ESSAI
salion ré»iilicrc depuis 16'29. A la guerre, les espions qui ! On donne quelquefois encore auj. ce nom à l'acétate d'amse laissent prendre, sont le plus souvent fusillés sans ; moniaque. Ses propriétés sont diaphorétiques et sudoriforme de procès: ce^)endant le décret du 16 juin 1795 fiques.
ordonne qu'ils soient jugés par des commissions militaires. Esprit de nitre fumant : c'est Vacide nitrique mono- ESPLANADE, espace libre qui s'étend dans l'intérieur | hydraté ou fumant, mélangé à im peu d'acide nitreus et
des villes fortifiées entre la citadelle et les maisons de la ville et qui sert à assurer l'action du tir. Les anciennes es|>lanades sont souvent transformées en promenades publiiiues. - —
ESPONTON (de Vital, spuntone), espèce de demi-pique, dont on armait autrefois en France les sous-officiers et les officiers de l'infanterie et les dragons de tous grades. (Voy. ord. du 10 mai 1690). En 1710, on retira cette arnie aux officiers subalternes, et on leur laissa le fusil,
pour réserver l'esponton aux officiers supérieurs. Ces der- ; étendu d'eau
de vapeurs nitreuses
Esprit pyroacétique. Voy. acétone.
Esprit de sel. solution d acide chlorhydrique. Esprit de soufre, ancien nom de Vacide sidfurevx. Esprit de Vénus, ancien nom du vinaigre concentré. obtenu par la décomposition à feu nu du verdet cristallisé j et de l'acétate de cuivre.
i Esprit-de-vin. Voy. êthtlique (alcool).
Esprit de vitriol, nom ancien de Vacide sulfurique
niers le conservèrent jusqu'en 1756. Les Cent-Suisses le portaient encore avant 1825. — Les officiers de marine se servaient aussi de cette arme, surtout à l'abordage.
ESPOULE de l'anc. haut-allem. spuolo, navette). Les Tisserands appellent ainsi le fil de la trame d'une étoile. L'action de dévider ce fil sur de petits tuyaux de roseau, dits canettes ou espoulins et disposés de manière à pouvoir être placés dans la navette, s'appelle espoulinage.
Esprit volatil, sous-carbonate d'ammoniaque.
ESPRITS. En Grammaire, les esprits sont des caractères accessoires de l'écriture, usités seulement dans la langue grecque. LE. rude {') placé au commencement d'un mot sur une voyelle ou sur un p indioue l'aspiration ; VE. doux (') placé sur une voyelle initiale indique l'absence d'aspiration. Dans les mots français qui viennent du grec, l'esprit doux n'est pas représenté; mais l'esprit rude est
ESPRIT du lat. spiy-itusi. L esprit est 1 ensemble des remplacé par un h et quelquefois par un /" ou un i' : ces fonctions conscientes de l'bomme sensations et émotions, deux dernières lettres représentent aussi un autre signe souvenirs, imaginatioas, jugements et raisonnements, dé- I d'aspiration, le digamma (F), qui est peu usité. Voy. disirs et volitions). La principale question que se pose la | gamma. hilosopliie à son sujet est de savoir si ces fonctions sont tSPROJ. Clupea^rattus.rulg. Sprat. MeletouHaren-
guet. espèce du genre Hareng. Ce poisson a les proportions du hareng ordinaire, mais il est beaucoup plus petit. On en fait des salaisons dans le >"ord.
ESQUILLE (du lat. schidia: du gi'. o/iSiov), fragment
le résultat de 1 activité du corps, du cerveau en particulier, ou si l'esprit est une substance distincte du corps. La première hypothèse, qui est celle du matérialisme, fait de la pensée un mouvement du cerveau analogue à la
digestion, mouvement de l'estomac. Jlais elle se heurte à qui se sépare d'un os fracturé ou carié ce fait capital de la conscience : la pensée ne saurait être | ESQUINANCIE (du gr. xjviy/r,). Voy. a-ngise et a^ïgréduite à un mouvement corporel, car les mouvements i dalite.
corporels qui se passent en moi (les mouvements digestifs j ESQUIRE, mot anglais qui signifie écttyer, était porté qui s'accomplissent dans mon estomac, p. ex.) demeurent j autrefois en Angleterre par ceux qui sans être pairs, chepour moi inconscients, tandis que j'ai conscience de ma valiers ou baronnets, avaient le droit d'armoiries. Auj. c'est pensée. Tout ce qu'on peut dire, dès lors, c'est que la i une qualification banale que peut prendre le premier venu, pensée est liée à des mouvements du cerveau, qui en sont ', ESQUISSE (du lat. scnedius: du gr. 3/Éoio;. fait surla condition nécessaire et peut-être même la cause: mais ■ le-champ . Dans les Arts, on entend par esquisse : 1' le elle reste, en soi. distincte de ces mouvements. Ce point | premier trait rapide d'un dessin : 2» la première idc^ reste acquis aux doctrines spiritualistes. — Une fois lexis- | crayonnée d'une composition qui doit être peinte ou sculptée: tcnce propre de l'esprit démontrée, on discute sur la I on dit aussi croquis Voy. carto.vi. — L'ébauche est le nature de ses attributs : unité, identité, immortalité | travail préparatoire, d'après l'esquisse, dune peinture ou (Voy. ces divers mots!. — Enfin, on peut se demander si j d'une sculpture.
l'homme est le seul, parmi les êtres finis, à posséder un ESSAI (du lat. exagium, pesage;, opération chimique à esprit. Les cartésiens le pensaient : ils réduisaient les ani- laquelle on soumet les matières d'or et d'argent pour en maux au rôle de corps sans esprit, de pures machines. | connaître le </<;•<'. c.-à-d. la proportion de l'or et de Vai^ent Auj. on reconnaît en général un esprit à l'animal, qui a | purs quelles renferment.
incontestablement des sensations, des émotions, des souvenirs, des désirs. Certains penseurs hardis prêtent même un esprit aux végétaux, et quelques-uns même aux minéraux : en vertu du principe de continuité qui régit la nature, ne doit-il pas exister chez les êtres inférieurs quelque vestige de cette pensée qui est, au fond, l'homme même '? Voy. Ravaisson. ta Philosophie en France au xW siècle; E. Caro, le Matérialisme et la Science.
ESPRIT, être mythologique. Voy. géxie.
ESPRIT (bel-). Ce mot qui, au commencement du
L'essai des matières d'or se fait par la coupellation et \e départ Voy. ces mots . On se contente souvent, dans le commerce, de déterminer approximativement le titre des alliages d'or et de cuivre avec la pierre de touche. Voy.
TOCCHAirX.
La détermination du titre de l'argent se fait aussi par la coupellation on voie sèche, ou. d'une manière plus exacte, par la voie humide, d'après le procédé imaginé en 1829 par Gay-Lussac. Cette méthode est fondée sur la propriété que possède une solution de sel marin de précipiter com-
XVII" siècle, était synonyme de talent littéraire, ne s'em- j plètement l'argent de sa dissolution dans l acide nitrique ploie plus au'ironiquemènt en parlant d'un homme qui fait ; sans agir sur le cuivre. On a pour cet usage une solution profession d'avoir de l'esprit et qui, par ses prétentions, de sel marin préparée d'avance et dite normale, dont on
connaît la concentration. On dissout dans l'acide nitrique un poids déterminé de l'alliage à examiner, et l'on voit combien il faut ajouter de la liqueur normale pour précipiter tout l'argent.
Les anciens employaient la coupellation pour purifier les
gâte celui qu'il a
ESI'RIT-SAIXT. Voy. SAINT-ESPRIT.
ESPRIT ,' Bureaux d'1. Voy. ecreaidc.
ESPRIT. Les Alchimistes avaient donné le nom d'esprits à tous les principes des qualités spécifiques des différents
corps. Depuis Stahl. les chimistes réservèrent ce nom aux ' métaux et essayer les monnaies. En France, avant Philippe liquides obtenus par la distillation : ils distinguaient : les le Bel, à partir du règne duquel l'essai des monnaies se lit E. inflammables ou ardents, tels que l'espritHle-vin et ' régulièrement à la coupelle, quand on voulait savoir le titre les huiles essentielles: les E. acides, tels que l'esprit de ] d'une pièce d'argent, on en tirait un ou deux grains avec sel, de bois, etc., et les £. a/<ra/jw«, tels que l'ammoniaque. I un petit burin appelé échoppe; on les mettait sur des Ces dénominations sont à peu près abandonnées main- , charbons ardents, et l'on jugeait, par leur couleur plus ou tenant. — Les pharmaciens ont donné le nom d'esp7-its aux moins blanche, du titre de l'argent; c'est ce qu'on appelait alcoolats [E. de genièvre, de cochléaria, etc.). faire fessai à la nature ou « l'échoppe. Pour essayer
\oici la liste des principaux esprits : l'or, on se servait de la pierre de touche.
Esprit de bois. Voy. méthvlique (alcool'. Voir l'article essai du Dictionnaire de chimie pure et
Esprit de corne de cerf. Voy. corse de cerf. appliquée de VVurtz.
Esprit de Mindererus. liquide que l'on préparait autre- essai, nom donné, en Littérature, à des ouvrages où fois en saturant par le vinaigre les prmluits provenant de l'auteur semble prévenir le public qu'il n'a point voulu traiter la distillation de la corne de cerf ou simplement des os. son sujet avec tous les développemeuts qu'il pouvait com-