‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 698 sur 1729 · GAMME · texte numérisé non relu

GAMME

dilo. vulg. Peau de chien tnariii ou de chagrin, sécliCo, amiiu"it; et préparée, qui sert pour couvrir les gaines, les étuis, elc. Loujjlcmps on tira le galuchat d'Aufflclerre sans en connaître l'origine ; Lacépède a, le premier, indiqué que la raie en fournissait l'élément. Voy. chagrin.

GALVANISATION, nom donné improprement, en parlant des métaux, et surtout du fer, à l'opération par laciuelleon recouvre ces métaux d'une couche de zinc pour les préserver de l'oxydation {Voy. étamageI. — Voy. aussi galvanoplastie.

GALVANISME, nom donne à la branche de la Physique qui s'occupe des phénomènes électriques découverts par Galvani. En 1789, Galvani, médecin de Bologne, ayant eu l'occasion de préparer des grenouilles pour divers sujets de recherches, les suspendit par hasard à un balcon de fer

[lar de petits crochets de cuivre qui passaient entre les nerfs ombairos et la colonne dorsale ; disposées ainsi, ces grenouilles, dont les nerfs et les muscles avaient, malgré la mort de l'animal, conservé leur irritabilité, éprouvèrent de vives convulsions. Galvani attribua ce phénomène au développement d'un fluide particulier qui, de son nom, fut appelé galvanique ; mais Volta reconnut bientôt que la cause de ce phénomène n'était autre que l'électricité développée par le contact. Voy. au mot pile voltaïque toute l'importance des découvertes qui découlent de l'observation de Galvani et de l'interprétation de Volta.

GALVANOCAUSTIQUE, application des effets calorifiques de la pile aux opérations chirurgicales. On prend un fil de platine qu'on fait traverser par un courant électrique assez puissant pour le faire rougir ; serrant ensuite avec ce fil le membre qu'on veut amputer, on voit le fil pénétrer rapidement dans les chairs et en même temps cautériser la blessure produite. Ce procédé aurait de plus, à ce qu'il paraît, l'avantage d'anéantir, ou tout au moins de diminuer considérablement la douleur. — On le désigne quelquefois sous le nom (V Electrothermie.

GALVANOCAUTÈRE, instrument à l'aide duquel on pratique la galvanocaitstique.

GALVANOGRAPHIE, procédé de Gravure, imaginé par le prmce de Leuchtenberg, qui consiste à tracer un dessin sur une planche de métal poli avec une encre isolante, p. ex. formée d'essence de térébenthine et de gomme laque,

Iiuis à déposer sur cette planche une couche de cuivre par a galvanoplastie. On obtient ainsi sur ce cuivre un dessin en creux qui sert à tirer les épreuves. Voy. gravure.

GALVANOMÈTRE ou multiplicateur, instrument de Physique, imaginé par Schweigger, sert à déterminer l'inteitsité et le sens des faibles courants. Sa construction est fondée sur la déviation que les courants galvaniques font éprouver à l'aiguille aimantée [expérience d'Œrsted [Voy. électro-magnétisme)] : un fil de métal, entouré de soie, est replié un grand nombre de fois dans le même sens, sur un châssis en bois ou en ivoire ; la soie qui enveloppe le fil a pour objet d'empêcher le passage de l'électricité d'une des circonvolutions à l'autre. Lorsqu'un courant passe à travers un pareil système, l'action de tous les tours sur une aiguille aimantée placée au centre du châssis s'ajoute. Kobili a rendu ce galvanomètre beaucoup plus sensible en y employant, au lieu d'une seule aiguille, un système de deux aiguilles asiatiques [Voy. aiguille aimantée) qui supprime l'action de la terre. — On mesure l'intensité d'un courant à l'aide de la déviation que l'aiguille aimantée éprouve, et qu'on lit sur un cadran. Cette intensité est proportionnelle à la déviation jusqu'à 20" à peu près. On doit à Weber un G. à réflexion, très sensible, reposant sur le même principe que le viagnétomètre [Voy. ce mol).

Le Galvanomètre différentiel sert à constater l'égalité de deux courants : il est construit avec deux fils aussi égaux que possible ; ces deux fils sont enroulés simultanément sur le cadre, de sorte que l'instrument reste à zéro lorsque les deux courants qui y passent en sens inverse sont parfaitement égaux.

Auj. on emploie surtout, pour les recherches de précision, le G. à réflexion de Sir W. Thomson, et, pour les déterminations industrielles," les ampèremètres et les voltmètres [Voy. ces mots et boussole).

GALVANOPLASTIE (de galvanisme ei du gr. TrXâffUêtv, façonner), art qui consiste à précipiter, par l'action d'un courant, un métal en dissolution saline, sur d'autres objets, soit pour les embellir ou les préserver de l'influence atmosphérique, soit pour en prendre l'empreinte.

Le cuivre est pour la galvanoplastie le métal par excellence; l'appareil qu'on emploie pour le déposer est une ^

pile voltaïque dont le pcMe négatif est en communication avec les objets soumis à l'opération, et le rôle positif avec une solution de sulfate de cuivre. A ce pôle est fixée une lamo do cuivre ou anode soluble, qui se dissout dans le liquide au fur et à mesure que le métal se dépose au pôle négatif. On emploie surtout auj., dans la grande fabrication, les courants produits par les machines magnéto-électriques. — Lorsque l'on veut recouvrir de métal des objets qui sont mauvais conducteurs, comme le plâtre, la cire, la stéarine, la gutta-percha, qui est de beaucoup la substance la plus employée, on y applique d'abord à la brosse de la plombagine en poudre impalpable qui les rend conducteurs : c'est ce que l'on appelle rnélalliser la surface. Pour recouvrir de cuivre un objet métallique, en ter par exemple, on doit recouvrir d'un vernis convenable le métal, puis métalliser la surface. — Parmi les applications de la galvanoplastie, on distingue : 1» le cuivrage, dans lequel l'objet cuivré reste au milieu de la couche de cuivre; tels sont les candélabres à gaz de la ville de Paris, les statues de la fontaine Louvois à Paris, des objets naturels, feuilles, fleurs, fruiLs, etc. ; 2° la qalvanoplastie proprement dite, où l'on prend d'abord un moule en gutta de l'objet, puis à l'aide de ce moule on obtient la reproduction de l'objet lui-même ; ou est arrivé à obtenir par ce moyen de très grandes pièces, par ex. pour l'Opéra de Paris ; 3° Vélectrotypie, qui s'occupe surtout de la reproduction des planches gravées ; elle rend possible la reproduction indéfinie d'un même tvpe, par ex. pour les billets de banque et les timbres-poste'.

Ce sont Spencer, en Angleterre, et Jacobi, en Russie, qui ont fait les premiers essais de galvanoplastie pendant les années 1837 et 1838. Des procédés analogues ont été appliqués en 1840 à la dorure et à l'argenture par lUiolz et Elkington. Voy. dorure et argenture galvaniques. \

GALVANOPUNCTURE. Voy. électropuncture.

GAMAY ou petit-gamay, l'un des cépages les plus ré-

fiandus en Bourgogne. Bien que n'ayant pas la finesse et e parfum du Pinot [voy. ce mot), le raisin de Gamav est recherché pour son rendement constant et assez élevé. Associé au Pinot, il entre dans la constitution des meilleurs vins de Bourgogne. Seul, il produit aussi, dans l'Arrière-Côte (versant 0. de la Côte-d'Or), le Beaujolais, le Maçonnais, le Lvonnais, des vins d'une réelle valeur (Moulin-à-Vent, Tliorius).

GAMBA, ou Grande Sarigue du Paraguay. Voy. sarigue.

GAMBE (viole de), instrument. Voy. viole.

GAMBETTE, oiseau. Voy. chevalier.

GAMBIR, substance astringente, analogue au cachou.

Voy. KINO et NAUCLÉE.

GAMELLE (du ht. catJiella, panier d'osier serré), écuelle de bois ou de fer-blanc dans laquelle on mettait la portion des soldats, et où ils mangeaient ensemble. Huit hommes mangeaient à la même gamelle. Une décision du 24 déc. 1852 a substitué, dans toute l'Armée de terre, des gamelles individuelles aux gamelles communes.

Dans la Marine, la gamelle est un vase en bois, cerclé de fer, de la largeur du fond d'un seau ordinaire, et de la moitié de sa hauteur. Dans les bâtiments de l'Etat, la gamelle contient la ration de 7 hommes. — On dit aussi la gamelle des officiers, du commandant, pour dire la table des officiers, du commandant. On nomme chef de gamelle l'officier qui est momentanément chargé de l'administration de la table d'un état-major de vaisseau.

GAMÈTES, nom donne, en Botanique, aux cellules reproductrices des plantes inférieures, qui, en se fusionnant, donnent naissance à l'œuf. Quand les gamètes sont semblables, on dit qu'il y a isogamie ou conjugaison ; dans ce cas, ces deux gamètes ont l'aspect de zoospores et sont ciliés (Botrydium) ou sont emprisonnés dans des cellules (Spirogyre). Quand les deux gamètes sont dissemblables, il y a hétérogamie ou fécondation (beaucoup d'Algues, Mousses, Fougères) .

GAMMARE, Gammarus, famille de Crustacés, de l'ordre des Décapodes macroures. Voy. crevette.

GAMME (de gainma, 3« lettre de l'alphabet grec, qui, dans l'ancienne notation, représentait le sol, d'où partait la gamine normale). Le mot «/«mz/îc exprime une succession de sons, ascendante ou descendante, dans l'étendue de l'octave. Il y a plusieurs sortes de gammes, déterminées par l'ordre dans lequel les sons oui les composent sont disposés. On peut, dans l'octave, tiistingucr 12 sons différents placés à égale distance l'un de l'autre ; c'est ce que

GAMOPÉTALE

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