FERME
zïTE. Toutes ces subslanccs se produisent dans les mines par la décomposition des pyrites.
FER SCLFCBÉ. Voy . PÏBITE, SPERKISE, LEBERKISE. FER TITA>É. Voy. ILMÉMTE, MGRINE.
FER ^acceptions diverses). Dans la construction, on distingue : les fers marchands (divises en quatre classes suivant leurs dimensions), les fers larges plats, les fers feuillards, les fers spéciaux et les tôles.
En Technologie, ce mol désigne un nombre infini d'instrumenis et d'outils. Tels £ont, entre autres : le fer à bâtir, dont les bourreliers se servent pour rembourrer les bâts ; les fers à repasser et les fers à boudin des blanchisseuses; les fers à friser des coilTeurs; les fers à gaufrer, à fileter, à dorer, à polir, dont se servent les doreurs, les relieurs, les gainiers, les fleuristes, etc. ; les fers à racler des ébénistes; les feis à écharner et à raturer des corroyeurs ; les fers à souder des plombiers, zingueurs, ferblantiers, etc.
FER À CHEVAL, espèces de semelles de fer qu'on attache avec des clous dans la corne du pied des chevaux, des mulets, des ânes, des bœufs. On fait les fers do plusieurs formes dilférentes [Voy. maréchai. ferrant). — Kn Architecture, c'est un escalier qui a deux rampes et qui est fait en demi-cercle [Voy. escalier).
En Histoire naturelle, on nomme Fer à Cheval, à cause de la forme de leur feuille nasale, deux espèces de Chauves-Souris, du genre Rhinolophe, le Petit Fer à Cheval, ou Rhinolophe à deux lances [R. bifer), long de O^.flôS, et le Grand Fer à Cheval H. uni fer), long de O^.OOS. — On nomme Fer de Lance une Chauve-Souris du genre Phyllostome.
FER CIIAID. Voy. PTROSIS.
FER EX îiErBLES. Daus le Commerce, on nomme ainsi, sans gu'il soit facile d'en doimer une lx)nne raison, toutes les fournitures nécessaires pour garnir les meubles, laines, crins, étoffes, etc.
FERS, punition. Voy. fers à la page 645.
FERA, (".oregonus, poisson. Voy. lavaret.
FER-BLANC, ttlle mince recouverte sur ses deux faces d'une couche d'étain qui la garantit de la rouille [Voy. étamage). Pour obtenir le fer-blanc, on décape parfaitement la tôle, et on la maintient dans un bain d'étain en fusion. 11 faut environ 140 gr. d'étain pour recomTir im mètre carré de tôle.
A l'aide des acides, on fait apparaître sur le fer-blanc des dessins particuliers qui portent le nom de moiré : ils sont dus à la cristallisation qui existe dans la mince couche d'étain, et que l'acide met en évidence après avoir enlevé la couche granuleuse la plus superficielle. La production du moiré, remarquée pour la première fois par le chimiste Proust, est entrée dans l'industrie en 1816. On recouvre ordinairement ce moiré d'un vernis transparent et coloré.
FERBLANTIER, ferblanterie. On appelle ferblantier l'ou\Ticr qui fabrique toutes sortes d'objets en fer-blanc. La plupart des ustensiles de ménage, casseroles, cafetières, passoires, écumoires, moules, boîtes, entonnoirs, etc., sont dus à la ferblanterie. Pour confectionner ces divers objets, le ferblantier taille les feuilles de ferblanc avec des cisailles, les contourne sur la bigorne, et les soude ensuite avec de la soudure de plombier. Pour les polir, il se sert du brunissoir ou du marteau. Quant aux cannelures ou ornements, ils se laisaicnt autrefois au marteau, et c'était dans ce travail que brillait surtout le talent de l'ouvrier; auj. on les façonne à l'estampage. — Les ferblantiers se servent aussi du zinc pour fabriquer des seaux, des baignoires, des plombs, des gouttières, des tuyaux de conduite, etc., ouvrages qui autrefois faisaient exclusivement partie de l'industrie du plombier.
FERGUSONITE, niobate de fer, calcium, uranium, yltriuin, cérium ; cristaux quadratiques, en masses d'un noir brun, (lu Groenland et de Suède.
FERIE [du lat. feria). Chez les Romains, on appelait fériés les jou:-s pendant lesquels tout travail était interrompu : lorsqu'il y avait des sacrifices, ils prenaient le nom de fêtes (Toi/. ce mot). Les fériés pvbligues étaient /îxes ou mobiles : la célébration de ces dernières était déterminée par les prêtres et les magistrats. Il y avait encore les fériés de famille pour les naissances, les funérailles, les semailles, etc. Parmi les fériés publiques, on remarquait surtout les fériés latines, instituées par Tarquin le Superl)e en mémoire de son alliance avec les Latins. Voy. le Dicl. d'Hiat. et de Géogr.
Dans la Liturgie catholique, on nomme fériés les jours de la semaine, à l'exception du samedi et du dimanche. Le lundi est la 2° férié, le mardi la 3% et ainsi de suite jusqu'au vendredi, qui est la 6« férié. On ne dit point la 1" férié ni la 7" férié; on se sert des mots ordinau-es, dimanche et samedi. — On nomme fériés majeures, c.-à-d. fériés dont l'office prévaut à tout autre, les trois derniers jours de la semaine sainte, les deux jours d'après Pâques et la Pentecôte, et la 2" férié des Rogations, qui a son office particulier.
FÉRIÉS (jours), jours où l'on chôme, c.-à-tl. où il y a cessation de travail prescrite par la religion pour la célébration d'une fête. Il y en avait un grand nombre an moyen âge, ce qui nuisait beaucoup au travail et ruinait l'ouvrier ; la loi a jiortc un frein à cet abus. Sont coosidt^ rés auj. en France comme jours fériés les Dimanches et les Fêtes religieuses conservées par les articles organiques de la convention du 26 messidor an IX (15 juillet 180r. savoir : Noël, V Assomption, V Ascension et la Toussaint, et, de plus, le premier jour de fan [\\is du Conseil d'Etat, 20 mars 1810). Il faut ajouter à ces jours le 14 juillet, jour de notre Fête nationale, les lundis de Pâques et de la Pentecôte. — La sanction donnée par la loi aux joure fériés consiste à ne faire aucmi acte public ou de procédure pondant ces jours, si ce n'est en vertu d'une permission du président du tribunal, à ne pas arrêter un débiteur, à n'exécuter aucune condamnation. Une lettre de change échéant à un jour férié légal est payable la veille, ainsi que les billots à ordre. Le protêt ne peut être fait que le jour suivant. — Pour la stricte observation du dimanche,
voy. DIMANCHE.
FERLAGE, ferler (de l'angl. lo furl). En termes de Marine, le ferlage est l'action de plier ime voile sur sa vergue. Pour ferler une voile qui est larguée, on la relève en la plissant et on la serre tout le long, un \>cn audessus, et sur l'avant de la vergue, à l'aide de cordelettes nommées rubans de ferlage.
FERLIN, petite monnaie de cuivre usitée jusqu'au xviir siècle, valait le quart d'un denier.
FERMAGE. Voy. ferme et bail.
FERMAI L, t. de Rlason, boucle de ceinturon, agrafe de baudrier, de harnais, etc. Le fermail dans les armoiries est rond ou en losange. L'écu fermaillé est celui qui renferme plusieurs formaux.
FERME ^du hl. firmus, ferme, c.-à-d. chose établie, convenue), se ait : l' cfe toute exploitation rurale, comj)renant les terres, les bâtiments d exploitation (bergerie, écuri >, étable, basse-cour, granges, hangars, féculerios, distilleries, etc.), avec l'habitation du fermier, les animaux domestiques, les instruments, machines, outils d'agriculture, etc. ; 2° d'une convention par laquelle le propriétaire, qui n'exploite pas lui-même un domaine rural, en tire un revenu nomme fermage, soit en le louant par un bail à ferme proprement dit C. civ., art. 1763-7»), soit en partageant les fruits avec le fermier-métayer [Voy. métairie); 3° de toute exploitation prise à forfait et moyennant un revenu fixe [revenus publics, impôts, jeux, etc.). Voy. fermier.
On nomme Ferme-école, F. expérimentale, F. modèle, tout établissement agricole qui a pour objet de former des agriculteurs et d'enseigner les perfectionnements qui ont été introtluits dans la culture des terres et le soin dos animaux. La plus ancienne ferme expérimentale date de 1771 : elle fut fondée par Sarcey de Sutières, à Annel (Oise), près de Compiègne. Le peu de certitude des données de la science arrêta longtemps le développement de ces utiles institutions. Toutefois ou a vu s'élever, au commencement de ce siècle : Vacadémic agricole de Mœglin (Prusse); la ferme exemplaire de Ùovillc Meurtbe', fondée en 1822 par Mathieu de Dombasle; la ferme de Grignon, près Versailles (1827); l'Institut agronomique de Cirencestor, en Angleterre (1845). Le décret du 5 cet. 1848 organisa l'enseignement de l'agriculture on France, en ordonnant l'établissement de fermes-écoles dans tous les départoiiionts ; en élevant au rang d'écoles régionales les fermes de Grignon. de Grandjouan (Lon"e-Inférieuro\ de la Saulsaie .\in) et de St-Angeau (Cantal), et en créant V Institut agronomique de Versailles; ce dernier, supprimé en 1852. a été rétabli sur do nouvelles bases on 1876, comme école supérieure d'agriculture [Voy. institct AGRONOMiQrE^ Pour les écoles régionales, voy. écoles. — En 1849. lo gouv' belge a créé huit fermes-écoles destinées également à l'eiiseignemeut pratique de l'agricullui'v».