‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 636 sur 1729 · FEMME · texte numérisé non relu

FEMME

Diable, Cendrillon,\& Biche au bois, \o Petit Poucet, etc. De nos jours ie surnaturel n'offre plus d'intérêl, les féeries sont totalement dépourvues de fées ou de génies et ne sont plus que des pièces à grand spectacle, tantôt opérettes comme Orphée aux enfers ou le Voyage dans la Lune, tantôt ballets comme Excelsior, Messaline, Viviane, la Cour d'Amour, lirahma, tantôt pantomimes avec grand déploiement de mise en scène et nombreux personnel comme dans Jeanne d'Arc ou Néron représentés à l'Hippodrome. Dans toutes ces pièces l'électricité joue un très grand rc le et a presque entièrement remplacé les « trucs » .

FÉGARITE, variété de Stomatite gangreneuse, endémique dans quelques provinces d'Espagne.

FEHLING (liquecr de). Voy. liqueur.

FEINTE. Autrefois on nommait ainsi, en Musique, l'altération d'une note par un dièze ou un bémol. Ce terme n'est plus en usage. — On appelait aussi feintes les touches que nous appelons auj. touches blanches et qu'autrefois on faisait noires. — Dans l'Escrime, c'est la menace dune attaque pour déterminer l'adversaire à former une parade aiin de la lui tromper.

FEtXTE ou FINIE, SOrtC d'AloSC. Voy. ALOSE.

FELD- MARÉCHAL, proprement Maréchal de camp, grade militaire qui, chez les puissances du Nord, est à peu près l'équivalent de la dignité de Maréchal de Finance. Voy. ce mot.

FELDSPATH (de l'allem. Feldspath, spath de champ), famille de Minéraux, de la classe des Silicates, abondants dans les roches ignées, et entrant souvent comme partie essentielle dans ces roches. Tous les feldspaths sont assez durs i)our rayer le verre ; tous fondent plus ou moins facilement en émail blanc ou en verre huileux. Ils se divisent en deux groupes : les Orthoclases, ayant deux clivages rectangulaires, comme VOrthose, qui est clinorhombique, ou pres(]ue rectangulaires, comme le Microcline, qui est anortliiuue [Voy. ces mots), et les Plagioclases, qui sont isomorpnes entre eux, anorthiques et dans lesquels les deux clivages font un angle de 86» environ. Ces derniers comprennent 4 espèces : YAlbite, VOligoclase, le Labraaor et VAnorthite [Voy. ces mots). Le premier est un silicate d'alumine et de soude, le dernier un silicate dalumino et de chaux. Les deux autres contiennent à la fois les deux bases, et M. Tschermak les a considérés comme des mélanges isomorphes d'albite et d'anorthite ; la quantité de silice, qui n'est pas la même dans ces deux derniers feldspaths, varie en même temps que le rapport de la soude et de la chaux. On doit à MM. Fouqué et Michel Lévy des expériences intéressantes sur la reproduction artificielle des feldspaths. — On rapproche des feldspaths propr. (iits certains minéraux qui ne sont que des feldspaths mélangés d'autres substances ou altérés dans leur composition, comme le Pétr-osilex, VObsidienne, la Perlite. la Hétinite, etc. Voy. ces mots.

FÉLIBRE, syn. de poète provençal. Brueys et N. Saboly au XVI' siècle, et, de nos jours, F. Mistral, Roumanille, Tii. Aubanel se sont illustrés parmi les félibres.

FÉLiCIA, 294» petite planète, trouvée le 15 juillet 1890 par Chariois, à Nice. Voy. planètes.

FÉLICITÉ, 109° petite planète, trouvée le 9 oct. 1869 par C. 11. F. Peters, à Clinton (Etats-Unis). Voy. planètes.

FÉLIDÉS ou FÉLINS (du lat. felis, chat), famille de Mammifères, de l'ordre des Carnivores, caractérisés par une bouche garnie de longues moustaches, des mâchoires courtes, une langue cornée et rude au toucher, des molaires peu nombreuses et tranchantes : la mâchoire supérieure a, derrière la carnassière, une molaire tuberculeuse qui n'existe pas à la mâchoire inférieure ; le canal intestinal est court et le cœcum petit. Les pieds de devant ont 5 doigts, ceux de derrière 4 seulement. Les Félidés sont des animaux très carnassiers, aux formes élégantes, aux mouvements agiles et dont les sens, l'ouïe surtout, sont très subtils. Ils habitent l'Ancien Continent et l'Amérique. Dans l'Ancien Continent on trouve le Lion [Felis leo), le Tigre [F. tigrisj, la Panthère [F.pardus], l'Once, le Chatpard, le Chat ; dans l'Amérique, le Jaguar, le Couguar, VOcelot, le Lynx et le Guépard. — Voy. chat.

FELLAHS, paysans ou cultivateurs formant la majorité de la population en Egypte.

FELLOW, mot anglais qui signifie compagnon, désigne spécialement les usufruitiers des fondations affectées aux universités. Ils remplissent les fonctions de professeurs et vivent dans l'établissement auquel ils sont attachés.

FELONIE (de félon; du b.-lat. felo). C'était, dans l'ancien Droit féodal, l'action d'un vassal qui commettait envers son seigneur un outrage ou une injure grave. La peine de la félonie était, outre la confiscation du fief, l'amende, l'emprisonnement, la mort, suivant la gravité des cas. — Il pouvait y avoir aussi félonie de la part du seigneur envers le vassal. Le seigneur perdait alors sa tenurc féodale, qui passait, avec tous les droits y attachés, au seigneur suzerain. L'assassinat du jeune Artus de Bretagne par Jean sans Terre, et le refus que fit ensuite ce prince de comparaître devant les pairs assemblés à Paris, offrent un ^eiiiple de ces deux genres de félonie. En conséquence, le roi Philippe Auguste confisqua le duché de Normandie et érigea le comté de Bretagne en fief immédiat de la couronne.

FELOUQUE (de l'arabe faluka, navire), petit bâtiment long et étroit, de la famille des galères, est encore en usage dans la Méditerranée. La felouque a deux mâts et va à la voile et à l'aviron : elle sert à la nangation marchande ; autrefois on armait des felouques en guerre.

FEMELLE (du lat. femella, diminut. de femina). Outre son sens vulgaire, ce mot a quelques acceptions techniques. En Botanique, on nomme fleurs femelles celles qui ne portent que des pistils, sans étamines. — Les Plumassiers nomment : femelles claires des plumes d'autruche femelle, blanches et noires, mais où le nlanc domine sur le noir; femelles obscures, celles où le noir domine.

Dans la Marine, on nomme ferrures femelles, ou fémelots, les pentures à deux branches qui portent le gouvernail et reçoivent les mamelons des gonds.

FÉMELOT, terme de Marine. Voy. femelle.

FÉMININ, genre grammatical. Voy. genre.

FEMME (du lat. femina). Considérée au point de vue de l'Histoire naturelle, la femme ne diffère pas seulement de l'homme par le sexe, elle en diffère encore par «a taille qui est moins élevée, par sa croissance qui s arrête plus tôt, par ses os qui présentent moins d'aspérités que ceux de l'homme, par sa poitrine plus évasée, son bassin plus ample, ses fémurs plus obliques, son larynx plus étroit et moins saillant, sa voix plus aiguë, enfin par la prédomi- 1 nance du système cellulaire et du système lymphatique qui, en aiTondissant ses formes et donnant plus de délicatesse à son organisation, lui assurent les avantages de la grâce et de la beauté. Il a été constaté que sur 33 enfants il naît 17 garçons et 16 filles. Terme moyen, la femme paraît vivre plus longtemps que l'homme.

La condition sociale de la femme a beaucoup varié : chez les Juifs, la polygamie était permise ; mais la femme, soumise à son mari, pouvait exiger de la part de ses enfants le même respect, la même obéissance que le père. Dans l'Inde, les lois faisaient sa condition plus humble, mais les mœurs la rendaient en réalité plus élevée. En Egypte, la polygamie était prohibée, et la position civile des femmes n'était en rien inférieure à celle des hommes ; elles pouvaient s'élever au rang suprême. Chez les Grecs, les Spartiates estimaient surtout la mère chez la femme : toutefois la femme lacédémonienne et, en général, la femme dorienne jouissait d'une grande indépendance, prenant une part active à la vie sociale ainsi qu'aux réjouissances publiques: il n'en était pas de même chez les peuples de race ionierne : les Athéniens traitaient la femme avec égards, mais ils la tenaient souvent enfermée dans le gynécée; ils ne pouvaient avoir qu'une épouse légitime, mais le droit de répudiation était presque absolu, et à côté de l'épouse était la captive ou la femme achetée et la concubine. A Rome, l'épouse était sous la complète dépendance de son mari; elle était traitée par la loi comme une mineure ; toutefois la qualité de mère émancipait la femme et lui donnait des droits sur la fortune de son mari. D'un autre côté, la femme romaine, surtout la patricienne [matronà], régnait en souveraine au foyer domestique. Dans le moyen âge, la condition de la femme s'améliora sous l'influence du christianisme. Aujourd'hui, dans toutel'Europe occidentale, elle a, sauf certaines restrictions, des droits presque égaux à ceux de l'homme, et dans le monde elle est toujours environnée d'égards et de respect; cependant certains utopistes oubliant trop que le rôle de la femme doit se renfermer dans le cercle de la famille réclament auj. son émancipation complète et son admission à tous les droits civils et politiques qui sont le partage de l'homme. — Dans tout l'Orient, au contraire, la femme est encore actuellement considérée comme étant d'une condition inférieure à celle de l'homme, et la polygamie y est

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