FEU
faux, l'insubordination, la lâcheté simple, la maraude, le sommeil en faction, le vol chez son hôte, etc. — Au civil, la peine des fers avait été conservée dans notre législation pénale par la loi du 25 sept. 1791 ; elle fut convertie en celle des galères ( Voy. ce mot) par une loi du 6 oct. 1791. C'est auj. la peine des travaux forcés. Voy. ce mot.
FÉRULE, Ferula, genre de la famille des Ombellifères, tribu des Peucédanées, renferme des plantes à tige herbacée très élevée, à feuilles grandes, divisées en segments subdivisés eux-mêmes en lanières linéaires. La F. commune vient sur les bords de la Méditerranée. Elle a une tige haute dfi 3 à 4 m., cylindrique simple, remplie de moelle; dos feuilles grandes, dilatées, péliolées, et des fleurs jaunes ; la F. glauque présente à peu près les mêmes caractères. La Fable dit que Prométhee renferma le feu du ciel dans la moelle de cette plante; on peut en effet se servir de cette moelle en guise d'amadou. — La F. assa-fœtida, qui fournit la gomme-résine de ce nom [Voy. assa-fœtida), croît surtout en Perse.
FÉnuLE, palette en bois ou en cuir, à bout plat, épais et arrondi, dont on se servait dans certaines écoles, pour frapper dans la main des écoliers qui avaient commis quelque faute. Elle tire son nom, dit-on, de ce que celte punition était originairement infligée avec une tige de férule.
FERUSSINA, Slrophostoma, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pectinibranches, famille des Cyclostomidées, présentant comme les Cyclostomes un péristome rond à bords réunis et munis de bourrelet, mais qui en diffèrent parce que le dernier tour de spire se retourne et vient se placer du côté de la spire.
FESSES, en lat. dunes. Ces parties charnues sont formées par la peau et une épaisse couche de tissu cellulaire qui recouvre les trois muscles fessiers. Leur développement est un des caractères qui distinguent l'homme des autres mammifères.
FESSIERS (muscles). Il y en a trois : le grand, qui rapproche la cuisse du bassin, et agit fortement dans la station et la progression ; le moyen, muscle abducteur de la cuisse, et qui la fait tourner en dehors ou en dedans; le petit, qui a les mêmes usages.
FESTIVAL. Voy. coscert.
FESTON (de l'ital. festone), ornement composé de fleurs, de fruits et de feuilles entremêlés et suspendus en guirlandes. Chez les païens, on mettait des festons aux portes des temples et dans tous les endroits où l'on voulait nonncr des marques de réjouissance publique. Les premiers chrétiens en ornaient les portes des églises et les tombeaux des saints. — Les festons, peints ou sculptés, sont un ornement d'architecture. On donne aussi ce nom à des broderies ou découpures en forme de festons que l'on fait aux étoffes pour robes, mouchoirs, rideaux, etc.
FESTUCACÉES, tribu des Graminées. Voy. fétuque.
FÊTE (du lat. festum). Chez les anciens, les fêtes les plus célèbres étaient : les Mégalésies, les Panathénées, les Dionysiaques, pour les Grecs; les Jeux du Cirque, les Lupercales, les Saturnales, les Fêtes séculaires, décenjiales, etc., pour les Romains. Chez les Israélites, les fêtes principales sont : le Nouvel an [Roch-Hachana] et le Grand Pardon [Kippour], en septembre; la fête des Tabernacles [Soukkot), en octobre; la jfcte des Macchabées {' Ilanouk/ia) , en décembre; celle A'Esther [Pourim], en février; la Pâque (Péça'h), en mars ou avril; h Pentecôte [Chabouot], en mai.
Chez les Chrétiens, l'Eglise célèbre, outre le Dimanche, plusieurs fêtes, dont les unes arrivent à jour fixe, et les autres, dites fêtes mobiles, varient tous les ans. Les premières sont, chez les catholiques : la Circoncision îl" janvier), Y Epiphanie (6 janvier), la Purification (2 février), Y Amionciation (25 mars), la Visitation 2 juillet), l'Assomption (15 août), la Nativité (8 septembre), la Toussaint (l»"' novembre), l'Immaculée Conception (8 décembre), Noël (25 décembre). Les fêtes mobiles sont : Pâques, qui se célèbre le dimanche après la pleine lune qui suit l'équinoxe du printemps (21 mars) ; la Sepluagésime, la Sexaaésime, la Quinquagésime ou Dimanche gras (qui tombent les 9^ 8' et 7" dimanches avant Pâques) ; la Quadragésime, Beminiscere, Oculi, Lœtare, la Passion (les 1", 2% 5", 4' et 5« dimanches du Carême) ; les Hameaux et la Quasimodo (les dimanches immédiatement avant et après Pâques) ; l'Ascension et la Pentecôte (le 40» et le 50» jour après Pâques) ; la Trinité
et la Fête-Dieu (dimanche et jeudi suivants); l'Avent (les 4 semaines avant Noël). Voy. ces mots au Dict. d'Hist. et de Géogr., et ci-dessus fériés (jours).
Dans le i-it romain, les fêtes se divisent, suivant leur importance, en fêtes doubles de i" cl de 2" classe, doubles majeures, doubles, semi-doubles et simples.
Notre Fête nationale se célèbre le 14 juillet.
FETFA (de l'arabe fetoua). Ce mot, qui signifie jugement d'un sage, désigne, chez les Turcs, les décisions que rendent les muftis sur un point de droit ou de doctrine, pour suppléer au silence de la loi. Les fetfas sont sans appel.
FÉTICHE (du portugais fetisso), idole grossière. Voy. FÉTICHISME au Dict. d'Hist. et de Géogr.
FETTBOL (de l'ail, fett, gras), silicate hydraté naturel tle fer : minéral amorphe, d'un brun nuance, tendre et doux au toucher, qu'on trouve près de Freiherg, en Saxe.
FÉTUQUE, Festuca, genre de la famille des Graminées» type de la tribu des Festucacées, caractérisé par des épillets paniculés à 2 ou 3 fleurs hermaphrodites. Plusieurs de ces plantes entrent dans la composition du foin des. prairies, et forment d'excellents pâturages. La F. élevée a des feuilles longues, planes, linéaires. La F. des brebis habite les lieux arides, et s'élève à 0 m. 16 : ses touffes, formées de feuilles menues et pressées, fournissent un jkUurage qui dure toute l'année. La F. flottante, dite aussi Brouille et Chiendent aquatique, se trouve dans les fossés, les marais, etc. Les brebis, le cheval, les vaches, les porcs et les chèvres l'aiment beaucoup et se nourrissent de sa fane. On s'en sert aussi pour litière, pour faire des nattes, des cordes, des paniers, pour remplir les matelas, les meubles, etc. — La tribu des Festucacées renferme, outre le genre-type Festuca, les genres Poa, Briza, Dactylis, Cynosurùs, Promus, Arundinaria, Bambusa. elc.
FEU [anlaX.focus, foyer), développement simultané de chaleur et de lumière produit par la combustion des corps àïis combustibles, tels que le bois, le charbon, la paille, elc. Voy. CHALEUR et combustion. Les anciens regardaient le feu comme un des quatre cléments. Plusieurs peuples l'adoraient même comme une divinité. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
Feu central, immense foyer de matières en fusion
au 'on suppose exister au centre de la terre, et à l'aide uqucl on explique les volcans, les eaux thermales, les tremblements de terre, l'aplatissement des pôles, etc. Ce qui a conduit les géologues à l'idée d'un feu central, c'est que la température moyenne de la terre s'accroît d'un degré à mesure qu'on descend de 30 mètres à l'intérieur du sol. Or, si cette progression se continuait indéfiniment, à la profondeur de 60 kilomètres, la chaleur serait supérieure à 2000", et toutes les matières connues seraient à l'état de fusion. Quelques géologues, tout en admettant qu'à la profondeur de 60 à 80 kilomètres, toute la masse terrestre est à l'état fluide, pensent que la couche en fusion n'a qu'une épaisseur limitée, et que la partie centrale du glolie est froide et solide. Selon eux, l'oxygène qui existe aujourd'hui à l'état de combinaison formait primitivement une immense atmosphère autour du globe, et ce serait la combinaison des matières composant la superficie de la terre avec cet oxygène qui les aurait fait passer à l'état d'incandescence ; l'action chimique n'aurait pas atteint les parties plus profondes, et par suite du refroidissement extérieur une croûte solide se serait formée peu à peu à la surface de cet océan de feu. La plupart des géologues admettent au contraire que le globe terrestre, entièrement liquide au début, n'est solidifié auj. qu'à la surface et sous une faible épaisseur.
Dans l'Art militaire, on appelle feu les diverses manières de tirer d'une troupe d'infanterie : le feu de salve, exécuté par plusieurs hommes tirant en même temps au commandement de leur chef; le feu à volonté, dans lequel chaque homme tire comme s'il était seul; le /"cm « répétition, qui s'exécute avec les nouvelles armes en usant les cartouches du magasin. On donne aussi aux feux le nom de la troupe qui les exécute : feux d'escouade, de section, de peloton. Les hommes, qui sont en principe sur deux rangs, peuvent être placés sur 4 rangs, en se mettant à genoux. Autrefois on exécutait des feux de file dans lesquels les deux premiers rangs tiraient chacun à leur tour. Voy. tir.
En Médecine on a donné le nom de feux à plusieurs éruptions cutanées, à cause de la chaleur qu'elles développent dans la partie affectée : tels sont le feu persique ou zona, le feu sacré ou érysipèle, le feu sauvage ou