GAZEUSES
GÉDINNIEN
Celle-ci se fit remarmier surtout par son ooposition à Louis XIV. La G. de t tance, fondée au mois d avril 1631 par le médecin Théophraste Renaudot, existe encore aujourd'hui : c'est le plus ancien journal français, et même le plus ancien de l'Europe après les gazettes de Venise. Longtemps elle s'appela le Bureau d'adresses ou l'Extraordinaire; au xviii» siècle, elle prit le nom de Gazette, et ce ne fut que bien des années après qu'elle y ajouta les mots de France. Richelieu en favorisa la publication : il y faisait insérer des relations, des notes et nombre de pièces ofliciellcs ou semi-olficielles. Sous Louis XIV, elle fut soumise à une censure sévère, mais n'en prospéra pas moins. Sous Louis XV, son renom baissa par degrés à mesure que d'autres feuilles paraissaient. Assez obscure sous l'Empire, elle embrassa avec chaleur la cause des Rourlwns en 1814. Sous Louis-Philippe, tout en soutenant la légitimité de la branche aînée, elle en appela constamment au suffrage universel.
Il v eut à diverses reprises (tant sous Louis XIV que sous Louis XV, 1769 et années suivantes) des gazettes à la main, feuilles manuscrites qu'on distribuait sous le manteau, et dont le but était de suppléer au silence de la gazette censurée.
GAZEUSES (eaui). Voy. eacx minérales.
GAZOGÈNE (de gaz et du suffixe gène, qui produit), appareil portatif pour faire de l'eau de Seltz (l'oy. eacx mxÉRALEs). — Mélange d'alcool et d'essence de térébentliine servant à l'éclairage. Voy. lampe à gaz.
GAZOIMÈTRE (c.-à-d. qui mesure le gaz), appareil qui sert à emmagasmer le gaz et à lui donner, pendant la consommation, une pression régulière, qui assure l'uniformité de l'éclairage. Tout gazomètre se compose d'une cuve cjhndrique en maçonnerie, en fonte ou en tôle, entièrement remplie d'eau, dans laquelle plonge la cloche du gazomètre, présentant une calotte courbe. Cette cloche est
Suidée dans son mouvement de montée ou de descente par es galets; ceux du bas roulent sur des fers fixés aux parois ; ceux du haut, sur des fers fixés au guidage, charpente en bois, en maçonnerie ou en fer dont les montants sont implantés sur la cuve, écartés de 7 à 8 mètres et reliés entre eux par des entreloises. On donne le nom de lélescopiques aux gazomètres à deux ou trois cloches concenlri(iues. munies de gorges hydrauliques. La cloche intérieure porte la calotte et elle soulève la cloche externe par la gorge hydraulique qui forme joint étanche. Le gaz
SLiiùtre sous la calotte, au-dessus du niveau de l'eau, par es tuyaux qui passent sous le radier de rou%Tage et aboutissent à un puits : de même pour la sortie. On fait aussi <luelquefois usage d'articulations pour amener le gaz sous la calotte (système l'auvels et Servier). Dans les grandes villes, on rencontre des gazomètres ayant une capacité de 20 à 50 000 m. c. A Londres, à l'usme de Greenwich, il existe un gazomètre télescopique, à 3 levées, d'une contenance de 100000 m. c.
GAZON (de l'anc. ht-allem. waso), mélange d'herbes appartenant toutes à la famille des Graminées et qui, naturellement ou au moyen de la culture, forment sur le sol un tapis de verdure. On obtient le çazon soit par le semis, soit par le placage de mottes garnies de veraure. Dans le premier cas, on sème au printemps, et sur une teiTe bien ameubhe, ri\Taie vivace ou ray-grass, le paturin annuel, la féluquc rouge ou traçante, le brome des prés, le cynosure, etc. ; dans le second, qui ne s'emploie guère que pour bordures, talus, bancs, etc., il suffit d'enlever des plaques de gazon d'une épaisseur de 0 m. 06 et de les ajuster les unes à côté des autres en opérant avec soin l'adhésion entre les plaques et le terrain qu'elles doivent recouvrir. Çà et là, si la qualité du sol le permet, on peut laisser croître des toufles de crocus, de colchiques, de fritillaires, d'orchis, etc., dont les fleurs égayent la verdure du gazon. Pour obtenir de beau gazon, comme en Angleterre, il faut, outre de fréquents arrosages, le rouler, le sarcler et le tondre à la mécanique très souvent.
On donne le nom ae : Gazon anglais, au Paturin et à la Fléole; G. d'argent, au Céraiste; G. de chat, à la Germandrée maritime ; G. d'Espagne ou de montagne, à la Stalice capitée; G. de Manon, à la Julienne de Chio; G. d'Olympe, à l'Arraéria commune; G. d'or, à la Vermiculaire brûlante ; G. du Parnasse, au Muguet à deux feuilles et à la Parnassic des marais; G. turc, G. d'Angleterre, à la Saxifrage mousseuse.
En Fortification, on emploie q[uelquefois des gazons
coupés suivant une forme rectangulaire et empilés les uns sur les autres pour constituer le revêtement des parapets.
GAZONNEMENT, en parlant des montagnes. Voy. reboisement.
GEAI (en lat. graculus), Garrulus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux conirostres, voisin des Corlieaux, dont il se distingue par un bec court et épais, recourbé et denté à la pointe. Les plumes de la tête sont érectiles. Les habitudes du geai sont celles du corbeau et de la pie : il vit comme eux au milieu des forêts, s'apprivoise, imite toute espèce de cris et de sons, et apprend facilement à parler. Le type du genre est le Geai d'Europe (G. glandarius), assez bel oiseau que tout le monde commît : son plumage est d'un gris ardoisé; ses ailes sont variées de noir, de bleu et de blanc. Il liabite les lx)is et les buissons, et niche sur les taillis; il se nourrit de glands, noisettes, baies, fèves, insectes, etc.
On nomme : Geai de batenille, le Gros-Rec commun; G. de Bohême, le Jaseur; G. du Bengale, le RoUior de Mandana ; G. huppé, la Huppe ; G. de Strasbourg, le llollier vulgaire.
GÉANTS (du gr. YÎyaç). On pensait autrefois qu'il avait existé sur la terre des races d'nommes conformes à nous pour le reste de l'organisation, mais dont la stature était de beaucoup supérieure à la nôtre ; la science moderne a fait justice de cette erreur. Les os énormes découverts de loin en loin et attribués par l'ignorance à des géants ont été reconnus pour n'être que des débris de grands animaux appartenant à des espèces aujourd'hui disparues. — Sans parler du géant Goliath, la Rible mentionne une race de géants, et nomme Og, roi de Rasan, qui aurait eu 9 coudées de haut; mais les passages où l'on en parle ont été controversés. La Fable parle aussi de géants qui voulurent escalader le ciel ; mais il est clair que c'est là une pure allégorie. Quant aux Patagons de l'Amérique méridionale, leur taille ne dépasse guère en moyenne 1 m. 80. Restent dcnc seulement quelques êtres exceptionnels ; mais ce ne s<.nt plus, comme les nains, que des objets de curiosité. Nul des géants dont on a scientifiquement constaté la taille n'a dépassé 2 m. 50 : c'était la taille de l'empereur romain Maximin. Le géant Gabarrus de Pline, qui aurait eu 3 m. 15; le Suédois de StoUer qui avait 2 m. 75 n'ont rien d'autlientique. — On a remarqué que la force des géants est loin d'être en proportion avec leur stature, et qu'en général les facultés, tant intellectuelles que morales, sont les mêmes chez eux que chez les hommes de taille ordinaire.
GÉANTICLINAL (du gr. yf,, terre, et d'anticlinal), en Géologie, large' pli convexe de l'écorce terrestre.
GEASTER, genre de Champignons Gastéromycètes se développant à terre et ayant, après la déhiscence qui met les spores en liberté, la forme d'une étoile.
GÉBIE (du gr. yf„ terre, et ^coç, vie), Gebia, genre de Crustacés, de l'ordre des Décapodes macroures, section des Homards : pieds antérieurs étroits et seuls didact\les; carapace terminée antérieurement par un rostre trian^^ulaire, assez large pour recouvrir presque les yeux. Le type du genre est la G. riveraine, qu'on rencontre sur les côtes de la Méditerranée : les pêcheurs s'en servent comme d'appât.
GÉCARCIN ;du gr. yf,, teiTe, et xapxîvoî, crabe), Gccarcinus, genre de Crustacés, de l'ordre des Décapodes brachyures : carapace peu élevée, très renflée sur les côtés, et en forme de cœur ; corps épais et presque quadrilatère. Les Gécarcins, connus aussi sous le nom de Tourlouroux, de Cériques, de Crabes de tei-re, habitent l'Amérique du Sud. Ils vivent dans les terres,' et se rendent sur le Iwrd de la mer pour y pondre leurs œufs et pour changer de peau. Leur chair est comestible. Le G. ruricole, type du genre, est assez commun aux Antilles.
GECKO, Ascalabotes, genre de Reptiles, de l'ordre des Sauriens. Us ont la configuration extérieure du lézard, avec les formes lourdes et repoussantes de la salamandre et du crapaud, pieds terminés par 5 doigts, égaux, élargis, armés d'ongles crochus et présentant en dessous une série de lames crénelées, au moyen desquelles ils font le vide et s'accrochent aux corps. On trouve les Geckos dans les contrées chaudes. Ce sont des animaux timides et inulTensifs, qui vivent surtout d'insectes.
GÉCOME. Voy. lierre terrestre.
GÉDINNIEN (do Gédinne, en Relgique), étage inférieur du Dévonien inférieur; composé, dans l'Ardenne, de poudiiigues et do schistes. Les poudingues de la base, souvent puissants, indiquent la présence d'un ancien rivage.
GÉDRITE