‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 653 sur 1729 · FISSURE · texte numérisé non relu

FISSURE

FLACHERIE

les fleurs dont les corolles sont fendues; Fissitierves, les fcailles qui ont des nervures bifides; Fissipares, les êtres qui se reproduisent par la scission de leur propre corps: Fissipèdes. les quadrupèdes qui ont les pieds divisés en plusieurs doi^s ; Fissipennes, les insectes qui ont les ailes fendues en branches ou digitations; fj««2>o«/res, les oiseaux

a ni ont le bec profondément fendu. Cuvier a donné ce ernier nom à une famille de Passereaux, que l'on appelle aussi Chélidons. Voy. ce mot.

FISSURE (du lat. fissura). En Géologie, on nomme ainsi les fentes qui se trouvent dans une masse minérale (Voy. faille). — En Pathologie, on appelle Fissures ou Crevasses, des ulcérations allongées, étroites, peu profondes, que présentent la jieau au niveau de ses plis ordinaires, ou les membranes muqueuses à leur origine, et dépendant de causes variables. On les observe aux mains, aux pieds, aux plis de la cuisse, aux coins des yeux, vers la commissure de la bouche, à la marge de l'anus. Dans ce dernier point, la fissure s'accompagne d'un spasme très douloureux lors de la défécation. Les fissures simples se traitent comme toutes les plaies, par des pansements antiseptiques. La fissure à l'anus se traite par la dilatation du spliincter. — Voy. gerçures.

FISSURELLE, Fissurella, genre de Mollusques gastéro- IkmIcs, de l'ordre des Scutibranches, tj-pe de la famille des Fissiirellidées. Ce spnt des animaux oblongs et bombés, munis d'une tète distincte et assez large, terminée en avant par une trompe courte et arrondie, avec deux tentacules coniques portant des yeux très saillants; le manteau est grand, mince, ouvert en avant ; la coquille est patelliforme, conique, sans trace de spire, à lase oblongue ; le sommet est tronqué et perforé. Les Fissurelles vivent à la surface des rociiers. La F. grecque, vulg. Oreillc-de-St-Pien-e, est commune dans la Méditerranée. On en trouve de fossiles depuis l'étage carbonifère.

FISTULAIRE (de fistula, llùte), Fistularia, genre de Poissons acanthoptérygiens. de l'onlre des Squamodermes. famille des Bouches-eii-Flùte, doit son nom à la forme alloiifrée de sa tète; la mâchoire inférieure et les intermaxillaires sont armés de petites dents. Il possède une seule dorsale. D'entre les lol>es de la caudale sort un long filament. L'espèce t\-pe est le F. tabaccaria, commun dans la mer des Antilles, et long de plus d'mi mètre. Sa cliair est maigre, sèche et peu rechcrcliée.

FisTci.AiRE. Fistularia, genre d'Echinodermes, voisins des Holothuries : corps libre, cylindrique, mollasse, à peau coriace, souvent rude et papilleuse: bouche terminale, entourée de tentacules. On distingue la F. élégante, et la /•'. tuhuleuse, que l'on trouve sur les côtes d'Europe.

FISTULANE. mollusque. Voy. gastrochène.

FISTULE (du lat. fistula, tuyau). C'est, en Anatomie palhologiijue, une solution de continuité, d'étendue et de forme variables, dont le trajet, organisé de façon très diverse, donne issue à des pnxluits de sécrétion différant suivant les cas. Les fistules sont congénitales ou accidentelles. Les premières relèvent d'un défaut d'évolution variable suivant les régions : au cou, il résulte d'un vice d'évolution des rainures branchiales: à Vonibilic.A'xxno^ pi^rsistance de Vouraque: au rectum, au vagin, d'un défaut de cloi'ionnement ilu cloaque embryonnaire. Les fistules accidentelles ou patiiologiques s<Mit dues : à des corps étrangers ayant amené un abcès ouvert à l'extérieur; à diverses alfections, le plus souvent d'origine tuberculeuse; à des al)cès froids ganglionnaires, à des synovites ouvertes à l'extérieur, à des suppurations de la plèvre, de la vésicule biliaire, de la vessie, etc.

Tantôt il existe un trajet plus ou moins Ion?, ce sont les F. canaliculées ; tantôt il n'y a que deux orifices adossés iminéiliatement, ce sont les F. labiformes. Leur origine et leur terminaison peuvent se faire : sur deux muqueuses, comme à la vessie et au vagin [F. bimuqueuses] ; sur une muqueuse et sur la peau [F. culanéo-muqueuses). Dans ces divers cas il s'agit de F. complètes ou ayant toujours lieux orifices, mais il peut n'en exister qu'un, ce sont les F. borgnes, qu'on subdivise elles-mêmes en F. borgne externe. si 1 unique orifice est à l'extérieur, et F. borgne interne, si l'orifice est dans une cavité tapissée de muqueuse. Quand la fistule est canaliculée, le trajet est le plus souvent irrépulier. compliqué de trajets secondaires, de poches, de •liverticules ; c est ce qu'on observe le plus souvent dans les fistules de la marge de l'anus.

Le traitement est essentiellement variable suivant la

cause, la forme et la nature des fistules, et il ne oeut entrer dans le cadre de cet ouvrage de le décrire ici.

En Physiologie expérimentale, on a recours à des fistules artificielles {F. gastrique, biliaire, etc.) pour détourner de leur route habituelle ou même recueilhr au dehors les liquides digestifs et étudier ainsi leurs propriétés.

FiSTULEUX, FisTULECSE, se dit, en Botanique, des liçes qui, comme celles de l'oignon, de l'ail, sont creuses à l'mlerieur et en forme de tube.

FISTULINE, Fistulina, genre de Champignons Basidiomycèles, famille des Polyporées, à tubes Hbres et non soudés entre eux. Ils ont une couleur sanguine, une consistance charnue et mollasse ; ils sont attachés par le côté, et munis d'un très petit pédicule. On les trouve surtout sous les chênes. Le tj-pe du genre est la F. buglossoîde, ou Langue-de-bœuf, dont la chair, zonée de rouge, acquiert un volume souvent considérable; ce champignon ollre à jkîu près la forme d'un foie, ce qui le fait appeler Bolet hépatique. On le mange quand il est jeune.

FIXATION. Par ce mot, on entend, en Chimie, doux opérations distinctes : 1° l'action d'empêcher un corps volatil de se changer en gaz sous l'action du feu : ainsi on fixe l'acide arsénieux en l'unissant à la potasse, qui le transforme en arsénite non volatil; 2» Pojiération par laquelle on combine un corps gazeux avec un corps liquide ou solide : p. ex., lorsque le mercure, chauffé au contact de l'air, s'empare de l'oxygène de celui-ci. — La fixation des couleurs est une des principales opérations qui constituent l'art du teinturier. Voy. mordançage.

FIXE (du lat. fixus). En Chimie, on appelle corps fixes dans des conditions déterminées de température ceux qui ne se volatilisent pas à cette température. On appelait spécialement alcalis fixes la potasse et la soude, par opposition à l'ammoniaque ou alcali volatil.

FIXES (étoiles). Voy. ÉTOILES.

FIXÉ. En Peinture, fixé se dit d'un tableau de très petite dimension peint à l'huile sur taffetas et qu'on recouvre d'une glace qui lui tient lieu de vernis.

FJORD eu norvégien et en danois, fjârd en suédois, baie étroite et longue.

FLABELLAIRE (de flabellum, éventail), Flabellaria. genre d'Algues caractérisées par une tige cylindrique d'où s'élève une fronde spatulée, réticulée, à mailles petites et comme feutrées. Les Flabellaires ont une couleur verte qui ne change jamais. On les trouve dans toute la Méditerranée.

FLABELLÉ ou flabelliporxe (du lat. flabellum, éventail), se dit des animaux ou des plantes dont la forme générale et la figure sont en éventail ; tels sont les Gorgones, les Lycopodes. ele.

FLACHE (de l'allem. flach, plat), amas d'eau stagnante dans quelque partie basse d'un terrain. — Il se dit aussi, en Menuiserie, de certaines dépressions dans les bois que l'on travaille, et qui empêchent de les bien équarrir.

FLACHERIE, gattixe, maladie des vorts-flats, maladie des vers à soie, due au développement, dans le tube digestif de l'animal, de microbes faisant fermenter la feuille d.i mûrier. Ce sont des bacilles plus ou moins dodus, dont quelques-uns sont munis de spores, et des micrococcus en points doubles et en chapelets; ces microbes sont identiques à ceux qui se développent dans la feuille du mûrier broyée et mise à fermenter dans un vase de verre. La flacherie est très contagieuse; il suffit de quelques vei-s atteints dauis une éducation pour communiquer la maladie aux autres. Toutes les conditions propres à débiliter le ver ou à augmenter la quantité de microbes ingérés sont favorables à la flacherie ; les conditions inverses seront au contraire celles qu'il faudra réaliser pour le bon succès des éducations. La flacherie n'est pas héréditaire à la façon de la pébrine {Voy. pébrixe); cependant des vers ayant soufl'ert pendant leur vie d'une maladie du canal digestif transmettent à leurs descendants une faiblesse liéré(htaire de cet organe, et. par conséquent, une prédisposition à la flacherie. M. Pasteur, qui a étudié avec beaucoup de soin cette maladie, recommande, pour l'éviter, de ne pas accumuler les vers dans un espace trop restreint, et d'aérer suffisamment les magnaneries. De plus, quand on préparc soi-même la graine, on ne doit employer que les papillons qui proviennent d'une éducation bien saine. — La flacherie, n'étant pas due au développement d'un microbe déterminé, présente nécessairement des variétés différentes, suivant la nature des ferments qui la produisent : les ar pians ou

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