FOYER
33). Les fournisseurs ont un privilège; mais leur action se prcscril iKir un an. Voy. folkxitcre.
FOURNITURE. Dans l'Armée, le mot fournitures est svnonvme d' approvisionnements ; dans le langage courant du soldat, il s'applique spécialement à la literie. — On appelle marchés de fournitures les traités passés entre l'administration et les particuliers pour la fourniture des objets de consommation nécessaires aux divers services publics. Ils se font par adjudication, sur soumission cachetée. Les contestations auxquelles ces marchés donnent lieu sont du ressort des conseils de préfecture, s'ils sont faits par le gouvernement ou pour l'exécution de travaux publics; dans le cas contraire, ils ressortissent aux tribunaux civils.
FOCRNiTCBE, jcu d'orgue, destiné à faire entendre à l'aigu des accords formés d'un échelonnement de quintes et d'oclaves. Ces registres, appelés aussi plein-jeu, ne s'emploient pas isolés, mais seulement dans les tutti qu'ils servent à renforcer [Voy. orgue).
FOURRAGE (de feurre, foure, paille). On donne ce nom au foin des prairies naturelles ou artificielles, et en général aux végétaux de toute sorte qui servent de nourriture aux bestiaux : ces végétaux appartiennent à diverses familles, mais surtout à celles des Graminées, des Légumineuses, des Composées et des Chénopodées. On nomme 7'. verts l'herbe fraîche, les céréales coupées en vert, les feuilles de millet vertes, etc. : ces plantes contiennent peu de principes nutritifs, et leur usage exclusif amène la dimniution des forces. Les F. secs sont le foin, le trèfle, la luzerne, la paille et en général toutes les céréales desséchées, ainsi que les feuilles de certains arbres, tels que le saule, le bouleau, le peuplier, l'acacia, le frêne, etc. ; ils sont plus alimentaires que les précédents. C'est la nourriture d'hiver des bestiaux : mêlés aux fourrages verts, ils offrent encore au printemps une nourriture saine. On appelle F. racines la betterave, la carotte, les choux-raves, les chouxnavets, le panais, le raifort, la pomme de terre, le topinambour, etc. : ces racines fournissent une nourriture excellente pour les bestiaux : mais elles épuisent le sol. tandis Î[ue les autres fourrages l'améliorent. — Pour avoir des burrages frais dans chaque saison, le cultivateur doit choisir des plantes dont la maturité soit plus ou moins hâtive, et les semer de manière que leurs produits se succèdent : p. ex., on aura pour le printemps des champs de colza, de navette, de chicorée sauvage ou de seigle; en été viendront la pimprenelle, la luzerne, le trèfle, puis les pois, lesvesces;en automne, le sarrasin, le millet, le maïs; enfin, en hiver, les choux et les racines. — On appelle dragée ou dravicre un fourrage composé d'un mélange de pois, vesces, fèves, lentilles, etc., qu'on laisse croître en herbe pour les donner aux chevaux.
Les fourrages jouent un rôle de première importance dans l'entretien des animaux. Lorsqu ils ont été récoltés dans de mauvaises conditions (fourrages lavés, vases, moisis, pourris], leur utilisation entraîne presque toujours l'apparition de maladies plus ou moins graves.
FOURRiGE. En termes militaires, le mot s'applique : 1° aux rations de foin, paille ou autres denrées du même genre destinées à la nourriture des chevaux; l'Etat les fournit en nature à tous les détenteurs de ces animaux d'après des tarifs différents suivant les armes; 2° à une opération de guerre ayant pour but de procurer à une troupe les subsistances qui lui font défaut.
FOURRÉ {de foui-rer), partie de bois où il y a un assemblage épais d'arbrisseaux, de broussailles, etc.
Coup fourré, en Escrime, coup double donné et reçu simultanément par chacun des deux adversaires.
Médaille ou Pièce fourrée, médaille ou pièce de monnaie dont le dessus est d'or ou d'argent, et le dedans de cuivre ou de tout autre métal inférieur. Les médailles d'or de ce genre sont rares; on en trouve beaucoup d'arçent
ftarmi les médailles romaines jusqu'à Septime-Sévère, où a fraude commença à s'exercer sur le titre même du métal. FOURREAU (de fowTer], nom donné à toute sorte de gaine ou d'étui servant d'enveloppe à un objet quelconque. Les sabres et les épées réglementaires dans l'armée française ont tous des fourreaux d'acier nickelé ; les épées des généraux ou des fonctionnaires assimilés ont seules des fourreaux en cuir. — C'est aussi le nom vulgaire de la Mésange à longue queue.
FOURRE-BUISSON, nom vulgaire du Troglodyte FOURREUR, l'oy. pelletier et foirrlre.
FOURRIER (de fourrage], sous-officier ayant rang d.T sergent, placé sous les ordres immédiats du sergent-major pour l'aider dans la tenue de la comptabilité d'une con.pagnie ; il est spécialement chargé des distributions à ellectuer aux hommes; en route, il prépare le logement. Le fourrier mange avec les sergents; sa place de bataille est en serre-file à la gauche de la compagnie. Il porte un galon d'or ou d'argent sur le haut du bras. 11 existe également des caporaux ou brigadiers-fourriers destinés à suppléer le sergent ou le maréchal des logis fourrier. — Le titre de fourrier date de 1554 : il y avait jadis des fourriers-généraux et des fourriers-majors d'armée, charcés de tous les détails des logements ; mais le grade de fourrier tel qu'il existe aujourd'hui ne s'établit qu'en i758.
FOURRIÈRE (de feurre, /"oKre, paille), lieu de dépôt où sont conduits et nourris au frais du propriétaire les bestiaux laissés à l'abandon et pris en flagrant délit sur les propriétés d'autrui. Le propriétaire qui éprouve le doramage causé par ses animaux a le droit de les saisir, sous l'obligation de les faire conduire dans les 24 heures au dépôt désigné à cet effet par la municiualité. Le montant du dommage est acquitté par la vente des bestiaux s'ils ne sont pas réclamés, ou s'il n'a pas été payé dans la huitaine du délit. Si le dommage est causé par des volailles, le propriétaire peut les tuer sur le lieu, au moment du degil ÎLoi du 28 sept. 1791). — Dans les villes, la pohce a le droit, dans l'intérêt de la sûreté publique, de mettre en fourrière les voitures abandonnées sans cocher sur la voie publique, ainsi que les animaux, les chiens surtout, qui errent à l'abandon.
FOURRURE (de fourrer), nom donné à toutes les peaux garnies de leur poil, qui, par leur épaisseur, foumisseni des vêtements chauds, ou qui, par leur finesse et la beauté de leurs teintes, peuvent servir à composer des garnitures pour manteaux, robes et pelisses, des manchons, des coiffures, etc. On donne particulièrement le nom de pelleterie aux peaux non encore ouvrées, et celui de fourrures à celles qui ont été coupées, cousues, assorties et confectionnées. Quelques peaux d'oiseaux, celles de cygne et de grèbe, p. ex., sont employées en fourrures; mais, en général, ce sont des peaux de mammifères qui sont destinées à cet usage. La peau de mouton, la peau d'oure, celle des chats, des loups, des renards ordinaires, des blaireaux, des fouines, des putois, etc., sont les fourrures les plus communes; la marte, la zibeline, la loutre marine, le petitgris, le chinchilla, l'hermine sont les plus rares et les plus estimées. Les fourrures les plus précieuses viennent de la Russie, de l'Asie orientale et de l'Amérique du Nord.
L'usage de la fourrure s'est répandu en Europe après l'invasion des barbares. Elle ne tarda pas à devenir un article de hixe et sa cherté finit même par en faire tomber la mode. Elle se releva sous l'Empire et devint bicutùt ime industrie importante. — Les Chinois ont su de bonne heure préparer, teindre et travailler les fourrures ; nous ne les avons pas encore surpassés sous ce rapport.
Les Charpentiers nomment fourrures des morceaux de bois qui servent à remplir les vides dans les pièces, ou ri caler des pièces de charpente. Quand la place manque pour des lambourdes, on fixe des fourrures sur un plancher pour V fixer le parquet.
FOÙTEAU, nom vulgaire du hêtre.
FOVILLA, terme de Botanique: c'est le protoplasma du pollen.
FOWLÉRITE, var. zincifère de iîAorfo;u'/e [Voy. ce mot), de New-Jersey (Etats-Unis).
FOYER (du b.-lat. focarium; de focus), partie d'un four ou d'une chaudière où l'on place le combustible. 11 comprend une porte ou trémie de chargement, la sole ou avant-grille, la grille en barreaux de fer ou de fonte, l'autel, au fond, destiné à relever les flammes, le cendrier, où tombent les résidus. — On appelle foyers mobiles de petits appareils en fonte destinés à chauffer les appartements et qui se placent dans l'intérieur des cheminées, entre les jambages. — On donne aussi le nom de foyer à la plaque de marbre ou de pierre que l'on place en avant de l'àtre des cheminées d'appartement, de niveau avec le parquet. Voy. tapis.
On nomme carneaux ou carnaux les conduits par lesquels s'échappent la fumée et les produits de la coiiibus'tion dans les foyers des machines à vapeur.
Dans les Théâtres, on donne le nom de foyers aux salons où l'on peut se réunir et se promener pendant los