‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 61 sur 1729 · AMOUR · texte numérisé non relu

AMOUR

On (lé*iiniail autrefois les Ammonites sous le nom de coriu'S (i'Aiiimon. d'après les cornes de bélier qui ornaient le temple de Ju])iter-Ammon.

AMMONITIDÉS. Certains auteurs appliquent le nom d'Ammoiiilidés à lensemhle des formes réunies sous le nom d'Ammonites. Voy. AMIIOMTE.

AMMONIUM, nom donné à une combinaison h\7>othétique d'azote et d'hydrogfèiie [AzH*]. qui permet de rapproelier les sels ammoniacaux des sels de potassium avec lesfjuels ils sont isomorphes. Le chlorhvdrate d'ammoniaque, par exemple, s'obtient par la combinaison directe de l'acide chlorbydrique (llCl) et de l'ammoniaque (AzH* : la théorie de l'ammonium fait de ce produit un cblonue d'ammonium AzH*Cl. Le sulfate d'ammoniaque devient le sulfate d'ammonium SO* AzH*)* correspondant au sel de potassium S(>*K-. On n'a pas isolé l'ammonium. L'hypothèse de l'ammo.iium est due à Ampère.

AM MON lUR ES. composés résultant de la combinaison de l'anmioniaque avec les oxvdes de certains métaux, comme l'or, lardent, le mercure, le platine. Ces composés, dont la

f (réparation est fort dangereuse, détonent avec violence par a percussion, la chaleur ou le frottement.

AMMOPHILE, Ammopfiila, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères porte-aigTiillon. famille des Fouisseurs. L'.4. des sables et VA. des chemins de fer sont communs dans nos pays. Voy. sphégiens.

AMNÉSIE ,du gr. àa'/r.jia, oublij, perte de la mémoire. Elle est le plus souvent le symptôme de quelque maladie cérébrale. Elle olfre toutes sortes de variétés, et peut être partielle; on voit des personnes perdre la mémoire des dates, des noms propres, même des noms communs, tout en conservant, du reste, l'intégrité de leurs facultés. La perte de la mémoire est un des symptômes du ramollissi^ ment cérébral et de la paralysie générale des aliénés; elle porte alors plutôt sur les faits récents de la vie du malade que sur ceux de date ancienne.

AMNIOS (du gr. àuv.ov), membrane lisse, transparente, de nature séreuse, d'une grande ténuité, qui sert d'enveloppe au fœtus. Elle le recouvTC directement et est couverte elle-même par une autre membrane, nommée choriou.

AMNISTIE [du gr. àa'/r,!TTta. oubli', pardon qui efface complètement un fait punissable et les poursuites auxquelles il a pu donner lieu, et qui en anéantit fictivement l'existence; il diiVère de la grâce [Voy. ce mot en ce que celle-ci laisse subsister le fait et ne remet que la peine. Comme le droit de grâce, le droit d'amnistie appartient ord. au souverain. En France, il était exercé par les rois, qui cependant y ont plusieurs fois fait intervenir le pouvoir législatif. La C^Histitution de 1848 exigeait une loi spéciale. En France le droit d'amnistie appartient aujourd'hui au pouvoir législatif. Les plus célèbres amnisties sont : celle de Thrasybule. qui créa ce nom pour une loi qu'il rendit à Athènes après l'expulsion des trente tyrans; celle qui fut accordée par Charles IX en 1570 aux protestants, et qui n'en fut pas moins suivie de la Saint-Barthélémy 1 1572' ; celle par laquelle Charles II, rétabli sur le trône d'Angleterre en 1(560. pardonna aux juges de son père; celle de 1802. qui rouvrit la France aux émigrés; celle par laquelle Louis \V1II pardonna à quelques-uns de ceux qui avaient favorisé le retour de Napoléon 1816: et en exila un plus grand nombre. Louis-Philippe et Napoléon III en ont accordé à tous les condamnés politiques, l'un en 1837, l'autre en 1859 et 1869. La plus grande partie de ceux qui furent condamnés, après la Commune, en 1871. ont été amnistiés en 1879 parle gouvernement de la République.

AMODIATION \du b.-lat. amodium, partage au muid ou boisseau', bail à ferme d'une terre au moyen du partage des produits dans une proportion stipulée entre le propriétaire et le fermier, ou colon partiaire. On dit amodier une terre pour l'affermer en orain ou en aident (C. civ.. art. 1765 et suiv.'l.

AMŒBA. AMŒBOiOE. Voy. amibe, avicoïde.

AMOME du gr. àiiwiiov , Amomum, genre de la famille des Zingiliéracécs. renferme des herbes vivaces, aromatiques, originaires des pays chauds, à racines épaisses, à feuilles entières, lancéolées, engainantes, à fleurs en épi ou en petite grappe terminale : à fruit capsulaire s'ouvrant en trois valves. On emploie les graines de ces plantes comme épices et comme assaisonnements. Les espèces les plus connues sont le Cardamome et la Graine de Paradis qui fournit le poivre dit Malaguette ou Maniguette.

Voy. GINGEMBRE.

AMOMÉES [ii'amome . famille de plantes Monocotviédones. généralement divisée auj. en deux autres familles, les Zinqibéracées et les Cannacées. Voy. ces deux mots.

AMONT de à et mont, du côté de la montagne, ad montem. en latin), le côté d'où descend un fleuve, mie rivière; il est l'opposé A'aval. Aller en cmont, c'est aUer en remontant le cours de l'eau.

Dans la Marine, on appelle Venl d'amont le vent compris depuis le N.-E. jus<^u'au S.-E.. en passant par lE.

AMORCE, sorte de grosse capsule qui sert à faire détoner divers explosifs. — Pour les amies à feu, voy. cap-

SCLE ET ÉTOUPILLE. Pour la pêchc, voy. APPÂT.

AMOROSO, mot italien, employé en Musique pour dire <( avec une expression tendre ».'

AMORPHA du gr. àuLopsoç. informe', genre de la famille des Papilionacées, tritu des Lotéos. créé pour des arbrisseaux de la Caroline, à fleurs très irrégulières, la corolle manquant d'ailes et de carène, l'étendard persistant seul : d'où le nom du genre. On cultive dans nos jardins VA. frnticosa. ou Indigo bâtard, à feuilles d'un vert noir, à fleurs en long épi pourpre et violet ; et VA. Lewisii, à fleurs petites de couleur violet foncé.

AMORPHE du gr. àuiopso;''. épithète donnée aux minéraux dont la cristallisation est confuse, et. en général, à I toutes les substances, ou parties, dont la forme est mal I déterminée.

' AMORPHOZOAIRES du gr. Stiopço;, et twioirjv. petit animal . dernière division du Itègne animal dans la classification de De Blainville, renfermait les Eponges et les Téthyes. Voy. ces mots.

AMORTISSEMENT A' amortir'^ . extinction graduelle j d'une dette publique ou privée. Quand un gouvernement ! fait un emprunt, au lieu de remlwurser au Ixiut d'un cer- I tain nombre d'années le capital emprunté, il crée d'ordi- ' naire un fonds d'amortissement en vei'sant chaque année, en sus du tiayement des intérêts, une somme aéterminée qu'on appelle la dotation de l'emprunt. En désignant par A la somme empruntée, par a la dotation annuelle, par r le taux pour franc et par n le nombre d'années, on

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a : a = '■ . • On trouve des tables d'amortissement

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dans l'Annuaire du Bureau des longitudes. — A l'aide decette

même formule on trouve que quand la dotation annuelle

est de 1 centième du capital emprunté, ce capital est

amorti environ en 47. 41. 57 ans suivant que le taux de

l'intérêt est 3. 4 ou 5 pour 100.

La première idée de l'amortissement appartient aux états de Hollande, qui la mirent en pratique en 1655. Ites institutions analogues furent adoptées successivement par le pape Innocent VI et par l'Angleterre, sur la proposition de Robert VValpole. En France, Machault avait proposé dès 1749 le projet d'une Caisse d'amortissement : ce projet ne fut mis à exécution qu'en 1764. mais sans succès; réorganisée en 1784. cette institution fut abandonnée dès 1788; rétablie en 1799. elle fonctionna avec succès sous l'Empire; reconstituée par les lois de finances en 1816. elle fut maintenue avec diverses modifications par celles de 1825 et de 1853. La révolution de 1848 suspendit son action. Rétabli en 1859. suspendu en 1860, rétabli de nouveau par la Ici du 14 juin. 1866. il a été encore une fois suspendu par celle du 16 sept. 1871. Actuellement il n'est plus pratique par l'Etat français que nominalement. — L'amortissement est aussi pratiqué par les particuliers, surtout par les sociétés, qui mettent en réserve une partie de leurs bénéfices pour l'extinction de leurs dettes. Voy. ANxriTÉ.

On nommait autrefois, en France, Amortissement une permission que le roi accordait, moyennant finances, aux gens de mainmorte, églises et communautés religieuses, de posséder des fiefs et héritages à perpétuité, contrairement aux anciennes constitutions. Louis IX régla que. pour obtenir cette autorisation, l'intéressé payerait au roi un droit arbitrairement fixé par lui et aux seigneurs une indemnité.

En Phvsique. on appelle Amortissement le phénomène

3ui se produit dans un galvanomètre quand 1 aiguille se éplace au voisinage d'une masse de cuivre considérable. Il se produit dans celte masse, sous l'influence du mouvement de l'aiguille, des courants d'induction qui, suivant la loi générale de ces courants, s'opposent au mouvement et font que l'aiguille arrive presque immédiatement à sa nouvelle position d'équilibre.

AMOUR du lat. amor\. Considéré dans sa plus grandextension, Vamour est, comme Vaffection et le détir.

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