EXPOSITION
expiatoires, l'eau et le feu jouaient un grand rôle dans les expiations. Voij. ablctiox, eai: lustrale, mystères, pcrifisatiox. tacrobole, etc.
Dans la religion chrétienne, les cérémonies instituées pour purifier les hommes de leurs péchés, telles que les œuvres de pénitence, les sacrements, etc., sont des expiations satisfactoires de ces péchés.
EXPILATION d'hérédité (du lat. expilatio]. C'était, dans lanc. Jiu-isprudence. l'aètion de celui qui s'était emparé des biens d'une succession avant qu'il y eût un héritier déclaré. La peine de ce délit était ordinairement pécimiaire. quelquefois afflictive. Il y avait parfois peine die mort quand la soustraction des effets d'une succession avait été faite par des domestiques.
EX PIRATEURS (mcscles], muscles qui par leur contraction contribuent à resserrer les parois de la poitrine pour chasser l'air renfermé dans les poumons et produire Vexpi rat ion.
EXPIRATION (du lat. expiratio\ You. respiration.
EXPLÉTIF (du lat. explelivus), se mt. en Grammaire, des mots qui donnent quelquefois plus de force et d'énergie à l'expression, mais qui. n'entrant point rigoureusement dans la construction de la phrase, pourraient être supprimés sans que la phrase cessât pour cela d'être claire et correcte : vous est explétif dans ce vers de La Fontaine :
On vous féchine, on vous l'assomme; le moi est explétif dans ce vers de Boilcau :
Prends-moi le bon parti : laisse-là tous ces livres.
EXPLOIT (du lat. explicitum'. En Droit, c'est un acte de pi-océdure fait pour arriver à une condanmation et par suite à une exécution. Tout exploit doit être rédigé sur papier timbré, enregistré et signifié par un huissier. On distingue les E. judiciaires, (jui supposent un procès et constituent les formalités exigées par la loi pour les mener à fin. tels que citations, ajournements, etc. ; et les E. extrajudiciaires, mesures de conservation, de garantie de droits qui peuvent être encore ou n'être plus en contestation, tels que sommations, oppositions, commandements, saisies, etc. [Voy. ces mots) (C. de proc., art. 61-68].
EXPLOITATION agricole ou rurale. Voy. ferme, fermage. CrLTTRE. ASSOLEMENT, etC.
Exploitation des bois. Voy. sti.viccltcre.
EXPLOSEURS. L'emploi de la djuamite, des poudres brisantes et autres sufetances explosibles, telles que les fulminates, celui du phosphure de calcium, du potassium, etc.. dans la fabrication des torpilles et des engins de guerre, dans le travail des mines, etc., ont fait imaginer divci-s appareils ingénieux destinés à produire à distance l'explosion ou l'inflammation de ces substances. Les plus pratiques de ces appareils sont les machines magne'to- j électriques (Voy. ce mot). Nous citerons encore les explo- : seurs ne Bréguet et du commandant Trêves, à l'aide des- I
Îuels on pourrait enflammer des amorces de Paris à ! oulon. malgré les déperditions qu'éprouve un courant i dans un aussi long trajet. '
EXPONENTIELLE (du lat. expone-is. exposant', terme ! de Mathématiques. On apf)elle fonction exponentielle la fonction e^, où e = 2,7i8'28 est labaseocs logarithmes ;
népériens. C'est la somme de la série 1 ■+- j+f^ ' i 9 ■t" "*"
~-r^ r....ouIalimièede( 1-1 — j . lorsque le nom-
br.' entier et positif m augmente indéfiniment. L'emploi des nombres imaginaires montre le lien de cette fonction avec les fonctions sin x, cos .r ; elle joue, comme ces dernières, un ' rôle capital en Mathématiques. En supposant x réel, on 1
• e'^~ =cosx-i- v' — 1 sin x. Si x est réel et si l'on a ! «' = «/, X est le logarithme népérien de y. L'ne équation exponentielle est une équation où il entre des fonctions exponentielles des inconnues .
EXPORTATION [d'exporter\ envoi de marchandises à l'élranjrer. L'exportation est ordinairement en proportion avec l'importation, et l'on peut établir entre ces deux mouvements une sorte de balance : en effet, un pays ne
feut payer ses importations qu'avec ses exportations, ou, si on veut, il ne peut tirer que de l'exportation l'argent qui lui sert à payer son importation. Pendant longtemps on crut qu'il était de l'intérêt d'unpavs de développer l'exportation et de restreindre l'importation, afin de faire entrer dans le pays plus de numéraire qu'il n'en sortait : c'est ce
qu'on appelait faire pencher en sa faveur la balance du commerce. Ad. Smith a démontré la puérilité de ce système, et aujourd'hui les nations éclairées ne mettent d'entraves à l'exportation que dans le cas de disette, et à l'importation qu'autant que cela est nécessaire pour protéger temporairement des industries naissantes. — L'exportation et l'importation ont suivi depuis une trentaine d'années, en France, une marche progressive. En 1840. l'importation s'élevait à un peu plus d'un milliard, et l'exportation à 900 millions seulement : en 1850, la première atteignait i i74 millions; la seconde, 1 531 millions; en i8t)8, après les nouveaux traités de commerce, l'importation atteignit 2 900 millions ; l'exportation fut de 2 400 millions. Voy.
ECHANGE, ÉCONOMIE POUTIQCE.
Actuellement les chifl'res sont encore bien plus élevés. Pour le premier semestre de 1892, c.-à-d. pour une demiannée seulement, l'importation de la France a atteint près de 3 milliards (exactement 2 927 millions), et l'exportation a légèrement dépassé 2 milliards de francs. Les exportations et importations de la France ont donc doublé depuis 25 ans. Voy. le Bulletin mensuel de statistique et de législation comparée, publié par le ministère des finances.
EXPOSANT. En Algèbre, C'est le nombre qui désigne le degré d'une puissance. Ainsi la puissance 2* de a, p. ex., s'indique à l'aide de l'exposant 2 et s'écrit a*. D'une façon générale, la puissance n' de a, c.-à-d. (si l'on suppose n entier et positif) le produit de;» facteurs égaux à a, est représentée par le symbole a", où n s'appelle 1 exposant. Les exposants fractionnaires et positifs sont des s,^-mboles qui indi-
quent une racine ; ainsi a* veut dire V" •. — Un exposant négatif, entier ou fractionnaire, indique l'inverse d'une
puissance : au lieu d'écrire -4,-7, on écrit par con-
vention a-*, a ". — Enfin, si n est incommensurable, a" est la limite d'ime expression analogue où n est remplacé par un nombre commensurable variable qui an pour limite; dans ce cas, a doit toujours être positif, l'oy. logarithme.
EXPOSITION (du lat. expositio]. Chez les Grecs, les artistes exposaient leurs ouvrages en public pour coimaître le jugement qu'on en portait ; cet usage n'a pas été conservé par les nations modernes.
C'est à Mansard que sont dues les premières Expositions de peinture et de sculpture, qui furent faites dans la galerie du Louvre (1699;. Depuis 1737, ces expositions eurent lieu régulièrement, tantôt chaque année, tantôt tous les deux ans, au Louvre, jusqu'en 1855 et depuis au palais de l'Industrie (Champs-Elysées), sauf en 1849 i|Tuileries) et en 1850 (Palais-Roval). Auj. les principales expositions des Beaux-Arts, ou Saïons, ont lieu au palais de l'Industrie (Société des Artistes français) et au Champ de .Mars (Société nationale des Beaux-Arts, fondée par Meissonier en 1890, à la suite d'une scission qui s'était produite dans la Société des Artistes français). II existe, en outre, un grand nombre d'expositions annuelles particulières (Exposition des Indépendants, Exposition des Pastellistes, etc.).
La première Exposition des produits de Tindustrie a eu lieu à Paris en l'an 11 (1798); l'idée en était due à François de Xeufchàteau; elle comptait 110 exposants. Les suivantes eurent lieu en 1801, 1802, 1806, 1819, 1823. 1827, 1834, et depuis, de 5 en 5 ans, en 1839, 1844 et 1849 : ces deux dernières comptaient environ 5 000 exposants. A l'étranger, la Belgique ouvrit sa 1" exposition industrielle à Gand, en 1820; l'Allemagne, à Berlin en 1834; l'Autriche, à Vienne, en 1835. La première Exposition universelle internationale eut lieu à Londres en 1851 dans le Palais de Cristal ; elle fut suivie de l'Exposition de Paris en 1855, d'une seconde à Londres en 1862; d'une seconde également à Paris en 1867, où l'on vit réunis les produits de presque toutes les nations; de celles de Vienne en 1873 et de Philadelphie en 1876. Paris en a ouvert une troisième en 1878 et une quatrième, la plus brillante de toutes, en 1889. Chicago en a fait une en 1893. — En outre, il y a partout des expositions particulières permanentes pour les beaux-arts, l'industrie, les découvertes de tout genre, etc.
Exposmox PUBLIQUE, genre de supplice, qui consistait i tenir le coupable exposé pendant un certain temps aux regards, sur la place publique, avec un écriteau indiquant soa nom, sa peine et la cause de sa condanmation. Jus-