FIGURINE
FIGUIER, Ficus, (reiirc de la Tamille des Morées, se compose d'arbres et d'arbrisseaux renfermant un suc laiteux; à feuilles alternes, découpées, d'un vert foncé; à Heurs nombreuses, unisexuées, reunies dans un réceptacle commun, cbarnu, piriforme et clos de toutes parts, qu'on appelle figue ( Voy. ci-dessus) : les fleurs mâles occupent la partie supérieure du réceptacle, et les fleurs femelles la partie inférieure : ces dernières donnent naissance à un grand nombre de petits drupes qui sont les véritables fruits du figuier. Le F. commun (F. carica) s'élève de 5 à 6 m. dans les contrées méridionales de l'Europe. Son tronc est couvert d'une écorce grisâtre. Son bois est d'un jaune clair et tendre, élastique à l'état de siccité. Son suc est très corrosif; on s'en servait autrefois en médecine. On en retire une résine molle et visqueuse. — Le figuier est très sensible au froid : cependant on le cultive sous le cHmat de Paris, à Argenteuil ; mais on a soin de coucber les tiges et de les enterrer en partie pendant l'iiiver. Il a aussi à redouter plusieurs insectes, notamment une espèce de cochenille, le kermès du figuier.
Le figuier paraît être originaire de l'Orient ; il prospéra en Grèce, dans l'Attique surtout, et fut répandu par les Grecs dans l'Archipel et l'Italie, d'où il passa dans toute l'Europe méridionale. C'était, chez les anciens, la nourriture habituelle des gens de la campagne. Les fleurs du figuier, étant fort cachées, avaient échappé aux recherches des naturalistes de l'antiquité, qui pensaient que le figuier rapportait des fruits sans avoir de fleurs ; ce n'est même
?[u'en 1712 que l'on découvrit les fleurs mâles et les fleurs emelles de cet arbre. Quant à la maturation des figues à l'aide de l'insecte appelé Cynips, voy. caprification.
On nomme vulg. : Figuier d'Adam, le Bananier; F. du
Bengale, l'arbre des Banians; F. des Hottentols, liFicoiàe
comestible; F. maudit, le Clusier; F. de l'Inde, de
Barbarie ou d'Amérique, la Raquette, etc.
FIGUIER, oiseau. Voy. sylvicole et soui-manga.
FIGULINE (du lat. figulina, poterie). Voy. argile et