‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 651 sur 1729 · FINALITÉ · texte numérisé non relu

FINALITÉ

en fil de cuivre appliquées sur la toile métallique qui sert de forme pour fabriquer le papier. Comme ce dessin s'élève un peu au-dessus de la Iode métallique, la feuille de pa-

fiier est plus mince dans cette place que dans le reste de a surface, et on voit le dessin en regardant au travers.

FILIN (de fil), se dit, en Marine, de tout cordage qui n'est pas câble ou grelin. Les haubans, les écoutes, les amarres, etc., sont de fdin. On distingue le filin de- trois, de quatre, etc., selon qu'il est formé de trois ou quatre torons. D'autres, plus petits, sont nommés filins de tant de fils. Voy. fc.m.v.

On nomme aussi filin une espèce de serge qu'on fabriquait autrefois à Pithiviers.

FILIPENDULE, plante. Voy. spirée.

FILIX, nom latin de la Fougère. Voy. ce mot.

FILLE (du lat. filia). I.a fille ne peut se marier avant 15 ans sans une dispense spéciale (C. civ., art. 144 etl45). A 21 ans, elle peut se marier en demandant à ses parents, par trois actes respectueux, leur consentement; à 25 ans, elle est libre de se marier en signifiant un seul de ces actes (art. 151, 152).

On a donné le nom de filles aux religieuses de beaucoup de communautés, telles que les Filles St-Thomas, les Filles-du-Calvaire, les Filles-Dieu, les Filles repenties, etc.

FILLEUL, FILLEULE (du lat. filiolus , filiola). Voy.

PARRAIX.

FILON (de ^/), se dit, en Géologie, des veines métalliques assez considérables pour être exploitées (Koy.msE). Les filons contiennent des minéraux cristallises dans des fissures des rociics : le remplissage de ces fissures a pu se faire soit par injection de matières en fusion, soit par circulation d'eaux minérales. Les filons sont souvent ramifiés, présentent diverses inflexions, coupent les roches sous diverses inclinaisons, etc. Les deux faces d'un filon se nomment salbandes, et les deux parois de la fente qui les renferme sont les épontes. Quand le filon est incline à l'horizon, la pente du bas est appelée mur, et celle du haut, toit ; le bord supérieur du filon en est la tête. On nomme affleurement l'endroit où il se montre à la surface du sol. Quelquefois les filons se terminent inférieurcmcnt en coin : d'autres fois ils se subdivisent en filets, qui se perdent dans les fissures de la roche. — Voy. dyke.

FILOSELLE (de l'ilal. filugello, ver à soie), dite aussi Bourre de soie et Fleuret, partie de la soie qu'on rebute au dévidage des cocons. Elle se compose : de la partie de la coque qui recouvre immédiatement la chrysalide, et qui y est comme collée ; de la soie de bourre, qui forme l'enveloppe extérieure du cocon; des bouts cassés, etc. On carde la filoselle, on la file et on la met en écheveaux comme la soie; on en fait des rubans, des ceintures, des lacets, des bas, du cordonnet, etc.

FILOU, voleur de bas étage dont les délits sont du ressort de la police correctionnelle. Les actes de filouterie sont punis d'un emprisonnement de 1 à 5 ans et d'une amende de 16 à 500 fr. (C. pén., art. 40i|. — Le mot filou n'est entré dans la langue qu'au xvii" siècle et c'était alors un terme d'argot. Littré le fait venir de filer. Ménage a dit que c'était le nom d'un jeu qu'on jouait avec un petit bâton à six pans et marqué comme un dé; comme il était facile de piper au jeu du filou, on aurait étendu ce nom à tous les voleurs.

FILOU, Epibulus, Sparus insidiator, genre de Poissons acauthoptérygiciis, de l'ordre des Squamodermes, détaché du genre Spare, pour un poisson rougeàtre de la mer des Indes, remarquable par l'extrême extension qu'il peut donner à sa bouche, ce qui lui permet de saisir au passage les petits poissons.

FILS (du latin filins). Voy. exfant et filiation.

On appelait autrefois fils de France les enfants mâles des rois de France.

FILTRAGE, filtre (du b.-lat. filtrum, feutre]. Le filtrage est l'opération qui consiste à clarifier un liquide en le faisant passer à travers un filtre. Tantôt le filtre est un morceau de feutre [chausse ou blanche t), ou un châssis garni d'étoffe de laine on de toile [carrelet), ou même un simple cornet de papier non collé; tantôt il se compose de vases à plusieurs fonds, percés de trous, et recouverts d'une ou de plusieurs couches de paille, de coton, de sable ou de charbon. Il faut, en général, pour filtrer, une matière qui soit assez poreuse ou assez divisée pour laisser passer les liquides et retenir

les corps étrangers qu'ils tiennent en suspension. La fillration en gi-and s'exécute surtout sur les eaux de rivière qu'on veut rendre potables. Dans plusieurs localités, notamment à Toulouse, à Bordeaux, à Berlin, on fait passer l'eau à filtrer au travers d'un terrain poreux où elle se clarifie à la manière des eaux de source. Ce moyen n'étant pas praticable partout, on a imaginé divers systèmes pour y suppléer. Le filtre Smith, le plus anciennement connu, se compose d'une caisse en lx)is, garnie intérieurement de plomb, et contenant au fond une couche de charbon pilé comprise entre deux couches de sable et une couche d'épongés placées par-dossus ; le fond de la caisse est percé de trous pour donner mssage à l'eau. Le filtre Fonvielleest un vase clos, hermétiquement fermé, ce qui permet de faire passer l'eau à travers les couches filtrantes sous unepression élevée. Ce filtre donne un débit beaucoup plusconsidérable que le filtre Smith. Le filtre Souchon a pour principe l'emploi de la laine comme couches filtrantes ; ik a fonctionné à Paris de 1839 à 1858 à la pompe du pont Notre-Dame ; il produisait env. KM) litres d'eau filtrée par minute et par mètre carré; mais il avait besoin d'êtresouvent nettoyé. — On emploie dans les ménages, à Paris, des fontaines filtrantes qui sont faites avec des grès très poreux ; ces fontaines clarifient bien les eaux troubles ; maiselles n'enlèvent pas l'odeur et la saveur désagréables queleur communiquent les matières organiques qui s'y sont putréfiées, et surtout elles ne débarrassent pas l'eau desmieroorganismes pathogènes qu'elle peut contenir. — Un> bon filtre de ménage ne doit laisser passer aucun microbe et doit pouvoir être facilement nettoyé et stérilisé. Le filtre Chamberland système Pasteur remplit ces conditions. Il se compose de bougies de porcelaine dans lesquelles l'eau filtre du dehors au dedans du cylindre. De la> sorte, c'est la face extérieure de la bougie qui, arrêtant les microbes et les résidus, se souille la première ; on la nettoie par un brossage énergique tous les huit jours environ. Puis, tous les mois, on plonge pendant un quart d'heure les bougies dans l'eau bouillante, ce quk a pour effet de les stériliser à nouveau. D'autres filtres, construits sur le même principe, non plus avec de la porcelaine, mais avec de l'amiante, sont également recoin— mandables.

Les Raffineurs de sucre emploient deux filtres connussous les noms de F. Taylor et de F. Dumont. Le premier, destiné à débarrasser le sirop des matières qu'il renferme en suspension, se compose d'une série de sacs ea coton, attachés verticalement dans une caisse. Le sirop, versé dans l'espace libre qui environne les sacs, filtre du dehors au dedans et s'écoule ensuite dans un double fond par une ouverture ménagée à la partie inférieure des sacs. Pour décolorer ensuite le sirop, on le fait passer par le filtre Dumont. caisse en bois de la forme d'une pyramidequadrangulaire, et dont le bord est garni de noir animal, recouvert d'un diapliragme métallique criblé de trous. Voy. clarificatiox.

FIMBRIARIA, genre de la famille des Hépatiques, tribu, des Marchantiées, se compose de végétaux Cryptogames (jui croissent sur les hautes régions montagneuses des deux, hémisphères.

FIN (du lat. finitus, achevé, parfait), quantité d'or oud'argent pur qui se trouve dans les monnaies. Voy. titre.

fi.n (du lat. finis), en Droit. Voy. fins à la pge 654.

FINALE. En Musique, on appelle finale le dernier morceau d'une œuvre symphonique ou théâtrale.

Dans le Plain-Chant, la finale ou note finale est la note sur laquelle se termine ime antienne, une hymne ou un autre morceau.

finales (causes). Voy. causes et finalité.

FINALITÉ. Quand une chose est laite en vue d'une autre, on dit que celte dernière est la cause finale de la

t)remière : que la dernière est la fin, à la production de aquelle la première sert de moyen, et cette prédétemiination des mojens par la fin est nommée finalité. L'homme dans sa conduite réfléchie agit sans cesse en vertu de fins conçues et voulues par lui. La question est de savoir si la marche de l'univers est, elle aussi, régie par une finalité, si ce qui s'y passe est produit en vue de fins préconçues. La philosophie spiritualiste le pense, et elle s'efforce de démontrer les trois points suivants : 1» Il y a de l'ordre et de l'harmonie dans l'univers (ce que les' pessimistes contestent en disant qu'il y a dans le monde plus de mal que de bien ; 2° cet ordre et cette harmonie ne peuvent s'être éta-

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