‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 662 sur 1729 · FONDATIONS · texte numérisé non relu

FONDATIONS

FONGIDES

F. acides (acide phosphorique et acide borique) pour les métaux ; les F. métalliques, tels que les scories, qui servent dans le traitement des mines de cuivTC et de plomb; les grenailles qu'on emploie pour réduire le sulfure d'aotimoine; lesosvdes. carbonates ou nitrates métalliques qu'on emploie pour "fondre les minéraux renfermant de la potasse, de la soude et du lithium. Voy. FLri.

En Médecine, on a nommé fondants des remèdes que l'on jugeait autrefois propres à fondre les humeurs épaisses et coagulées. Tels étaient les alcalis, les savons, les préparations mercurielles, les eaux minérales alcalines gazeuses. Ces remèdes sont des stimulants, qui ont en effet la propriété de résoudre les engorgements, mais seulement en ranimant l'énergie vitale dans la partie malade ou en y changeant le mode de vitalité. — On nomme fondant de Rotroii un mélange de sulfate et d'antimoniate de potassium.

FONDATIONS et foxdevexts (du lat. fundatto, fitndamentum). On appelle proprement fondations l'ensemble des travaux nécessaires pour asseoir solidement un édifice, et fondements l'ensemble des constructions faites dans ce but, une fois terminées. On distingue les fondations sur le sol et les fondations hydrauliques ou dans l'eau.

Pour les premières, si le sol est solide, il suffit d'établir les assises sur un lit de mortier. On fait les premières assises en gros moellons. Il faut une assise de pierres de taille au rez-de-chaussée des caves, à la naissance des arcs, des voûtes, des portes et aux soupiraux. Le tout est maçonné avec du mortier de chaux et de sable. Si le sol est sablonneux ou mouvant, p. ex. en terre végétale ou rapportée, tourbe, argile molle, etc., il est indispensable de fonder sur le béton ou sur pilotis. On peut quelquefois, dans ce cas, fonder sur du sable fin rapporté.

Les fondations hydrauliques peuvent se rapporter à divers svstèmes. Le système ancien consiste surtout dans l'emploi de bâtardeaux, se vidant à l'aide de machines, pour fonder ensuite à sec : à ce système se rattachent encore les fondations par enrochements, qui s'exécutent en coulant de forts quartiers de roches, ou des massifs de pierres consolidées avec du béton, à l'endroit où l'on veut bâtir, et en élevant sur cette base un corps de maçonnerie hourdé; les matériaux mêlés avec le mortier se déposent sur l'enrochement au moyen de caisses dont le fond à soupape s'ou\Te le plus près possible de l'enrochement ; on emploie pour ce travail la pouzzolane et la chaux hydraulique. Ce procédé, dit à pierres perdues, sert surtout à la construction des môles. — Le système nouveau consiste dans l'emploi du béton par inmiersion : après avoir dragué le sol jusqu'au vif, on verse le béton à l'aide d'un long canal en bois, dit trémie, ou avec une caisse munie d'un fond à soupape. — Il y a encore le système par caissons, qu'on emploie surtout dans la construction des piles de pont : on descend dans le lit du fleuve des tubes en fonte ou en tôle, d'où l'on chasse l'eau en y introduisant de l'air comprimé à plusieurs atmosphères, et l'on procède ensuite à l'établissement des premières assises comme en plein air. Les piles du pont jeté sur le Rhin à Strasbourg ont été ainsi construites.

FoxDATioss, donations ou legs nui ont pour objet la créalion d'un établissement charitanle, religieux, littéraire, scientifique, etc., ou qui sont faits à un établissement déjà existant, avec ou sans charge imposée au bénéficiaire. Autrefois le parlement décidait si ces fondations pouvaient être autorisées. La constitution civile du cierge du 12 juillet 1790 a supprimé toute fondation emportant bénéfice, en maintenant pro^'isoirement les fondations de messes et autres services. La loi du 8 avriH802 porte (art. 73 et 76) : que les fondations avant pour objet l'entretien des ministres et l'exercice du culte ne pourront consister qu'en rentes constituées sur l'Etat, qu'elles seront acceptées par l'évèque diocésain et ne pourront être exécutées qu'avec l'autorisation du chef de l'Etat; que néanmoins, pour les simples fondations de messes, obits, etc., l'acceptation du curé est suflisanle.

TON DÉ DE pomrojR. Voy. mandataire et procdratiox.

FONDERIE (de fondrai, usine où l'on fond les métaux pour en faire des objets utiles aux arts, des ustensiles pour l'économie domestique, des outils, etc. Il y a des fonderies de fer, de cuivre ou de bronze [Voy. foste, cci\-re, BRONZE, CAxos, etc), de zinc, d'étain, de caractères d'intprimerie [Voy. caractères), de petit plomb [Voy. halles et PLOMB), etc.

L'art du fondeur remonte aux temps les plus anciens :

les Egyptiens et les Grecs savaient fondre et mouler les métaux. Les premières statues en airain datent du vu' siècle av. J.-C. Du reste, cet art déclina sous l'empire romain et fut complètement négligé au moyen âge. De nouveaux essais furent tentés à l'époque de'la Renaissance; mais ce ne fut qu'au xvn« siècle que l'art du fondeur reprit de l'éclat. En 1685, Louvois établit, sous la direction de J.-B. Keller, la fameuse fonderie de l'Arsenal pour les statues de bronze. L'art de fondre les canoss ne remonte qu'au XIV* siècle, et c'est seulement depuis la fm du xvir que date l'importance des fonderies Irançaises de Douai, j Pignerol et Besancon, pour les armements de terre ; de Brest, Toulon et Port-Louis, pour la marine. Les progrès de l'industrie métallurgique ont multiplié de nos jours les j fonderies de toute sorte et notamment celles de fer. On j cite en France : les fonderies du Creusot, de Terre-Soire, I d'indrel pour les grandes pièces de machine, les cuirasse* I de navires de guerre, etc. ; les fonderies de canons de Bourges et de Huelle, cette dernière pour la marine. Fonderie de suif. Voy. scif.

FONDRIÈRES (de fond), terrains légers et marécageux, où l'on s'enfonce et où l'on disparaît facilement. On en voit souvent dans les vallées et les marais. On y retrouve fré- I quemment des corps fossiles de grands animaux. [ FONDS (du lat. fundus). C'est proprement le sol d'une terre, d'un champ. On appelle btens-fonds les terres et tout ce qui est inhérent au sol, maisons, bâtiments, etc. j On distingue dans un fonds de terre la superficie et le j fonds ou tréfonds : des règles différentes sont dans certains cas apj)licable3 à l'un et à l'autre. Voy. mi>e, carrière,

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