‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 699 sur 1729 · GANT · texte numérisé non relu

GANT

l'on nomme des demi-tons, et leur série continue forme la gamme chromatique. Mais celte série peut se simplifier et se rodiiire à 7 tons principaux, qui constituent la gamme diatonique, que l'on connaît le plus communément sous le seul nom de gajn'me. Dans celle-ci, au lieu de procéder uniquement par demi-tons, on procède par tons entiers et par demi-tons alternatifs; on obtient ainsi la série : ut ou do), ré, mi, fa, sol, la, si. On peut considérer l'ociave comme formée de deux fractions égales, composées chacune de deux tons entiers suivis d'un demi-ton. Dans la première fraction : é'ut à fa, on trouve en effet, entre ut et ré un ton, de ré à ini un ton, et de mik fa un demiton ; dans la seconde : de sol à ut, on trouve également, de sol à la un ton, de la à si un ton, et de si à ut \m demi-ton. Si l'on place ces deux séries à la suite l'une de l'aulre, on trouve de plus entre le fa et le sol mi ton entier, en sorte que l'ensemble de la gamme diatonique se compose de deux sections, chacune de deux tons et un demi-ton. réunies par un ton entier. — Il y a dans la gamme diatonique deux modes, dits G. majeure et G. mineure. Ces deux gammes ne diflèrent que par la place ' Su'occupe le premier demi-ton. Dans la gamme majeure, ! se trouve placé du 5° au 4' degré, et dans la gamme \ mineure il se place du 2' au 3', toutes les autres distances restant les mêmes ; ce que l'on exprime en disant que, dans la première, la tierce est majeure, et que, dans la seconde, la tierce est mineure. La gamme normale majeure part du ton A'ut et la gamme mineure du ton de la. parce que, dans lune et l'autre, les demi-tons se trouvent natiu-ellement à leur place obligée. Dans les gammes qui commencent par toute autre note, on est forcé de rétablir les intervalles de rigueur, à l'aide de signes accidentels, tels que les dièses, les bémols et les bécarres. — On attribue l'invention de la gamme à Gui d'Arezzo, qui l'aurait introduite au commencement du xi" siècle, dans le but de simplifier la notation musicale. Elle n'avait d'abord que 6 notes. Yoy. -NOTE. ÉCHELLE, etc.

GAMOPÉTALE (corolle), du gr. vifioç. mariage, et de f étale, se dit d'ime corolle à pétales soudés. Voy. corolle.

gamopétales, nom d'une gi-ande division des Dicotylédones.

GAMOSÉPALE (fleur), se dit, en Botanique, d'une fleur dont les sépales sont soudés entre eux. On dit aussi calice gamosépale.

GANACHE (de l'ital. ganascia [du lat. gêna, joue]), mâchoire inférieure du cheval, ayant pour bases les deux branches du maxillaire inférieur. On donne le nom à'auge à récartement plus ou moins grand qui existe entre les deux ganaches.

GANDASULI, Hedychium, genre de la famille des Zingiitéiacées. renferme des plantes herbacées originaires de l'Inde méridionale, qu'on cultive dans nos serres. Le G. à bouauets [H. coronarium) a des tiges de 1 m. ; des feuilles ovales-aiguës, velues en dessous; des fleurs en bouquets, d'un blanc jaunâtre et d'une odeur agréable. Le G. à feuilles étroites a ses fleurs disposées en épi terminal, d'un rouge orangé foncé, avec une étamine écarlate.

GANGA. Pterocles, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Gallinacés, famille des Tétras. Ils ont les tarses garnis de plumes et les doigts nus; la queue pointue et le pouce très petit. Ils \-ivent de graines et d'insectes. Le G. ordinaire [P. cata), nommé aussi Gelinotte des Pyrénées, Grandoul, Angel, etc., est très conunun dans le Midi. Cet ois<»au est long d'env. 0 m. 12. Le G. unibande ou des sables est un peu plus gros que la perdrix. On le trouve dans les Landes et en Espagne, où on le nomme Ckarra.

GANGLIONS (du gr. yif/k'.O'v]. En .\natomie, on appelle ainsi : 1" de petits corps arrondis, de couleur grise ou rougeàlre, que l'on remarque sur le trajet des nerfs, notanunent sur le grand smpathique : ils sont formés ds cellules nerveuses (G. nerveux) ; on les désigne soit par le nom de la région oi'i ils sont situés, soit par celui du savant qui les a découverts (p. ex. G. cardiaque, G. carotidien ; G. de Meckel, G. a Arnold). Ils servent à croiser cl à mêler des nerfs provenant de différents troncs nerveux, afin d'assurer certaines communications sympathiques [Voy. STjjPATHiQOK [grand]) ; 2" des renflements glanduleux qui sont sur le trajet des vaisseaux Ij-mphatiques (G. lymphatiques] ; cette seconde sorte de ganglions est très développée chez les individus d'un tempérament IjTnphatique. En Pathologie, l'inflammation des ganglions Ijinphatiques s'appelle adénite. Voy. ce mot.

[ On nomme aussi ganglions de petites tumeurs globoleuses, dures, indolentes, développées sur le trajet des tendons, sans changement de couleur à la peau et formées par un fluide albumineux, renfermé dans un kyste. Une forte compression détermine la rupture du kyste et les fait disparaître.

GANGRÈNE (du gr. yivvpaiva). On désigne sous le nom de gangrène la mortification limitée des tissus : la partie mortifiée porte le nom A'eschare. Dans le tissa osseux, la gangrène s'appelle nécrose ; la portion nécrosée séquestre. Gangrène et sphacèle sont auj. svnon\-mes. Le dernier terme s'applique surtout aux gangrènes très étendues. — On divise les gangrènes en 2 grands groupes : 1° les gangrènes aseptiques, qui se produisent sans l'accès des germes septiques et de leurs toxmes ; elles sont dues soit à une destruction primitive par la contusion, les froidures, les brûlures, soit à un trouble de nutrition, relevant lui-même d'un vice de circulation (thrombus, embolie) ou d'une altération du sang (empoisonnement par l'ei^t de seigle) ; 2' les gangrènes septiques. Anes à l'accès de germes particuhers, comme la septicémie gazeuse, le charbon, etc.; elles sont maintenant décrites à part. Les gangrènes du 1" groupe peuvent, à un moment donné, rentrer dans le second, si les microbes envahissent les tissus déjà lésés et hâtent la mortification.

On décrit : 1" la gangrène par cadavérisation , où la partie mortifiée est pâle, froide, insensible comme après la mort; 2» la gangrène blanche, où l'eschare est d'un blanc parfait; 5» la gangrène sèche ou momification des tissus; la peau devient brune, sèche, transparente, sans mauvaise o»leur; i" la gangrène humide, qui correspond à la plupart des gangrènes septiques ; les chairs se putréfient; le membre devient gonflé, verdàtre, puis se ramollit et tombe en putrilage ; les veines y dessinent un réseau brun ou rouge ; l'odeur est repoussante.

Si la gangrène occupe un espace considérable, si sa marche est rapide et envahissante, le malade ne tarde pas à succomber au milieu des sjTnptômes de l'advnamie. Si elle est peu étendue et se limite, alors survient'la période d'élimination des eschares ; un cercle rouge sépare l'eschare des tissus restés sains, un sillon d'élimination se creuse, la partie mortifiée tombe; il y a ce qu'on appelle chute de l'eschare, qui peut ouvrir, suivant la région, de

f^ros vaisseaux, des articulations, de grandes cavités, comme e péritoine ou la plèvre, d'où des dangers redoutables. La période de réparation survient ensuite, si le malade guérit, mais il peut en résulter des cicatrices dilTormes ou vicieuses gênant le jeu des membres.

Le traitement varie suivant la variété de gangrène. Dans les gangrènes du X" groupe, qui ne sont pas infectées par les microbes, on peut attendre le rétablissement de la circulation dans des points qui d'abord paraissaient froids et insensibles et qui reviendront à la vie ; mais il faudra prévenir l'infection du foyer gangreneux par des pansements rigoureusement antiseptiques, en embaumant, comme on dit, le membre gangrené. Quand le sphacèle sera limité, on régularisera par une amputation. Dans les gangrènes infectées ou septiques, à marche envahissante, l'amputation s'impose et doit être rapide.

GANGUE (de l'allem. Gang, filon), partie d'un filon dans laquelle est engagée la substance métallique. La gangue est très distincte de la roche que parcourt le lilon ; elle est toujours d'une autre nature que le métal qu'elle enveloppe : ainsi la fluorine, la calcite, la barvtiue servent souvent de gangue aux métaux. On appelait jadis la gangue matrice des minéraux, parce que l'on croyait qu'ils s'y formaient.

GANO, terme du jeu d'Hombre. Voy. uohbbe.

GANOÏDES, ordre de Poissons. Voy. poissons.

GANSE (orig. inc.) petit cordomiet d'or, d'argent, de soie, de coton ou de fil, de forme et de grosseur indéterminées, sert soit à arrêter ou à attacher quelque partie du vêtement, soit comme simple ornement. La ganse du chapeau, soit en or, soit en aident, est une partie de l'uniibrme de l'officier. Les tapissiers se servent aussi de ganses dans les ameublements. — On fabrique la ganse sur le métier à lacets, sur le boisseau avec des fuseaux, ou sur un métier à tisser comme les galons.

GANT (de l'anc. allem. wante). Il se fait des gants en fil, en coton, en filoselle, en laine, en soie; il s'en fait encore plus en peau : les premiers sont l'ouvrage du bonnetier; les seconds sont l'objet de l'induâtric du gantier

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