FENTE
Î généralement en pratique. Les Cliinois n'ont qu'une femme cfrilime ; mais, si elle est stérile, c'est l'usage de prendre une ou pliisieui-s concubines.
Eu Droit, on peut considérer la femme en général et la femme mariée. — En général, les femmes ne peuvent exercer aucune magistrature, ni servir de témoins aux actes puidics, ni être tutrices ou membres des conseils de famille, sauf exception pour la mère et les autres ascendantes. Le droit canonique défend aux femmes de. recevoir aucun ordre ecclésiastique, de toucher aux vases sacrés, etc. — La femme ne peut contracter mariage avant 15 ans révolus. Mariée, elle doit obéissance, fidélité, secoure et assistance à son mari; elle suit sa condition, et ne peut ester en justice, aliéner, acquérir, ou s'obliger sans Sun autorisation ou celle de la justice, sauf les exce[)tioiis prévues par la loi: cependant elle peut tester sans autorisation. Voy. fille, dot, épocx, mariage, VEir\'E, etc. Parmi les nombreux ouvrages qui ont été écrits sur la fenniie, on peut consulter : Lalx»ulaye. De la condition civile et politique des femmes depuis les Romains {\Xiô;; p. Gide, Condition privée de la femme dans le droit ancien et moderne; L. Ménard, les Femmes et la morale chrétienne: les travaux récents de MM. Ostrogorski, Giraud, Louis Trauk, sur la condition de la femme en droit public, etc.
FEMMES-MARINES, uom vulgaiTC donné aux Lamantins, aux Dugongs, etc. Voy. ces mots.
FÉMORAL du lat. fémur, cuisse). Voy. crural. FÉMUR (du lat. fémur, cuisse), le plus fort et le plus long (le tous les os du corps, s'étend du bassin au tibia, et forme la partie solide de la cuisse [Voy. ce mot). Il est cylindroïde, légèrement courbe en devant, oblique en bas et en dedans : il présente en arrière une ligne saillante nommée ligne âpre. V extrémité supérieure ou pelvienne présente : 1» la tête, éminence soutenue par une partie plus rétrécie, nommée col; 2" le grand trochanter, éminenci> quadrilatère, occupant la partie la plus externe; 3^ le petit trochanter, apophvse située en arrière et audessous de la base du col. {.'extrémité inférieure ou tibiale offre deux éminences, nommées condyles du fémur et articulées avec le tibia et la rotule pour former le genou.
FENAISON A\x lat. fœnum, foin'. On nomme ainsi la saison où l'on coupe les foins et l'opération de couper les foins. Voy. fanage.
FENDERIE (de /"««rfre), machine au moyen de laquelle, dans les usines à ter, on fabriquait les verges carrées dites feninns, en fendant des barres de fer plat laminé. Auj. on lenl à substituer aux fenderies le laminage direct au train de scrpentage.
FENOOIR, instrument de forme variable, fréquemment em|)l()yé dans les .\rts. — Le fendoir du fabricant de vil rrain est cvlindnque et évidé en angle par un de ses bouts: — celui du vannier est un morceau de bois dur dont la tète est partagée en trois rainures, et dont chaque séparation est formée en tranchant : il sert à partager les bi ins d'osier ou de jonc ; — celui du cordier est un outil d'acier large et coupé en biseau par un bout, mais sans tranchant : l'autre Ixtut lui tient lieu de manche; — celui du jardinier est un outil en fer tranchant, qui sert à grelîer en fente, etc.
FENÊTRE ^du lat. fenestrà). On appelle fenêtre l'ouverture destinée à donner de l'air et du jour, et croisée, le ciiàssis qui sert à la fermer ; cependant on confond ces deux mots dans l'usage. Un distingue dans la fenêtre : le miiv d appui; le linteau, pièce de bois ou de fer, posée lioriioutalement sur les pieds-droits, ou côtés de la fenêtre: les tableaux, partie de l'épaisseur du mur en deliors de la croisée : et Vébrasement. portion évasée du mur intérieur. Dans les maisons ordinaires, la largeur de l'ouverture est de 1 m. 25 à 1 m. 85; pour la hauteur, elle varie selon l'importance de la construction et selon l'étage. Aujourd'hui Beaucoup de fenêtres sont ouvertes jus(ju'au plancher, ou à peu de distance ; dans les anciennes maisons, elles étaient à hauteur d'appui. Pour la forme, la plupart des fenêtres sont rectangulaires, ou à platebande, ou bien à plein cintre, c.-à-d. en arcade. Les entresols et lesaltiques ont quelquefois des fenêtres carrées, ou même plus larges que hautes, dites mezzanine. On appelle : F. en tribune, celles qui ont un Iwlcon en saillie; F. fuyantes, celles dont le mur d'appui est plus large que le luiteau, et dont, par conséquent, les pieds-droits ne sont
pas parallèles. Il y a encore : les F. en embrasure, dont l'ouverture va s'élargissant en dehors ; les F. d'encoignure, les œils-de-bœuf les jours de souffrance, etc.
Chez les anciens, les fenêtres étaient rectangulaires ou cintrées, ornées de chambranles ou de corniches. Au moven âge [Voy. gothiqce), dans le style roman, les fenêtres furent en arcade ou en rose avec meneaux de pieiTe ; dans le style ogival, elles eurent toutes les formes de Vogive [Voy. ce mot). A la fin du xiv» siècle, on remarque les fenêtres en accolade, empruntées à l'architecture mauresque; aux xv et xvi° siècles, les fenêtres rectangulaires, à angles supérieurs arrondis, ou à croisée de pierre; dans les siècles suivants, on multiplia comme ornements les chambranles, les corniches, les frontons et les consoles.
Les Anatomistes nomment fenêtres deux ouvertures placées sur la paroi interne de la cavité du tvmpan. La fenêtre ovale ou vestibidaire est ovalaire. fermée par la base de létrier, et correspond à la cavité du vestibule ; la fenêtre ronde ou cochléaire est située au fond d'une excavation particulière, bouchée par une membrane fine et transparente, et correspond à la rampe interne du limaçon.
fenêtre. On appelait bandes ou compresses fenétrées, des bandes, des compresses où l'on avait pratiqué de petites ouvertures. On les employait dans les pansements des plaies, parce qu'elles permettaient à la suppuration de s'écouler, et empêchaient la charpie de se fixer sur la surface dénudée. Auj. on se sert de gaze imbibée de s<jlutions antiseptiques, qui empêche la suppuration des plaies.
Impôt des portes et fenêtres. Voy. p<jrtes et fenêtres.
FENIL (du lat. /'oîHî/e), bâtiment où l'on renferme le foin. C'est une grange ou un grenier placé au-dessus des étables. Le foin se conserve mieux en meule qu'enfermé dans les fenils.
FENNEC ou ZERDA, \' Animal anonyme de Buffon, genre de Mammifères, de l'ordre des Carnassiers, famille des Canidés et voisins du Renard. Le Fennec est propre à l'Afrique, et se fait remarquer par la longueur et la largeur de ses oreilles et par sa petite taille ^0 m. 25) ; sou pelage, d'un fauve jaunâtre très pâle, varié de grisâtre, est doux et épais. Il vit dans les déserts, et il se creuse des terriers où il reste caché pendant une grande partie du jour. Cet animal a été observé pour la 1'* fois par Bruce en 1767.
FENOUIL, Fœniculum, genre de la famille des Ombellifères, tribu des Sésélinées, se compose de plantes herbacées, bisannuelles ou vivaces, à tige rameuse, à feuilles laciniées et à fleurs jaunes. Le F. officinal est aromatique, stimulant et diurétique. Cette plante croît naturellement en Italie etdans le midi delà France. Ses grosses racines vivaces donnent tous les ans naissance à de nouvelles tiges qui s'élèvent jusqu'à 2 m. Ses feuilles nombreuses, finement découpées, exhalent une odeur agréable quand on les touche ou qu'on les mâche. Les graines du fenouil sont aussi très parfumées et entrent dans la préparation de l'anisette. — Il existe une variété de fenouil, dite Anis de Paris, moins aromatique et plus douce que le fenouil du Midi, que l'on mange en salade comme le céleri.
On nomme : F. annuel. l'Ammi visnaga ; F. bâtard, l'Aneth odorant; F. d'eau, le Phellandre aquatique : F. de montagne, le Pyrèthre du Levant: F. marin, le Bacile ou Crithme ; F. sauvage, la Ciguë ; F. de porc, la Peucédane, etc.
FENOUILLET, nom donné à 3 variétés de Pommes, dont la saveur rappelle celle du fenouil : le F. gris ou Anis, le F. jaune ou Drap d'or, et le F. rouge.
FENTE (de fendre). En Anatomie, on nonime ainsi certaines ouvertures qui traversent toute l'épaisseur des os ; telles sont : la F. ethmoidale, à la partie antérieure de la gouttière et de la lame criblée île l'ethmoïdc ; la F. sphcnoïdale ou orbitaire supérieure, entre les grandes et les petites ailes du sphénoïde : la F. sphéno-tnaxillaire ou orbitaire inférieure, formée par les os maxillaire supérieur, sphénoïde, malaire et palatin ; la /•'. gléno'idale, qu; divise en deux la cavité glénoïde du temjwral.
En Géologie, les diverses fentes du sol ont reçu, suivant leur importance et leur origine, les noms de crevasses, diaclaaes, failles, etc. Voy. ces mots.
FENTE et REFENTE. Daiis l'aïKieu Droit français, ou appelait ainsi la subdivision, entre les diverses branches d une même ligne de parenté, des droits héréditaires attribués à celte ligne. En matière de succession ascendante ou collatérale, on nommait fente la division des biens en deux.
FENTONS