‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 641 sur 1729 · FERS · texte numérisé non relu

FERS

minoïdcs. etc. Les putréfactions [ Voy. te mol) sont également des pliénomènes de fermentation.

Les cellules des ferments peuvent être rapprochées de celles des animaux et des végétaux supérieurs. Elles ont la même constitution et les mêmes besoins ( Voy. cellule) ; elles ont aussi le même mode de digestion : c est en effet par des sécrétions de diastases convenables qu'elles rendent assimilables les matériaux qu'elles doivent utiliser. Par ex., certains tyrothrix [Voy. ce mot) sécrètent de la caséase, destinée à transformer la caséine coagulée en caséone assimilable ; et cette caséase est absolument analogue à la trypsine du suc pancréatique des animaux supérieurs. Il en est de même de ïamylase, de la présure, etc. — Ces analogies permettent de comprendre comment certains ferments, pénétrant accidentellement conune parasites dans les tissus des animaux supérieurs, peuvent entrer en lutte avec leurs cellules, leur disputer leurs moyens d'existence, et par conséquent donner naissance chez eux à des ♦ roubles profonds, qui sont les maladies infectieuses. L'incubation est le temps nécessaire au ferment pour se reproduire et commencer à manifester ses effets ; la tnaladie est la lutte entre le parasite et les cellules de l'animal ; la 7nort est le triomphe du ferment ; la guérison, sa défaite; la convalescence, la période pendant laquelle les cellules de l'animal supérieur réparent les effets de l'invasion du parasite.

On ilésignait autrefois sous le nom de fermentations toutes les transformations chimiques dans lesquelles il y avait une énorme disproportion entre le ferment et la sulistance sur laquelle il pouvait agir. Les diastases [ Voy. ce mot; rentraient dans cette définition et étaient appelées ferments solubles. Bien que cette dénomination soit encore parfois employée, il est plus courant maintenant de réserver le mot ferinentations aux phénomènes produits par des cellules vivantes.

FEiuiENTATio.N PANAiRE, uom douné à la fermentation que subit la pâte destinée à faire le pain, avant la cuisson (roy.PALN).

FERMIER (de fermé), nom donné à celui qui dirige l'exploitation d'une ferme, qu'il en soit le propriétaire, ou qu'il cultive la terre d'un autre, à charge de payer au propriétaire une redevance fixée par des conventions réciproques [Voy. ferme). — On nonmic F. parliaire, colon partiaire, ou métayer, celui qui prend des terres à exploiter, à condition de remettre au propriétaire une certaine partie des fruits protluits par le fonds affermé.

On a étendu le nom de fermier à celui qui prend à ferme certains droits, c.-à-d. qui s'engage à verser annuellement une somme fixe en se chargeant de percevoir des droits dont le pro<luit est variable : c'est en ce sens qu'on dit fermier des jeux, etc.

Avant 1789, on appelait Femiiei-s généraux les membres dune association privilégiée qui tenait à ferme les revenus publics. Leurs fonctions sont en partie remplies aujourd'hui par les Trésoriers-payeurs généraux. Voy. le Dict. d'Ihst. et de Géogr.

FERMOIR, nom commun à plusieurs outils, notamment à un ciseau de charpentier servant à faire des entailles et des mortaises. Le F. nez rond des meimisiers est un ciseau qui peut être intro<luit dans les angles rentrants. Le F. à trois dents des sculpteurs est un ciseau de fer à manche de bois qui s'emploie avec le maillet |K)ur ébaucher. Les bourreliers ont un fermoir qui leur sert à tracer des raies pointées sur le cuir. — On nomme aussi fermoirs des agrafes de métal, plus ou moins riches, plus ou moins ouvragées, qui servent à tenir fermé un livre, et surtout un livre d'église.

FEROLIA, arbre de la Guyane; il présenterait quelque afiinité avec les Rosacées.

FERONIA, 72= petite planète, trouvée le 29 mai 18G1, par Pflers et Safford, à l'observatoire de Harvard Collège, à Cambridge (Etats-Unis). Voy. planètes.

FÉRONIE, Feronia, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Carabiques, type de la tribu des Féroniens, renferme un très grand nombre d'espèces. Il a été partagé par M. Dejean en 10 sous-genres, savoir : Pœcilus, Argutor, Omaseus, Steivpus, Platysma, Cophosus, Pterostichus, Abax, Perçus et Molops.

FERRAILLE (de fer), nom «lonné aux vieux fers, tels que débris d'ustensiles en fer, fers de chevaux, bandes de roues, clous, etc. Tous ces débris sont mis en paquet et passés au four à puddlcr avec les loupes de fonte ; le tout

est ensuite martelé ou laminé. On obtient ainsi un fer doux et raffiné, très recherché pour la coutellerie et la fabrication des canons de fusil. Les ferrailles rongées par la rouille servent pour la teinture en noir et la fabrication de la couleur dite de rouille. — On donne le nom Ac ferrailleurs aux industriels qui font le conunerce de la ferraille-

FERRARIA (du bot. J.-B. Ferrari), genre de la famille des Iridées, renferme des plantes herbacées, à racine tubéreuse, à feuilles uniformes, à fleurs formées de 6 pétales laciniés et réfléchis. La F. undulata est une très belle plante du Cap, à fleurs d'un pourpre foncé, marquées d'un cercle blanchâtre, qui ne durent que quelques heures. On la cultive dans les serres tempérées.

FERRÉE (eac). Voy. ferruglneex.

FERRETIER, marteau dont se servent les maréchaux ferrants pour forger les fers sur l'enclume, à chaud ou à froid.

FERREUX, FERRiQUE, FERROSO-FERRIQUE (oxyde,

sel). Voy. FER.

FERROCYANURES, nom donné, en Chimie, à une classe de composés dont le type est le fen-ocyamtre de potassium ou prussiate jaune de potasse FeCv^K*. Ce ferrocyanure s'obtient lui-même en calcinant des matières animales azotées avec du fer et du carbonate de potassium, puis reprenant par l'eau bouillante et faisant cristalliser : ce sont de beaux cristaux jaune-citron efflorescents, solubles dans l'eau, dont la formule est (FeCy^jK*-l-511*0. C'est ce sel que l'on traite dans les arts par les sels ferriques pour obtenir le bleu de Prusse [Voy. ce mot). — Traité par le chlore, le ferrocyanure de potassium donne le ferricyanure de potassium, beau sel rouge ayant pour formule JFeCy® ^K", qui donne par double décomposition une série de feiTicyanurcs métalliques.

FERRONNERIE, dénomination générale sous laquelle on comprend tous les ferrements ou ferrures pour bâtiments, ainsi que les articles de ménage en fer poli. Les objets de ferronnerie, connus sous le nom d'articles de Charleville, se fabriquent surtout dans les Ardennes ; on en fabrique aussi dans les déparlements de la Loire, de l'Orne, de la Manche, etc. Voy. QDi>'CAtLLERiE, serrurerie.

FERRONNIÈRE, parure de femme consistant en une étroite bandelette qui entoure la tête et ferme sur le front à l'aide d'un camée ou d'une pierre précieuse, a été ainsi nonamée de la belle Ferronnière, maîtresse de François I".

FERROSO-FERRIQUE. Voy. ferreux.

FERRUGINEUX, corps qui contiennent du fer à l'état métallique, ou à l'étal d'oxyde, de sel, etc. — En Médecine, on nomme ferrugineuses certaines eaux minérales, chez lesquelles le fer existe à l'état de carbonate (dissous à la faveur d'un excès d'acide carlionique) ou de suliate. On appelle eau fen-ée, de l'eau dans laquelle on a mis en suspension des matières ferrugmeuscs, comme des clous ou de la limaille. Les préparations ferrugineuses contiennent du fer, soit à X'état naturel (fer porpliyrisé, ou réduit par l'hydrogène), soit à l'étal d'oxyde (étliiops martial, colcolâr, safran de mars, etc.), soit à Yétat de sel (protocarbonate, phosphate, lactale, citrate, tartrates, etc.). Tous ces ferrugineux sont employés comme toniques et astringents. Ils conviennent surtout aux individus chloroliques, anémiques ou épuisés par de longues maladies, lorsqu'il n'existe point d'irritation dans les viscères; on emploie encore le protoiodure de fer contre les scrofules et certaines formes de la phtisie et à l'extérieur, le perchlorure de fer, comme hémosla-

FERRURES, terme de Serrurerie, désigne non seulement toutes les garnitures de fer dont on se sort dans la construction des bâtiments, mais aussi tous les ferrements employés dans les diverses industries, dans la carrosserie, par ex. pour garnir et consolider les objets confectionnés.

On appelle ferrure la manière dont im cheval est ferré.

Voy. MARÉCHAL FERRANT.

FERS, punition disciplinaire autrefois en usage dans l'Armée et h Marine de l'Etat, a été supprimée en 1857 et 1858. A bord, l'instrument de cette peine était une barre de fer, dite barre de justice, placée dans l'entrepont et portant plusieurs anneaux de fer où pouvaient entrer les jambes et qui se fermaient au cadenas. L'insubordination ou toute infraction grave à la discipline |K)uvail être punie des fers. Iians l'armée de terre, celte peine était prononcée, en temps de guerre, pour le pillage, l'absence à la générale, la violation des consignes, le dépouillement des morts sur le champ de bataille, le

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