‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 668 sur 1729 · FORFAIT · texte numérisé non relu

FORFAIT

FORilE

tin grand nombre en Amérique et en Afrique. — Les forêts arliticielles peuvent se former de deux manières : par ensemencement et par transplantation. L'ensemencement se fait dans un terrain labouré ou dont on a seulement enlevé le gazon « la houe par bandes alternées. La transplantation se fait dans des trous ouverts en quinconce sur un terrain qui n'a re(,u aucune préparation préalable. L'expérience a appris que les arbres mélangés présentent mie végétation plus belle que lorsqu'ils sont tous de • la même espèce, pourvu toutefois que la nature du sol convienne à tous

(Voy. SÏLVirCLTCRE, AMÉXAGEMtM, COCPE, REBOISEMENT). Voir

aussi : Baudrillart, Traité général des eaux et forêts (1821-34) ; H. Colta. Traité de la culture des forêts (trad. par Gan(i. Nancy, 1844) ; A. Jlaury, Histoire des grandes forêts de la Gaule et de l'ancienne France, etc.

FORÊTS [aDMIMSTRàTION DES). Voy. FORESTIER et EAUX ET FORÊTS.

FORÊTS SOCS^IARfXES, FORÊTS SOCTERRAniES, forêtS d'unCi

époque fort reculée, dont on retrouve les débris au fond des mers ou dans les entrailles de la terre, et dont les arbres, quoique pétrifiés ou réduits à l'état de tourbe ou siliciliés, conservent encore leur position verticale. L'enfouissement ou la submersion de ces forêts qui remontent aux époques préhistoriques, sont dus aux allaissements et aux commotions du sol. On en trouve en Angleterre, en Ecosse, en Autriche et en France. A Liverpool, il en existe une à 70 mètres au-dessous de la hauteur moyenne des marées. Celle de Plougean, près de Morlaix, a 80 kilom. de longueur.

FORFAIT (de se faire fort, s'engager à). Dans le Commerce, on appelle : marché à forfait ou simplement forfait, tout traité ou marché par lequel une des parties s'oblige à faire ou à fournir quelque chose pour un certain prix, à perte ou à gain ; vente à forfait, celle qui est faite sans garantie de la part du vendeur. — En Droit, on nomme forfait de communauté la clause par laquelle les époux conviennent dans leur contrat de mariage que l'un d eux, ou ses héritiers, ne pourront prendre dans la communauté, quelle qu'en soit la valeur, qu'une certaine somme déterminée. L'autre époux (ou ses héritiers) doitpayer la somme, que la communauté soit bonne ou mauvaise.

FORFAITURE (de forfait, crime). Ce mot désignait autrefois : 1° un crime commis par un vassal contre son seigneur, et qui entraînait la confiscation du fief; 2° un crime commis par un officier contre les devoirs de sa charge. On appelait forfaiture dans les forêts le déht que commettent ceux qui tlérobent du bois dans les forêts, ou y font quelque négàt. — Auj. par forfaiture on entend le crime commis par un fonctionnaire public dans l'exercice de ses fonctions ; ce crime entraine toujoiu^ la dégradation civique C. pén., art. 167).

FORFICULE (du lat. forficula, pinces), For^cJ//a, genre d'Insectes, de l'ordre des Orthoptères, famille des Coureurs; corps allongé ; abdomen terminé par de petites pinces; tête ovoïde et épaisse. Ces insectes vivent dans les endroits frais et humides, attaquent les fruits des espaliers, ainsi que les fleurs et surtout les œillets. On distingue : la F. perceoreille ou cure-oreille [F. auricularia], longue de 0'",014, brune avec les pattes jaunes; et la F. naine [F. minor), longue de 0°',008, qui se trouve autour des fumiers. Le nom.de cet insecte viendrait, dit-on, de ce que ses pinces ressemblent à celles dont les orfèvres se servent pour percer les oreilles. Il est faux du reste qu'il puisse pénétrer dans l'oreille et percer le tympan.

FORGAGE (du lat. foris, hors de, et de gage), nom donné, dans l'ancien Droit coutumier. au droit de racheter un gage qu'on avait déposé. En vertu de ce droit, un débiteur dont on avait saisi et vendu les meubles par autorité de justice pouvait les retirer dans la huitaine en rendant le prix de vente à l'acquéreur.

FORGE (du lat. fabrira). atelier où l'on façonne à bras d'homme, au marteau, à la lime, et à l'aide du feu, toutes les pièces de fer et d'acier que consomment les diverses industries. Les serruriers, les maréchaux ferrants, les mécaniciens, les cloutiers, etc., ont des forges, dont la disposition varie suivant l'usage auquel elles sont destinées : toutes sont essentiellement formées d'un soufflet, d'une tuyère et d'une cheminée ; on y bri'ile, seloa les localités, du charbon de bois ou de la nouille menue. On nomme cf s forges forges maréchales. On réserve le nom de forges aux usines où l'on fond les minerais de fer, où l'on fabrique la fer et l'acier sous les diverses formes nécessitées par

l'industrie. Les propriétaires de ces usmes prennent le nom de maîtres de forges {Voy. fer et fonderie). Voy. Hassenfratz, la Sidérotechnie ; Landrin, le Maître de forges; Garney, etc.

FORGER. Un cheval forge lorsqu'il atteint, pendant la progression, un fer de devant avec un fer de derrière.

FORGES-LES-EAUX (Seine-Inférieure), eau miner. Voy.

EAUX MINÉRALES

FORLANE, air de danse originaire du Frioul.

FOR-L'bVÊQUE, en latin Forum Episcopi, édifice situé à Paris rue St-Germain-l'Auxerrois, où s'exerçait autrefois la justice temporelle de l'évêque et où résidait son prévôt. Cette prison fut réunie au Chàtelel en 1764, et réservée aux détenus pour dettes, aux comédiens coupables de quelque délit, et aux jeunes gentilsbonmies. On y était envoyé sans jugement. Elle fut supprimée en 1780."

FORMALITÉS (du lat. formalis, formel), conditions dont le concours est nécessaire pour que les actes judiciaires aient toute leur valeur. On distingue : les F. habilitantes, qui rendent une personne capable de faire certains actes, comme l'âge, le sexe, etc. ; les F. intrinsèques, qui constituent l'acte en lui-même, comme le consentement des parties dans les contrats ; les F. extrinsèques, qui ont pour Dut de constater l'authenticité ou le caractère de l'acte, comme la signature des parties ; et les F. d'exécution, celles qu'exige la loi pour l'exécution des actes, comme l'enregistrement, la légalisation, etc.

FORMARIAGE (du lat. foris, hors, et de mariage), nom donné autrefois à tout mariage célébré contrairement à la loi, à la coutume ou au droit seigneurial. Tels étaient le mariage qu'un homme de condition serve contractait, sans la permission de son seigneur, avec une femme franche ou

Sui dépendait d'une autre seigneurie; le mariage qu'une lie ou une femme mainmortablc contractait hors de la terre de son seigneur sans la permission de ce dernier, quand elle quittait le lieu où elle demeurait pour suivre son mari.

FORMAT (de forme], dimensions du papier et d'un livre imprimé. Les formats prennent leur nom du nombre de feuillets que renferme chaque feuille imprimée et pliée. La feuille donne ainsi un nombre de pages double du chiffre dont elle lire son nom. Dans le format in-folio, la feuille est pliée en double et a 4 pages; Vinouarto en a 8; l'inoctavo, 16 ; Vin-douze, 24 ; V in-seize, 52 ; Vin-dix-huit, 36 ; Vin-vingt-quatre, 48; Vin-trente-deux, 64. On nomme

{'ormat in-plano celui qui a toute l'étendue de la feuille, argeur et hauteur.

Dans la Papeterie, les formats usités sont : le pot, qui a 51 centim. sur 39; la tellière, 35x43; la couronne, 36x46; la double-couronne, 47x'ï'i; 'a coquille ou carré, 45x56; le cavalier, 46x60; le raisin, 50x65; le7VsJM,55x70, 55x72, 56x76; \e colombier, 60x80. Ces formats se fabriquent couramment en double format, au double de la surface par conséquent.

Pour déterminer le format d'un Vwrc il faut indiquer d'abord le mode de pliage de la feuille, in-8, in-16, in-18, et ensuite le nom du papier employé, double-couronne, Jésus, etc. On dit par ex. in-8 carre, in-16 double-couronne, in-18 Jésus. Une même feuille de papier produit des formats différents suivant son mode de pliage : le jésus, par exemple, peut faire de rin-4, de l'in-8, de l'in-lô, de rin-18, de rin-32, mais toujours jVsiw. L'in-16 doublecouronne produit le même format que l'in-lS jésus.

FORMATION (du lat. formatio), nom donné, en Géologie, à un terrain, pour indiquer son mode d'origine. On distingue des formations éruptives, des formations sédimentaires, et ces dernières sont soit marines, soit lacustres, soit fluviatiles.

FORME (du lat. forma). Ce mot, qui n'exprime que la configuration des corps, a reçu dans la science et dans l'hidustric une foule n'acceptions diverses.

En Métaphysique, d'après Aristote, l'être réel est composé de matière et de forme, c.-à-d. d'une substance et d'une essence, d'une puissance et d'un acte qui la détermine. La forme substantielle ou cause formelle (xo xi ÈffX'.. quiddité: p-opof,, forme, etc.) est l'objet propre de la définition qui se lait par le genre et la différence spécifique ; elle est opposée aux accidents. Il en résulte que dans l'homme elle constitue Vessence même du corps animé, dont elle est distincte, mais inséparable. — Le développement de ces idées a été pour les Scolastiqucs une source inépuisable de distinctions et de solutions pour toutes les

FORMÈNE

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