FOSSILES
ESCARPE, CONTRESCARPE, CHEMIN COUVERT, GLACIS, REDAX, RAVE- LIN, etc. Consulter outre les écrits de Vauhan, de Cormontaigne, de Montalembert, etc., les Cours de fortification d'Inibcrt (1835), de Savart (1850) ; l'Essai de fortification de Bousmard, revu par Augojat (1837), le Manuel complet de fortification par Plessis et Legrand (1890). L'établissement des fortifications ressort en France du service du Génie ( Voy. ce mol) ; il existait autrefois un Dépôt des fortifications, qui a été supprimé (1886), duqu«l dépendait la Galerie des Plans reliefs des places fortes de la France, collection commencée au Louvre en 1660 et transférée aux Invalides en 1777, où elle est actuellement.
Dans la fortification passagère, le but qu'on se propose est d'assurer aux hommes une protection momentanée contre les balles et les éclats de projectile, on y fait usage principalement de tranchées-abris, de retranchements rapides ayant pour objet d'exercer une action sur le terrain avoisinant, et pour lesquels la question du flanquement est sans intérêt. Les ouvrages de fortification passagère sont renforcés par des défenses accessoires (trous-de-loup, abalis, fils de fer, palissade et palawjue, etc.) et quelquefois munis d'abris.
FORTIN, petit fort {Voy. ce mot).
PORTRAITURE (du vieux fr. fortraire, tirer hors, à l'excès), maladie qui survient chez les chevaux après un travail excessif, surtout dans les temps secs et chauds. C'est une conséquence du surmenage [Voy. surmenage).
FORTUNA, 19» petite planète, trouvée le 22 août 1852 par Hind, à l'observatoire de M. Bishop à Londres. Voy. pla-
KÈTES.
FORTUNE DE MER, mot qui désigne dans le commerce maritime tous les accidents auxquels sont exposées les marchandises embarquées. On assure un bâtiment ou des marchandises contre tous les accidents de mer, en garantissant leur valeur à l'assuré [Voy. assurance et l'art. 350 du Code de commerce). Toutes les lois et règlements concernant cette matière sont réunis et expliqués dans la Collection des lois maritimes de M. Pardessus.
FOSSANE, Viverra fossa, espèce du genre Genette [Voy. ce mot), qui vit à Madagascar. Ce carnassier a les mœurs de la fouine; son pelage est roussâlre, avec des taches brunes disposées sur le dos en 4 lignes longitudinales ou éparses sur les flancs, et des anneaux bruns sur la queue.
FOSSE (du lat. fossa). En Anatomie, on appelle fosse une cavité dont l'entrée est plus éVasée que le fond : telles sont les F. cérébrales, à la base du crâne ; les F. nasales, siège de l'odorat, qui communiquent au dehors par les narines, et en dedans avec le pharynx : elles sont tapissées parla membrane pituitaire; les F. or bitaircs, les F. temporales; la F. scaphoïde, etc.
Dans la Marine, on nomme : fosse aux câbles, la plateforme disposée sur le premier plan de la cale, pour loger les câbles à bord des bâtiments de guerre ; fosse aux lions (p. liens], l'emplacement ménagé, en avant de la cale, pour renfermer les menues manœuvres: fosse à mâts, des réservoirs fermés pratiqués dans les grands ports pour conserver dans l'eau de mer les mâts d'approvisionnement, ainsi que les bois de construction.
Fosse d'aisances, réservoir pratiqué dans le sol, et destiné à recevoir les matières des latrir.es. Dans beaucoup de localités, on leur a substitué, sous le nom de fosses mobiles ou inodores, des tonneaux hermétiquement fermés,
5[u'on enlève dès qu'ils sont pleins. — La construction d'une osse d'aisances est soumise à des règlements particuliers (Cod. civ., art. 674). Les ordonn. des 24 sept. 1819, 5 juin 1834, 23 oct. 1850 et 8 nov. 1851 déterminent le mode de construction des fosses d'aisances dans la ville de Paris.
La fosse d'aisances constitue un système auj. condamné par l'hygiène. — Les F. fixes sont très anciennes. Construites en maçonnerie, elles devraient être absolument étanches; mais il n'en est généralement pas ainsi. L'ammoniaque et les acides du contenu altèrent le revêtement, de sorte que des infiltrations se font à travers les parois fissurées, et risquent, en contaminant le sol et les eaux voisines, de contribuer à la propagation de certaines épidémies [Voy. eau). Ces fosses donnent lieu à des émanations gazeuses incessantes qui remontent par le tuyau de chute. On obvie, dans une certaine mesure, à ces inconvénients par les tuyaux d'évent et des siphons ou intercepteurs installés dans les latrines.
Les F. mobiles consistent en tinettes en bois, ou plus
souvent en métal, où aboutit le tuyau de chute. Souvent dans leur intérieur (système Goux) existe un manchon absorbant composé de poussières et balayures de grenier à fourrage, de paille hachée, de résidus de filature et de tissage, le tout tassé et comprimé contre la paroi du tonneau. Les tinettes peuvent être enlevées aussi souvent que cela est nécessaire. La terre, les cendres peuvent servir de désinfectants.
Le système diviseur envoie à l'égout l'urine et l'eau de lavage ; il ne doit garder dans la tinette que les matières solides. La tinette est divisée en 2 parties très inégales par une cRison percée de trous, placée norizontalement ou plus souvent verticalement. A travers la cloison filtrent les liquides qu'un tuyau conduit immédiatement à l'égottt. Malheureusement les matières, délayées par les liquides, s'échappent en grumeaux plus ou moins ténus, de sorte que la totalité des matières est ainsi envoyée à l'égout- Mieux vaut alors envoyer immédiatement les matières à Végout [Voy. ce mot).
FOSSÉ (du lat. fossa). Le propriétaire d'un champ a le droit de l'entourer d'un fossé ; mais il doit le creuser sur son propre terrain, à 0 m. 30 de distance de la limite. Entre deux héritages, le fossé peut être mitoyen. Lorsqu'il y a un rejet de terre d'un côte, le fossé est censé appartenir à celui du côté duquel ce rejet se trouve (Cod. civ., art. 666-69). La profondeur et la largeur des fossés varient d'après la nature du sol. Il est bon de leur donner un mètre de profondeur pour un et demi de largeur, et de les maintenir par des gazons. — Les fossés d'irrigation prennent les noms de rigoles, de tranchées ou de saignées. Il y en a d'ouverts et de souterrains. Voy. drainage.
Dans l'Art militaire, les fossés sont les excavations tracées autour des ouvrages de fortification pour en défendre l'accès : la terre qui en provient sert à former le relief des parapets. Dans les ouvrages permanents, les fossés ont de 8 m. à 30 ou 40 m. de largeur sur 5 à 10 m. de profondeur; dans les ouvrages de fortification passagère, leurs dimensions sont beaucoup plus restreintes : 2 m. à 4 m. de profondeur, 4 à 6 de largeur et souvent même moins. Le talus intérieur du fossé s'appelle escarpe ; le talus opposé, cont7'escarpe [Voy. ces mots) : ces talus sont en terre dans les ouvrages de fortification passagère et fréquemment, au contraire, en maçonnerie dans les ouvrages permanents. Il y a des fossés secs et des fossés pleins d'eau : ces derniers offrent plus de résistance, surtout si l'eau est courante. L'antiquité et le moyen âge se servaient aussi de fossés pour la défense des camps, des châteaux et des villes.
En Géologie, un fossé est une bande de terrain affaissée entre deux massifs surélevés. Ex., la vallée du Rhin entre les Vosges et la Forêt-Noire.
FOSSET, cheville de bois. Voy. fausset.
FOSSETTE, diminutif de /"osse. En Anatomie, on nomme ainsi plusieurs excavations, telles que la fossette des joues, la fossette du menton, etc. — La fossette du cœur, ou creux de l'estomac, est une dépression qui se montre à la partie antérieure et inférieure de la poitrine ; elle répand à l'appendice xiphoïdc du sternum.
FOSSILES (du lat. fossilia), êtres organisés qui ont vécu dans les périodes géologiques et dont on trouve les restes dans les dépôts sédimentaires. Ces débris appartiennent à toutes les divisions du règne végétal et du règne animal ; mais tous ne sont pas conservés de la même façon. Les troncs d'arbres sont la plupart du temps ou carbonisés, ou silicifiés, tout en conservant leur structure intime. Les feuilles n'ont guère laissé que leurs empreintes. Les ossements des vertébrés se sont conservés en nature, et parmi eux, les dents ont d'ordinaire mieux résisté à l'action destructive des siècles. Les poissons ont laissé non seulement leur squelette, mais encore leurs écailles. Quant aux tests des mollusques, tantôt ils se sont conservés en nature ou n'ont perdu que la matière organique qui entrait dans leur composition, comme cela arrive pour les coquilles fossiles des terrains tertiaires ; tantôt ces tests se sont trouves détruits, puis remplacés molécule à molécule par des matières incrustantes (calcaire spathique, silice, fer oligistc ou limonite, pyrite de fer, etc.) ; souvent même, ils ont disparu complètement, mais en laissant dans la roche leur empreinte et le noyau qui s'est moulé dans leur intérieur. — Un ellct curieux de fossilisation est celui qu'a éprouve le test calcaire des échinodermes. Ici le squelette se compose d'un treillis de carbonate de chaux dont toutes les molécules sont orientées comme dans mi cristal uniqv.e;