FINANCES
FISSI...
blis d'eux-mêmes (les évolutionnistes soutiennent au contraire qu'ils sont simplement le résultat de l'adaptation naturelle des choses les unes aux autres) ; ils supposent donc une Cause Première; 3° cette Cause Première, avant établi l'ordre et l'harmonie, doit être consciente et libre [les panthéistes, à l'inverse, disent souvent qu'elle est inconsciente et dépourvue de liberté). Voir Paul Janet, les Causes finales.
FINANCES (du vieux franc, finer, conclure, terminer [un dillcrcnd) moyennant argent], se dit de l'argent et des revenus de l'Etal, ainsi que de 1 administration de ces revenus. En France, cette administration est aujourd'hui réglée chaque année par la loi portant (ixation du budget des déuenses et de celui des recettes. Voy. budget.
La science des finances est une partie de l'Economie politique. Considérant à la fois les ressources et les besoins de l'Etat, elle se propose un double but : X" alléger les charges publiques, c.-à-d. supprimer les dépenses inutiles, diminuer les frais de perception, choisir les impôts qui entravent le moins la production et la consommation, les répartir éijuitablement pour qu'ils soient proportionnés aux services que chaque classe de citoyens retire de la société [Voy. impôts) ; 2° faire des ressources un emploi rationnel, c.-à-d. rendre les dépenses de plus en plus productives
[Voy. CONSOMMATION, PKOOCCTION, ÉCONOMIE POLITIQUE).
Parmi les livres les plus récents, il faut citer : Paul Leroy-Beaulieu, la Science des finances (1888), et Emile Worins, Exposé élémentaire et critique de la science des finances ('1891), et Traité de législation financière 2" édition, 1894). \oy. aussi \q Dictionnaire des Finances <le Léon Say (1884).
Appelé successivement Argentier, Surintendant des finances (1515), Contrôleur général (1661), le Ministre ■des Finances ne prit le nom qu'il porte encore aujourd'hui qu'en 1795. Voy. ministèkes.
FINANCIER (de finance). Ce mot désignait autrefoisceux qui régissaient les biens du roi. Aujourd'hui on nomme ainsi celui qui dispose de grands capitaux dans des entreprises étendues, ou qui administre les deniers de l'Etat.
Au Théâtre, le financier est un emploi de la scène comique qui comprend non seulement les gens de finance, mais aussi les rôles pleins de rondeur et de bonhomie. Orgon dans le Tartufe, Lysimon dans le Glorieux, Turcaret dans la comédie de ce nom, etc., sont des rôles de iinancier. Molière, comme acteur, et après lui Bonneval, Grandménil, Desessarts, Michot et Devigny, se sont distingués dans cet emploi.
FI NE- M ÉTAL ou fonte-mazée. Voy. fonte.
FINERIE [d'affiner], fourneau qui sert à l'affinage de la fonte, quand on fait cette opération au coke. La finerie «st formée d'un massif de maçonnerie, au milieu duquel est un creuset de forme rectangulaire dans lequel on ■charge la fonte et le coke. La masse fondue se ramasse ^ans le creuset, où elle reçoit l'action oxydante de l'air soufflé par six tuyères plongeantes.
FINETTE, étoffe légère de laine ou de coton, dont on fait •des doublures, des bonnets, des objets de lingerie, etc.
FINI (de fin). En Philosophie, le fini est ce qui a des bornes ■: on l'oppose à l'infini {Voy. ce mot). — En Mathématiques, le mot fini s'emploie avec des sens divers : tantôt il veut dire qui n'est pas infini; il est alors le plus souvent inutile : en disant une litnite finie, un nombre fini, on ne dit rien de plus qu'en disant une limite, un nombre. En disant d'une variable qu'elle reste finie, on entend quelquefois qu'elle reste au-dessous d'une certaine limite fixe. Parfois aussi le mot fini s'oppose à nul, ou à infiniitient petit.
FIN-OR, nom donné à deux variétés de Poires : le fin-or d'été est une poire petite, en forme de toupie tronquée, lisse, vert-jaunàtre d'un côté et vert foncé de l'autre; le fin-or de septembre, une poire grosse, bien faite, lisse et d'un beau vert tacheté de roux.
FINS. En termes de Procédure, c'est le but, l'objet d'une demande. On dit qu'une demande est à fins civiles, quand ■elle n'a pour objet que la réparation pécuniaire d'un domniage, et non la condamnation à une peine proprement dite. Conclure à toutes fins, c'est réclamer tout ce qui, à défaut du chef principal, peut être accordé par le juge; être renvoyé des fins de la plainte, c'est succomber dans sa plainte. — On nomme : fins de non-procéder, les moyens présentés pour que la procédure ne s'engage pas ou soit ^iirérée : telles sont les exceptions déchnatoires ou dila-
toires; fins de non-recevoir, lee moyens par lesquels on soutient que la partie adverse n'est pas recevable dans sa demande.
Cheval à deux fins, celui qu'on peut indifi'éremment monter ou atteler ; ces chevaux ont généralement plus de fond que de vitesse, et plus de solidité que de brillant.
FINTE, sorte d'alose. Voy. alose.
FIOLE (du gr. «ptâ)kT)). On appelle fiole des quatre éléments un ancien appareil de Physique qui sert à montrer les conditions d'équilibre des liquides non miscibles : c'est un tube de verre contenant du mercure, une dissolution concentrée de carlwnate de potasse, de l'alcool et de l'huile de pétrole. Si l'on agite la fiole, les liqueurs se mêlent; mais en les laissant reposer, elles se séparent et se placent les unes au-dessus des autres, dans l'ordre de leurs densités.
FIORD. Voy. fjord.
FIORITURES, mot italien francisé qui désigne des ornements du chant. Le mot broderies a la même signification.
FIRMAMENT (du lat. firmamentum, appui, soutien), nom donné, dans l'Astronomie ancienne, à la voûte céleste, que l'on se représentait comme étant de cristal et portant attachées après elle toutes les étoiles fixes. On supposait que ce ciel tournait et entraînait dans son mouvement les cieux inférieurs ou cieux des planètes.
En Théologie, le firmament est, suivant la Genèse, ce qui sépare les eaux inférieures des eaux supérieures ; aussi plusieui-s théologiens le distinguent-ils du ciel propr. dit, ou empyrée ( Voy. ce mot) .
Dans le langage ordinaire, le firmament n'est autre chose que l'espace azuré dans lequel se meuvent les astres.
FIRMAN, mot turc et persan, désigne tout ordre émané de la Sublime-Porte ou de toute autre cour musulmane. Le sultan de Turquie apjwse sa signature et son cachet sur tous les firmans donnés par lui. — Un édit, un décret, un statut, un sauf-conduit ou un permis accordé à un voyageur ou à un individu envoyé en mission prennent égafement le nom de firman.
FI ROLE, Pterolrachsea, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Nucléobranches, type de la famille des Firolidées. Ce sont des animaux gélatineux, très allongés, transparents, ayant une queue pointue et une bouche située à l'extrémité d'une trompe. Ils manquent de coquille, ou n'en ont qu'un rudiment. Us nagent avec facilité et en plaçant leurs pieds en l'air. Ils sont communs dans les mers cliaudes et tempérées. La Firole couronnée, type du genre, habite la Méditerranée.
FISC (du lat. fiscus, panier, et particulièrement panier à l'usage des collecteurs d'impôts), nom donné par les Romains, du temps des empereurs, au trésor particulier du
[irince, par opposition au trésor de l'Etat [serarium). Chez es modernes, ce mot a conservé longtemps la même signification ; puis on s'en est servi pour désigner le trésor de l'Etat, parce que ce trésor était autrefois, dans les monarchies absolues, à la disposition du prince. — A Rome, le trésor particulier des empereurs était alimenté par certains
Erivilèges dévolus au prince, comme la confiscation des iens des condamnés à mort, les successions vacantes par déshérence, les amendes, etc. Sous les premiers rois franlis, ce qu'on appelait domaine royal répondait à peu près au fisc des empereurs romains, et consistait surtout en biensfonds, auxquels venaient s'ajouter les produits des confiscations, du tiers de l'amende dite composition, du droit d'aubaine, etc. A mesure que le pouvoir royal s'agrandit, le fisc s'empara peu à peu du produit de tous les impôts, telsque vingtième, dîme saladine, tailles, aides, gabelles, etc. C'est aux vexations sans nombre qti'entraînait là perception de ces taxes arbitraires qu'est due l'impopularité altacliée depuis lors au mot fisc. Aujourd'hui ce mot a disparu de la langue administrative : la partie du fisc qui composait les revenus de la couronne forme le domaine de l'Etat, et la partie affectée aux charges publiques s'appelle le trésor. Voy. ces mots.
Autrefois on étendait le nom de fisc aux officiers chargés de la conservation des droits du fisc. On nommait procureur, avocat fiscal, des officiers chargés de la conservation des droits d'un seigneur haut justicier. — On nommait fiscnliiis ceux qui étaient chargés de l'exploitation des domaines du prince.
FISSI... (du lat. fissus, fendu). Ce préfixe entre dans la composition d'un grand nombre de termes appartenant à l'Histoire naturelle. Ainsi on nomme : Fissidactyles, les oiseaux qui ont les doigts entièrement libres ; Fissiflores^