FÉERIE
FArx BorRDON. manière de chanter le plain-chant à 3 ou 4 parties et notes pour notes. On en fait usage dans certaines fêtes solennelles. — C'est aussi le mâle de l'Abeille.
FAUX ÉCART i.\rt vétérinaire), loy. lcart.
FAUX JOUR, clarié <jui fait voir les objets d'une manière imparfaite et les fait juger autrement qu'ils ne sont. Un taiileau est dans un faux jour lorsqu'il est éclairé dans un sens contraire à celui dans lequel le peintre a supposé que les objets du tableau reçoivent le jour.
FAUX MARQUÉ, inégalité des cttrs sur la tète du cerf: par ex., quiind il y a six cors d'un côte et sept de l'autre, les veneurs expriment cette inégalité en disant : le cerf porte quatorze faux marqués.
FAUX poxT, espace entre la cale et le premier pont dans les vaisseaux et les grandes frégates. Sur les cotés du faux
Font sont logés, dans des cabines, les derniers ofliciers, agent comptalde, l'aumonier, les chirurgiens et les maîtres; les élèves occupent le milieu, depuis le grand mât jusqu à celui d'artimon.
FAUX SABORD, l Oy. SABORD, MANTEl.ET. FAUX IRANCHAM. ['oy. COXTREPOINTE.
FAVEROLLE. faverotte, faviole, noms donnés dans le Midi aux haricots et aux fèves. Voy. ces mots.
FAVEUR (du lai. favor). On appelait autrefois ainsi les rubans dont les dames gratifiaient les chevaliers dans les tournois. On donne encore auj. ce nom à un ruban de soie très étroit et très léger, dont on se sert pour faire des cocardes, pour réunir élégamment les feuilles d'un cahier. }K)ur lier de petits paquets, etc. — En termes de Commerce, on nommait jours de faveur les dix jours que l'ordonnance accordait autrefois aux marchands, banquiers, négociants, après l'échéance de leurs lettres de change, pour les faire protester.
FAVEUX ^du ht. favus. rayon de miel). Teigne faveuse, sorte de teigne dans laquelle la peau semble se creuser et former des alvéoles. Voy. teigne.
FAVORIS, touffes de barbe qui encadrent les joues.
l'o//. BARBE et POIL.
FAVOSITE du lat. favus), Favosites, gem-e de Zoan-
thaires fossiles du groupe des Tabulés, caractérisé par une association de cellules prismatiques à murailles perforées et à planchers horizontaux. Les Favosites sont limités aux terra ms paléozoïques.
FAVOUETTE ou favasse. Voy. gesse.
FAVUS. Voy. porrigo et teigxe.
FAYALITE. var. très ferrifère de Péridot. se trouve à Fayal Açores . Elle se produit artificiellement dans les fourneaux d'affinage.
FAYARD. FAOU. noms vulgaires du hêtre.
FÉAGE du b.-lat. feodagium . Uans l'ancienne Jurisprudence, on appelait ainsi l'héritage qui se tenait en fief et le contrat d'inféodation.
FÉAL. Ce mot. forme ancienne du mot fidèle, a été longtemps employé dans les lettres patentes accordées par les rois de France Elles commençaient par ces mots : A nos âmes et féaux les conseillers, etc. Voy. fidèle.
FÉBRICITANTS (du lat. febricitare , se dit. en Médecine, des malades affectés de la fièvre, spécialement de fièvres lentes ou intermittentes.
FÉBRIFUGES ^du lat. febris, fièvre, et fugare. chasser . substances médicamenteuses appelées aussi antipyrétiques, qui empêchent le retour des accès de fièvres intermittentes. Le fébrifuge par excellence est le quinquina et ses préparations. Les fébrifuges les plus employés sont : la quinine et ses sels, l'acide arsénieux et ses sels, les préparations salicyliqucs, lantipyTine. Un certain nombre de végétaux amei"s ou aromatiques sont réputés fébrifuges, tels que la petite centaurée, la gentiane, la serpentaire de Virginie, la camomille, l'eucalyptus, etc.
FÈCES (du \a\.. fxces, pluriel de fsex,\ïe), dépôt ou sédiment qui se forme lorsqu'on laisse reposer les liquides troubles. — En Médecine, on emploie le mot fèces ou matières fécales comme synonyme d'excréments. Voy. ce mot.
FÉCIAUX, hérauts sacrés chez les Romains. Voy. le- Dict. (l'Hisl. et de Géogr.
FÉCONDATION, en Zoolc^ie {Votf. géxératios et reproduction . — En Botanique, voici généralement comment elle s'opère. Peu de temps après l'épanouissement de la fleur, les anthères s'ouvrent, le pollen s'en échappe et. transporté par le vent ou les insectes, tombe sur le stigmate et y germe comme sur un milieu sucré. Le tube poUinique, en s'al-
longeant, pénètre dans le style et arrive au micropyle de l'ovule. Le noyau qui est à l'extrémité du tube poiliinique se rapproche de celui de l'oosphère, et l'œuf est formé. Dès que l'imprégnation a eu heu, la fécondation est achevée. La fleur se fane: les étamines, la corolle, le calice même, devenus désormais inutiles, tombent ainsi que le style et le stigmate: l'ovaire seul, qui contient les ovules fécondés, persiste, et concentre en lui toute la vitalité de la plante jusqu'à ce ou'il soit devenu fruit ; les ovules deviennent les graines destinées à la reproduction de l'espèce.
Fécondation artificielle ;des fleurs). Pour que la fécondation des plantes puisse s'opérer, il faut que les poussières [pollen) des étamines s'arrêtent im certain temps sur le stigmate. Si le vent, la pluie ou toute autre cause détachent ce pollen, il y a coulure et le fruit ne succède point à la fleur. On peut y remédier à l'aide de la fécondation artificielle, procédé auquel on a recours soit dans certaines cultures [Voy. dattier), soit pour obtenir des hybrides. Voy. ce mot.
Fécondation artificielle (des poissons;. Voy. pisciculture.
FÉCULE du lat. fwcula, dimin. de fapx). On appelait autrefois fécules les matières qui se précipitent des sucs obtenus par extraction, matières oui, loin d'être identiques, diffèrent au contraire l)eaucoup les unes des autres. On nommait fécule verte la matière verte suspendue dans ces sucs, et composée ordinairement de chlorophylle, de résine, de cire et d'une matière azotée [Voy. chlorophylle. — Aujourd'hui les mots fécule, fécule amylacée, sont employés pour désigner spécialement la poussière d'amidou pur ou le dépôt blanc et pulvérulent d'amidon qui se précipite au fond de l'eau quand on y lave divers végétaux préalablement broyés, tels que la pomme de terre, le manioc, le sagou, le maranta arundinacé, etc. Le dépôt de l'amidon de pomme de terre est ce qu'on appelle le plus ordinairement fécule [Voy. amidon). Les grains de fécule des divers végétaux sont loin d'avoir la même dimension : voici, d'après Payen, auelques mesures qui permettent de reconnaître souvent les sophistications : fécule du blé, 50 millièmes de millimètre ; de pois, 50 ; de haricots, 36 ; de lentilles, 67; de grosses fèves, 75; de sagou. 70; de pommes de terre, de 140 à 185; de patates, 45; de maïs,
oO [Voy. ARBOW-ROOT, SAGOU. SALEP. MANIOC, ClC.'. LcS
fécules, mêlées au bouillon ou au lait, fournissent un excellent aliment. — On donne le nom de féculeries aux usines où l'on extrait toute espèce de fécules. Beaucoup d'exploitations agricoles possèdent des féculeries.
FÉCULENTS aliments), se dit des aliments renfermant une forte proportion de fécule ou d'amidon pommes de terre, grainesde plantes légumineuses ou de graminées, etc.).
FÉDÉRALISME de fédéral; du lat. fœdus, alliance >, système politique dans lequel plusieurs Etats voisins se reunissent en un corps de nation, tout en conservant leur gouvernement propre et leur indépendance pour tout ce qui ne concerne pas leurs intérêts communs. La Suisse en Europe et les divers Etats-Unis de l'Amérique sont des Etats fédératifs ou Confédérations. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
FEDIA, plante. Voy. valérlan-e.
FÉE, être fantastique, du sexe féminin, doué d'un pouvoir surnaturel. Voy. conte, féerie et, au Dict. d'Hist et de Géogr., le mot fées.
FÉERIE, pièce de théâtre à grand spectacle, dont l'ori-
fine remonte au xv* siècle et qui avait à son origine une ée ou un génie tout-puissant conducteur de l'action. En France c'est Quinault qui. dans son Annide, introduisit ce genre de spectacle sur la scène de l'Opéra. Moncrif et Cahuzac le cultivèrent avec succès au xviir siècle. La scène de rOpéra-Comique offrit aussi de charmantes féeries : la Fée Urgèle. Zémir et Azor, Cendrillon, etc. A l'étranger, Shakespeare n'a point dédaigné le genre féerique : la Tempête et le Songe d'une nuit d'été sont des opcrasféeries. Molière dans ses comédies-ballets Psyché et la Princesse d'Elide se servait de la forme féerique. Au commencement du xix* siècle. Martainville avec le Pied de Mouton sut donner un autre tour à la féerie : elle devint simplement prétexte à l'amusement des enfants. La simplicité des paroles et la banalité des sujets ne pouvaient être acceptées qu'en raison de la richesse des costumes et de la mise en scène et de la profusion des trucs qui agrémentaient des pièces telles que les Pilules du Diable, Rolhomago, la Chatte blanche, les Sept Châteaux du
FÉGARITE