‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 606 sur 1729 · ÉTAMAGE · texte numérisé non relu

ÉTAMAGE

ÊT.\iNG

ÉTAMAGE [d'étain'], opération qui amsislc à recouvrir encore ainsi un tissu peu sorré, fait de crin, de soie ou les laoïaux oxydables d'une couclic d'étain ou de zinc. On de lil, et qui seit à passer uiie poudre, une liqueur, etc. étame le cuivre pour empêcher la formation du vert-de- On en fait des (litres, des lilutoirs, etc. pris. La pièce à étamer étant décapée, on la chauffe et on étamixe. en lat. stamina. organes mâles des végétaux la cou\Te d'étain en fusion qu'on étale avec de létoupc. i phanérogames, situés dans l'intérieur des enveloppes flf>- Mais on ne parvient ainsi à lixcr qu'une couche d'étain raies, entre la corolle et le pistil : leur ensemble s'appelle extrêmement mince, qui s'enlève promptement par l'usure. \andiocée. Chaque étamine est formée : 1^ d'un filament Aussi emploie-t-on de préférence un alliag:e formé de t) p. | délié appelé filet (l'oy. ce mot, ; 2° d'une anthère située d etain et de 1 p. de fer, dit alliage de biberel, du nom ; à la partie supérieure du lilot.et qui porte quatre sacs polli- (le son inventeur, ou E. polychrone, parce qu'il dure \ niques ; 5° du pollen, espèce de poussière formée de cellongiemps ; il est beaucoup plus dur et bien moins fusible j Iules et contenue dans l'anthère. Quelquefois les deux q^ue rétain commun. Dans létamage des ustensiles de cui- j loges de l'anthère sont séjjarées par un support transversal suie, l'étain employé ne doit pas renfermer plus de ; appelé connectif. Les étamines sont dites : monadclphes,

5 p. 100 de plomb pour ne pas être toxique. Or certains étamages en contiennent parfois 40 p. 100; ils ont pu alors iK'casionner des accidents graves. — L'étamage du fer se prali(|ue en grand, dans la fabrication du fer-blanc, en plongeant

lorsque leurs filets sont soudés entre eux de manière à ne former miun seul faisceau (Mauve) ; diadelphes, lorsqu'elles forment deux faisceaux distincts (Légumineuses) ; polyadelphes. loi-squ'elles en forment plus de deux (Oran-

lement que la tôle non étamée. Au contraire le fer étamé appelle encore : hypogynes lorsqu'elles ont leui- point

au zinc tient mieux à l'air; le zinc le protège non seulement partout où il le recouvre, mais même dans les parties qui seraient restées à nu : en effet, les deux métaux forment, par leur contact, un couple galvanique dans lequel le fer représente l'élément électro-négatif, et le zinc l'élément électro-positif, de manière que loxvgène de l'air se porte de préférence sur ce dernier : de' là le

d insertion au niveau de la base de l'ovaire ou au-dessous (Graminées) ; pén'gynes, lorsqu'il est au-dessus ^ Rosacées); épiaynes lorsqu'il est sur le pistil même (Orcliidées). Enfin, les étamines sont dites syngénèses lorsque leurs anthères sont soudées entre elles, comme dans liinmoiise famille des Composées ou Synanthérées.

Grew est le premier qui ait appelé l'attention des bola-

nom de fer galvanisé donné au fer zingué. On fait un nistes sur le rôle des étamines comme orçanes Jecondants. de la tôle galvanisée, pour cou\Tir les toits. Linné avait pris le nombre et la disposition des étamines

pour base de son système de classification : il appelait les végétaux à ime seule étamine monandres., ceux à deux étamines, diandres; à trois, triandres; à quatre, tétrandres\ à six, hexandres: à sept, heptanares; à douze, dodécandres : à vingt, icosandres, et au delà, polyandres. A.-L. de Jussieu s'est servi de leur insertion comme caractère des classes de sa Méthode naturelle. ÉTAMPE ou ESTAJiPE. Voy. estampage.

ÉTANÇON (du vieux fr. estance, appui, soutien), grosse pièce de bois dcstim'e à soutenir un mur ou un plancher qui menace ruine. C'est un étai de forte dimension {Voy. ÉTAi). Les étançons doivent être plantés le plus verticalement possible. — Dans la Marine, on nomme ainsi des [lièces de bois posées debout, qu'on met quelquefois sous es baux pendant que les vaisseaux sont amarrés dans le port, pour les soutenir et diminuer la fatigue. — Les étançons étaient quatre pièces de bois dont on scellait les extrémités tant dans les murs que sur le haut des jumelles de l'ancienne presse en lx)is d'imprimerie, afin d'éviter le balancement de cette presse au moment où on tirait le barreau qui mettait en mouvement la platine et la vis de pression. Cette ancienne presse n'existe plus que dans les musées historiques.

ÉTANG du lat. stagmnn], étendue d'eau peu profonde et sans écoulement, située dans l'intérieur des tories. Il y a des É. naturels et des É. artificiels. Les premiers sont de petits lacs d'eau douce ou salée formés par les pluies, par des sources, par le retrait de la mer ou par des sables que les vagues ont amoncelés. Les étangs formés par les pluies et les sources reposent ordinairement sur un fond composé de terre végétale et de détritus organiques entraînés par les eaux, que l'agriculture utilise comme engrais. Les étangs formes par le retrait de la mer ou par l'amoncellement des sables sont très nombreux : c'est ainsi que s'est formée celte longue suite d'étangs que nous présentent les landes aquitaniques. — Les E. artificiels sont des amas d'eau retenus par une chaussée et où l'on élève du poisson. Souvent leur objet principal est de laisser reposer un sol fatigué et de le rendre plus propre à recevoir la culture. On appelle écalage 1 asst)lement auquel est soumis un étang alternativement inondé pour

rroduire du poisson, et mis en assec pour rapporter de herbe ou même des céréales. La construction de ces étangs exiçe que le terrain retienne bien l'eau, et que celle-ci puisse y affluer suffisamment des sources et des montagnes. On peut remédier à la perte des eaux en garnissant le fond d'un banc d'argile. Après avoir entouré l'aire de l'étang d'une chaussée de tourbe et d'argile soutenue par des pieux ou de la maçonnerie, on établit dans la partie la plus déclive une bonde pour retenir ou laisser sortir l'eau à volonté, puis des poêles ou fossés où se rend le poisson et où on le pèche lorsque l'on vide

gi'and usage

pour confectionner les gouttières, etc. ; on zingue aussi beaucoup d'objets en fer après leur avoir donné la forme voulue, tels que les clous, les chaînes, les treillis, les outils de jardmage, etc. Les objets zingués ne doivent, en aucun cas, servir à contenir des aliments, parce que les acides dissolvent promptement le zinc et peuvent occasionner de graves accidents.

L'étamage du cui\Te était connu des Gaulois. Malouin remarqua le premier, en 1742, que le zinc préserve la tôle de l'oxydation; mais ce n'est que depuis 1856, sur les indications de Sorel, que l'industrie a commencé à tirer parti de cette propriété.

KTAMAGE DES GLACES, opération qui consiste à mettre derrière les glaces et les miroirs une lame très mince d'un amalgame d'étain. On commence par ptdir la feuille de verre en la rodant sur une plaque de fonte avec de l'émeri ; on étend ensuite sur un marbre bien dressé une feuille d'étain d'une seule pièce, de l'étendue de la glace ; on la couvre d'une couche de mercure de 4 à 7 millimètres d'épaisseur, et on y pose la glace librement, de manière qu'elle pèse de tout son poids sur le mercure. On la maintient dans celte position [K-ndant 15 ou 20 jours; l'amalgame d'étain se fixe alors sur le verre, et l'excédent du mercure s'écoule par des rigoles pratiquées dans la table de marbre. — Pour remédier aux inconvénients des vapeurs mercurielles, on remplace souvent l'étamage soit par une sorte d'argenture (procédés Drayton et Petifjean : ce dernier, qui est le plus usité, à l'aidé dune dissolution très étendue de tartrate d'argent ammoniacal, soit pr un mélange dont le platine fait la base (procédé Dodé;. Mais Hodiire de potassium pris à petite dose, d'une façon continue, met les ouvriers à l'abri de l'influence meurtrière du mercure.

ETAMBOT (p. étambord; de estant, qui est debout, et (lu hollaiid. bord, pièce de bois . dit aussi Capion de poupe, pièce de bois forte et droite qui termine la partie de 1 arrière des vaisseaux, et qu'on place uresque verticalement sur l'extrémité arrière de la quille : elle reçoit le gouvernail. L'étambot porte sur la hauteur de ses faces extérieures une échelle graduée qui mesure le tirant d'eau. Il forme avec Vélrave, qui est à l'avant, V élancement ou quête du navire.

ÉTAMBRAI. ouverture ronde, ovale, octogone ou carrée, que l'on fait dans l'épaisseur de chaque pont de bâtiment, entre deux baux, pour le passage des mâts, des pompes et des cabestans. Les étamhrais sont munis d'une garniture en bois ou en fer.

ÉTAMINE [d'estame; du lat. stanien). étoffe de laine mince et légère, non croisée; on distingue : Vétamine à voile, pour les religieuses; le burat ou étamine d'Auvergne, le camelot, etc. On en fait des pavillons, des guidons et flammes de diverses couleurs. — On nomme

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