‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 675 sur 1729 · FOURNISSEURS · texte numérisé non relu

FOURNISSEURS

nj-mphes sont arrivées à l'état d'insectes parfaits, les ouvrières percent leur coque, les débarrassent de leur enveloppe, leur apportent ae la nourriture et continuent leurs soms jusqu'à ce qu'elles soient en état de quitter la fourmilière.

Les Fourmis sont fort nuisibles par les dégâts qu'elles occasionnent dans les vergers, les celliers et jusque dans les maisons, où elles recherchent avec avidité toutes les matières sucrées. On trouve en Guyane des fourmilières qui ont plus d'un mètre d'élévation et dont la présence rend toute espèce de culture impossible. Les faisans et les

[lerdreaux sont friands d'œufs de fourmis. — Les espèces es plus remarquables sont : la F. noire [F. nigra), oui creuse ses habitations sur le bord des chemins, dans les jardins et les champs; la F. échancrée [F. emarginata), qui a l'abdomen brun-marron et le corselet brun-rouge : elle habite le pied des arbres, les fentes des murs et pénètre souvent dans les maisons; la F. enfumée (F. futiginosa), d'un noir luisant, avec une grosse tête : ses cellules sont partagées par des cloisons aussi minces que du papier; la F. fauve'[F. rufa), commune dans les bois, où elle construit de vastes fourmilières : elle contient beaucoup d'acide formique; la /•'. noir-cendré [F. fusca), la F. sanguine (F. sanguinea) et la F. mineuse (F. cunicularia], qui habitent également les bois, etc. — On doit à lluber, L. Dufour, Ch. Lespès, Traherne Koggridge, J. Lubbock, de curieuses observations sur les fourmis.

On appelle vulgairement : F. maçonne, une espèce d'Atte, commune en France; F. amazone, le Polyergue roussàtre ; F. rouge, la Myrmice fauve ; F. resserrée, la Ponère contractée ; F. blanche, la Termite. Voy. ces mots.

FOURMILIER, Myrmecophaga, famille de Mammifères de l'ordre des Edentés, caractérisés par le manque de dents aux deux mâchoires, et une langue longue, filiforme et visqueuse, qu'ils étendent sur les fourmilières pour saisir les fourmis, qui forment leur principale nourriture. Ces animaux appartiennent aux régions les plus chaudes de l'Amérique. On en connaît 3 genres : les Tamanoirs, les Tamanduas et les Myrmidons ou F. didactyles. Voy. ces mots.

FOURMILIER, Myrmotkertt, Myiothera, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux dentirostres : bec long, presque droit, comprimé sur les bords ; ailes moyennes ; tarses longs et grêles; plumage un peu sombre. Ces oiseaux, tous américains, sauf une espèce qui est de l'Ancien Monde, vivent les uns à terre, les autres sur les buissons ; ils se nourrissent d'insectes et surtout de fourmis. Principales espèces : le Roi des fourmiliers, dit aussi Grallarie, de la Guyane, le Grand et le Petit Beffroi, le Carillonneur, l'Arada chantant, le Tétéma, le Palicour, etc.

FOURMILIÈRE, habitation des fourmis (Voy. ce mot) ; — en Hippologie, maladie du pied du cheval, causée par la déviation de la phalange, dont le bord inférieur se porte en arrière; le pied s'allonge, se relève en pince, l'ongle se soulève et ne reste fixé à l'os du pied que par un tissu spongieux ressemblant à une fourmilière numide. La lourbure aisuë, une ferrure défectueuse ou un choc peuvent la produire.

FOURMI-LION, Formica-leo, Myrmeleôn, genre d'Insectes, de l'ordre des Névroptères, famille des Planipennes, et assez semblables aux Libellules : corps grêle et allongé ; tête grosse, veux saillants ; ailes grandes ; pattes courtes et robustes. Ces insectes sont carnassiers. Leur larve est terrestre et a 6 pattes et une tête plate très forte. Elle construit dans la terre une espèce d'entonnoir au fond duquel elle se tient, et lorsqu'une fourmi ou tout autre insecte vient à y tomber, elle le saisit et le dévore ; quand son ennemi est trop vigoureux, elle fait jaillir sur lui une pluie de sable. On trouve ces insectes dans toutes les régions chaudes du globe. L'espèce unique de nos pays est le M. fonnicarium, long de 0 m. 025, noirâtre, avec des ailes diaphanes parsemées détaches noires. Pour construire son entonnoir, la larve creuse le sable, en marchant à reculons et décrivant des spires dont le diamètre diminue graduellement.

FOURMILLEMENT. Voy. formication.

FOURNEAU (du lat. fvrnus], instrument de forme variable dans lequel on soumet certaines substances à l'action de la chaleur [Voy. focr). Un fourneau se compose généralement : d'une capacité nommée foyer, où l'on place le «bmbustible ; d'une ^riT/e qui fait le fond du foyer, et par

où les cendres tombent dans une cavité inférieure ou cendrier ; il est placé sous une hotte qui sert à l'évacuation des gaz et des vapeurs. Le combustible employé est du charbon de bois. — Avec l'usage de la houille, le fourneau s'est modifié, et le fourneau économique, ou fourneau belge, est constitue d'un appareil en fonte et fer dans lequel se trouve le foyer pour la houille ou le coke. Sur la plaque supérieure sont placées diverses ouvertures qui reçoivent les ustensiles de ménage destinés à la cuisson des aliments. Autour du foyer on dispose une petite chaudière à faire bouillir l'eau, un ou plusieurs fours à rôtir, etc.

En Chimie, on emploie : le fourneau à réverbère, qui se compose de trois parties : l» un fourneau ordinaire ; 2° un laboratoire, cylindre qui repose sur le fourneau ou dans lequel se place le creuset ou la cornue ; 3° un dôjne ou réverbère, assis sur le laboratoire; — le F. à vent, fourneau à réverbère dans lequel on peut produire luie très haute température par un vif tirage dû à une cheminée longue et étroite qui le surmonte; 4° le F. de coupelle ou d'essai, fourneau à réverbère muni d'un moufle pour recevoir les coupelles, etc.

Dans l'Industrie, les F. de forge ou de fusion sont des fourneaux à réverbère dans lesquels la combustion est activée par une soufflerie. On augmente la température en faisant arriver l'air préalablement chauITé [Voy. four,

CALEBASSE, CUBILOT, etc).

On appelle Hauts Fourneaux les fourneaux destinés à fondre le minerai de fer à une haute température. Ils consistent en une cavité formée de deux troncs de cône accolés par leur grande base. Leur capacité varie depuis 100 m. c. jusqu'à 1000 m. c. Le minerai de fer y est chargé par couches successives, avec le combustible, coke ou charoon de bois, et le fondant ou castine. La fonte se ramasse dans le creuset ; les scories ou laitiers forment une couche au-dessus de la fonte sur laquelle ils flottent. L'air nécessaire à la combustion est insufflé par des machines soufflantes. Au préalable on chauffe cet air vers 450 degrés, dans des appareils appropriés.

Fourneau de mine, chambre pratiquée à l'extrémité d'une galerie souterraine chargée de poudre ou de dynamite en vue de déterminer à un moment donné une vive explosion avec effondrement du terrain placé en dessus. — On emploie aussi ces fourneaux dans l'exploitation des mines pour faire sauter un quartier de roche.

FOURNEAU, constellation située entre la Machine électrique et l'Eridan, par 2 h. 20 m. d'ascension droite et 30 degrés de déclinaison sud, renferme 6 étoiles de 5° grandeur.

FOURNIER, celui qui tient un four banal. Voy. four.

FOURNiER, Furtiarius, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux ténuirostres : bec aussi épais que large, comprimé sur les côtés, et terminé en pointe ; ailes faibles ; tarses annelés; doigt externe réuni à l'interne par sa hase. Ces oiseaux sont petits ; ils habitent les parties chaudes de l'Amérique du Sud. Le F. roux (F. ru fus], ou HornerOf construit un nid d'argile en forme de four, avec ouverture sur le côté. h'Anumbi rouge (F. ruber) est remarquable par la teinte rose vif de sa tète, de ses ailes et de sa queue.

FOURNIMENT (de fournil-), nom donné autrefois à un étui où les soldats renfermaient leur poudre. Auj. ce mot ne désigne plus que les objets d'équipement, buffleteries, ceinturons, fourreaux de sabre et de baïonnette, etc.

FOURNISSEMENT (de fournir). En Droit, ce sont les prestations que peuvent se devoir les héritiers dans un partage (C. civ., art. 828). — En termes de Commerce, c'est ce que l'un des associés doit à la masse, lors du partage, pour avoir joui de la chose commune.

FOURNISSEURS (de fournir). On appelle ainsi tous ceux qui entreprennent la fourniture de marchandises ou de certaines denrées et, en particulier, les entrepreneurs qui se chargent, par adjudication ou autrement, de pourvoir à l'entretien des corps de l'armée ou à l'approvisionnement des places fortes. Pendant les désordres de la Révolution et les grandes guerres de l'Empire, plusieursde ces fournisseurs ont fait des fortunes scandaleuses [Voy. MUMTiONNAiREs). — La loi punit ceux qui fraudent sur la nature des vivres, ou qui apportent de la négligence à les livrer, d'un emprisonnement de 6 mois à 5 ans, et de dommages-intérêts. S'ils abandonnent leurs fonctions, la loi les condamne à une amende de 500 fr. au moins, aux dommages-intérêts et à la réclusion (C. pén., art. 420-

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