FUTUR
dès lors la création d'une nouvelle arme au calibre de 8 mm., dite modèle 1886, due aux études du colonel Lebcl. Ce fusil était en outre doté d'un magasin intérieur, placé le lonar du canon, et dun mécanisme de répétition permettant de tirer les 8 cartouches du magasm sans avoir bes(.in de recharger l'arme. La balle de ce fusil est entourée d'une chemise en maillcchort, métal plus dur aue le plomb ; ce dernier ne pouvant, sans se déchirer, subir les cllorts qui lui sont imposés avec les grandes vitesses initiales qu'on obtient dans cette arme. La nouvelle poudre, ne produisant pas de fumée, donna en outre au fusil des propriétés particulières qui inlluent assez notablement sur la tactique. — A l'étranger, des éludes similaires ont été entreprises et ont conduit, à l'adoption de fusils à petit calibre de 8 ou 9 mm., tels que le mannlicher.
Les systèmes de fermeture par la culasse sont extrêmement variés, et il serait impossible de les décrire ici ; on se contentera d'énumérer les principales armes qui ont été ou sont encore en service à l'étranger : Mauser (Allemagne), Martini-Henry (Angleterre), Werudl (Autriclie), Aloini- Braendlin (Belgique], Hemaylois [Espagne], de beaumont (Hollande). Wetterli (Italie et Suisse), Berdan (Russie); tous sont disposés de telle sorte que le départ du coup ne puisse avoir lieu que lorsque la culasse est entièrement fermée : ces armes font usage de cartouches à douille métallique. — Les armes à répétition, qui sont actuellement d'un emploi général dans les divers pays, avaient été adoptées tout d abord en Suisse (système Wetterli), puis plus fard en France pour les troupes de la marine (fusil Kropatschek. qui était une transformation du fusil Gras en arme à masrasin) : on avait en outre essayé divers modèles de chargeurs capables de donner à une arme ordinaire les propriétés de celles à répétition, mais ces essab n'avaient pas donné de très bons résultats.
Les fusils de chasse diffèrent des armes de guerre en ce que. destinés à être maniés avec plus de précaution que celles-ci. leur canon est moins épais, moins lourd : aussi
[icut-on en disposer deux parallèlement l'un à l'autre sur a même arme ; le système de chargement est le plus souvent celui de Lefaucheux, dans lequel le canon, ouvert à la culasse, peut se détacher de la monture de manière à découvrir son ouverture et permettre ainsi l'introduction de la cartouche. Dans les armes destinées à ne tirer que du plomb, on rétrécit parfois l'extrémité antérieure du canon de manière à obtenir un meilleur groupement des grains. Cette disposition, nommée choke-bored par les armuriers, empêche complètement l'emploi des balles dans les armes où elle est appliquée.
FcstL À VEXT, sorte de fusil dans lequel la balle est chassée par l'effet de la dilatation subite de l'air préalablement comprimé dans la crosse au moyen dune pompe foulante. Un peut, avec un semblable fusil, tirer de 25 à 30 coups sans recharger. On attribue l'invention du fusil à vent à Marin de Lisieux, et à Guter de Nuremlierg (1560). 11 a été perfectionné au siècle dernier par Jean et Nicolas Bouillet. arquebusiers à St-Etienne et à Paris. — Le fusil à vent est ime arme prohibée.
FUSILIER ;de fusil], nom donné en général aux soldats d'infanterie, et particulièrement autrefois à ceux des compagnies du centre, la compagnie de droite étant composée de grenadiers, celle de gauche de voltigeurs. Dans la garde impériale, il y avait des régiments de fusiliers ; sous la Restauration, les soldats des compagnies du centre de la garde royale portaient aussi le nom de fusiliers.
FUSILLÉ. Tout soldat condamné à mort est fusillé; 4 sergents, 4 caporaux et 4 soldats les plus anciens de service, pris dans le corps de troupe du condamné, sont commandés pour l'exécution. Celle-ci a lieu en présence des troupes de la garnison en armes; le corps auquel appartient le condamné occupe la droite. Après l'exécution, les troupes défilent devant le corps.
FUSION (du lat. fusio). En Physique, la fusion est la transformation d'un corps solide en liquide sous l'influence de la chaleur. La température d'un corps en fusion est œnstanle; la chaleur absorbée sert à modifier la constitution moléculaire du corps, ce qui représente un travail intérieur. On appelle chaleur latente de fusion le nombre de calories qui sont consommées par un kilogr. d'un corps, lorsqu'il éprouve la fusion sans changement de température. La plupart des corps se dilatent en fondant. QHpl()iip>-uns. au contraire, se contractent ; tels sont la glace, la fonte de fer, le bismuth, l'antimoine. Quand on
élève la pression, la température de fusion s'élève pour les premiers, et s'abaisse pour les seconds. On a pu abaisser le point de fusion de la glace à 18 degrés au-dessous de zéro par ime compression de plusieurs milliers d'atmosphères. Voy. FUSIBILITÉ, CALOBIMÊTRXC.
Les Chimistes distinguent dans les sels la fusion aqueuse et la fusion ignée. Dans la première, le sel ne fait que se fondre dans son eau de cristallisation et redevient solide et sec dès que cette eau est expulsée par la chaleur : par une température plus élevée, il éprouve ensuite une nouvelle fusion : c'est la fusion ignée ou fusion propr. dite. La plupart des corps qui éprouvent la fusion ignec prennent, en se refroidissant lentement, une texture cristalline. Un grand nombre de roches, granités, porphyres, basaltes, etc., doivent à la fusion ignée leur état cristallin.
FUSTEREAU (du lat. fustis), ou bille, petit bateau fort léger qui sert à passer d'un bord d'une rivière à l'autre, et à placer des balises, pour indiquer la route que les bateaux peuvent tenir sans danger.
FUSTET, Hhus colinus, dit aussi Bois jaune de Hongrie, arbrisseau du genre Sumac (Voy. ce mot), croît aux Antilles et dans le midi de l'Europe et de la France. Il contient une matière tinctoriale jaune et un principe astringent. On l'emploie dans la temture des laines; avec les mordants d'alumine, il donne une couleur orangée très fugace. En Turquie et dans le Tyrol, on s'en sert pour tanner les cuirs fins, qui doivent être teints en jaune ou en rouge. Le fustet d'Amérique est le plus estimé.
FUSTIBALE (du lat. fustibalus), arme ancienne, consistait en un bâton long de 1 m. environ, au milieu duquel était suspendue une fronde de cuir. On le prenait à deux mains et on lançait ainsi des pierres avec une grande force.
FUSTIGATION, action de battre avec un bâton [fustis) La fustigation était en usage dans les armées romaines. On distinguait : la fustigation simple (castigatio), infligée par le centurion avec le cep de vigne : ce châtiment n'avait rien de cruel, ni de déshonorant ; et le fustuaire fustuarium], infligé aux soldats et aux officiers subalternes qui avaient mérité la mort : un tribun touchait d'abord le condamné, sur lequel tous les légionnaires fondaient ensuite à coups de bâton et à coups de pierres. Il ne faut pas confondre le fustuaire avec la bastonnade, supplice uniquement réservé aux esclaves. — La fustigation a été longtemps en usage dans les armées modernes : elle a été abolie en France en 1790. Voy. bastossade et flagellation.
FUSULINE, Fitsilina, genre de Foraminifères perforés et fossiles, enroulés en fuseau, caractéristique des terrains carbonifères et permiens des régions méridionales et orientales.
FÛT (du lat. fustis) . partie d'une colonne comprise entre la base et le chapiteau : c'est le tronc de la colonne. Le diamètre inférieur du fût sert d'unité de mesure pour les proportions à garder dans l'ordonnance d'un édifice ; la moitié de ce diamètre est le module [Voy. ce mot). La partie légèrement évasée des deux bouts mi fût se nomme congé.
On nomme encore fût : 1° la pièce de bois sur laquelle on monte un outil ou un instrument; 2° un morceau de bois léger où est fixée la girouette d'un vaisseau ; 3» toute espèce de futaille.
FUTAIE (de fustis), bois qu'on a laissé grandir et que l'on a éclairci de manière à ce que chaque arbre pût atteindre sa plus grande croissance. Voy. bois et coupe.
FUTAILLE (de fût), nom général donné à tous les tonneaux, aux barriques, pipes, tierçons et quarts, et. en général, à tous les vaisseaux de bois destinés à mettre du vin ou d'autres liqueurs. Les tonneliers nomment : F. montée celle qui est garnie de ses cerceaux, de ses fonds et de ses barres; et F. en botte, celle dont les parties sont toutes préparées et où il ne reste qu'à les monter et à mettre des cerceaux.
FUTAINE (de Fostat, faubourg du Caire, en Egjrple, d'où cette étoffe a été apportée), étoffe croisée dont la chaîne est en fil et la trame en coton. Il y a des futaines sans envers et des futaines à poil. La fabrication des fu^ taines tend à diminuer tous les jours.
FÛTÉ. En Blason, attribut d'une arme dont le manche ou fût est d'un émail particulier. Se dit spécialement de l'arbre dont le tronc et les feuilles ne sont pas du même émail.
FUTUR (du lat. fiiturus), nom donné, en Grammaire, au temps du verbe qui marque une action ou un état à