ÉTRIVIÈRE
EUCALYPTE
rage fait sur doux cordages à l'endroit où ils se croisent.
ÉTRIVIÈRE, courroie (|ui soutient l'étrier (Voy. ce mot).
ÉTRUSQUE (langue), un des idiomes de l'ancienne llalio,qui tut longtemps en usage dans la Toscane actuelle ot, avant l'invasion celte, dans toute la vallée du Pô ; on a même retrouvé des inscriptions étrusques à Cimiez, près de Nice; il ne disparut complètement qu'au i" siècle ap. .).-C. Les anciens n'avaient aucune notion précise sur l'ori-
f^ine du peuple étrusque et de sa langue, que Gicéron appeait une langtie barbare. La philologie moclerne a trouvé une affinité entre l'étrusque et l'illyrien (Micali), le celtique (Fréret), le slave (Ciampi), le latin (Lanzi), le grec (Mul- 1er), etc. Le petit nombre de monuments épigraphiques découverts à Vnici, à Coirc, à Tarquinies rendent dinicile la solution du problème. On a pu cependant déterminer la conformité de l'alphabet étrusque et de l'alphabet grec.
Les auteurs anciens ne nous donnent que de vagues renseignements sur la littérature étrusque, qui semble avoir eu un développement important, avant l'invasion de l'hellénisme en Italie. L'Etrurie avait des hymnes (les vers fescennins et saturnins sont d'origine étrusque), des livres sacrés, divinatoires, des rituels, des ouvrages scientiliques, historiques, des poèmes dramatiques ; c'est à l'Etruric que Rome emprunte son théâtre primitif et ses acteurs, auxquels elle conserva leurs noms étrusques : histrio, litdii, ludiones. — Consulter : Amaduzzi, Alphabetum veterum Etruscorum (1771) ; A. Maury, Nouvelles recherches sur la langue étrusque ; Noël des Vergers , ÏEtrurie et les Etrusques (18o4).
ÉTUDE (du lat. stuaium). Outre les travaux littéraires auxquels on applique le jeune âge [Voy. enseignement et pédagogie), le mot é<M</es exprime : en Peinture, les essais que font les peintres pour s'exercer, et les modèles destinés à l'enseignement du dessin [Voy. académie) ; — en Musique, des morceaux détachés et gradués qui ont pour objet de faciliter le mécanisme de la voix ou le jeu des instruments. Les études pour la voix s'appellent particulièrement vocalises.
On appelle encore étude le cabinet d'affaires d'un notaire, d'un avoué, d'un huissier, etc., où sont conservés les papiers et les minutes, ainsi que l'endroit où travaillent les clercs.
Censeur des études, Maître d'Etude. Voy. censeur
et MAÎTRE-RÉPÉTITEOn.
ÉTUDIANTS. Ce nom se donne particulièrement aux jeunes gens qui suivent les cours des Facultés ou des écoles d'enseignement supérieur.
Les étudiants d'Allemagne sont célèbres par leur turbulence et par les associations qu'ils ont formées. L'origine de ces sociétés est fort ancienne. Plusieurs fois interdites à cause des abus qui y régnaient et des luttes qu'elles se livraient entre elles' elles reparurent toujours sous différents noms. Dans chaque centre universitaire allemand existent aujourd'hui plusieurs associations d'étudiants, les unes aristocratiques, les autres démocratiques. On en trouve également en Suisse, Italie, Espagne, etc.
En France, des associations d'étudiants ont été formées depuis une dizaine d'années, en dehors de tout but politique et uniquement en vue de favoriser l'existence matérielle et le travail des étudiants. Aussi ont-elles rencontré de la part du public et de l'autorité un excellent accueil. L'Association générale des Etudiants de Paris a été, en 1890. reconnue d'utilité publique. Des sociétés similaires existent dans chaque centre universitaire provincial. Ces associations devront, pour conserver la faveur avec laquelle elles ont été partout accueillies, se garder de certains entraînements qui ont semblé récemment Içs attirer vers la politique ou vers des distractions extra-universitaires.
ETUI (de l'ital, astuccio, ou de l'allem. Stûche). Ceux qui les iabriquent sont les gainiers. On en fait en toutes sortei do matières : bois, carton, or, argent, ivoire, écaille, carton recouvert de paille ouvragée, de peau chagrinée, d étolVos de soie, de velours, etc. — On nomme spécialement étui de mathématiques un assortiment complet d'instruments dont les géomètres et les dessinateurs font usage pour tracer les lignes.
En Botanique, étui se dit de l'enveloppe externe des boui-geons. On nomme étui médullaire la couche ligneuse la plus interne dans les végétaux dicotvlédonés.
En Entomologie, étui est synonyme d'ely très. Voy. ce mot.
ÉTUVE (de l'allem. Stube), nom donné aux appareils dans lesquels se fait la dessiccation d'un corps humide. Dans les laboratoires on fait usage d'étuves à eau bouil-
I lante, â huile, à vapeur d'eau, de bains de sable, etc. On ! peut obtenir des tonipératuros invariables en les chaulf;int j au gaz et faisant usage de systèmes régulateurs. Dans l'inj dustrie on donne le nom d'étuves à de grandes pièces : chaullées à une température à peu près constante (fabrii ques d'indienne, de dextrine, moulage de la fonte, etc.). ! Des étuves à air chaud ou à vapeur sont auj. employée» pour la désinfection des objets ou vêtements souillés par des microbes pathogènes [Voy. désinfection et désinfectants). La ville de Paris possède des étuves municipales qui se rendent gratuitement à domicile pour y désmlecter les locaux, tentures, objets de literie, vêlements, etc., qui auraient été contaminés. — Dans une acception plus restreinte, une étuve est une chambre de nains que l'on chauffe par des bouches de chaleur ou dans laquelle on fait parvenir de la vapeur d'eau bouillante pour provoquer la transpiration. Les anciens faisaient un grand usage de ces étuves. tant sèches qu'humides [Voy. thermes). Elle» prirent faveur en France au xvi" siècle et furent à la mode jusqu'à la (in du xviii*. De nos jours, elles ont été remplacées par les bains de vapeur et les bains russes. Voy. bains.
ÉTYMOLOGIE (du gr. iTU[io>.oy£a), se dit à la fois et de l'origine d'un mot et de la science qui s'occupe de rechercher cette origine. La science étymologique prête plus que toute autre à l'hypothèse et au paradoxe, quand on substitue l'imagination à l'observation des faits ; elle doit s'appuyer principalement sur la phonétique, l'étude des langues mères, i'histoire des langues et l'observation des transformations successives qu'ont subies les mots. — Les recherches étymologiques sont très anciennes. Platon, Chrysippe, Aristote, chez les Grecs; Varron, César, et après eux Festus, Verrius Flaccus, etc., chez les Romains, s'en sont occupés ; mais tous étaient très peu sévères dans leurs explications. Jean de Garlande, au xi° siècle, Favorinus, Perotli, Valla, Périon, à la renaissance des lettres, continuèrent leurs recherches et souvent leurs erreurs, ainsi que Sylburg, Vossius, les Estienne, Guichard, Pasquier, Ménagé, etc. Au xviii' siècle, de Brosses, Court de Gébelin, Larcher, Raynouard, Roquefort, Nodier essayèrent de ramener les étuaes étymologiques dans une meilleure voie; mais la véritable étymologie scientifique n'a été fondée qu'au XIX" siècle par les travaux des grands linguistes allemands, J. Grimm, F. Bopp, et après eux par ceux de Pott, Diez, Benfey, Léo iMeyer, Schleicher, Curtius, Max MuUer, Littre, MM. Scherer, Osthotf, Brugmann, Schuchardt, G. Paris, Meycr, Bréal, 0. Riemann, L. Havet. — Les principaux ouvrages sur la matière sont : outre VEtymologicum magnmn graecum, qui n'est le plus souvent qu'un glossaire, V Etymologicum linguœ latinse, de G.-J. Vossius, Amst., 16b2; le Dictionnaire étymologique de la langue française, de Ménage, 1650. Les ouvrages plus récents sont : de Diez, Etymologisches Wôrterbuch der Romanischen Sprachen, 1853 (Paris, Hachette, 18551; de L. Meyer, Vergleichende Grammatik der Grieehiscken iind Lateinischen Sprache, Berlin, Weidmann, 1861-1865; de E. Renan, De l'Origine du langage, 3° éd. Paris, M. Lévy, 1862; de H. Schuchardt, Der Vokalisnms des Vulgârlateins, Leipzig, Teubner, 1866-68 ; de A.-Fr. Pott, Etymologische Forschungen aujf dem Gebiete der Indo-Germanischen Sprachen, iSbd-dï ; de A. Vanicek, Griechisch-Lateinisches etymologisches Wôrterbuch, Mil; de G. Curtius, Grundziige der Griechischen Etymologie, 3* éd. 1868; de M.M. Bréal et A. Bailly, Dictionnaire étymologique latin, Paris, Hachette, 1855; de K. Brugmann, Griechische Grammatik, 1890; de V. Henry, Précis de arammaire comparée du grec et du latin, Paris, Hacnette, 1890. Voir la collection Breitkopf und Hârtel qui contient les ouvrages de B. Delbriick, d'Ed. 'Sievers, de L. Meyer, etc. Consulter également : Revue de linguistique et de philologie comparée, Paris, Maisonneuve; Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes, Paris, Klincksieck ; Romania, recueil trimestriel consacré à l'étude des langues et des littératures romanes, publié par P. Meyer et G. Paris, Paris, Bouillon.
EUBAGES. Voy. druides au Dict. d'Hist. et de Géogr.
EUCALYPTE (du gr. eu, bien, et xaXÛTixa), couvrir; de la forme du calice). Eucalyptus, genre de la famille des Myrlacées, tribu des Leptospermées, renferme des arbres originaires de l'Australie, à bois dur, résineux; à feuilles alternes, entières, coriaces, parsemées de points translu-
ELCHAIRITE
ELLOPHE
cides: à fleurs jaunes, en corymhe ou axillaires. Ces arities, aussi remarquables par ia rapidité de leur croissance que par leur taille élevée (quelques-uns atteignent de 40 à âO°î, réussissent bien en Algérie. L'£. poivré [E. piperila) fournit une huile essentielle analogue à celle ae la menthe et qui peut la remplacer. La gommerésine rouge de VE. résineux \E. resinifera) cl le bois dur, rouge et pesant de !'£. gigantesque [E. robusta) s'emploient dans la teinture, l'ébénisterie, les constructions. On cultive pour l'ornement VE. bleu [E. globulus) de Tasmanie, à feuilles dun vert bleuâtre. L acclimatation de î'Eucalyple au Cap de Bonne-Espérance, en Algérie, aux Antilles, etc., ne cesse de faire des progrès. Il réussit surtout dans les endroits marécageux, qu il transforme rapidement en splendides forêts, en même temps qu'il débarrasse la contrée des miasmes paludéens; on essaie de l'employer au Tonkin. L'huile essentielle qu'on en extrait a des qualités astringentes et antiputrides qu'on peut utiliser contre l'asthme et la bronchite chronique, et elle renferme un principe amer qui en fait un excellent succédané de ia quinine. \ oy. mas.ne et mélitose.
EUCHAIRITE, variété argentifère de lierzélianite [Voy. ce mot .
EUCHARIS, 181* petite planète, trouvée le 2 fév. 1878 par Cottenot. à .Marseille. I oy. planètes.
EUCHARISTIE (du gr. eo/apiTiîa, action de grâces), ilite aussi St Sacrement ou Communion, sacrement par lequel on reçoit réellement et substantiellement le corps, lu sang, l'âme et la divinité de N.-S. Jésus-Christ, sous les espèces ou apparences du pain et du vin, et dont les effets sont de remettre les péchés véniels, de donner la grâce et des droits à la vie éternelle [Voy. traxsscbstastiatiox). La matière de l'eucharistie est le pain de blé ou de froment et le vin de la vigne. On peut employer indistinctement du pain azvme ou sans levain et du pain fermenté, mais on se sert ordinairement du premier clans l'Eglise romaine ; les Grecs, au contraire, se servent de pain levé. On ne peut consacrer que du pain cuit au feu et pétri avec de l'eau naturelle. Le vin peut être indilTéremment blanc ou rouge. Les ministres de la consécration et de la distribution de l'eucharistie sont les prêtres et les évèques Voy. commcsiox et viatique) ; les diacres peuvent aussi distribuer la communion. — Jésus-Christ a institué lui-même ce sacrement ia veille de sa Passion, pendant la Sainte Cène (Matth., ch. 20, t. 26; Marc, ch. 14, t. 22; Luc, ch. 22. *. 19).
EUCHROÏTE, arséniate de cuivre [4CuO.As*05.7H20]. en cristaux orthorhombiques d'un vert émeraude deCornouaiUes.
EUCLASE ^du gr. ej, bien, et xXiji;, action de briser), silicate hydraté d'aluminium et de glucinium [2G10..\1*0^. 2SiO* + H*0]. Minéral d'un blanc bleuâtre ou verdâtre, transparent, cristallisant en prismes clinorhombiques. Il est très fragile, assez dur pour rayer le quartz, difficilement fusible au chalumeau eu un émail blanc. On le trouve au Brésil et dans l'Oural, avec la topaze.
EUCOLITE, minéral très voisin de l'Eudialyte [Voy. ce mot), contenant du cérium ; de Brevig ^Norvège).
EUCOLOGE (dugr. tiyo'Koy'.O'/), rituel de l'Eglise grecque, renferme tout ce qui a rapport aux cérémonies du culte. Il règle les offices, les sacrements, les consécrations, les oraisons, les funérailles, la forme des ornements d'église, etc. Ce rituel a été imprimé par le dominicain J.Goar (grec-latin. Paris, 1647). — Dans l'Eglise latine, on nomme Eucoloqe un livre de prières contenant l'office des fêtes et des dimanches. En ce sens, il est svnonyme de paroissien Voy. ce mot;. Le premier eucologe de ce genre fut imprimé par ordre du cardinal de Noailles, archevêque de Paris. M. F. Clément a donné en 1854 un Eucologe en musique, dans lequel on trouve les plains-chants notés.
EUCOMIS ;du gr. sùxojio;. qui a de beaux cheveux), genre (L la famille des Liliacées, tribu des II vacinf binées, renferme des plantes herbacées, bulbeuses, à feuilles radicales d'où sort une hampe couronnée d'une touffe de feuilles. On cultive dans nos jardins VE. couronné [E. regia) ou liasilce et VE. pondue, tous deux originaires du Cap.
EUCRATE, 24/' petite planète, trouvée le 14 mars 1885 par H. Luther, h Diisseldorf. Voy. plaxètes.
EUDIALYTE (dugr. £jSii)kUTOî, facile à diviser), minér;d d'un violet rougeàtre, qui cristallise dans le système iliomboédrique. mais se présente ordinairement en lamelles faciles à séparer. C'est un silico-zirconatc de soude et de chaux j Na-Caj0.2(SiZr)0*J. Elle se trouve dans des gneiss au Grœnland.
EUDIOMËTRE (dugr. eCiSta, air pur, et |i£Tpov, mesure], instrument imaginé par Yolta, dont on se sert pour l'analv^e des gaz, et surtout pour celle de l'air atmosphérique. Les eudiomètres se composent en général d'un tube de verre fort épais, dont une extrémité est ouverte et l'autre fermée. L'extrémité ouverte sert à l'introduction et à la sortie du mélange gazeux, et demeure constamment plongée soit dans l'eau, soit dans le mercure, sur lequel on fait l'expérience ; l'autre extrémité est travei-sée par deux tiges métalliques, laiton, acier ou platine, placées intérieurement à une certaine distance l'une de l'autre, et communiquant au dehors. Ces tiges sont destinées à faire passer dans l'intérieur du tube l'étincelle électrique destinée à opérer la combinaison des gaz mélangés. — Lorsqu'on veut analyser l'air par l'eudioraètre, on Iv mélange avec une quantité déterminée d'hydrogène, et l'on fait détoner ce mélange par l'étincelle électrique : le tiers du volume de gaz qui disparaît en formant de l'eau représente l'oxygène contenu dans l'air. Lorsqu'il s'agit de gaz combustibles, p. ex. de carbures d'hydrogène, on mélange ceux-ci avec une quantité déterminée d'oxygène, et l'on fait détoner ce mélange. — A VE. à eau de Gay-Lussac on substitue aujourd'hui les E. à mercure : E. de Mitscherlich, E. de Ucgnault, E. de Schlœsing.
EUDISTES. congrégation de prêtres séculiers. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
EUDNOPHYTE, minéral du groupe des Zéolilhes, voisin de V Analcime ; se trouve en Norvège.
EUDORE, 217' petite planète, trouvée le 50 août 1880 par Coggia. à Marseille. Voy. planètes.
EUDYPTES, un des noms scientifiques du gokfou.
EUFRAISE, plante. Voy. ecpuraise.
EUGÉNIE, Eugenia, genre de la famille des Myrtacces, tribu des Myrtées, est composé d'arbres et d'arbrisseaux à feuilles opposées, entières; à fleurs axillaires, blanches; à baies noires ou rouges. On cultive dans les serres : VE. Michelii ou Cerisier de Cayenne, à baies écarlates de la grosseur dune cerise ; VE. brasiliensis ; VE. pimenta ou Piment de la Jamaïque; la Jambose [E. jamOos] ou Pomme de rose, dont le fruit, en petite pomme jaunâtre, répand dans la bouche une saveur de rose ; VE. malaccensis, dont le fruit, de la grosseur d'une poire, a la même saveur; enfin, VE. uniflora et VE. australia, dont les fruits rouges sont mangeables.
EUGÉNIE, 45° petite planète, trouvée le 27 juin 1857 par Goldsclimidt, à Paris. Voy. planètes.
EUGÉNOL ou ACIDE eugéxiOue, essence de girofle oxygénée. Cet acide existe dans l'essence de girofle et le piment de la Jamaïque [Voy. eugésie). On leii retire en le combinant à la potasse, qui donne de l'eugénate de potasse, d où on peut déplacer l'acide eugénique par un acide minéral. C'est un liquide incolore qui domic des sels dont quelques-uns sont cristallisables.
EULABES, nom laf. scientifique du genre mainate.
EULÉRIEN. L'intégrale eulénenne de seconde espèce est
une fonction de/) définie par l'équation \[p) =J ^f-^e-^dx;
Euler, Gauss et M. YVeierstrass en ont développé les principales propriétés.
EULIME. Eulima, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pectinibranches, famille des Pyramidellidées : coquille allongée et polie, quelquefois infléchie : bouche ai^ rondie et entière en avant, acuminée en arrière ; columelle souple, labre tranchant. Les Eulimes habitent actuellement les profondeurs de la mer ; elles se rencontrent à l'étal fossile depuis l'étage carbonifère.
EULOGIE (du gr. sùXoYt'a), nom donné d'abord à V Eucharistie {Voy. ce mot), puis, par extension, aux choses bénites, que l'on distribuait aux communiants, comme supplément de l'eucharistie, et qu'on envoyait aux absents en signe de communion. On a encore donné le nom d'eulogies aux repas bénits par les évèques cl les prêtres. L'usage du paui bénit dérive de l'ancien usage des eulogies.
EULOPHE (du gr. eOXoço;, à la belle aigrette), Eulophits, bel oiseau de l'ordre des Gallinacés, originaire de l'Inde, à tarses grêles, à plumage brillant; sa tête est ornée d'une huppe très touffue.
EULOPHE. genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères térébrants, lamillc des Chalcidiens. Ce sont de petits insectes à corps mince, assez longs, dont les larves vivent dans le corps des chenilles des Phalcnites et des Tinéites.
EULYTINE
EUPHOT[DE
L'espèce type, \'E. ramicorné, est d'un vert brillant, avec des antennes fauves
EULYTINE (de eilXuTOî, facile à fondre), silicate de bismulli [2Bi*0',5SiO*], en petits tétraèdres jaunes, résultant de niacles complexes de cristaux rliomboédriques.
EUMÈNE (du gr. E'J[xeWjî, doux), Eumenes, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères porte-aiguillon, famille des Diploptères, tribu des Guèpiaires : corps très allongé, tète triangulaire, garnie de mandibules allongées; tronc globiforme. L'E. étranglée, longue de 0 m. 012, noire, avec des taclies jaunes, est commune en France. Elle fait son nid sur les graminées et les bruyères.
EU M EN IDES, déesses des anc. Grecs. Voy. le Dicl. d'Hist. et de Géogr.
EUMÉRODES, famille de Reptiles, de l'ordre des Sauriens, établie par Duméril, répond aux trois familles des Lacertiens, des Igtianiens et des Geckotiens de Cuvier. EUMOLPE (du gr. eùfioXitOî, harmonieux), Eumolfms, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléo{)tères tétramères, lamille des Cycliques, tribu des Chrysomélines : tête verticale, enfoncée dans le corselet; antennes de 12 articles; corselet court, globuleux, étroit. Ce sont des insectes ornés de brillantes couleurs et souvent parés de reflets dorés. L'E. de la vigne, dit vulg. Bêche-Lisette, Piquebroc, Ecrivain, etc., est noir, avec les élytres fauve-brun; il vit sur la vigne à l'état de larve et d'insecte parfait, attac^ue les bourgeons, les feuilles, le pédicule de la grappe et même la racine : on peut le détruire avec le tourteau de moutarde. L'E. obscur [Colaspis atra) s'attaque à la luzerne.
EUNICE (nom mythol.), Etinice, genre d'Annélides errantes, de l'ordre des Cnétopodes dorsibranches, famille des Néréididées : trompe armée de 7 à 9 mâchoires solides, et garnie en dessous d'une espèce de lèvre ; corps linéaire, presque cylindrique ; anneaux courts, très nombreux (parfois 400). La couleur des Eunices est rose, grise, verdàtre, etc. L'Ê. sanguinea, qui habite nos côtes, est le type du genre.
EUNICE, 185" petite planète, trouvée le 1" mars 1878 par C. H. F. Peters, à Clinton (Etats-Unis). Voij. planètes. EUNICÉE, Eunicea, nom donné par Lamouroux à des Polypes coralliaires, voisins des Gorgones et des Alcyons et parini lesquels il comprenait les Antipathes. Voy. ce mot. EUNOMIE, 15° petite planète, trouvée le 29 juillet 1851 par de Gasparis, à Naples. Voy. planètes.
EUNUQUE (du gr. eùvoOxoî)- Ce mot qui, dans l'origine, désignait chez les souverains de l'Orient tout homme employé à la garde de la chambre du prince, fut ensuite spécialement appliqué aux individus que l'on mutilait pour les affecter au service des harems [Voy. harem) : il a été étendu par la suite à tout individu ayant subi la même mutilation. Chez les anciens, les prêtres de Cybèle appelés Galles, se faisaient volontairement eunuques. Le Christianisme lui-même a offert l'exemple de pareilles aberrations, notamment parmi les Origénistes. Aujourd'hui, en France, la castration [Voy. castrat) est considérée comme un crime (C. pén., art. 316). — On a remarqué de tout temps chez les eunuques tous les caractères de la faiblesse : souplesse, lâcheté, ruse, mensonge, et ils ont toujours été tenus dans un état d'infériorité : à Rome, ils ne pouvaient servir de témoins; l'Eglise les repousse du ministère des autels. Néanmoins, plusieurs d'entre eux, grâce à leurs fonctions intimes et souvent à l'aide de moyens honteux, acquirent un grand ascendant sur leurs maîtres et ne s'en servirent que pour le mal, tels furent : en Perse, Bagoas; en Egypte, Photin; à Rome, Narcisse, Pallas, Sporus; à Constantinople, Eutrope, etc. Quelques-uns, au contraire, se distinguèrent par leur génie ou leurs vertus : tels furent le philosophe Favorinus, Narsès, le vainqueur des Ostrogots, Aly, grand vizir de Soliman, etc.
EUOSIVIITE, sorte de résine fossile qui répand en brûlant une odeur agréable, d'où son nom ; se trouve en Bavière. EUPATOIRE (du gr. EÙTcaxôpiov), Eupatorium, genre de la famille des Composées, type de la tribu des Ëupatoriées, renferme des arbustes ou des arbrisseaux , quelquefois des herbes à feuilles opposées. On connaît : VE. ayapana, à laquelle les créoles attribuaient la puissance de guérir toutes les maladies [Voy. ayapana); \'E. d'Avicenne ou Chanvrin [E. cannabinum], qui pousse en Europe le long des fossés, des routes et des bois : tige herbacée, cylindrique, rougeâtre, haute de 0 m. 75 à î m. et couverte de poilscourts ; feuilles sessiles, fleurs en corymbe, de couleur violette pâle; cette espèce a des propriétés
émétiques, toniques et purgatives ; VE. pourpré, de l'Amérique du Nord : c'est une plante d'ornement ; VE. tinctoriale, qui fournit une sorte d'indigo; VE. célesttne ou Conocline [Voy. célestine), etc.
Eui'AToïKE (aigremoine), Rosacéc. Voy- aigremoine. EUPHÉMISME (du gr. £ÛœTi|jLi(T(x6î), ligure de style par laquelle on substitue à l'expression d'idées dures, tristes ou déshonnêles, des expressions plus douces ou plus décentes, et qui laissent deviner les premières. Ainsi l'on dit : Avoir vécu, Kélre plus jeune, pour Etre mort. Etre vieux. C'est par euphémisme qu'on dit Euménides (déesses bienfaisantes ou bienveillantes) pour Furies. Les anciens, dont la superstition redoutait les paroles de mauvais augure, ont fait un grand usage de l'euphémisme.
EUPHONE (dugr. sûcpwvoî, qui a une belle voix), instrument de Musique, dans le genre de l'harmonica, inventé en 1790 par Chladni, et modifié par lui en 1822, consiste en une caisse carrée contenant 42 petits cylindres de verre qu'on frotte avec les doigts mouillés et dont la vibration se communique à des tiges métalliques situées à l'intérieur. EUPHONIE (du gr. sùsiwvia), se dit, en Grammaire, de l'heureux choix des sons, de l'harmonieuse succession des voyelles et des consonnes. C'est par euphonie qu'on intercale certaines lettres entre les mots, afin d'éviter l'hiatus : viendra-t-il, vas-y pour va-y; qu'on prononce entre qtiatre-z-yeux, etc. L'euphonie va jusqu'à modifier les règles d'accord : mon épée, pour 7na épée.
EUPHORBE (du gr. eù'fépêiov), Euphorbia, genre type de la famille des Euphorbiacées, renferme environ 300 espèces, dont une centame sont indigènes. Ce sont des plantes herbacées, à fleurs en panicules ou en ombelles, groupées par 12 ou 15 fleurs mâles, avec une seule fleur femelle, chins un involucre commun, régulier et campanule. Les espèces particulières à l'Afrique et à l'Arabie ont le port des cactiers : quelques-unes sont cultivées parmi les plantes grasses à cause de leurs formes bizarres ; telles sont : VE. tête de Méduse, VE. melon et VE. des Canaries. Toutes les euphorbes contiennent un suc laiteux, acre, caustique, corrosif, qui se condense en petits morceaux friables, d'un iaune pâle, demi-transparents; c'est la gomme-résine d'euphorbe, employée en médecine, surtout par les vétérinaires, à cause de son énergie. Le suc des espèces équatoriales est le plus souvent vénéneux ; celui des espèces d'Europe est moins énergique, et s'emploie comme émétique et purgatif. On se servait beaucoup autrefois de la gomme extraite de VEuphorbe des anciens [E. anliquorum) : c'est un violent drastiaue et un sternutatoire énergique. L'£. officinale [E. officinarum) a les mêmes propriétés. Les médecins de campagne font encore usage, comme purgatif, de VE. grande épurge ou Eside (E. lathyris) et de VE. petite épurge; mais leur emploi est dangereux. L'E. hetioscopia, vulg. Réveille-malin, donne un suc irritant qui peut causer de violentes ophtalmies. L'E. characias, à tiges nombreuses et velues, à feuilles linéaires et coriaces, s'emploie quelquefois pour clôtures, dans le midi. Voy. tithymale.
EUPHORBIACÉES, famille de plantes Dicotylédones dialypétales à ovaire supère, comprend un grand nombre de genres, composés d'herbes, d'arbustes ou d'arbrisseaux à feuilles alternes, à feuilles axillaires ou terminales, très variées dans leur disposition : calice monoscpale, à plusieurs divisions profondes ; tantôt un assez grand nombre d'étamines, quelquefois une seule, constituent la fleur mâle ; la fleur femelle se compose d'un ovaire à plusieurs loges. Le fruit est une capsule à plusieurs coques s'ouvrant par une suture longitudinale ; à leur maturité, ces coaues se séparent élastiquement les unes des autres. — Cette famille se subdivise en 6 tribus : Euphorbiées, StilUngiées, Acalyphées, Crotonées, Phyllanlhées, Buxées, et a pour principaux genres, avec VEuphorbe, la Mercuriale, le Buis, le Croton, le Mancenillier, le Manioc, le Médicinier, etc. EUPHORIA. arbre de Chine. Voy. néphélium. EUPHOTIDE (du gr. eu, bien, et 'f wî, cçwtôî, lumière), ou GABBR0, roche éruptive basique, à structure granitoïde, composée normalement de feldspath triclinique (oligoclase, labrador ou anorthite) et de diallage, auxquels viennent souvent s'ajouter des pyroxènes rhombiques et de l'olivine. C'est une roche à gros" grains, présentant souvent des produits d'altération, tels que la chlorite, la serpentine, l'epidote, le talc. Elle est très développée dans les Alpes occidentales et en Coi-sc et est souvent exploitée comme pierre d'ornement.
EUPHRAISE
EVAPORATION
EUPHRAISE (du gr. cJspxïîa, joie", Euphrasia, genre de la l'amille des Scrofu^arinées, tribu des Rhinanthées. renferme des plantes herbacées, souvent annuelles, à liges rameuses, couvertes de feuilles larges et dentées, ou linéaires et entières ; à fleurs blanches, légèrement roses, ou d'un jaune intense, le plus souvent disposées en épis terminaux. LE. officinale était employée autrefois pour les maladies d'yeux sous le nom de Cas»e-ltmetles; elle entre encore auj. dans quelques collyres.
EUPHROSYNE. 31' petite "planète, trouvée le i" septembre 18oi par Ferguson, à Washington. Voy. planètes.
EUPHUISME, nom donné au xvi' siècle au si vie précieux qui était à la mode en Angleterre à la cour d'Elisabeth. Un roman de J. Lilly, intitulé Eupkiiès ou l'Homme bien né (1578 , lit imaginer ce nom.
EUPLŒA, genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères diunips. Voy. danaïde.
EUPLOCOMUS, oiseau. Voy. houppifère.
EUPODES (lu gr. £y, bien, et -oj;, -o5ô;, pied), famille (riiiscctes, de l'ordre des Coléoptères tétramères, remarquables par le développement de leurs pattes : corps oblong; corselet étroit: tête rentrée: antennes insérées au-devant des yeux. Les larves vivent aux dépens des végétaux, et surtout des liliacées. — Cette famille forme deux tribus, les Sagrides et les Criocérides.
EUPROSOPE ilu gr. su, bien, et -pôiwrov, visage), Euprosopus, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères peiitamères, famille des Cicindélètes. Voy. cicixdèle.
EURITE. Voy. PÉTROsILEX.
EUROPA, 2" satellite de Jupiter. Fait sa révolution autour de Jupiter en 5 j. 13 h. 18 m. S'écarte de Jupiter au S lus de 5' 05" à l'opposition de la planète. Sa masse est les ,000 025 de celle de Jupiter; son diamètre apparent vu de la Terre, 0'',9. Son éclat est celui d'une étoile de 7' grandeur. Voy. satellite.
ECROPA, 52° petite planète, trouvée le 4 février 1858 par Goldschmidt, à Paris. Voy. planètes.
EURYALE. Euryale, genre d'Echinodermes de la classe des Astéroïdées : corps à cinq branches, se subdivisant à l'inlini jusqu'à former autour du corps de l'animal une sorte de chevelure déliée et serpentiforme qui lui a valu le nom vulgaire de Tête de Méduse. On trouve des Euryales dans toutes les mers.
EiRTALE, genre de la famille des Nymphéacées, renferme de grandes plantes aquatiques, armées d'aiguillons, à feuilles orinculaires nageantes, à fleurs d'un bleu pourpre. Le rhizome de lE. féroce de Chine et du >'épaul est comestible.
EURYCLÉE. 195» petite planète, trouvée le 19 ami 1879 par Palisa, à Pola. Voy. planètes.
EURYDICE. 75« petite planète, trouvée le 22 sept. 1862 par C. H. F. Peters, à Hamilton Collège, à Clinton (Etatsl'nis). Voy. planètes.
EURYLAIME (du gr. sùpûî, large, et )La:aô;, gorgei, Eurylaimus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux dentirostres, comprend plusieurs espèces particulières aux îles de la Sonde, toutes remarquables par un hausse-col plus ou moins large : bec plus court que la tète, robuste, déprimé, élargi à sa base, à bords tranchants en dedans; pieds forts, doigts comprimés: ailes plus courtes que la queue ; plumage éclatant, varié de noir, de blanc, de jaune et de rouge pourpré. Ces oiseaux sont insectivores; ils se tiennent dans les marécages ou sur les bords des lacs et des rivières, et recherchent les lieux solitaires. Le t\-pe du genre est l'E. de Horsefield [E. javanius), qui" vit à Sumntra et à Java.
EURYNOME (nom mytboL), Eurynonie, genre de Crustacés, de l'ordre des Décapodes brachyures : test rhomboldal, rugueux; bras longs, armés deserres terminées par des crochets courbés; abdomen de 7 articles, ovale chez les femelles, allongé et resserré au milieu chez les mâles. Ces crustacés se trouvent sur les côtes de la Manche.
EiiiYxoME, 79* petite planète, trouvée le 14 sept. 1863 par \Valson, à Ann-Arbor Etats-Unis). Voy. planètes
EURYPYGA, oiseau Echassier. Voy. caurale.
EUSTACHE du nom de l'inventeur), sorte de couteau grossier, dont le manche est de lx)is et dont la lame n'est pas assujettie j)ar un ressort. Le manche se fait à St-Claudc dans le Jura, la lame est fabriquée à Rives en Dauphiné, et le montage s'exécute à St-Etienne.
EUTERPE. genre de la famille des Palmiers, tribu des Arécinées. Voy. arec.
ECTERPE, 27' petite planète, trouvée le 8 nov. 1853parHind
à l'observatoire de M. Bishop, à Londres. Voy. planètes.
EUXÉNITE, minéral amorpne qu'on trouve en Norvège :
c'est un niobo-titanate d'yttrium, de cérium, d'uranium,
de magnésie et de chaux."
ÉVA, 164' petite planète, trouvée le 12 juillet 1876 par Paul Henry, à Paris. Voy. planètes.
ÉVACUATION (du lai. evacuatio], sortie des matières eicrémentitielles, sécrétées ou exhalées par un organe quelconque, ouvert naturellement ou par l'art. De là les k. spontanées (sueurs, urines, etc.] et les E. artificielles (saignées, purgations, etc.), déterminées par Imstnunent tranchant ou par l'action des médicaments évacuants, tels que vomitifs, purgatifs, swlorifiques, diurétiques, expectorants. Voy. ces mots.
ÉVANGILE (du gr. EjavvéA'.ov, bonne nouvelle . L'Eglise ne reconnaît que quatre Evangiles authentiques : I" VE. de St Matthieu, écrit, vers l'an 41, en hébreu ou svrochaldéen : nous n'en avons que la traduction grecque, un texte hébreu fait sur cette traduction, et une version latine; 2° l'É. de St Marc, rédigé pour les Romains, et qui fut écrit d'abord en grec ; 3° l'E. de St , Luc. écrit en grec; 4» l'É. de St Jean, écrit en grec à Éphèsc vers 96 pour les Chrétiens d'Asie Mineure. Les trois premiers É. sont appelés synoptiques, parce qu'ils racontent les mêmes laits, à peu près sur le même plan. Le quatrième, 1'^. de St Jean, s'attache surtout aux dogmes qui concernent le Christ. — On appelle Évangéliaire le livre qui contient les évangiles lus ou chantés à chaque messe. La rédaction de ce recueil est attribuée à St Jérôme.
On connaît xm grand nombre d'évangiles apocrvphes : l'É. selon les Hébreux, l'E. selon les Nazaréens, ft. des Douze Apôtres, l'E. de St Pierre : c'est l'évangile de St Matthieu, corrompu par les Hébreux hérétiques: l'É. selon les Egyptiens, composé par les Chrétiens d'Egypte avant que St Luc eût écrit le sien; l'E. de la naissance de la Ste Vierge, attribué à St Jacques le Mineur, en f;rec et en latin ; l'E. de l'enfance du Sauveur ou de St Thomas, en arabe; celui de Nicodème; les É. de St André, j de St Barthélemi. d'Apellès, de Basilide, de Cérinthe, I des Ebionites, celui des Enaatites, ou de Tntien. ou I des Syriens, le même que celui des Hébreux; l'É. d'Eve; celui des Gnostiques. l'É. de Marcion ou de St Paul, I qui n'est autre que celui de St Luc altéré ; les Grandes et les Petites hiterrogations de Marie; le Livre de la , naissance du Sauveur; l'É. de St Jean ou le Livre du I trépas de la Ste Vierge : celui de St Mathias ; celui de la : perfection ; celui des Simoniens ; l'E. de Thadée ou deSt \Juae; l'É. de Valent in ou de la vérité; l'E. de vie ou I du Dieu vivant; celui de St Philippe, de St Barnabe; I celui de St Jacques le Majeur ; celui de Judas Iscariote ; les E. de Lucius, Seleucus, Lucianus, Hesychiu». etc. Le prêtre dit à la messe l'évangile du jour, après le graduel et l'épître, et avant le Credo : aux messes solennelles, l'évangile est chanté par le diacre. A la fin de la messe, on Ut le plus souvent l'évangile de St Jean -.In
{trincipio erat verbum. Pendant la lecture de l'évangile, es fidfëles se tiennent debout. Le côté gauche de l'autel, celui où se lit l'évangile, s'appelle côté de l'évangile.
ÉVANIALES (du gr. eùâvio;, doux), tribu d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères térébrants. famille des Pupivores : antennes sétacées de 13 à 14 articles, tète inclinée, abdomen pédicule ; pattes postérieures longues, avec tibias renflés. — Le tvpe de la tribu est le genre Evanie, dont l'abdomen oblitéré paraît tellement distinct du corps, que l'on pourrait croire d'abord que l'on tient entre les mains un insecte mutilé; l'E. appendigaster, qui est noire, se trouve dans le Midi. Autres genres : Faene, Aulaque, Pélécinc, etc.
ÉVANOUISSEMENT, perte de connaissance. Cet état, suivant ses diversdegrés, est désigné par les médecins sous les noms de défaillance, de syncope et de lipothymie. Voy. ces deux derniers mots.
ÉVAPORATEUR, appareil formé de deux cylindres parallèles, sur lesquels sont tendues des cordes, le cylindre inférieur étant immergé dans la solution qu'on veut concentrer. Quand on fait tourner l'autre cylindre, les cordes sont entraînées et em|K)rtent une certaine quantité de liquide, qui s'évapore rapidement. Cet appareil est dû à M. Tiselli.
EVAPORATION, phénomène phvsique par lequel un liquide. ex|>osé à l'air ou placé dans le vide. pas>e à l'état de vapeur. L'evaixjration est d'autant plus rapide que la tein-