse ou Irrreme (tfifemmum) : rll.- a li.-u «iiiand .1 n y a poinl d eau ,M.|»un malade ne peiil soulFnr oau sans .laiiRor .le mort — Cher, les Callioliqiies. Vablutwn des mains est une .les o.'r.-ni..nies de la in.«ssc : elle a lieu ann'S 1 <.ller- |„ir.- iH.ur niirilier les doiffis du prêtre et après la «•ommu- „i„n ,H.nr en d.Ua.lier les pins petites panelles de 1 hostie. Un peut an*>i nin-.i.l.''rer comme autant dalilnlions le Imnlt>me. lasiK-i-sion de r.»au la-nite, le lavement d.-s pieds le j.mr du jeudi saint, ete. , . , ,, i.

ABOLITtON (du lat. ahnlilio). On appelait lettres d abolilion l'ail.' jMir le.piel le souverain remellail une i)eine i la<pielli> un imlividu .'-tait ex|)osé ou condamne : on dit «iij. amnintir ou grfice i Voy. ces mots). Cet acte ne preiudiciail jamais à Tinli-nn civil des parties oflensecs. fcn 1(170. les duels, les assassinats prémédit.'s et le rapt par violence l'ur.Mit exci'pt.'s du lM'iit'-(ice de laholition. — Un n.iinin.iit Irltres d'abolition <jhiârale celles ipic le roi accordait tpielipielois à nue province, à une ville, pour crime contre l'autorité royale.

On empl.iie (piel.|uel'ois le mot abolition comme synonvme tViihrogalioii. Voy. ce mot.

' ABOLITIONISTE. iwrlisan de l'abolition de l'esclavage. l'abolitioiiisvie est n." en Angleterre, où il eut pour aptV tres. au xvii* si.'cle ^Y. l'enn. et au xvni» Wilberforce. La guerre civile dont les Elats-lnis ont été le théâtre de 1861 a IXtiô a assuré le tri.unphe .le l'alMilitionisme en Amériipie. I,e Brésil et l'Espagne ont suivi l'exemple des Etalsl'iiis.

ABONNEItAENT [Aabonner pour aborner], se dit, en Mati.'-re adiiiinislrativc, d'un droit fixe payé en remplacement d'un droit variable exigible par l'Etal. C'est un moyen .illert aux contribuables de s'allrancliir des ennuis el (les lormalilés .pie peut entraîner l'exercice {Voy. ce m.»t). La vente des boissons spiritueuses, la fabrication des lii.'-res. rexpl.)itation des voitures publii{ues, des bateaux de trans|M>rt et des liacs, celle des mines et du sel marin, etc., peuvent donner lien à des al)onnements individuels ou colliHlifs. Saut' certaines exceptions, ils sont défendus en malii-re .l'iK-lroi.

ABORD. Htre en abord,'sc dit de tout ce qui est près des flancs ou murailles du bâtiment.

ABORDAGE, se dit s.)it du choc accidentel de deux bâtiments, soit de l'action d'aborder un vaisseau pour s'en emparer. — Dans les combats de mer, pour exécuter l'abordage, il faut d'alxini accrtnlier le vaisseau ennemi : ce qui se l'ail en jetant dessus de forts crochets en fer, dits

Îrapjiins: puis les assaillants se précipitent aimés de sarcs. de pistolets et de baclics. Les combats à l'aterdage conviennent surtout aux peuples d'une valeur brillante ; c'est à ce genre de combat (jue les Romains durent leurs victoires sur les Carthaginois, el la marine française une partie de ses succès.

Pour les avaries et dommages par fait d'abordage accidentel de navires, si l'événement a été purement fortuit, le .lommage est supp<jrté sans réj)étition par celui des navires iiui l'a éprouvé. Si lalwrdage a été fait par la faute d'un lies capitaines, le dommage est payé par celui qui l'a causé; en cas de doute, le dommage est réparc à frais communs et par égale portion (G. de comm., art. 40. Vov. aussi ail. ">.")(), 455 el 436).

ABORIGÈNES. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

ABORNEMENT. foi/, bobxage.

ABORTIF. Médicaments abortifs, substances capables de provo<pier Vavorlemenl. Voy. ce mot.

ABOYEUR, Totanus glotlis, oiseau du genre Chevalier, iont le cri rappelle l'alKiiemcnt du chien. LAboveur est de la gr.»sseur d'un pigeon : il habite les mankagés des c.Mes de l'Europe : c'est la Barge aboyeme de BufTon el le Cheralier aux pieds verts de plusieurs auteurs.

ABRANCHES (c.-à-d. sans branchies), sous-ordre de la classe des Annélides cliétopodes. Ces animaux n'ont pas de braiiclues : ils paraissent respirer par la surface générale dii.orpsel par un certain nombre de petites poches situées a la nartic antérieure du tronc et communiquant au dehors par des pores. Ce groupe renferme les Lombrics (Vers de terre), les Capitelles el les Sais.

ABRASION [abrasio, de ai et de raderr, raderl, désigiie en Chirurgie l'extraction parle raclage de certains tissus (abrasion (le la cornée, etc.l. L'abrasion ou nettovagc des dents, .pu se fait à l'aide de burins de diverses formes a pour but d'enlever le tartre dentaire, la carie, elc

ABRÉGÉ {A'abréger; du b.-lat. abbreviare), réduction •un LM-aiid ouvrage en un petit. Le mérite principal tie abrégé est la brièveté: mais il est moins succinct .juc l'e-

piîomè et moins réduit aux faits absolument nécessaires nue le vrikis. On lui donne aussi quelquefois les noms de breviariiim el de conipemlium ; mais ces dénominations, ainsi que celle de manuel, s'apjili.pienl surtout aux ouvrages de science faits pour renseipcmenl. Les plus célèbres abri'gés sont les abrégés d'histoire, comme ceux de Justin, de Florus, de Velléius Paterculus, de Coin. iNepos, d'Eutrope chez les anciens; et, chez les modernes, l'Abrégé chronologique du président Hénault. et un grand nombre d'ouvrages niiles, mais en général sans valeur histori.jue.

En .Musique, on ajipelle abrégé le mécanisme qui, dans l'orgue, transmet le mouvement des touches des claviers aux soupapes des sommiers correspondants.

ABRÉVIATION (du b.-lat. abbreviare). Les abréviati.ms sont de dilTércntes sortes. Ce sont : 1° de pures initiales, comme*)/, pour Monsieur \ S. M. pour Sa Majesté: N. pour nord, S. jwur sud, etc. ; 2» des combinaisons de lettres unies par des ligatures [Voy. ligature, M0NOGnA.M.ME. sigi.e); 3° des signes conventionnels [l'oy. sigxe) comme ceux qu'emploient les mathématiciens, les astronomes, les médecins, les chimistes, etc. (Foiy.ASTRONO.MiE, médecine, CHIMIE, etc.). — Les abréviations étaient employées dès les temps les plus anciens (l'oy. sté.xographie). Déjà très communes dans les manuscrits du vi' siècle, elles se multiplièrent à l'infini à partir du x' siècle. L'invention de la typographie devait les faire disparaître ; mais on en trouve encore beaucoup dans les premiers livres imprimés. Philippe le Bel fut obligé, en 1304, de rendre une ordonnance pour Imniiir des minutes des notaires et des actes juridicpics toutes les abréviations qui exposaient ces actes à être falsifiés ou mal entendus : auj. cette défense est expresse pour les actes publics, notamment pour les actes de l'état civil (C. civ., art. 42 et les actes notariés (L. du 25 vent, an XI, art. 13).

L'étude des abréviations employées dans les manuscrits, chartes et diplômes est devenue une science : c'est une partie importante delà Paléographie (Voy. ce mol). Consulter sur ce sujet : les traités de Baringius, de Monlfaucon, de Kopp; le Lexicon diplomaticum deWalter; Y Archéologie (le Vermiglioli (12* leçon) ; le Dictionnaire des antiquités françaises de Lacurne de Ste-Palaye; les Eléinents de paléogj-aphie de Natalis de ^Vailly (l. I) ; le Dictionnaire des aurévialions latines el françaises usitées au moyen Age de M. A. Chassant, 3" éd., 1866; le Manuel d'épigraphie latine de M. Cagnat; le Manuel de philolof/ie de JI. Salomon Reinach, elc.

ABRICOTIER (du lat. prsecox, en passant par le grec, l'arabe et l'espagnol). Prunus armeniaca, arbre fruitier du genre Prunier, famille des Amygdalées, paraît être originaire d'Arménie. On le cultive en grand en Auvergne, en Provence el aux environs de Paris. La fleur, d'un blanc d'albâtre, s'ouvre des premières au printemps. Tout le monde coiuiaît son fruit parfumé : c'est un des plus agréables qu'on serve sur nos tables; on en extrait de l'eau de noyau : l'amande est amère et contient un peu d'acide cyanlndrique. L'abricotier réussit dans les terres qui ne sont ni trop fortes ni trop légères; il vient en espaher ou en plein vent. Ses principales variétés sont : l'A. pêche ou de Nancy, VA. aveline ou de Hollande, VA. de Pi-ovence ou de Portugal, VA. angoumois, VA. alberge [Voy. AtnEnGiEn), 1'^. jyrécoce ou Âbricotin,. VA. noir ou du pape, elc. On multiplie l'abricotier soit en semant les noyaux, soit en le grellant sur prunier ou amandier. — L'^. de Sibé7-ie, à ileurs rouges, est cultivédans les jardins comme arbrisseau d'ornement.

ABROGATION (du lat. abrogatio). Une loi, un décret, un arrêté, ne peuvent être abrogés que par un acte de la même autorité el dans les mêmes formes. L'abrogation est expresse, si elle résulte d'une disposition formelle ; tacite,. si elle résulte seulement d'une disposition contraire. L'abrogation ne résulte ni de l'usage contraire, ni de la cessation des motifs qui ont fait porter un acte législatif. Voy. dérogation.

ABROLHOS, sorte de récifs coralliens isolés, s'épanouissant à leur sommet en forme de gros champignons. On les observe surtout sur la côte du Brésil.

ABROIME, Abroma, genre de la famille des Sterculiacees, renferme de petits arbrisseaux élégants, à feuilles larges, à fleurs pourpres, en bouquets. Le fruit est sec et

ABROTANE —

impropre à lalimentaliKii : doii son nom du gr. à priv. el ioiJua. nourriture, fiar opposition au Cacao, «lit T/uobroiiia'. L'A. à feuilles anguleuses, originaire de l'Inde, est cultivé dans nos jardins : mais il craint le froid.

ABROTANE ou adrotone. Voy. airo.ne.

ABROUTISSEMENT, en Svlviculture. Voy. défemi.

ABRUS du gr. àopo;, élégant,, genre de la lamille des Papilionacées. tribu des Phaséolées, renferme des arbrisseaux originaires de l'Inde, puis transiwrtés en .Amérique, 3ui ont le port de r.\eacia. Leur gousse ou fruit contient ou 6 petites graines rondes, dures, de couleur écarlate avec un point noir : les Américaines en font des colliers et des ciiapelels. La racine et les feuilles sont sucrées, et s'emploient au même usage que la réglisse.

ABSCISSE. Voy. COORDONNÉES.

ABSCISSiON. Voy. excision.

ABSENCE ^du lat. absentia). C'est, en Droit, l'état d'une personne qui a dispru du lieu de son domicile sans donner de ses nouvelles et dont l'existence est devenue incertaine. Il est statué sur l'administration de ses biens, à la requête des intéressés, par le tribunal de première instance, qui conmiet un notaire à cet ctfet : c'est la période de présomption d'absence. — .\près 4 ans, si l'absent n a pas laissé de procuration pour l'administration de ses biens: après 10 ans, s'il en a laissé une, ses béritiers présomptifs au jour de sa disparition ou de ses dernières nouvelles peuvent demander la déclaration d'absence. Le tribunal prononce après une enquête et l'expiration du délai d'un an : s'il l'accorde, elle est envoyée au Ministre de la justice et insérée au Journal officiel, el les béritiers présomptifs sont envoyés en possession provisoire des liiens Ile l'absent, el les lici-s admis à exercer provisoirement les droits subordonnés à son décès, à moins que le conjoint présent commun en biens n'empêclie l'un et l'autre en se prononçant jK)ur la continuation de la communauté. Les envoyés en possession i)rovisoire ne peuvent ni aliéner ni h\-poiliéquer les biens de l'absent ; mais ils acquièrent une partie de ses revenus. — .\près 50 ans à partir de la disparition ou des dernières nouvelles de l'aident, ou après 100 ans depuis sa naissance, l'envoi en possession devient définitif : les envoyés en possession peuvent abéner et hvpotliéquer, et la totalité des revenus leur appartient. — si donc l'absent reparait pendant l'envoi provisoire, il •prend ses biens tels qu'il les avait laissés et les revenus jiie la loi n'accorde pas aux envoyés en possession; s'il reparaît pendant l'envoi définitif, il reprend ses biens tels qu'ils se trouvent, sans aucune portion des fruits. Si, au contraire, son décès est j)rouvé, sa succession est ouverte au profil de ses héritiers les plus proches à celte époque, auxquels les biens sont rendus suivant la même distinction. — Quant aux successions qui peuvent s'ouvrir à son profit pondant l'absence, elles sont dévolues aux ayants droit, à son exclusion, sauf qu'il a le droit de les réclamer pi?ndant 50 ans, s'il réparait. Son mariage n'est pas dissous si longtemps que dure son absence, et ses droits sur ses enfants

usent à la mère si elle existe, sinon à un tuteur provinre jusqu'à la déclaration o'alisence, époque à laquelle Il défère la tutelle suivant les règles du droit commun i;. civ., art. il^-liâ). — Une loi spéciale du II vent, an II, relative aux successions au profil des défenseurs de la pairie al)senls de leurs foyei"^, fait dérog^alion au C. civil en ce qu'elle ordonne de leur réserver la part qui leur

vient comme héritiers; mais leur absence est déclarée

avant le droit commun, excepté pour les militaires disparus

de 1792 à 1815 dont l'absence est déclarée au U)ut de

2 ans si le corps auquel ils appartenaient servait en Europe,

de 4 ans s'il servait hors d'Europe.

Il ne faut pas confondre avec rabscnt proprement dit le simple non-présent. Les règles de l'absence ne lui sont pas applicables et le tribunal peut seulement prendre des mesures conservatoires de ses biens à la requête des parties intéressées. On peut aussi prendre contre lui des jugements par défaut. Le non-])résent sous le coup d'une poursuite criminelle s'appelle contumace [Voy. ce mot). — Voir Iteraoiombo. Traité de l'absence.

ABSENTÉISIME. Lorsque les propriétaires des exploitations agricoles d'une contrée vivent loin de leurs terres et dépensent ailleurs leurs revenus, on dit qu'ils pratiquent rai)sentéisme. L'absentéisme a des conséquences funestes pour le bien-être d'un jiavs agricole: il est. par exemple. III partie la cause de la situation précaire actuelle de l'Irlandc.

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