‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 656 sur 1729 · FLORIN · texte numérisé non relu

FLORIN

pommade. En employant, au lieu He graisse, des morceaux (le mollelon de coloa' imprégnés d'iiuiie d'olive, on obtient l'huile antique du commerce. — L industrie du fleurage, perfectionnée de nos jours par M. Pivcr et par MM. Chardin et Massignon, a son centre, en France, aux environs de Grasse et de Nice; le jasmin, la tubéreuse, l'héliotrope, la violette, la rose, en fournissent les principaux éléments.

FLEURET [de fleur; à cause du ixjuton), sorte d'épée à lame carrée, terminée par un bouton, le plus souvent garni en peau, et dont on se sert pour apprendre à faire des armes.

On appelle encore fleuret : 1» un fd fait avec la bourre de soie et qu'on emploie beaucoup en passementerie [Yoy. filoselle) ; 2" le premier choix de la laine, du coton et du fil; 3° une toile blanche et légère, qu'on nomme aussi blancard [Voy. ce mot).

FLEURETTE, nom donné aux gros tournois frappés sous Charles Y, parce qu'ils étaient marqués d'une fleur; ils valaient 20 deniers tournois (1 fr. 40 c).

rLECRETTE OU FLORETTE On iiommc ainsi, en Botanique, les petites fleurs dont la réunion forme la fleur de certames

Elantes. La chicorée sauvage, l'artichaut, le dahlia, la scaieuse, etc., oH'rent cette disposition. — On donne aussi ce nom aux épillets des Grammées.

FLEURISTE. Voy. jardin et hobticultube.

On donne encore le nom de Fleuristes aux personnes qui s'occupent de l'arrangement des fleurs naturelles en bouquets, couronnes, etc., et à celles qui préparent des fleurs artificielles. Voy. ce mot.

FLEURON (de fleur). En Botanique, on nomme : fleurons, de petites fleurs qui composent les capitules des Composées : ce sont de petites corolles régulières, infundibuliîormes ou tubuleuses; demi-fleurons, des tubes courts, déjetés d'un côté sous la forme d'une languette plane, plus ou moins allongée, et qui, à son extrémité supérieure, est presque toujours dentée. Voy. flosculeuses et composées.

En Sculpture et en Orfèvrerie, on nomme fleurons de petits ornements formés de fleurs ou de feuilles détachées. — Les Imprimeurs nomment ainsi des ornements qu'ils placent au frontispice d'un livre, à la fin d'un chapitre, etc.

En Blason, le fleuron est un ornement en forme de Heurs qui se trouve sur les couronnes des rois, des princes souverains, des ducs-pairs et des marquis. Les fleurons des rois de France étaient des fleurs de lis. Ceux des ducspairs et des marquis sont des fleurons d'ache.

FLEUVE (du lat. fluvius), grand cours d'eau qui prend ordinairement sa source au pied des montagnes, reçoit chemin faisant une foule de ruisseaux et de rivières, et va se jeter dans la mer par une ou plusieurs embouchures. Les fleuves suivent la direction des montagnes dont les pentes déterminent leurs bassins (Voy. ce mot). Plusieurs grossissent et débordent régulièrement à certaines époques de l'année ; d'autres s'enfoncent momentanément sous terre pour reparaître ensuite en d'autres lieux, ou produisent, en changeant brusquement de niveau, des rapides, des cataractes, etc. ; enfin plusieurs offrent à leur emlx)uchure le phénomène de reflux connu sous les noms de barre, de mascaret, de prorwoca, etc. [Voy. ces mots). — Les plus grands fleuves connus sont : l'Amazone, qui a de la source à l'embouchure 6400 kil. et verse à la mer une masse de 80 000 m. cubes par seconde ; le >'il, qui est aussi long, mais roule moins d'eau; viennent ensuite le Yang- Isc-Kiang (5200 kil.) ; le Congo (4000 kil.) ; le Mississippi seul n'a que 3900 kil., mais de la source du Missouri à l'embouchure du Mississippi on obtient une longueur de 5880 kil. En Europe, la Volga a 3800 kil., mais le débit rao\ en n'est que de 2 300 m. cubes à la seconde ; le Danube a 2"80() kil., le Bhin 1 500, la Loire 1 000.

Sous le rapport du Droit, voy. eacx et coors d'ead.

FLEL'VE (le), constellation. Voy. éridax.

Fleitve du Tigre, nom sous lequel on réunit souvent les deux petites constellations de VOie et du Renard. L'ensemble est situé entre le Cygne, le Dauphin et la Lyre par 20'' O" d'ascension droite moyenne et 25" de déclinaison, et compte 2 étoiles de 4* grandeur et 21 de 6".

FLEXION (du lat. flexio). En Physique, on appelle élasticité de flexion celle qui se manifeste quand on courbe ime tige ou une lame. On l'utilise dans les ressorts, tels que ceux des voitures, dans les dynamomètres, dans les horloges où elle imprime le mouvement aux rouages, dans les baromètres métalliques, etc.

FLExio.N, eu Grammaire. Voy. déclinaison et conjdgaison.

FLEXURE, en Géologie, pli monoclinal, c.-à-d. présentant deux parties composées de couches horizontales raccordées par une jMirtie courbe. L'un des côtés de la flexure est all'aissé par rapport à l'autre et, contrairement à ce qui a lieu dans le cas d'une faille, la dislocation a eu lieu sans rupture.

FLIBOT (de l'angl. flyboat, bateau-mouche), petit navire armé en flûte et de moins de 100 tonneaux, dont on se servait autrefois pour faire la course, et dont on se sert encore pour la contrebande et pour la pêche du hareng. — Le flibot a donné son nom à la flibuste et aux flibustiers.

FLIBUSTIERS. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

FLINT-GLASS (c.-à-d. en anglais vei-re de caillou], verre doué d'un pouvoir réfringent et d'un pouvoir dispersif considérables, qu'on obtient par la fusion d'un mélange de sable, de mmium et de potasse, et dont on fait des prismes, des lentilles. Voy. achromatisme et verre.

FLOCON (du lat. ^occMs), petite toulfe de laine, de coton, de soie, de neige. — Les chimistes désignent ainsi l'état de quelques précipités qui se présentent sous forme de flocons — l oy. aussi cabphologie.

FLOOVANT, chanson de geste du xn« siècle qui, bien que contemporaine des gestes carolingiens, s'inspire des traditions plus anciennes de l'époque mérovingienne. Floovanl (transformation de Flodovine ou Chlodovine, descendant de Chlodoveck) est un fils de Clovis, que son père exile pour avoir coupé la barbe à un de ses barons.

FLORAISON. Voy. anthèse et flecr.

FLORAL, ce qui appartient à la fleur. Le bouton floral est celui qui renferme une seule fleur; les enveloppes florales sont le calice et la corolle; Vépine florale est placée à la base de la fleur; la feuille florale est celle qui est située à la base des fleurs (Chèvrefeuille) : quand elle dilfère des autres feuilles, on la nomme bradée ; les glandes florales sont appelées aussi nectaires. Voy. ce mot.

FLORAUX (jeux), jeux littéraires célébrés à Toulouse. Voy. JEUX au Dict. d Hist. et de Géogr.

FLORE, nom emprunté à la déesse des fleurs des Romains et donné depuis Linné aux ouvrages destinés à faire connaître toutes les plantes propres à un pays. On peut citer : la Flore de Cosson et Germain, celle de Bonnier et de Layens, pour les plantes supérieures des environs de Paris ; la Flore de Grenier et Godron pour les plantes supérieures de France : la Flore de Costantin et Dufour pour les champignons. Voy. calendrier et horloge.

FLORE ET BLANCHEFLEUR, roman d'aventures du XII' siècle. Suivant M. Gaston Paris, un même conte orientai, rapporté en Europe par les croisés, aurait donné naissance à ce roman et à celui A'Aucassin et Nicolette [Voy. ce nom).

FLORE, 8" petite planète, trouvée le 18 oct.1847 par Hind, à l'Observatoire de M. Bishop à Londres. Voy. planètes.

FLORÉAL (du lat. flos, floris, fleur), 8" mois du calendrier républicain, commençait le 20 ou le 21 avril. Voy. calendrier.

FLORENCE, petit taffetas léger, qu'on tirait autrefois de Florence, et qui se fabrique auj. en France et en Suisse.

FLORIDÉES (du lat. floridus) , nom commun donne à toutes les Algues dont la couleur est d'un rouge purpurin plus ou moins foncé ; on les appelle aussi les Fleurs de la mer, à cause de leur riche coloris. Voy. algues.

FLORIFÈRE (du lat. flos et fero, porter), se dit, en Botanique, des parties des plantes qui produisent des fleurs.

FLORIN, monnaie d'argent qui tire son origine de Florence et qui fut ainsi nommée, dit-on, à cause de la fleur de lis qui entre dans les armoiries de cette ville. Le florin de Florence [florino] , qui n'a plus cours auj. , valait 1 fr. 20. Dans l'Allemagne du Nord et en Prusse, le florin, depuis 1838, a valu les 4/7 du tbaler, c.-à-d. 2 fr. 14; auparavant il valait 2 fr. 40 ; en Aulriche, le florin [gulden) vaut 2 fr. 50 et est divisé en 100 neukreutzer. En Angleterre, on a frappé quelques florins valant 2 fr. 25. Les autres florins connus sont sans importance. On a appelé en Allemagne florins de convention diverses monnaies de compte ou en papier de valeur variable. — H y a eu aussi des florins d'or, notamment dans le Hanovre et en Hollande. En France, on a sppelé quelquefois florins les deniers d'or qui portaient une fleur de lis. Voy. rKA.>c et

FLORTPARE

Ff.UORESCÉINE

FLORIPARE (du lat. flos cl pario, enfanter), se dit, on Botanique, des bourgeons qui ne produisent que des Heurs.

FLOSCULEUSES (du fat. flosculus), nom que Tournefort avait donné aux ileurs des plantes de la famille des Composées [Voy. ce mot), qui sout formées de ileurons. — On nomme capitule flosculeux celui qui est composé entièrement de Ileurons.

FLOT (du lat. flucius), la marée montante, i)ar opposition au jusant ou marée descendante. Voij. marke.

FLOTRES, dits aussi Flautres cl Fauties (de feutre), blanchets ou morceaux d'étolfe de laine feutrée sur les-

Suels on met le papier au sortir de la forme, et qui sont estinés à boire la surabondance d'eau dont la pâte est chargée.

FLOTTABLE, se dit des cours d'eau sur lesquels le bois peut flotter en trains ou à bûches perdues. ]'oy. flottage et EAUX (II).

FLOTTAGE (de flotter), nom donné au transport par eau du bois de chaulîage et des pièces de charpente, lorsqu'on les laisse suivre la pente et le cours des rivières. Pour cela, on amène les bois abattus jusqu'au bord des rivières ou ruisseaux flottables, où on les jette pêle-mêle et bûche à bûche : c'est ce qu'on nomme flottage à bûches perdues. Des hommes, dits poules d'eau, guident ce flottage jusqu'au lieu où la rivière devient navigable; là, des colliers, ou chaînes, sont disposés pour arrêter les bois; on les trie et on en forme des radeaux, ou trains, qui sont dirigés jusqu'au lieu où ils doivent être vendus : les trains ont ordinairement 70 m. de long sur 5 de large. Le bois flotté perd pendant son séjour dans l'eau sa sève et une partie des sels qui le rendaient plus lourd; du reste, il donne beaucoup de flamme quand il est bien sec, et est recherché pour le chaulfage des fours. — Le flottage a été inventé en 1549, dans le iMorvan, par Jean Rouvet.

FLOTTAISON (ligne de), ligne que le niveau de l'eau trace sur la carène d'un bâtiment, qui en sépare la partie submergée de celle qui ne l'est pas. La ligne de flottaison d'un bâtiment s'applique toujours à un bâtiment supposé complètement chargé.

FLOTTE, nom collectif employé autrefois pour désigner un grand nombre de bâtiments de mer réunis pour naviguer ensemble. On distinguait les flottes de guerre et les flottes 7narchandes. Auj. le mot flotte désigne la totalité des bâtiments de guerre d'un Etat. — Le service à bord de la flotte est régi par deux décrets appelés l'un Règlement sur le service à bord, l'autre Règlement sur le service intérieur. On les modifie de temps à autre suivant les nécessités créées par les transformations du matériel.

Voy. MARINE.

On appelait autrefois flotte d'argent le convoi de galions qui, depuis la découverte du Nouveau Monde, apportait tous les ans à Cadix l'or et l'argent tirés des mines des colonies espagnoles. Depuis l'émancipation des colonies, il n'y a plus de flotte d'argent.

FLOTTE. Les Marins appellent flottes les bouées ou barriques vides destinées à soutenir un câble au niveau de l'eau. — C'est encore le nom : 1' dos morceaux de liège ou de bois de peuplier qui servent à tenir la partie supérieure d'un fdet à Heur d'eau, tandis que l'inférieure est retenue au fond par des plombs ; 2» de la plume placée vers le milieu d'une ligne et dont le mouvement avertit que le poisson mord à l'appât.

FLOTTEUR, nom donné, en Physique et dans l'Industrie, à divers instruments qui flottent à la surface d'un liquide, et sont destinés à en marciuer le niveau ou à soutenir les corps qui y sont plongés. Tel est le flotteur qui sert à indiquer le niveau de l'eau dans les chaudières à vapeur : ce dernier se com|)ose ordinairement d'une sphère métallique creuse équilibrée par un contrepoids, de manière à plonger en partie dans l'eau de la chaudière et à s'élever ou à s'abaisser en même temps que le niveau de l'eau ; ses mouvements se traduisent au dehors par un mécanisme convenable. On .emploie surtout les flotteurs d'alarme,

3ui avertissent les chauffeurs de l'abaissement du niveau e l'eau par un bruit aigu, produit au moyen d'un jet de vapeur qui jaillit sur un timbre métallique. — On peut citer encore le flotteur de Prony, qui sert, dans les expériences d'hydraulique, à se procurer un niveau constant, et le flotteur de de La Rive, consistant en une lame de cuivre et une lame de zinc réunies par un fil métallique et portées par un morceau de liège qui flotte sur de l'eau aci-

dulée ; on a ainsi un courant mobile, utile pour les eipéri(Mices d'éleclro-magnélismc.

FLOTTILLE (dimin. de flotte), flotte oui peut être considérable, mais qui est toujours composée de petits bâtiments et portant le plus souvent de l'artillerie : telle fut la flottille que Napoléon fit construire à Boulogne en 4804, dans le but de faire une descente sur les côtes d'Angleterre. — Ce mot se dit aussi de plusieurs bâtiments réunis dans un port militaire pour étudier les évolutions de ligne.

FLOU (onomatopée), terme technioue employé par les

[)eintres pour exprimer la grâce et la aouceur des touches, e moelleux du coloris.

FLOUVE, Anthoxanihum, genre de la famille des Graminées, tribu des Plialaridées : fleurs réunies au nombre de trois, sur des épillets incomplets à 2 étamines; fruit sillonné et nu. L'espèce la plus commune est la F. odorante, plante vivacc, à racine odorante, qui croît dans les lieux secs, et dont le chaume, haut de 0 m. 30 à 0 m. 50, se termine par un épi rameux. Elle entre dans le fourrage : c'est princifjalement à cette plante que le foin doit l'odeur agréable qu'il exhale. On s'en sert quelquefois pour aromatiser le tabac, auquel elle communique une odeur analogue à celle de la fève Tonka.

FLUCTUATION (du lat. fluctuatio), se dit des sensations particulières produites par la présence d'une collection liquide, et que l'on perçoit par des moyens variables : 1» c'est tantôt une sensation de flot renvoyée d'un main à l'autre, ce qui est le cas le plus rare ; 2" c'est le plus souvent, en posant deux doigts sur la collection, à une certaine distance l'un de l'autre, le soulèvement du premier doigt par la pression du second sur la tumeur, et inversement; 3» enfin, dans le cas de petite collection qu'on ne Keut explorer qu'avec un doigt, comme dans le fond de la ouche, c'est, après une dépression brusque produite par le doigt explorateur, une sensation de choc en retour sur ce même doigt. Les muscles, les lipomes, certaines tumeurs, donnent de la fausse fluctuation.

FLUE, nappe fine du filet dit tramait. Voy. ce mot.

FLUENTE, terme de Mathématiques. Voy. intégrale.

FLUIDES (du lat. fluidus), corps dont les molécules se déplacent facilement, de sorte que ces corps prennent la forme des vases qui les renferment. On distingue les F. incompressibles, ou liquides, dans lesquels la pression ne diminue le volume que d'une manière peu sensible, et los F. aériformes, ou /•'. élastiques, dont le volume diminue à peu près en raison inverse des pressions qu'on leur fait subir. Le nom d'aéri formes leur vient de leur analogie avec l'air, et celui d'élastiques de la tendance qu'ils ont à s'étendre quand ils ont été comprimés. Les fluides aériformes sont de ])lus distingués en gaz et en vapeurs, suir vant qu'à la température et à la pression ordinaires, leurs éléments se maintiennent à l'état aériforme ou peuvent se présenter à l'état liquide.

Fluides impondérables, nom sous lequel on comprend le Calorique, la Lumière, le Fluide électrique, et le Fluide magnétique, dans l'hypothèse qui attribue los effets de la chaleur, de la lumière et de l'électricité à des sul>stanecs impondérables, ayant une partie des propriétés des fluides aériformes. Les physiciens ont abandonné aujourd'hui cette hypothèse.

FLUOBORIQUE (acide). Voy. bore.

FLUOCÉRINE, fluorure de céiium[Ce5Fl*], petits cristaux hexagonaux, vert sombre. Minéral très rare, s est rencontré en Scandinavie.

FLUOR (du lat. fluere, couler), ou phthore, corps simple qui existe dans le spath fluor ou fluorine [Voy. ces mots). Le fluor n'a été isolé qu'en 1886 par M. Moissan, électrolysant l'acide fluorhydrique anhydre refroidi à — 50^ et rendu conducteur par l'addition d'une petite quantité de fluorure de potassium. C'est un gaz de densité 1,205, qui. vu sous une grande épaisseur, est jaune verdâtre. Il décompose l'eau à la température ordinaire, attaque presque tous les métaux, et forme avec eux les fluorures. Avec l'hydrogène, il donne l'acide fluorhydrique.

Les anciens chimistes nommaient fluor toute matière fluide, et surtout ['alcali volatil liquide.

FLUORESCÉINE, matière qui en dissolution présente une magnifique fluorescence verte. On l'obtient en chauffant de l'anhydride phtalique avec de la résorcine jusqu'à ce que la masse soit devenue solide. En reprenant par l'eau, on obtient une dissolution de fluorescéine qu'on peut purifier

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