‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 601 sur 1729 · ESSIEU · texte numérisé non relu

ESSIEU

porter. Tels sont les Essais de Mcmtaiçne, l'Essai sur lenteudement humain de Locke, l'Essai sur la critique de pope. elc. — On a appelé Essayisls, en Angleterre, des écrivains qui publiaient des essais périodiques, tels que le Spectateur et le Babillard d'Addison et de Steele, ou les Hevxies périodioues modernes.

ESSAIM (du lat. examen), portion d'abeilles qui soit d'une ruche, pour aller s'étaulir ailleurs. Cette émigration est ordinairement provoquée par la naissance d'une nouvelle reine, qui partage la population de la ruche en deux camps. Le départ s'annonce par un bourdonnement qui se l'ait entendre soir et nuit dans la ruche, jusqu'au malin du jour où la colonie doit s'expatrier. Les abeilles s'arrêtent le plus souvent sur un des arbres voisins ; on peut hàtor ce moment en frappant sur des chaudrons pour les étourdir. Elles se pendent en grappes à une branche, en se cramponnant les unes aux autres au moyen de leurs pattes. Pour recueillir l'essaim, on place sous l'arbre une ruche renversée, dont on a frotté l'intérieur avec du miel, du vin sucré, des plantes odorantes, et, à l'aide d'une légère secousse, on y fait tomber les abeilles. Quelquefois, lorsque les abeilles sont engourdies par la fraîcheur du soir, on les prend à la main et on les dépose dans la ruche. Une ruche peut donner pendant le printemps deux ou trois essaims. On fortifie un essaim en lui laissant pour l'hiver le miel de la première année.

ESSARTAGE, ESSARTEMEXT(d'essar<: dub.-lat. exsartum, friche . On appelle essartage un mode d'exploitation des bois qui consiste à écobuer [Voy. écobuage) tout le parterre d'une coupe, puis à y semer pendant 2 ou 3 ans du blé, du seigle ou du sarrasin : cette opération a pour but de nettoyer le terrain de toutes les ronces ou broussailles qui pourraient nuire aux bonnes essences; les bois A'essarts s'exploitent à des périodes de 16 à 18 ans. — On appelle essarlement une servitude à laquelle sont soumis les bois traversés par des grandes routes : ces bt)is doivent être essartés sur 20 m. de largeur de chaque côté de la route (ordonn. royale de 1669).

ESSAYEUR, officier préposé pour faire l'essai de la monnaie et des matières d'or et d'argent. On distingue : les E. des monnaies, qui résident à Paris, à l'Hôtel des monnaies, et sont chargés par le Gouvernement de s'assurer du titre des espèces à mesure qu'on les met en circulation; les E. du commerce, et les E. du bureau de la garantie, qui sont chargés d'essayer tous les ouvrages d'or ou d'argent fabriqués par les orfèvres. Il y a un bureau de garantie dans le chef-lieu de chaque département. Voy. essai.

ESSAYISTS, écriv. angl. Voy. essai.

ESSE ou ESSEAU, se dit de tous les objets en forme d'S,

au'on emploie dans l'industrie, spécialement des chevilles e fer, à tète aplatie, que l'on met sur le bout des essieux {Voy. ce mot) pour empêcher les roues d'en sortir. — Dans la Marine, ce sont des bandes de fer courbées qui embrassent le bout des traversins des barres de perroquets et qui sont percées pour le passage des haubans. — Pour les Luthiers, ce sont les ouvertures en forme d'S qui se remarquent sur la table des instruments à corde de la famille des violons. — On appelle encore esse ou esse i te une hache à l'usage des charpentiers et un marteau recourbé dont se servent les mineurs.

ESSENCE (du lat. essentia). En Philosophie, Y essence individuelle est l'ensemble des modes d'un être ; l'essence spécifique, l'ensemble des modes communs à plusieurs êti-es, qui se ressemblent par la partie principale de leur essence ; et Vessence générique, l'ensemble des modes communs aux essences des espèces qui se ressemblent par leurs caractères les plus importants. La différence spécifique est ce qui reste de l'essence de l'espèce, quand on en a retranché celle du genre prochain (Voy. défixition). — Pans l'être concret, réel, la substance est inséparable de l'essence : car toute substance individuelle est, comme l'enseigne Leibniz, une force qui n'existe et ne peut être conçue qu'autant qu'elle a telle essence, c.-à-d. telles lois déterminées d'activité. Voy. substance.

essence. Dans les Eaux et Forêts, le mot essence est synonyme d'espèce, et désigne la nature des arbres qui composent une forêt. Un bois d'essetice de chêne est un bois où dominent les chênes.

essence d'orient. Voy. AELE et perle.

essences, dites aussi Huiles essentielles ou volatiles, substances organiques, liçiuides et quelquefois solides, douées d'une odeur et d'une saveur acres, irritantes et

même caustiques; pouvant se distiller sans décomposition, non miscibles à l'eau, solubles dans l'alcool et rétlier. Les essences n'ont pas le toucher gras et onctueux des huiles fixes et elles ne donnent pas de savon ; elles dissolvent les différents corps gras, la cire, les résines. — Les essences existent aans tous les organes des plantes, particulièrement dans les feuilles ot les (leurs, d'où on les extrait, les unes par la distillation, d'autres par des dissolvants divers qu'on évapore ensuite. Plusieurs essences se produisent par la fermentation de certaines substances organiques : l'E. d'amandes amères, p. ex., ne préexiste pas dans ces amandes ; mais elle est le résultat de la métamorphose, au contact de l'eau, d'un autre principe, Vamygdaline, sous l'influence d'un ferment, Vémulsine, contenu dans les amandes.

Les essences ont une grande importance commerciale par leurs différents usages dans les" arts. L'E. de térébenthine entre dans la préparation des vernis. La médecine utilise plusieurs essences comme excitants et caustiques : l'E. de girofle est un remède populaire contre les maux de dents ; l'E. d'amandes amères, privée d'acide cyanhydrique, peut être prise impunément. LE. de cajeput sert à préserver des insectes les collections d'histoire nalinelle. C'est avec l'E. de genièvre que les distillateurs aromatisent l'eau-de-vie qui prend le nom de genièvre ou gin; avec l'E. d'anis, ils fabriquent Vanisette. Dans la parfumerie, on fait une grande consommation de toutes les essences pourvues d'une odeur agréable : les plus usitées sous ce rapport sont l'E. de citron, l'E. d'orange ou de Portugal, l'E. d'amandes amères, celles de lavande, de bergamote, de fleurs d'oranger, de menthe, de mélisse, de rose, etc. Certaines essences de ce genre sont fraudées

Far des mélanges d'essences de moindre valeur, par ex. essence de térébenthine ou l'essence de mirbane [Voy. nitro-denzine), ou même par de l'alcool.

La composition chimique des essences est extrêmement variée : elles renferment le plus souvent des hydrocarbures de formule C'^'H*^ ou un multiple ou sous-mullipic, et un composé oxygéné ou camphre |C'*'1P*'0|. Quelquesunes, comme l'E. de reine-des-prés, l'E. dewinter-green, YE. de menthe, l'E. de thym, renferment des éthers, des alcools, des phénols. Certaines essences fétides, comme les E. de moutarde, d'ail, d'oignon, etc., renferment du soufre. Voy. le mot essence du Dictionnaire de chimie de Wurtz.

On donne aussi dans quelques pharmacopées le nom d'essence aux teintures alcooliques simples, et à diverses préparations composées.

essence, mot employé en Cuisine pour désigner un jus très réduit et qui a pour but de donner une saveur plus succulente à d'autres préparations : on dit essence de volaille, de champignons, etc. Les essences diffèrent des coulis en ce qu'elles sont claires au lieu d'avoir la consistance d'une purée liquide. Les essences de gibier sont souvent désignées sous le nom de fumet.

ESSÉNIENS, sectaires juifs. Voy. le Dict. d'Hist. et ^ de Géogr.

ESSENTE, revêtement d'un mur en bardeaux ou en ardoises. Ce mode de revêtement était très usité au moyen âge : on en voit encore des restes à Rouen, à Tours, à Bcauvais. à Chartres, etc. On ne l'emploie plus çuère que pour protéger des parties de murs exposées à l'humidité et l'on remplace ordinairement l'ardoise par le zinc.

ESSENTIELLE (hcile). Voy. essence et huile.

ESSÈRE, variété de l'urticaire. Voy. urticaire.

ESSETTE, sorte de marteau. Voy. esse.

ESSIEU (du lat. axiculus), barre de fer ou de bois qui réunit deux roues opposées d'un véhicule et en supporte la charge. Les essieux de bois sont en charme ou en orme : ceux de fer sont faits avec plusieurs barres de fer méplat corroyées ensemble. Dans les voitures, l'essieu est fixe, c.-à-d. fixé au châssis: les roues tournent sur les fusées de l'essieu et sont retenues par des écrans de serrage recouverts d'une boite. Dans les wagons, l'essieu est mobile et fixé d'une manière invariable dans le centre des deux roues dont il est solidaire. La fusée de l'essieu tourne dans les coussinets spéciaux, dont l'ensemble reçoit le nom de boite à graisse : c'est sur la fusée que repose le poids de la charge. On distingue les E. droits et les E. coudés : dans ces derniers, le corps de l'essieu est plus bas que la fusée, à laquelle il se joint par un repli à angle droit. Il a l'avantage de rendre le chargement plus facile, en abaissant la caisse, et de moins fatiguer le che-

ESSOMTE

ESTHETIQUE

val. lo centre de gravité étant au-dessous de l'axe de roulement.

ESSONiTE, variété jaune-orangé de Grossulaire [Yoy.

ce mol .

ESSORAGE. ESSOREUSE. VotJ. SÉCHAGE.

ESSORILLEMENT du pref. e« et d'oreille . ancien supplice qui consistait dans la perte des oreilles. — 11 se dit entxire aujourd'hui de l'action de couper les oreilles à un chien. - - '

EST (orig. germaniq.), levant ou orient, partie de l'horizon où le soleil se lève. Voy. cardisacx (points).

ESTACADE (de Vil. steccala : de l'allem. S/ecA-e«), sorte de digue faite avec de grands pieux plantes dans une rivière, dans un canal, pour en fermer l'entrée ou détourner Je cours de l'eau.

Dans la Marine, on nomme ainsi une barrière établie à l'entrée d'un port avec des corps flottants, des câbles ou des chaînes pour empêcher les bâtiments ennemis d'v pénétrer. — C est aussi le nom du remplissage en bois qu'on (dace dans les mailles de la carcasse d'un vaisseau ou dans es intervalles qui séparent les couples.

ESTAFETTE (de l'ital. staffetta: de slajfa, étrier), courrier de dépèches qui ne porte son paquet que d'une poste à l'autre, pour le remettre à un autre courrier qui le porte à la poste suivante.

ESTAFIER 'de l'ital. staffiere; de étoffa, étrier). Au moyen âge, on nommait ainsi un valet à manteau, un laquais à pied, qui tenait l'étrier à son maître, portait son épée. et était armé lui-même : de là le nom de domestique d'épce. Aujourd'hui ce mot se prend toujours en mauvaise part. — En Italie, on appelle encore estafiers des laquais en livrée, en manteau, et de haute stature, qui figurent dans le cérémonial de l'enterrement des papes. Les cardinaux ont aussi des estafiers.

ESTAFILADE {de l'ital. staffilataAe staffile, étrivière), entaille, coupure, provenant d'un coup de sabre, d'un instrument tranchant. Ce mot vient de ce que les estafiers chassaient, à coups d'étrivières et même à coups de sabre, les passants qui obstruaient le chemin de leur maître.

ESTAGNON du lat. «/aN/?M//i, étain'. nom donné dans le Midi à des vases de cuivre étamé dans lesquels on envoie au loin les eaux distillées, notamment l'eau de Heurs d'oranger.

ESTAIIM. estame (du lat. stamen, chaîne de tisserand». On appelait autrefois estaim la laine fine et longue tirée au peigne : et estame. cette même laine filée : on en faisait surtout des bas dits bas d' estame. On nommait étoffes à un estaim celles dont la chaîne et la trame étaient en estaim.

ESTAINS. pièces de bois qui faisaient partie de larcasse d'un gros bâtiment à arrière carré : elles formaient la rondeur de l'arrière du vaisseau, et étaient assemblées par le bas à l'étambot et par le haut aux deux allonges de tréport. Ces pièces ont été supprimées dans les nouvelles constructions.

ESTAME. Voy. estaim.

ESTAMINET orig. incertaine), lieu public où s'assemblent des liuveurs et des fumeurs, et où l'on joue au billard. On dit aussi tabagie.

ESTAMPAGE d'estampe' , procédé d'emboutissage [Voy. ce mot; pour obtenir des reliefs sur une plaque de métal ou sur du cuir. On estampe avec un poinçon ou un moule, dit estampe ou étampe, sur lequel on applique le métal ou le cuir à l'aide de la pression ou de la percussion. Cette opération se fait à froid ou à chaud. — L estampage supplée, dans les arts industriels, à la gravure en creux et en relief; il est plus économique et plus expéditif. On se sert aussi de l'estampage avec du papier ou du carton mouillé pour relever une inscription, un dessin en creux, etc.

ESTAMPE de l'ital. «^a/n/?a1, empreinte de traits creusés dans une matière solide.se dit spécialement des images imprimées sur papier ou éfotfe, avec une planche de cuivre, de bois, d'acier, etc. Le mot estampe se dit également des produits de la gravure à l'eau-forte, au burin, à la manière noire, au lavis, etc.

l.'art d'imprimer les estampes était pratiqué au iv* siècle [l oy. gravure). Les plus anciennes estampes connues sont, outre les caries à jouer, une image de St Christophe (1418 et une de St Bernard 1454): on connaît des estampes allemandes qui datent de 1466. Le plus ancien livre où l'on trouve des estampes mêlées au texte est un traité de médecine de Pierre d'Abano (1472). La litho-

graphie a donne le moven de tirer des estampes avec plus I de facilité et d'économie ; la photographie, celui de repro- I duire les estampes anciennes. Presque tous les musées de France et de l'étranger ont aujourd'hui des Cabinets [ d'estampes ; mais aucun ne rivalise avec celui de la Bibliothèque nationale, qui contient plus de 1 200000 pièces. Vov. Duchesne. Voyage d'un iconophile (1834).

bans les Arts mécaniques, on nomme estampe l'outil : qui sert à estamper. Voy. estami-age. ! ESTAMPILLE d'estampe\ toute marque ou empreinte ! qu'on applique sur un objet pour en constater l'authenti- \ cité, ou jx)ur le reconnaître au besoin s'il vient à être dé- ' robe. Il se dit spécialement de la marque faite sur une i marchandise pour constater l'acquittement de certains i droits, conune ceux de douanes, etc., ou pour en certifier ' l'origine. Dans le premier cas, c'est une marque de jilomb scellé: dans le second, c'est une plaque de cuivre mince, imprimée au mouton ou au balancier, sur une matrice gra- \ vée en relief oui porte le nom, la demeure et l'adresse du ' fabricant. — \ oy. colportage et marque de fabrique. i ESTER (du lat. stare. être debout'. Ester en jugement i [stare in judicio] , c'est comparaître en justice personnelj lement, plaider en son nom; ce que ne peuvent faire les I mineurs non émancipés, ni les femmes mariées, à moins I d'être autorisés. Ester à droit, c'est se présenter devant le I juge où l'on a été assigné ; il se dit surtout en matière crii minelle.

j ESTERLIN. Voy. sterlihg.

' ESTHÉTIQUE (du gr. aisÔTjTixôî. de aXi^r^T.:,, scnti- I ment), science du Beau ou philosophie de l'Art. Le nom i d'esthétique a été inventé par Baumgarlen qui, publiant \ un essai sur l'Art, l'intitula .Esthetica (1750). Elle comprend trois parties : 1° V Esthétique générale, qui analyse l'idée du beau, décrit les diverses formes du beau réel et du beau irf^a/, détermine le but de l'Art, examine les facultés et les qualités propres au poète, à l'artiste et au critique ( Voy. BEAD, iMAGixATtos, GÉME, COÛT, CRITIQUE) ; 2" la Théorie des beaujr-arts, qui fait l'application de ces principes à chacun des arts particuliers {Voy. beaux-arts, auciii-

TECTURE, l'ESSIN, GRAVURE, PEINTURE , SCULPTURE , MUSIQUE,

I poésie) ; 5" l'Histoire générale des beaux-arts, qui étudie

. les différentes formes sous lesquelles l'idée du beau a été conçue et exprimée chez les anciens, au moyen âge et dans

i les temps modernes ; elle cherche les lois qui expliquent les changements de l'Art et son rôle dans l'ensemble de la ci\'ilisation.

! On a employé deux méthodes pour l'étude de l'Art considéré dans son principe et dans ses applications : la première, essentiellement spéculative et propre aux esprits philosophiques, fonde la théorie et les règles sur des analyses psychologiques ou sur un système de métaphysique :

I là seconde, expérimentale et pratique, généralement adoptée par les artistes et les critiques, prend pour [wint de départ l'histoire même de l'Art et en étudie les chefsd'œu^Te divers pour en tirer les inductions qui puissent former un ensemble de lois. La différence de ces deux méthodes se manifeste chez les anciens. Platon, dont la théorie est disséminée dans le Phèdre, VHippias, la Révublique, le Banquet, etc., a distingué Vidée du beau des autres notions et analysé les sentiments qu'il fait naître, l'amour, l'enthousiasme,' l'inspiration poétique : mais il a eu le tort de réduire le beau à une généralité abstraite et de l'identifier avec le bien [Voy. idéalisme). Aristote, dans sa Poétique, a réduit l'art à l'imitation de la nature et défini le beau par la grandeur et l'ordre. A Platon se rattache Plotin. qui a développé la théorie de V expression [Ennéades, I, IV, et V. viii) ; contre Aristote, il a soutenu que Vart ne se borne pas à l'imitation de la nature; contre les Stoïciens (qui faisaient consister la beauté dans la svmétrie et l'agréahle concert de toutes les parties), que le beau visible vient de la forme créatrice, comme la beauté d une statue vient de la forme qui existait dans la pensée de l'artiste avant de passer dans le marbre. C'est à Plotin que saint Augustin, dans son Traité de Musique, a emprunté cette définition : <i La forme de toute beauté est l'unité j. Dans les temps modernes, en Angleterre, Burke [De l'origine des idées du beau et du sublime), en Ecosse, Hutchoson {Des idées du beau et du bien) et Blair {Leçons de littérature) ne sont pas sortis du cercle de l'empirisme.— En Allemagne. Winckelmann {Histoire de l'art, 1764 (et Lessing (Laocoon, 1765) ont préparé les spéculations des philosophes qui ont fait de i Esthétique une

ESTHETIQUE

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