ÉTAU
ETÊSIENS
rédaction et transmission des ordres, missions spéciale*; aux seconds, l'expédition des menues alliiires courantes, ' classement des dossiers, etc.) ; des soldats secrétaires ^ d' Etal-major sont en outre attachés à chaque état-major. , La composition d'un Etat-major est en rapport avec l'ira- j portance de la formation à laquelle il est alVecté. Au qrand quartier général des armées se trouve le grand ! Etat-major général ; son chef prend le nom de major général : il est du grade de général de division ; il est assisté (V aides-majors généraux-. Dans une année existe j un Etat-major général, dont le chef est officier général et a le titre de chef d' Etat-major aénéral: il est assisté d'un sous-chef, colonel ou général de brigade. Pour un corps d'armée, l'Etat-major est dirigé par un chef d'Éiat-major, général de hrigade ou colonel, avec un sous-chef, colonel ou lieutenant-colonel. Dans une division, le chef d'Elatmajor est officier supérieur. Dans ime brigade, l'Etat-major est constitué par les officiers d'ordonnance du général qui la commande. Les gouverneurs des places fortes sont également pourvus d'un Etat-major, organisé d'après les mêmes bases. — Les Etats-majors particuliers de l'artillerie et du génie sont composés des officiers de ces deux armes non atfectés à des corps de troupe et employés dans les directions, manufactures ou chefferies.
Les officiers du service d'Etat-major formaient depuis la Restauration jusqu'en 1880 un corps spécial, qui, à cette date, a été supprimé et remplacé par des officiers tirés des dilférentes armes ayant reçu à lEcole supérieure de Guerre une instruction spéciale dont la sanction est l'obtention du brevet d'Elat-major. Ceux de ces officiers emplovés en temps de paix dans le service d'Etat-major sont placés hors cadres et ont un avancement distinct. — Il existait également avant 1870 un autre corps spécial, dit Etal-major des places, dont les fonctions consistaient à assurer la police et la discipline dans les places : il a été supprimé.
La bonne organisation du service d'Etat-major et son recrutement sont une des questions les plus importantes dans la constitution d'une armée : les Allemands ont dû en partie leurs succès à leur Académie de Guerre et aux officiers qui en sont sortis : la plupart des puissances militaires se sont inspirées de cette organisation dans le travail de reconstitution de leur armée.
ÉiAT-jiAJOB (chef d'\ officier général ou supérieur placé à la tète d'un Etat-major d'armée, corps d'armée ou division; il est chargé de recevoir les instructions et ordres du commandant de celte unité et d'en assurer la transmission ; il est le chef des officiers et archivistes constituant l'Etat-major. Dans un groupe d'armées, le chef d'Etat-major prend le nom de major général. — Ce poste est le même que celui du taxiarque grec, du questeur ou du préfet d'armes romain, du maréchal de l'osl au moyen âge, du chancelier d'armée au xvi' siècle, du maréchal des logis aux xvii' et xviii' siècles, et des quart iers-maitres généraux des armées d'Angleterre. d',\llemagne, etc.
ÉTATS (pats d'j, nom donné aux provinces françaises qui avaient conserve le droit de s'administrer elles-mêmes, de réunir des assemblées d'Etats dites Etals provinciaux, de fixer le chiffre de leurs impôts, leur mode de répartilion et de perception. Les pays d'états se gardaient euxmCraes par leurs milices bourgeoises, élisaient leurs magistrats, et étaient régis par des coutumes locales. Telles étaient les provinces de Bretagne, Languedoc, Bourgogne. Maçonnais, Provence, Béarn et Dauphiné. On les opposait ordinairement SMxpays d'élection. Voy. élection.
ÉTATS GÉsÉRAUx, assemblée des trois ordres en France (1302-1789). Voy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr. ÉTAU (p. estoc; de l'allem. Stock, c.-à-d. la tige [avec laquelle on serre), Schraub-stock\ instrument en usage dans beaucoup d'industries pour tenir fermes et serrés les objets qu'on veut limer, buriner, etc. Il est formé de deux pièces appelées tnâchoires, qu'on serre à volonté au moyen dune vis. On distingue : VE. à main ou tenailles à vis; \'E. à griffes ou à altac/ies, qui peut se fixer à l'établi ; et VE. à pied, qui tient à la fois au sol et à l'établi.
ÉTÉ (du lat. xstas\ 2" saison de l'année, commence au solstice de juin et finit à l'équinoxe de septembre {Vou. saiso>s . C'est la saison la plus longue: sa durée est ne 9.'. j. 13 h. 58 m. (du 22 juin au 23 sept.); c'est aussi la plus chaude. Toutefois l'été est. sous la même latitude, plus chaud dans rhémispli'''re boréal que dans l'hémisphère EustraJ parce que le soleil reste 8 jours de plus dans le
premier. — On représente l'Eté sous la figure d'une femme couronnée d'épis; elle lient de la main droite une faucille et a lo bras gauche chargé d'une gerbe.
Eté de la Ut-Martin, de la St-Denis, nom sous lequel on désigne les jours beaux et chauds, dont on jouit souvent, sous nos climats, à la fin de l'automne, vers l'époque de la fête de ces deux saints.
ÉTENDARD [d'étendre], nom donné autrefois à toutes sortes d'enseignes militaires, désigne spécialement auj. l'enseigne de la cavalerie, par opposition au crapeau. qui est affecté à l'infanterie. L'étendard est de soie, aux couleurs nationales. Sa forme est à peu près carrée : il est plus petit, mais plus orné de broderies que le drapeau. Il v a un étendard par régiment; il est porté par un souslieutenant, dit porte-étendard, qui se tient au centre de l'escadron.
Sous Louis XII, les étendards étaient longs, étroits, et fendus en guise de banderoles ; sous François I". ils étaient larges, courts et arrondis par le bout. On appelait étendard royal une enseigne privilégiée, de forme carrée et de couleur blanche, sans ornement ni broderie, qu'on portait devant le roi dans les batailles. — L'étendard célesti'. des Turcs est une grande bannière verte qu'ils croient avoir été donnée à Mahomet par l'ange Gabriel : on ne le déploie qu'aux jours de danger. Voy. enseigne et dr-apeaf.
En Botanique, Y étendard ou pavillon, dans les coi-olles papilionacées, est le pétale supérieur, qui, en général, est plus grand que les autres et redressé.
ÉTENDUE [d'étendu). L'étendue réelle, qui tombe sous les sens, est une propriété essentielle des corps; V étendue idéale est l'espace [Voy. matière et espace . La vue ne donne qu'une notion imparfaite de l'étendue : car l'apparence visible est bornée à deux dimensions. L'étendue réelle est donc connue par le tact, aidé par le sens musculaire : nous devons sa notion à une série de perceptions successives, quand notre main parcourt un corps et y trouve une continmté de points résistants. — L'étendue abstraite, dont la mesure est l'objet de la Géométrie, est une p<irtion de l'espace, déterminée par une. deux ou trois dimensions, longueur, largeur, hauteur : elle prend, selon les cas. les noms de ligne, de surface ou de volume. Voy. ces mots.
En Musique, on nomme étendue la distance plus ou moins considérable qu'il y a entre le son le plus grave et le plus aigu d'une voix ou d'un instrument. L'étendue de la voix est l'ensemble des diflërents sons que peut parcourir une voix du grave à l'aigu.
ÉTENTE [d'étendre\ dit aussi Tente et Etendage. sorte de filet de pêche, qu'on tend à la basse mer sur des piquets enfoncés dans le sable ou dans la vase. On pèche ainsi le hareng sur les côtes de Normandie. Les canots qui servent à cette pèche sont appelés canots étentiers.
ÉTERNITÉ du lat. xternitas\ existence infinie, immuable et indivisible de Dieu : on ne peut dire que l'Etre suprême a été, qu'il continue d'être, qu'il sera; il est absolument et en dehors du temps [Voy. ce mot . La distinction de ïétemité et du temps, établie par Platon dans le Timée. a été développée par Plotin, St Augustin, Leibniz, Bossuet [Connaissance de Dieu], Fénelon Existence de Dieu], etc. — Le sjmbole de l'Eternité, dans les allégories anciennes, est un cercle, une roue ou un serpent qui se mord la queue.
ÉTERN LIMENT du lat. sternutare), mouvement subit et convulsif du diaphragme, par suite duquel l'air, expiré brusquement, sort par le nez et par la bouche avec un bruit bien connu. Lorsqu'il est passager, on ne songe point « le combattre : ce n'est que lorsqu'il se prolonge qu'il devient une incommodité et une maladie. On le suspend en empêchant l'air de pénétrer dans les narines, par la compression des parois ou nez ou en plaçant au-tlessous un corps étranger, un mouchoir, qui intercepte l'air. — L'étemùment accompagne le coryza ou rhume de cerveau; il précède ordinairement l'éruption de la rougeole ; il est considéré comme un signe favorable quand il survient au déclin des maladies aiguës. — Chez les anciens, c'était un mauvais présage et quelquefois un signe de mort. Quand on éternuait. on faisait une prière aux dieux. C'est de là sans doute
3u'est venue la coutume de saluer ceux qui éternuent et e leur faire quelque souhait.
ÉTÉSIENS (vENTSi. du gr. ivT^zio:^, annuel ; vents qui régnent périodiquement dans la Méditerranée : pendant l'été, le vent vient du nord ; il est dû à réchauffement du
ETEUF
ETHERISATION
désert de Sahara dont les eouclios d'air devenues moins | denses sclèvenl, et produisent laspiration des couches ; septentrionales: pendant Ihiver, ie veiit vient du sud, parce qu'alors le désort se refroidit rapidement. C'est un cU'et de la convection dans l'atmosphère. Voy. vent ot
M,)lSSONS.
ÉTEUFou ESTKUK, nom donné à la balle du jeu de paume parce qu'elle était laite d'estoupes de laine.
ÉTEULE, portion non coupée de la tige des céréales après la moisson. Voy. chaume.
ÉTHAL (de la première syllabe des deux mots éther et a /roo/ [Foy. alcool]), corps analogue à l'alcool 'éthylique,
aui a pour formule C'*H^*0 et qui se présente sous forme 'une masse blanche cristalline, grasse au toucher, fusible à 50°. On l'obtient en saponifiant son éther, le blanc de baleine, par la potasse. C'est pourquoi on donne encore à ce corps le nom d'alcool cétylique (xî^toî, baleine). 11 a été découvert par Chevreul.
ÉTHER (du gr. aîO-/ip), matitire très subtile, impondérable, répandue partout, dont les vibrations, selon certains physiciens, sont la cause de la lumière, de l'électricité, etc. — Dans la philosophie grecque, le mot éther avait différents sens, suivant les systèmes. Voy. élément.
ÉTHER. En Chimie, on nomme ainsi tout composé fourni par la combinaison d'un acide et d'un alcool avec élimination d'eau. Si on compare l'éther éthylchlorhydrique C*H^C1 et le chlorure de potassium KCl, on voit que les élhers peuvent être considérés comme des sels contenant des radicaux alcooliques au lieu de métaux. Les éthers ainsi définis peuvent se diviser en :
1° Ethers simples, qui sont les sels correspondant aux hydracides : éthers chlorhydriques, bromhvdnques, etc.; on les prépare par l'action directe de 1 hydraeide sur l'alcool.
2° Ethers composés, correspondant aux acides oxygénés ; se préparent comme les précédents ; et, comme pour les sels, les acides polybasiques peuvent donner des ethers acides et des éthers neutres, suivant qu'une partie ou que la totalité de l'hydrogène basique a été remplacée par le radical alcoolique. Ces deux sortes d'éthers, traités par un alcali, donnent un sel alcalin et régénèrent l'alcool. Cette réaction, qu'on appelle saponification, est l'inverse de Véthérification.
3" Ethers mixtes, ne rentrant pas dans la définition précédente : ce sont plutôt des oxydes de radicaux alcooliques; ainsi l'éther ordinaire est (C^H'^j^O assimilable à K^O. Les 2 radicaux alcooliques peuvent d'ailleurs être dilférents, mais quand ils sont semblables on appelle ces corps les éthers proprement dits.
Pour nommer les éthers on suit la même loi que pour les sels; on dira chlorure d'éthyle, acétate d'amyle. Les éthers mixtes auront la même nomenclature que les oxydes : oxyde d'éthyle et d'amyle, etc. Dans la pratique, ôuand on n'indique pas le nom du radical qui entre dans l'éther, on sous-entend toujours que ce radical est l'éthyle. Ainsi y éther orrf/wa/re ou simplement éther est l'oxyde d'éthyle {Voy. ci-après).
ÉTHER ORDINAIRE, Oxydc d'éthyle, ou simplement Ether, dit aussi, mais improprement, Ether sulfurique [C*H''. O.C*H*], éther qu'on peut assimiler à l'oxyde d un métal monovalent, l'éthyle remplaçant ce métal : c'est un liquide incolore, très mobile, bouillant à 34", 5, d'une densité de 0.715, d'une odeur agréable et pénétrante, d'une saveur fraîche et aromatique. Il se vaporise complètement en peu d'instants dans un courant d'air; il peut produire, dans ce cas, un abaissement de température allant jusqu'à — 15". Versé sur la main, il produit un froid instantané qui, dans certaines circonstances, peut devenir salutaire : appliqué, p. ex., sur le front et les tempes, il dissipe quelquefois la migraine. L'éther est extrêmement inflammable : il prend subitement feu par l'approche d'une bougie, et brûle alors avec une flamme blanche et fuligineuse. La vapeur de 1 éther pèse environ 2 fois et demie autant que l'air; mêlée avec de l'air, en certaines proportions, elle détone avec violence à l'approche d'un corps enflammé : aussi doit-on éviter de transvaser ce liquide dans un lieu où il y à quelque corps en combustion. L'éther est à peine soluble dan» l'eau, mais il se dissout en toutes proportions dans i alcool. L'éther agit comme dissolvant sur la plupart des principes immédiats solubles dans l'alcool : il dissout principalement les huiles essentielles, le camphre, plusieurs résines, les huiles grasses, les graisses, ie caoutchouc
gonflé par l'eau bouillante. On en fait un fréquent usage dans l'analyse des substances végétales et animales; il dissout, au contraire, très peu de composés minéraux. — A une faible dose, l'éther cause une sorte d'ivresse, accompagnée d'insensibilité, mais qui se dissipe promptement; cette propriété l'a fait employer en chirurgie comme anesthésique. Voy. éthérisatio.n.
On obtient l'éther en chauffant un mélange d'alcool et d'acide sulfurique; il se produit d'abord de l'acide sulf'ovinique qui est un véritable éther sulfurique [Voy. ciaprès éther sulfurique], \Q(\yiv\ se décompose, par la distillation au contact d'un excès d'alcool, en acide sulfurique et en éther (Williamson).
Basile Valentin signalait déjà au commencement du XIV' siècle la formation de l'éther par la distillation d'un mélange d'alcool et d'acide sulfurique. Valerius Cordus. chimiste allemand du xvi» siècle, en indiqua aussi la formation et le décrivit sous le nom d'huile de vitriol dulcifié. Fiobenius lui donna le premier le nom d'éther. Longtemps la préparation de l'éther fut tenue secrète ; mais en 1734 Grosse, aidé de Duhamel, l'ayant de nouveau étudiée, la fit connaître au public. Gay-Lussac a indiqué le premier la vraie composition de l'éther.
Ether azoteux, dit aussi iVi<ri<e d'éthyle [AzO*. C* H"] , liquide jaunâtre, d'une odeur forte qui rappelle celle de la pomme reinette, bouillant déjà à 21", et très inflammable. Verse sur la main, il entre aussitôt en ébuUition, et disparaît en produisant du froid.
Ether nitrique , ou Nitrate d'éthyle [AzO'.C'Il"], liquide d'une odeur suave, bouillant à 85°, que Millon a obtenu en 1843 en distillant l'alcool avec de l'acide nitrique et un peu d'urée.
Ether œnanthique, éther huileux formé par un acide gras appelé acide œnanthique, et auquel on a attribué le bouquet des vins. Il a été extrait pour la première fois, en 1836, par Pelouze et Liebig.
Elher sulfurique, nom impropre donné à Véther ordinaire; mais on connaît de véritables éthers sulfuriques. Tel est l'acide éthylsulfurique ou sulfovinique ou sulfate acide d'éthyle SO* H C*H'' qui s'obtient en chauffant au bainmarie un mélange d'acide sulfurique et d'alcool. Le liquide saturé par la baryte donne des cristaux d'éthylsulfate de baryte qui peut servir à préparer les autres éthylsulfates. On connaît également le sulfate neutre d'éthyle SO*(C^H')*, obtenu par l'action de l'anhydride sulfurique sur l'alcool.
ÉTHÉRIE, Etheria, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Pleuroconques, famille des Chamacidées : coquille irrégulière, inequivalve, adhérente par l'une ou 1 autre valve, souvent nacrée ; charnière sinueuse, sans dents; ligament extérieur, irrégulier, pénétrant en partie dans la coquille. Les Ethéries ne diffèrent des huîtres que
Ïiar l'existence de deux muscles au lieu d'un. Elles habitent es profondeurs des mers, mais on en trouve également dans certains fleuves, notanunent en Afrique, dans le Haut- Nil et le Sénégal.
ÉTHÉRIFICATION, transformation d'un alcool en éther. En général, on la produit en faisant agir sur les alcools un acide à une température un peu élevée; on la favorise souvent par la présence d'un acide plus fixe (acide phosphorique, sulfurique, chlorhydrique). C'est ainsi qu'on éthérifie l'alcool par l'acide acétique, en présence d'une certaine quantité d'acide sulfurique qui facilite la réaction de l'acide acétique sur l'alcool et le départ d'une molécule d'eau. — La théorie de l'éthérification est due à M. Williamson, qui a montré que l'union d'un acide à l'alcool avec perte d'une molécule d'eau était précédée de la formation d'un composé intermédiaire, véritable éther acide sur lequel agit une seconde molécule d'alcool ou d'acide pour donner les éthers ordincires. .
ETHERISATION, nom donné à l'action que la vapeur d'éther introduite dans les poumons par inhalation exerce sur le système nerveux, action qui consiste dans une suspension plus ou moins complète de la sensibilité {Voy. ânesthésie), et au moyen de laquelle on peut subir les opérations les plus douloureuses sans en avoir conscience. On fait respirer l'éther convenablement préparé au moven d'un flacon ou simplement sur un mouchoir. — On attribue la priorité de cette découverte et de son emploi sur l'honune malade au docteur américain Jackson, de Boston (1846). En France, Malgaigne , Laugier, Velpeau et Roux en ont, les premiers, fait l'application chirurgicale. — L'éthérisation par la vapeur d'éther a été fort négligée
ÉTHIOPS
ÉTHYLKms
depuis qu'on a découvert un nouvel agpnt aiiesthésiquc, Je I hlorofonne [Voy. ce mot), dont l'iinlialalion produit un efl'et beaucoup plus rapide et plus complet ; à Paris et dans la majorité des villes de France on se sert du chloroforme, mais l'école de Lyon préfère l'emploi de l'éther à celui du chloroforme, parfois suivi d'accidents redoutables. I.'élher ne donnerait lieu qu'à des accidents asphjTciques que l'on voit venir et dont il est plus facile de se rendre maître.
ÉTHIOPS (du p-. al8{o<^. Ethiopien, noir), nom donné autrefois à certains oxvdes ou. sulfures métalliques. On appelait : E. martial, fe sesquioxyde de fer; E. minéral, le sulfure noir de mercure: E. perse, le protoxyde noir de mercure: E. végétal, le charbon obtenu par la combustion d'une algue [Fucus vesiculosus] : ce dernier était préconisé par Russel contre les scrofules.
ÉTHIQUE (du gT. T,0:xf,). Voy. morale.
ETHMOÏOE du gr. T.6aôî, crible, et slôo;, forme), dit aussi Us cribleux ou spongieux, un des huit os qui composent le crâne, est ainsi nommé parce que sa lame supérieure est percée d'un grand nombre de trous. Il forme la racine du nez.
ETHNARQUE du gr. iÔvdpyTjî), titre de dignité donné par les empereurs romains à quelques princes juifs, cooune Ht r> le le Grand et Archélaùs.
ETHNOGRAPHIE (du gr. iOvo;, peuple, et vpâsciv, décrire), science qui a pour objet la description, la divbion et la lilialion des peuples. Elle tient d'un côté à la Géographie et à l'Histoire ; de l'autre à l'Anatomie et à la Physi ilogie. Sous le rapport géographique, l'Ethnographie étudie la distribution des peuples sur le globe, la nature des habitants d'un pays, leurs mœurs et leurs usages, leur langue et leur religion. Sous le rapport historique, elle dislingue les familles des peuples, leurs rapports et leurs filiations ; elle les suit dans leurs migrations les plus lointaines et dans tous leurs mélanges. Sous le rapport anatomiipic et physiologique, elle détermine les divers caractères sur lesquels se fonde la classification des races humaines [Voy. race). — Les prc^ès de cette science sont dus d'une part aux travaux de Thunmann, Schlœzer, Bulile, Klaproth, Silvestre de Sacv. St-Martin, Ritter, Balbi, etc. ; de l'autre, à ceux de felumenbach. Camper, Bérard, Weber, Bory de St-Vincent, J.-C. Richard, C. Piikering, Nott, GlidJion, Omalius d'Halloy, A. de Gobineau, G. Pouchet, de Quatrefages, etc. Voy. axthropologie
et IIIJMME.
ÉTHOPÉE du gr. rfioTzodx), figure de Rhétorique : c'est la peinture des mœurs et des passions des hommes en général ou du caractère d'un personnage. Voy. caractères et PORTRAIT.
ÉTHUSE. plante ombellifère. Voy. .f.TmisE.
ÉTHYLAMINE, aminé correspondant à l'alcool éthylique [Voy. AMiNESj. 11 existe ôéthvlamines rraono-, di-et triéthvlami:ie. qui ont pour formules : AzH^C-H^, AzH,C*H')*, Az C-11^ •*. Ces trois aminés ont des propriétés analogues à celles de l'ammoniaque ; ce sont des nases puissantes. La plus puissante est la monoéthylamine, liquide incolore bouillant à 18°.7, d'odeur rappelant celle de i ammoniaque. On la prépare soit par l'action de la potasse sur le cyanate d'étliyle Wurtz), soit en faisant bouillir l'iodure d'ethyle avec l'ammoniaque Hoffmann), soit en traitant l'éthvlcarbylaminc par l'acide chlorhydrique. Ces trois procécfés de
En-paration sont conununs à toutes les aminés [ Voy. amises). élhylamine a été découverte en 1849 par Wurtz.
ÉTHYLE [d'élheret du gr. CXti, matière), radical ;C*H^) que Ion retrouve dans tous les composés éthyliques et qui. dans les réactions de ces composés, se comporte comme un corps simple. C'est le tvpedes radicaux quon rencontre dans les alcools de la sérié grasse. On n'a pas pu isoler ce radiial : en traitant l'iodure d'ethyle par du zinc à 100", Krankland a obtenu un polymère de l'éthyle, qui a pour formule C-H»)*; c'est le diéthyle.g&z incolore, inflammable, d'odeur éthérée.
ÉTHYLÈNE, dit aussi Gaz oléfiant, Elaîle, Bicarbure d'hydrogène, gaz incolore, d'odeur légèrement éthérée, qui l)nilc avec une flamme éclairante. Sa formule est C*H*. On 1 iijilient dans les lalniratoires en chauffant un mélange H alcool et d'acide sulfurique concentré ; l'acide sulfurique n'a d'autre effet (]ue de déshydrater l'alcool. Le gaz éthylène est une des parties constituantes du gaz d'éclairage provenant de la distillation de la houille. — Ce gaz est peu solubl > dans l'eau, qui n'en al>sorbe à 0" que le quart de
son volume, plus soluble dans l'alcool et l'éther. L'acide sulfurique ordinaire le condense aisément en donnant de l'acide éthylsulfurique qui distillé avec l'eau produit de l'alcool. C'est par ces réactions que M. Berthelot est arrivé à effectuer la syntlièse de l'alcool à partir de ses éléments. L'éthyléne s'imit directement au chlore à la lumière diffuse pour donner le chlorure d'éthylène ^C*H*C1*,, ou liqueur des Hollandais, dont l'aspect huileux a fait donner au gaz qui le produit le nom A'oléfiant. Si l'on fait agir le chlore sur la liqueur des Hollandais, on obtient des produits de substitution qui sont des chlorures d'éthvlène chloré dont on obtient les formules en remplaçant l'H de C*H*Cl^ par 1 , 2, 5, 4 atomes de chlore. Il existe encore une autre série de composés chlorés dérivant de l'éthyléne par substitution du chlore à l'hvdrogène de ce carbure : ce sont les éthylènes chlorés, dont les corps précédents sont des chlorures. Des réactions analogues s'obtiennent avec le brome et l'iode. -^ L'éthyléne a été découvert par quatre chimisles hollandais, Deiman, Troostwyk, Bondt et Lauwerenburgh en faisant agir l'acide sulfurique sur l'alcool ou l'éther.
ÉTHYLÉNIQUES (dases), bases comparables à l'ammoniaque et à l'éthylamine, et oui ont été obtenues par W. Hoffmann en faisant réagir l'ammoniaque sur les chlorures et bromures d'éthylène. Pour expliquer la constitution de ces composés, on admet que l'éthyléne divalent sert à réunir deux restes .\zH* pour donner Az*H*C-H* ou éthylène diamine. Deux atomes d'hydrc^ène peuvent encore être remplacés une ou deux fois par C*H* dans l'éthyléne diamine, pour donner le diélhylène diamine Az*H*^C*H*)*, le tnélhylène diamine Az*(C-H*)^. Si, au lieu d'agir primitivement sur l'ammoniaque, on açit sur la méthylamine ou sur l'éthvlamine, on obtiendra des composés analogues dans lesquels 2, 4 atomes d'hydrogène sont remplacés par de l'éthyle, du méthyle, les 4, 2 autres H l'étant par de l'éthyléne. Enfin, si au lieu de se servie d'ammoniaque, on se sert de corps analogues à AzH', tels que Vhydrogène phosphore (PH'), arsénié (AslP), on obtiendra aussi des composés analogues à ceux de l'azote, mais où ce dernier élément aura été remplacé par du phosphore ou de l'arsenic, l'éthylène-diphosphine, P(H*.C*H*.H*)P,r^fAj//è;jediarsine, As(H*.C*U*.H*j.\s, etc. Au lieu de remplacer dans l'ammoniaque 2 atomes d'hydrogène par le corps diato- I mique C*H*, on peut en remplacer 1 seul par le reste : monoatomique du glycol C-H*OH ; on obtient amsi les bases i hydroxyéthy Uniques, analogues aux précédentes. I ÉTHYLIDENE, radical isomcriaue de l'éthvlène qui a j pour formule CH'CH et dont l'hydrate est l'aldéhyde. Tous les dérivés de 1 aldéhyde peuvent se rattacher à ce radical. ÉTHYLIQUES composés), série de corps orçaniques qui contiennent le radical éthyle C*H^ ; tels sont p. ex. l'alcool éthylique, qui est l'hydrate d'ethyle C-H*.OH ; l'éther ordinaire qui est l'oxyde d'ethyle (C*H^)*0, etc. Voici la liste et les propriétés des principaux composés éthyliques :
Alcool éthylique, C*H*OH, se fonne dans la fermentation du glucose qui se transforme en alcool et acide carbonique. On le retire généralement du vin, d'où le nom A'espriide-vin qui Im est donné. Liquide incolore, d'odeur agréable, très inflammable, miscible à l'eau et pouvant dissoudre les essences et les résines. 11 sert de pomt de départ à la production des composés éthyliques. Par oxvdation il peut donner de l'aldéhyde [ Voy. ci-après) et de l'acide acétique ' Voy. ce mot) .
Aldéhyde, CH'COH. liquide d'odeur forte, obtenu par l'oxvdation de l'alcool au moyen du bichromate de potasse et de l'acide sulfurique. Par oxydation, l'aldéhyde éthylique peut donner de l'acide acétique. EUe réduit les sels d'argent et peut se transformer par l'action du chlore en chloral CCTCOH, liquide incolore donnant avec l'eau l'hydrate de chloral cristallisé et qui est employé comme anesthésique.
Ethers éthyliques. Les principaux sont : 1° L'Elher acétique, dit aussi Acétate d'ethyle [C-H3.C*H''0*], liquide très mobile, plus léger que 1 eau, d'une odeur agréable, et bouillant à 74", qu'on obtient en distillant un mélange d'alcool, d'acide sulfurique et d'un acétate. On l'emploie en frictions contre les douleurs rhumatismales. — Il a été découvert en 1759 par le comte de Lauraguais. 2" VEther chlorhydrique, dit aussi Chlorure d'ethyle [C*H'C1], liquide incolore, très volatil, qui, versé sur la main, entre subitement en ébullition (à 11°) et produd un froid considérable. On l'obtient en distillant de l'alcool préalablement saturé par du gaz chlorhydrique. Il s'emploie
ÉTHYLSULFIRIQUE
ETOILES
en médecine aux mcmes usages que 1 ether sulfuriquc ; on l'a recommandé dans les afTections catarrhales. Comme son extrême volatilité le rendrait d'un usage incommode, on l'emploie mélange avec son jwids d'alcool [élher viitriatique alcoolisé). — Gehlon est le premier qui l'ail obtenu à l'étal de pureté (1804). 3° L'Ellier iodhydriquc, ou iodure d'éthyle, C-HH, obtenu par l'action de l'alcool sur l'iodure de pnosphore. C'est un liquide incolore jaunissant à l'air et qui peut avec les sels d'argent donner les autres étiiers éthyhques par double décomposition. 4° Le Sulfhydrale d'élnyle, ou Mercaplan, C*H*.11S, obtenu par dounle décomposition entre le sulfhjdrate de potassium et le chlorure d'éthyle. Liquide incolore, d'odeur fétide, qui a encore un atome d'hyclrogène remplaçable par un métal comme le mercure p. ex. Il donne avec ce métal le composé (C*IP)*HgS*, d où le nom de mercaplan [mercurium et captans, prenant).
Etnylamines, ammoniaques composées résultant du remplacement de l'hydrogène de l'ammoniaque par 1, 2, 3 groupes éthyle. La monoélhy lamine AzH*C-ll-^ se prépare en distillant un mélange d'éthylsulfate de potasse et de cyanale de potasse, ou par l'action de l'ammoniaque sur un èther simple de l'alcool. En répétant cette préparation avec le corps obtenu, on peut obtenir la diélhylamine et la triétliy lamine, <\a\,comine. le \" corps, sont des liquides incolores ayant des propriétés analogues à celles de l'ammoniaque et peuvent se combiner aux hydracides pour donner des sels. De même qu'on admet dans l'ammoniaque l'existence d'un radical ammoniac, de même on a obtenu
Far l'action de l'iodure d'éthyle sur la triéthylamine iodure de tétréthyiammonium" (C^H'^)*AzI, d'où on peut retirer l'hydrate (C^H^)*AzOH, base analogue à la potasse et qui est l'oxyde de tétréthylammonium.
ÉTHYLSULFURIQUE (acide). Voy. sm.FovixiQUE.
ÉTIAGE (du b.-lat. œstivaticum), état d'une rivière aux plus basses eaux, ce qui arrive généralement pendant l'été. On l'indique ordinairement par un zéro sur les échelles des ponts. Voy. échelle des ponts.
ÉTINCELLE (du ht. scintilla), petite parcelle de matière combustible qui se détache d'un corps enflammé et s'élance au loin. En heurtant du fer contre un corps dur. comme le silex, on fait jaillir des étincelles, qui ne sont autre chose que du fer fortement échauffé par le frottement et qui s'oxyde dans l'air.
Étincelle électrique. Quand un corps chargé d'électricité se trouve à distance convenable d'un autre corps à l'état neutre ou chargé d'électricité contraire, l'électricité passe de l'un à l'autre en formant un trait de feu, qu'on appelle étincelle. Sa couleur dépend de la nature du gaz où elle jaillit ( Voy. tcbes de geissler) et de colle des métaux en
Ïirésence. Quand elle est très longue, elle présente une orme sinueuse et des ramifications comme 1 éclair. — Un corps très fortement chargé placé dans l'air laisse échapper l'électricité sous forme d aigrettes violacées, sorte d'étincelle diffuse. Le feti St-Elme n'est autre chose qu'une aigrette.
ÉTIOLEMENT [(Vclioler: du normand s'étieulèr, pousser en chaume ou éleule), altération qu'éprouvent les plantes qui vivent dans un lieu obscur, ou qui sont privées de lumière après être parvenues à un certain degré de croissance. Les plantes étiolées poussent des tiges longues, effilées, blanchâtres, terminées par des feuilles maigres, jaunâtres, colorées par la xanthophylle. On fait blanchir la chicorée, le céleri, etc., par un éliolement factice, afin de leur donner une saveur plus douce.
En Pathologie, on nomiue étiolement la décoloration qui survient chez les individus soustraits à l'influence de la lumière et d'un air pur et vif; c'est un alTaiblissement morbide de l'organisme animal. C'est à un étiolement de ce genre que sont dus la blancheur fade, la peau lisse et molle des femmes de l'Orient, et le teint pâle et hâve des ouvriers mineurs. Voy. anémie et albinisme.
ÉTIOLOGIE (du gr. alTtoXoyta), se dit, en Biologie, de la science des causes.
ETIQUE (pour hectique). Voy. hectique et étisie.
ÉTIQUETTE (d'un radical germaniq. et celtiq. stîc, tige pointue, bâton). Ce mot, qui dans son sens primitif signifie toute marque à l'aide de laquelle on distingue divers objets pour les classer avec ordre, se dit spécialement du cérémonial de cour qui règle les relations d'un souverain, d'un prince, d'un haut dignitaire, avec ceux qui l'approchent. L'étiquette, chez les anciens, était très sévère, sur-
tout à la cour des rois de l'crsc et plus tard à celle de Byzance. En Europe, on ne trouve point de règles formelles d'étiquette avant Philippe le Bon, duc de Bourgogne. L'étiquette de la cour de Bourgogne suivit en Autriche la princesse Marie, lors de son mariage avec Maximilien, et passa de là en Espagne, où elle régna dans toute sa sévérité jusqu'à la fin du siècle dernier. En France, les règles de l'étiquette étaient, déjà très nombreuses, lorsque Anne d'.\utriche vint les compliquer en introduisant à la cour de France l'étiquette espagnole. La place que l'on devait occuper à la cour, le nombre de pas que l'on devait faire, l'ampleur des manteaux, les heures où le roi était visible, tout était réglé. Le grand aumônier présentait au roi l'eau bénite ; le deuxième, le livre d'heures ; les princes, les seigneurs, les gens de service, lui présentaient les diverses parties de riiabillcment. Les formes des repas, des bals, des conseils, étaient aussi déteiininees par des règles spéciales. M"" de Genlis a réuni dans son Dictionnaire des étiquettes toutes les règles suivies à la cour de France. Disparue complètement avec l'ancien régime, l'étiquette fut remise en honneur sous l'Empire, mais avec peu de succès. De nos jours , le progrès des idées démocratiques tend à la faire disparaître de toutes les cours. Voy.
CÉRÉMONIAL, ENTRÉE, TABOURET, CtC.
ÉTIRAGE fde tirer), action d'allonger un objet par la traction. On étire les fils métalliques par le martelage, le laminage et le passage à la filière, au moyen du banc à tirer, etc. [Voy. filière et tréfilerie). — Pour les matières filamenteuses, on les soumet à l'action combinée de la torsion et de la traction jusqu'à ce qu'elles aient la longueur et la finesse désirées.
ÉTIRE, outil dont se servent les Corroyeurs [wur étendre les cuirs, en exprimer l'eau et abattre le grain. C'est une plaque de fer ou de cuivre de O^jlS à 0'°,20, finissant par une espèce de tranchant mousse en forme de croissant.
ÉTISIE {A'élique, pour hectique), \'\(iu\ mot par lequel on désignait ramaigrisscment extrême et lent qui est le résultat de toutes les maladies chroniques dont lacliou se porte sur les fonctions nutritives. On appelle éliques les malades qui se trouvent dans cet état.
ÉTOC (comme estoc), nom donné proprement aux souches mortes d'un arbre qui a été coupé trop haut \Voy. coupe) ; ce mot a été, par suite d'une analogie d'apparence, appliqué à des roches situées près ou le long de certaines côtes. On connaît les étocs de Penmarc'h, dans le Finistère.
ÉTOFFE (du b.-lat. sluffa; du lat. stupa ou stuppa germanisé), toute espèce de tissu de laine, coton, fil. soie, or ou argent, fabriqué au métier ou autrement, tels que draps, serges, mérinos, alépincs, casimirs imprimés, flanelles, cscots, cachemires, tulles, indiennes, velours, satins, taffetas, etc. {Voy. ces mots). Autrefois le nom d'étoffe était spécialement affecté aux tissus de laine légers, tels que les biocatelles et les ratines, dont on faisait des doublures ou des robes de femme. On distingue : les E. unies, dont le fond est net et simple comme le reste du tissu ; les E. façonnées, dont le fond est orné de figures ou dessins; les E. brochées, dont le fond est orné de figures saillantes ajoutées dans la fabrication du tissu, au moyen de petites navettes de soie de diverses couleurs; les E. imprimées, etc.
On appelle encore étoffes : toutes les matières d'or et d'argent qui entrent dans la fabrication îles rubans filés, clinquants, câbles, cordonnets, etc. ; — celles qui entrent dans la fabrication des chapeaux, poils de castor, de lièvre, de lapin, de chameau, etc. ; — la réunion de plusieurs plaques (le fer et d'acier superposées et forgées ensemble, pour la confection des gros instruments tranchants ; — le tant pour cent établi par l'imprimeur sur le travail de l'ouvrier, j)our rémunérer ses frais généraux et l'usure de son matériel.
ÉTOILES (du lat. Stella). On appelle ainsi tous les astres lumineux par eux-mêmes et qui paraissent fixes dans le ciel ou n'y éprouvent que des déplacements à peu près insensibles. Les étoiles se distinguent à première vue. des planètes par leur scintillation (Voy. ce mot). Elles ont été groupées en constellations [Voy. ce mot) et l'on désigne le plus souvent les étoiles de chaque constellation, d'après leur ordre d'éclat, d'abord par les lettres de l'alphabet grec, puis par des chiffres, quand ces lettres ne suffisent ))as. Les unes sont visibles à l'œil nu : elles sont au nombre de 5 à 6000 et forment ti ordres de
ÉTOILES
ETOILES
ftrni'df^»- {20 de la l", 65 de la 2», 190 de la 5% 425 de k 4 , 1 100 de la 5", ô 200 ciiv. de la 6") ; d'antres, au nombre de plusieurs millions, sont visibles dans les luncltcs et ont été classées de la 1" à la 15° grandeur; la Carte photographique du Ciel, qui vient d'être entreprise avec des lunettes de O^jSÔ d'ouverture et 4 m. de distance focale et des poses d'une heure, en contiendra une vingtaine de millions. D'autres enfin n'apparaissent que comme des taches blanchâtres, auxquelles on a donné le nom de nébuleuses ( Voy. ce mot) : ces dernières ne sont pas réparties uniformément dans l'espace, mais paraissent groupées suivant une sorte d'anneau, ce qui a fait supposer que tout le système stellaire pourrait bien n'être Ïu'une immense nébuleuse annulaire [Voy. voie lactée). es étoiles de 1" grandeur sont, par ordre d'éclat : a Grand Chien (Sirius), a Navire fCanopus), a Centaure, a B»uvier fArcturus), p Orion (Rigel), a Cocher (la Chèvre), « Lyre (Vegaj, a Petit Chien (Procyon). a Orion (Betelgeuse), a Eridan (Achernar), a Taureau (Aldebaran), p Centaure, a Croix, a Scorpion (Antarès), a Aigle (Alta'ir), a Vierge (l'Épi), a Poisson Austral (Fomalhaul), |â Croix, p Gémeaux (Pollux), a Lion (Régulus) ; c'est Aldebaran qui est le type de la 1" grandeur. Le rapport d'intensité lumineuse de deux étoiles séparées par une grandeur a été fixé à 2,512. — Les étoiles sont toutes à des distances énormes de la Terre. La plus voisine, a du Centaure, en est à plus de 6 trillions de lieues. Elle met près de 4 ans îi nous envoyer sa lumière, et il y a des étoiles peut-être mille fois plus éloignées de nous. Pour déterminer la distance d'une étoile à la Terre, ou plutôt au Soleil, il faut connaître sa parallaxe annuelle, c.-à-d. l'angle sous lequel on voit de l'étoile le rayon de l'orbite terrestre perpendiculaire à la ligne qui va de cette étoile au Soleil. La connaissance de cet angle entraîne en effet la connaissance d'un triangle rectangle dont un côté de l'angle droit est le rayon de l'orbite terrestre, tandis que l'autre est la distance cherchée. Les seules étoiles dont on ait pu déterminer la parallaxe avec quelque probabilité sont : a Centaure 0".0; 61« du Cygne 0",5; 21185 Lalande 0",5; 34 Groombridge 0",3; jx Cassiopée 0",5; ^ Centaure 0",3; la ChèvTC 0",2; Sirius 0",2; Castor 0",2; 17 415 Œltzen 0",2; <3 Dragon 0",2; pour Wega, Arcturus, Procyon, la Polaire, tj Cassiopée, on a des valeurs voisines de 0",1. M. Struve estime qu'en movenne les étoiles de 1™ grandeur sont à une distance de la Terre 1 million de fois plus considérable (jue celle du Soleil ; les étoiles de 6* grandeur seraient 8 fois et celles de 15° grandeur 225 fois plus éloignées. — Beaucoup d'étoiles sont douées d'un mouvement propre : on en connaît 21 dont le déplacement annuel est supérieur à 1"; et parmi elles il faut citer a du Centaure, Arcturus, Sirius (Voy. ce mot) et Procyon; celles dont le mouvement est le plus rapide sont 1830 Groombridge (de la Grande Ourse), qui se déplace de 7" par an, et la 61"' du Cygne, qui se déplace de 5". C'est Halley qui en 1718 découvrit les mouvements en latitude de Aldebaran, Sirius et Arcturus. Un grand nombre des mouvements propres des étoiles résultent du mouvement du Soleil dans l'espace, mouvement dirigé vers l'étoile p. Hercule ' Voy. soi.Eii.).
Toutes les étoiles sont des soleils, qui probablement comme le nôtre ont tout un cortège de planètes. Si notre Soleil était à la distance de Sirius, son diamètre apparent devionilrait insensible, et son éclat ne serait que le quart de celui de cette étoile.
On appelle accélération diurne des étoiles la quantité dont leur passage au méridien avance chaque jour; elle est de 3"", 56'. Cette accélération vient du retard effectif du Soleil : le mouvement propre apparent de cet astre vers l'orient, qui est de 59' 8" de degré tous les jours, lait (jue l'étoile, qui passait au méridien un certain jour en même temps que le Soleil, est plus occidentale le lendemain de 59' 58", ce qui représente une avance de '5'^,5Q' sur son passage précédent.
Etoile du Berger, dite aussi Lucifer ou É. du matin, Vesper ou E. du soir. Voy. vÉiros.
Etoile polaire (a Petite Ourse), étoile de 2* grandeur, qui, située à 1° seulement du pôle nord, paraît à peu près immobile dans le ciel. Pour trouver cette étoile, on prolonge la ligne qui passe par les étoiles a et jî de la Grande Ourse. — La Polaire est une des étoiles dont on connaît la distance à la Terre; sa parallaxe est de 0",11, d'où il résulte que sa distance vaut 1 900 000 fois le rayon de
l'orbite terrestre. Par suite du phénomène de la urécess.on des équiuoxes, c.-à-d. du déplacement de l'axs oc rotation de la Terre dans l'espace, le pôle se déplace dans le ciel et décrit autour du pôle de l'écliptique en 26000 ans un petit cercle de la sphère, dont le rayon sphérique est d'env. 25°. Dans 13 000 ans, a Lyre, on Wega servira d'étoile polaire et sera placée par rapport à notre horizon comme a Petite Ourse l'est actuellement.
Étoiles circompolaires, ou É. de perpétuelle apparition, étoiles voisines du pôle, et qui ne descendent jamais sous l'horizon. A Paris, les étoiles de perpétuelle apparition sont celles dont la distance au pôle est moindre que 48° 50', nombre égal à la latitude de Paris.
Étoiles colorées. Quelques étoiles présentent une coloration remarquable : p. ex. Antarès, Aldebaran, qui sont rougeâtres ; la Chèvre et Alta'ir sont légèrement jaunes ; quelques étoiles d'une grandeur inférieure ont une teinte verte ou bleue. Sirius, qui est actuellement du blanc le
Elus pur, était anciennement rougeâtre, d'après les Grecs, e plus souvent les couleurs se rencontrent dans des étoiles doubles, et fréquemment la plus brillante, dans ce cas, est rouge ou orange et la plus petite verte ou bleu(;.- On peut citer tj Cassiopée jaune et pourpre, y Andromède orange et verte, jî Cvgne, jaune et bleue.
Etoiles doubles. Étoiles multiples, étoiles qui, simples à rœil nu, se décomposent, quand on les observe avec une bonne lunette, en deux ou en un plus grand nombre d'étoiles. — Les deux étoiles qui composent une étoile double sont fréquemment animées l'une autour de l'autre d'un mouvement elliptique analogue à celui des planètes autour du Soleil : p. ex. 42 de la Chevelure de Bérénice est formée de 2 étoiles des grandeurs 4,5 et 5 dont l'une tourne autour de l'autre en 26 ans ; % Hercule est formée d'une 3° et d'une 6° tournant autour de la première en 34 ans. — Parmi les étoiles triples, Ç du Cancer présente une étoile principale de 5° grandeur, et deux étoiles secondaires qui tournent autour de la première en 54 ans et 500 ans ; <]/ de Cassiopée est composée de 3 étoiles dont la petite tourne autour de la moyenne, et la moyenne autour de la plus grande. — i de l'Ecrevisse est une étoile quadruple dans laquelle la 1" étoile tourne autour de la seconde, la 3° autour de la 4°, tandis que le système des deux premières tourne autour de celui des deux autres. — W. Herschel, J. Herschel, \V. Struve, 0. Struve, Smith, Dawes, Dembowski, Duner, Perrotin, Bigourdan, Secchi, Burnham, Flammarion et beaucoup d'autres se sont occupés spécialement de ces étoiles.
Étoiles variables, étoiles dont l'éclat ne reste pas constant, mais passe périodiquement par des phases aiverses. La plus célèbre de ces étoiles est o de la Baleine [mira ce fi), dont la période est de 334 jours. Elle est pendant 15 jours de 2* grandeur, décroît ensuite pendant l'espace de 3 mois, jusqu'à la 9" grandeur, qu'elle conserve pendant 5 mois, après quoi elle recommence à croître pendant 3 mois, pour revenir à la 2° grandeur. — On peut encore citer parmi les étoiles variables : ^ de Persée (Algol), qui reste de 2° grandeur pendant 2 jours 13 heures, puis descend à la 4° en 3 heures et demie ; reste 20 minutes de 4* grandeur, et revient à la 2° en 3 heures et demie On peut encore citer d'autres étoiles du type d'Alçol, X Taureau, période 4 jours; Ç Cancer, 9 jours; à Balance, 2 jours ; u Couronne, 3 jours ; u Céphée, 2 jours ; u Ophiuchus, 20 heures; R Grand Chien, 27 heures. La plus curieuse étoile variable du ciel est probablement ti Navire, qui en avril 1843 fut presque aussi brillante que Sirius. Sa période est longue, peut-être 70 ans. — Certains astronomes ont expliqué le phénomène des étoiles périodiques en admettant qu'autour d'elles circulent de nombreuses planètes qui périodiquement cacheraient une partie de leur disque et diminueraient leur éclat. On a supposé aussi que les étoiles périodiques sont des soleils en partie éteints et qui dans leur rotation sur eux-mêmes nous présentent alternativement leur face lumineuse et leur face en partie obscure.
Etoiles temporaires, étoiles qui ne brillent dans le ciel que pendant un temps, et qui disparaissent ensuite. La plus remarquable de ces étoiles est celle de 1572, qui fut observée par Tycho-Brahé. Elle apparut dans la constellation de Cassiopée, plus brillante que Sirius, le 11 novembre 1572, et disparut en mars 1574 après avoir passé successivement par toutes les grandeurs. Une autre, comme la précédente, presque aussi brillante que Vénus, fut observée
ETOILES
ETOURDEAU
par Kepler dans le Serpentaire en 1604, et ne parut que peu de temps. 11 faut encore citer celle qui apparut en 1760 dans la tête du Cygne, et celle qu'on observa en 1867 dans la Couronne boréale et qui ne fut visible que trois mois. En août-septembre 1885 il apparut dans la grande nébuleuse d'Andromède une étoile dont l'éclat s'éleva jusqu'à la 7" grandeur et diminua rapidement. La comparaison des catalogues modernes avec les anciens montre que beaucoup d'étoiles ont disparu du ciel, tandis que de nouvelles y ont pris place. — Il est probable que les étoiles temporaires ne sont que des étoiles périodiques à longue p.riode. L'étoile de 1572 parait s'être montrée antérieurement en 1264 et 945.
F.Ton.ES FILANTES, points brillants, d'un éclat comparable à celui des étoiles, qui apparaissent la nuit dans le ciel, y décrivent une trajectoire plus ou moins étendue, puis disparaissent, quelquefois en se subdivisant, ou en laissant par derrière une traînée lumineuse qui persiste quelques instants. Les étoiles filantes ne sont pas également nombreuses toutes les nuits : le nombre de leurs apparitions atteint un maximum, notamment le 10 août, le 13 novembre, le 2 janvier, le 20 avril, le 12 décembre, etc. Leur nombre n'est pas non plus le même tous les ans. Enfin les étoiles filantes n'apparaissent pas au liasard dans le ciel, mais semblent au conti-aire diverger en plus grand nombre d'un même point du ciel, variable pour chaque époque, et qu'on appelle leur radiant. — Pendant longtemps on n'a rien su de la cause de ces phénomènes. Auj. on sait, par les travaux de M. Schiaparelli, qu'il existe, dans l'espace, des milliards de corpuscules matériels, circulant comme les planètes autour nu Soleil, et formant ce qu'on appelle des essaims, c.-à-d. des espèces d'anneaux allonges, les uns continus, les autres mterrompus. Quand la terre vient à pénétrer au travers d'un essaim, un certain nombre des corpuscules qui le composent s'enflamment au contact de l'atmosphère par l'eiTet de la forte compression qu'exerce sur l'air la rapidité de leur mouvement : ce sont les étoiles filantes; d'autres, attirés plus puissamment par la terre à cause de leur densité plus forte, tombent à sa surface en faisant explosion : ce sont les bolides ou les aérolithes, dont l'origine se trouve ainsi rattachée à celle des étoiles filantes, mais qui en diffèrent complètement par leur trajectoire. Ce n'est d'ailleurs que par un effet de perspective que les étoiles filantes paraissent radier d'un même point : ce point est le point de fuite des droites parallèles parcourues par les astéroïdes. Le nombre des points radiants est assez considérable. Il y en a plus de 50 dont la position est bien déterminée. — Les essaims les mienx étudiés jusqu'ici sont ceux du 10 août et du 13 novembre. Le premier, dit des Perséides, à cause de la position de son point radiant, est rencontré tous les ans par la Terre : il forme un anneau fermé, dont la largeur est assez grande pour que la Terre mette plusieurs jours à le traverser. Le second, les Léonides, ne s'étend que sur une partie de l'orbite, qu'il décrit en 53 ans environ autour du Soleil ; aussi ne peut-il être observé que tous les 53 ans, plusieurs années de suite il est vrai, mais dans l'espace de quelques heures seulement, pendant lesquelles il y a dans le ciel une véritable pluie d'étoiles filantes. La première observation en a été faite en 1799 par Ilumboldt. Il a été observé une seconde fois de 1832 à 1838; il a reparu en 1866, et depuis on l'observe encore tous les ans, soit dans un pays, soit dans un autre. — En calculant l'orbite des étoiles filantes du 10 août, M. Schiaparelli a constaté qu'elle est presque identique à celle de la comète III de 1862, dont la période est d'environ 125 ans. Le même astronome a reconnu que l'orbite des étoiles filantes du 13 novembre est très voisine de celle de la comète de Tempel vue en 1866, et dont la période paraît être de 33 ans et 4 mois. Il semble résulter de ces faits que ces deux comètes font partie intégrante des essaims d étoiles filantes d'août et de novembre, qui n'en seraient que la partie la plus dense ou, comme on dit, le noyau. — De son côté. Le Verrier a démontré que l'essaim des étoiles filantes de novembre n'appartient au système solaire que depuis l'an 132 de notre ère, époque à laquelle son mouvement a été complètement modifié par l'attraction de la planète Uranus, de même qu'au siècle dernier, la comète de Lexell fut enlevée à notre système par la puissante attraction de Jupiter. On sait aussi que l'essaim des Lyrides, qui se montre du 19 au 20 avril, suit la même orbite que la comète I de 1861, et qu'un essaim traversé par la Terre
vers le 27 novembre, qui a donné des averses extraordinaires d'étoiles en 1872 et 1885, coïncide avec l'oriiite de la comète III 1852, dite comète de Biéla. — M. Couivier- Gravier qui, durant de longues années, s'est occupé de l'observation des étoiles filantes, a cherclié à établir une connexité entre le nombre de leurs apparitions et les variations du temps. Mais cette connexité est loin d'être prouvée. Cependant, quand les nuées d'astéroïdes se placent entre le Soleil et la Terre, elles peuvent partiellement intercepter les rayons solaires : c'est ce qui arrive notamment le 7 février et le 12 mai, dates qui correspondent à la conjonction des essaims d'août et de novembre. On a cherché à expliquer de la sorte le refroidissement qu'on observe chaque année au mois de mai.
En Botanique, on nomme : Etoile blanche, E. de Bethléem, E. jaune, trois espèces d'Ornithogale ; E. d'eau, le Callitricne et la Damasone; E. des bois, la Stellaire ; E. du berger, le Flûteau ; E. du matin, le Liseron. — Quelques auteurs nomment étoiles ou rosettes les fleurs mâles des Mousses. — En Zoologie, on appelle vulg. Etoiles de mer les Astéries ( Voy. ce mot).
ÉTOILE, décoration. On donne souvent ce nom à la décoration de la Légion d'honneur, à cause de ses rayons. On l'applique également à un ornement brodé sur l'épaulelte [ Voy. ce mot).
ÉTOILE, en Botanique, se dit de la disposition de plusieurs parties semblables d'une plante qui sont dans un même plan autour d'un centre commun, dont elles s'écartent en rayonnant. Les feuilles verticillées, quand elles sont petites et fort étalées, sont dites étoilées. Morison nommait fleurs étoilées celles que Tournefort a nommées radiées. Linné appelle Etoilées les Rubiacées, dont les feuilles sont disposées en rayons.
En Zoologie, Etoile se dit : de plusieurs oiseaux, notamment d'un Héron et d'un Gobe-Mouches; de plusieurs poissons appartenant aux genres Baliste, Esturgeon, Raie, etc. ; d'une espèce de Bombyx, etc.
ÉTOLE (du lat. stola), ornement ecclésiastique qui consiste en une large bande de laine ou de soie, brodée plus ou moins richement, que l'on passe derrière le cou et qui descend par [devant jusqu'à mi-jambe ; elle est ornée ne trois croix, une au milieu, et une à chacune des deux extrémités ou pâlies, qui sont plus larges que le reste de la bande. L'étole est l'ornement des évêques, des prêtres et des diacres. Les évêques laissent les deux bouts pendre naturellement par devant; les prêtres la croisent sur la poitrine pour dire la messe ; les diacres la portent en sautoir, de droite à gauche. Les prêtres prennent l'étole pour l'administration des sacrements et quand ils président aux processions et aux enterrements. On la porte également pour prêcher solennellement. Quand un prêtre lit l'Evangile pour une personne, il lui place le bout de l'étole sur la tête. Autrefois les prêtres portaient toujours l'étole, même en dehors des fonctions ecclésiastiques : auj. le pape seul a ce privilège.
ÉTOUFFEMENT, difficulté de respirer qui est le symptôme d'une foule de maladies et en particulier de l'asthme. Voy.