FRIPIER
FROMGE
Bce, le Bouvreuil, le Chardonneret, la Linotte, le Moineau, le Pinson et le Serin. Voy. ces mots. ■ FRIPIER (de fripé, usé), celui qui fait métier d'acheter et de revendre de vieux habits et de vieux meubles. Autrefois les fripiers formaient une corporation, dont l'organisation remontait à 1544.
FRIPIÈRE, Trochus agglutinons, espèce du genre Trockus. Ce mollusque a la singulière hauitude de coller et même d'incorporer à sa coquille toutes sortes de corps étrangers : d'où son nom.
FRIQUET ou iiAMBODVREiix, Fringilla nionlana, espèce du genre Moineau. Voy. moineau.
FRISE (du b.-lat. frisium, frigium; de phrygium, broderie, frange'.'), nom donné, en Architecture, à la partie de l'entablement qui sépare la corniche de l'architrave. Elle est souvent ornée de sculptures représentant des feuillages, des rinceaux, ou bien des figures historiques ou allégoriques et des emblèmes de tout genre. Les frises du Parthénon sont célèbres entre toutes. — On donne encore le nom de frises aux bandeaux peints ou sculntés qui entourent à l'intérieur le haut d'un édifice, d'un salon, etc. On nomme : frise ou gorge de placard celle qui est au-dessus d'une porte entre le chambranle et la corniche; frise de lambris, un panneau de menuiserie plus long que large, dans l'assemblage d'un lambris.
Dans la Marine, on nomme frises les planches sculptées que l'on place en divers lieux de la charpente d'un vaisseau, comme ornement.
FHisE, sorte d'étoile de laine à poil frisé, et qui n'est pas croisée [Voy. ratine). — Toile de Frise, belle toile qui vient de la province de Frise en Hollande.
FRISE (cheval de). Voy. CHEVAL.
FRISQUETTE, nom donné parles Typographes au châssis en fer recouvert de fort papier collé que 1 on abat sur la feuille qu'on va tirer, afin de la maintenir sur le tympan : ce papier est découpé de manière qu'en laissant découverts les endroits qui doivent être imprimés, il empêche que les marges et tout ce qui doit demeurer blanc ne soient maculés. — Les fabricants de cartes à jouer se servent de frisquettes découpées selon les figures et les couleurs séparées qu'on doit y appliquer au moyen de la brosse.
FRISSON (du b.-lat. frictio, p. frigilio; de frige7-e, avoir froid), tremblement involontaire, subit, inégal, irrégulier et passager, qui consiste dans un frémissement convulsif, suivi d'une sensation de froid; ordinairement il précède la fièvre, et, dans ce cas, il est accompagné d'une élévation de température, sensible au thermomètre seulement, ou bien il est causé par l'impression immédiate du froid extérieur, par un sentiment de frayeur, d'horreur, etc. Quelquefois il se fait sentir par tout le corps, d'autres fois il n'est que partiel.
FRISURE (de friser; orig. germaniq.). Voy. chevelure
et l'KRKCQUIER.
FRITILLAIRE (de fritillus, cornet à jouer aux dés; de la forme du périanthe), Fritillaria, genre de la famille des Liliacées, tribu des Tulipacées, est composé de plantes herbacées, à bulbe solide, charnu, d'où s'élance une tige à feuilles alternes. Les fleurs sont grandes, renversées, en cloches à 6 divisions. On cultive dans les jardins : la F. méléagride, ou Damier, à fleurs violettes ou blanches, marquées de carreaux blancs ou jaunes, et rouges ou pourpres, et la F. impériale, ou Couronne impériale, à rouilles éparses, lancéolées; à fleurs grandes, d'une belle couleur safranée, et formant au haut de la tige une couronne surmontée de fouilles : leur odeur est désagréable.
FRITTE (de frit), produit d'une vitrification imparfaite, naturelle ou artificielle : il y a des frittes de verre, de fer, de minerai, etc.
FRITURE (de frire; dulat. /"rigrere), opération culinaire
3ui consiste à faire cuire diverses substances alimentaires ans la graisse bouillante, surtout dans le saindoux. La friture se fait aussi avec du beurre ou de l'huile. Elle sert à accommoder le poisson, les œufs, les viandes, les beignets et toutes sortes d'entremets sucrés.
FRIVOLITÉ, petite dentelle de coton qui se fait avec du fil et un petit moule ou navette, sans aiguille ni crochet. FROC (du b.-lat. hrocus ; de l'ail. Rock, habit, ou du lat. flocciis), se dit de l'habit d'un moine, et particulièrement du capuchon, de la partie supérieure de cet habit qui recouvre la tête et les épaules. Le froc est toujours de la couleur de l'habit. — Ce mot désigne encore par extension la profession de religieux. — Jeter le froc aux orties.
renoncer à la vie religieuse, et, 'par extendan, quitter la profession, l'occupation qu'on avait embrassée.
FROID (du lat. frigidum), sensation produite par la diminution de la chaleur dans le corps. Les anciens physiciens croyaient que le froid était cause par un fluide spécial,
3u'ils nommaient frigorique, et qui possédait, d'après eux, es propriétés contraires à celles du calorique. Auj. il est reconnu que le froid n'est tiu'une diminution de chaleur, et qu'un corps ne se refroidit que parce qu'il cède sa chaleur aux corps environnants. Ce refroidissement a lieu soit par l'abaissement de la température atmosphérique, soit par des moyens artificiels. Voy. ci-après.
Froid naturel. Le froid est très prononcé vers les régions voisines des pôles; il est plus rigoureux sur les lieux élevés : il augmente d'un degré environ par 180 m. d'élévation verticale. Les corps qui garantissent le mieux du froid sont la laine, les poils d'animaux, la soie, qui, étant mauvais conducteurs, retiennent la chaleur qui se dégage du corps. Le froid influe sur la vitalité des êtres organisés : tempéré, il retarde leur développement, mais prolonge leur existence ; il diminue la sensibilité du système nerveux et augmente l'appétit; excessif, il produit chez l'homme des engelures, des maladies de poitrine, l'apoplexie, la folie.
Froid artificiel. On peut le produire en petit à l'aide de mélanges réfrigérants [Voy. cemot). Mais les procédés le plus communément employés pour la production du froid artificiel sont ceux qui sont basés sur la détente d'un gaz liquéfié. A cet effet on se sert surtout de l'ammoniaque liquéfiée (procédé Carré), d'un mélange d'acide sulfureux et d'acide carbonique (procédé R. Pictet), de chlorure de méthyle (procédé Vincent), etc. D'autre part, M. P. Gifl'ard a inventé une machine dite à air froid à l'aide de laquelle un certain volume d'air ambiant, étant aspiré, se trouve successivement comprimé, puis injecté dans un récipient d'eau auquel il abandonne sa chaleur, et se refroidit par sa détente jusqu'à — 40°. Ce procédé, perfectionné par dilTérents constructeurs, paraît actuellement le meilleur. On l'a appliqué en particulier à la conservation des viandes, surtout pour l'Amérique du Sud. De premiers essais infructueux avaient été faits par M. Tellier à l'aide de l'élher méthyliquc. Actuellement le procédé est devenu pratifjue et s'applique en grand. Les viandes sont profondément gelées, et ne s'altèrent pas plus pour cela, malgré l'opinion ancienne ; la seule précaution à prendre est de les dégeler en évitant sur elles la condensation de la vapeur d'eau.
FROMAGE (pour formage; de forme, le fromage se faisant dans des formes d'osier). Le fromage représente le produit égoutté, soigné et convenablement mûri de la coagulation du lait par la présure. On le prépare avec le lait de vache, de chèvre et de brebis ; mais comme le mode opératoire et les soins de maturation varient suivant les régions, on obtient des fromages très différents, désignés ordinairement par le nom des localités où on les fabrique.
On peut cependant ranger les fromages en trois classes :■ les F. frais, qui doivent être consommés dans les deux premiers jours qui suivent leur fabrication ; les F. gros, qui peuvent attendre quelques mois, et les F. secs, qui se conservent au delà d'une année.
Fromages frais. Pour les préparer, on fait cailler le lait, soit en l'additionnant de présure [Voy. présure), soit en l'abandonnant à lui-même à la température de 20" environ; dans ce dernier cas, la coagulation est occasionnée par l'acidité due au développement du ferment lactique. On recueille alors le coagulum sur des formes à claire-voie garnies d'un linge fin, de manière que le petit-lait puisse s'écouler. Lorsque le caillé est assez ferme, on le passe, au moyen d'un pilon, au travers d'une passoire fine, et on y ajoute de la crème fraîche. C'est ainsi que l'on obtient : les F. dits à la pie, en grands disques blancs ; les /•''. à la crèjne, en forme de cœur ; les F. de Neufchâtel, en petits pains entourés de papier de soie ; les F. de Viry, etc.
Fromages gras. Le coagulum, obtenu comme pour 1rs fromages frais, est égoutté et rassemblé en masse compacte ; celle-ci est salée et mise diins un endroit frais, où elle mûrit lentement sous l'action des ferments ( Foj/. tybothhix). Pendant cette maturation, une portion de plus en plus considérable de la caséine devient soluble ; la matière grasse est saponifiée et transformée en acide butyrique et en acides supérieurs, qui donnent aux fromages leur odeur et leur saveur particulières. C'est ainsi que l'on obtient les F. de Brie, du Mont-Dore, de Marolles, de Livarot, de Pont-l'Evéque, etc.
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