GÉNÉALOGIE
son 'nom. — H y a en outre 2 étoiles de 3» grandeur, 7 de 4", 17 de 5". L'ascension droite moyenne est 7'' 0"°, la déclinaison 25°. — On donne aussi le nom de Gémeaux au signe du zodiaque dans lequel le soleil paraît entrer le 20 ou le 21 mai.
GÉMELLAIRE ou gémicellaire (du latin gemellus, jumeau), genre de Bryozoaires, à cellules ovales et géminées.
GÉMINÉ (dulat. geminatus), se dit, en général, de tout ce qui est groupé deux à deux et particulièrement, en Botanique, des parties des plantes qui naissent par paires et d'un même point de la plante.
GEMMAGE, nom donné dans les Landes à la récolte des résines (ou gemmes) que renferment les tiges de Pin maritime de cette région. En Autriche, on gemme le Pin noir ; en Amérique, le Pin austral ou Pitch-Pin.
GEMMATION (du lat. gemmatio), nom donné, en Botanique : I*" au développement des boutons dans les plantes vivaces et à l'époque de leur épnouissement ; 2-' à l'ensemble et à la disposition des bourgeons ( Voy. ce mot) ; — en Zoologie, au mode de reproduction que l'on observe dans l'œuf, et que l'on retrouve aussi dans les éléments anatomiques dont se composent les animaux [Voy. céxéra- Tio>) : la faculté de se reproduire ainsi se nomme Gemmiparité ou mieux Gemmiparie. Voy. ci-après geuxipare.
GEMME (du lat. gemma). En Minéralogie, gemme est le nom général de certains cristaux très durs, diaphanes, aux couleurs vives, tels que le grenat, la topaze, l'émeraude, le saphir, le zircon, etc. C'est en quelque sorte le synonyme Ae pierre précieuse. — Quant au Sel gemme, Voy. sel.
En Botanique, gemme est synonjTne de bourgeon [voy. ce mot). On a étendu ce nom à "toutes les parties qui peuvent reproduire un végétal, soit en se détachant de la plante mère, soit en y restant fixées. Voy. aussi gemmage.
En Zoologie, le mot gemme désigne 1 espèce de saillie ou de bourgeon charnu qui se produit sur le corps de quelques Polypes et Annélides et qui est le rudiment d'un être nouveau.
GEMMtPARE, gehmiparité [A& gemme et du lat. parère, enfanter). En Histoire naturelle, le mol gemmipare se dit des plantes et des animaux qui se reproduisent par bourgeons [Voy. gemmation). — En Physiologie, la Gemmiparité est un des trois modes principaux de reproduction chez les êtres vivants. Les gemmes ou bourgeons, dont la formation constitue ce mode de reproduction, apparaissent le plus souvent à la surface de l'être souche ; quelquefois ils naissent dans son intérieur et on a pu les confondre alors avec des œufs véritables. Tels sont les bulbilles ou pseudova des kermès. — La gemmiparité est l'origine des animaux agrégés : il peut arriver, en'effet, que le bourgeon développe au lieu de se séparer du tronc primitif lui reste uni. On a ainsi plusieurs générations consécutives d'animaux entés les uns sur les autres dont l'ensemble constitue ces associations qu'on appelle Polypes à polypiers. Coraux, Gorgones, etc.
GEMMULE (dimin. de gemme), nom donné, en Botanique, à une partie de l'eBabryon. C'est un petit bourgeon, renfermant de très petites ébauches de feuilles, que l'on aperçoit à l'extrémité supérieure de la tigelle, entre les cotylédons. Voy. graixe.
GENCIVES (du lat. gingivœ), tissu charnu qui garnit les arcades dentaires, se prolonge entre les dents et adhère fortement au pourtour de leur collet. Ce tissu est rosé, dense et peu sensible. Le principal office des gencives est d'affermir les dents : aussi, lorsque, par une cause quelconque, elles s'amollissent, les dents s'ébranlent et finissent par tomber. Chez les neillards qui n'ont plus de dents, le tissu des gencives devient fibreux et dur, et il se prête à la mastication presque autant que les dents mêmes. Les principales maladies des gencives sont le scorbut et les épulis. Ce sont les gencives qui, par la partie muqueuse de leur enveloppe, sécrètent le tartre.
GENDARME, gendarmerie. — I. Ces noms, qui dans l'origine s'appliquaient à toute troupe de gens d'armes que le seigneur féodal conduisait à la guerre, n'ont été appliqués à un corps spécial que depuis Charles VIL En 1439, ce prince créa des compagnies permanentes de gendarmes, qui furent la base et le point de départ de nos armées. Elles recevaient une solde au moyen d'impôts consentis par les communes, et étaient réparties par petites troupes sur la surface du royaume ; elles contribuèrent puissamment au retour de l'ordre après l'expulsion des Anglais. Le gendarme, dans cette organisation, était armé de
toutes pièces, et il avait à sa suite un écuyer, un page et plusieurs archers ; le tout était appelé latice fourme ( Voy. ce mot). Chaque compagnie comptait 100 lances. Le gendarme alore devait être noble et avoir fait ses preuves. La gendarmerie fut longtemps le corps d'élite, la force principale de l'armée. Jlais peu à peu les perfectionnements apportés aux armes à reu diminuèrent l'importance du gendarme. Sous Louis XIV, la gendarmerie n'était plus qu'un beau corps de cavalerie d'éhte, qui faisait partie de la maison militaire du roi. Licenciée sous Louis XVI, elle fut un instant remplacée par la Petite Gendarmerie ou G. de Lunéville, qui fut supprimée à son tour en 1789.
II. La Gendarmerie actuelle est un corps chargé de veiller à la sûreté des personnes et des propriétés, de maintenir le lx)n ordre dans les campagnes, sur les roules et dans les lieux publics, de constater par des procès-verbaux les crimes, délits et contraventions, d'opérer des arrestations dans les cas où la loi leur en donne le pouvoir. Les officiers de gendarmerie sont aussi officiers de police judiciaire et peuvent comme tels recevoir les dénonciations et, dans le cas de flagrant délit, procéder à des actes d'instruction (C. d'instr. crim., art. 48 et 49).
Cette milice a été instituée en 1791 par l'Assemblée constituante, sous le nom de gendarmerie départementale, pour remplacer l'ancienne maréchaussée [Voy. ce mot). Ses attributions ont été fixées par la loi du 28 germinal an VI (17 avril 1798). La Restauration appela le corps entier gendarmerie royale. L'organisation actuelle a été déterminée par les décrets des 11 déc. 1852, l^'^mars 1854, 22 oct. 1859, 25 juin 1860, 25 sept. 1869, 5 juil et 24 déc. 1887. La gendarmerie se compose : — 1° de 28 légions numérotées de 1 à 19, à raison d'une par corps d'armée, y compris l'Algérie, plus une légion bis à Nancy i^bis). Bourg (7 bis), Chambery (14 bis), Nice (15 bis), Bastia (15 ter), Perpignan (16 bis), Agen (17 bis), plus la légion de Paris et la légion de la Garde Républicaine, à Paris, laquelle comporte une organisation spéciale. Chaque légion, commandée par un colonel ou im lieutenant-eolonel, est formée de compagnies commandées par un chef d'escadron, à raison d'une par département; chaciue compagnie est formée de la réunion d'un certain nomore de brigades de cinci gendarmes commandée par un brigadier ou maréchal des logis. La Garde Républicaine se compose de
3 bataillons à 4 compagnies et de 4 escadrons ; — 2" de
4 compagnies coloniales, à la Martinique, la Guadeloupe la Réunion, la Nouvelle-Calédonie, et de 4 détachements à la Guyane, Taïti, Annam et Tonkin, St-Pierre et Miquelon. 11 existe, en outre, un détachement sédentaire en Tunisie. Les simples gendarmes ont rang de sous-ofiicier : ils se montent, s'équipent et s'habillent à leurs frais. L'armement seul est fourni par l'Etat. — L'uniforme de la gendarmerie consiste [grande tenue) en ime tunique de drap bleu, retroussis écartâtes, aiguillettes et trèfles en fil blanc ; la bufflelerie est jaune, la coiffure est un chapeau, remplacé par un schako pour la Garde Républicaine et pour la légion de la Corse. Les officiers portent l'épaulette A'argent. L'uniforme de la Garde Républicaine ne diffère du précédent que par les trèfles et aiguillettes qui sont orange, par la bufflelerie blanche, et par les épauleltes d'or des officiers. La gendarmerie se recrute parmi les officiers, sous-officiers cl soldats de l'armée active; ces derniers sont nommés tout d'abord élèves-gendarmes.
Gendarmerie maritime, corps spécial affecté au service des ports, des arsenaux et de la police dans les arrondissements maritimes de la France. 11 forme 5 compagnies (une par arrondissement).
GENDRE. Voy. beau-fils et alliance.
GÊNE (de géhenne). Voy. question et torture.
GÉNÉA6ENÈSE (du gr. veveâ, génération et Yéveffiç, engendrement) , synonyme ae Génération alternante. Voy. génératiox.
GÉNÉALOGIE (du gr. yev£a)kOYta), exposition de la filiation d'un individu ou du développement d'une famille. Quoique destinée la plupart du temps à flatter l'oi^eil et à satisfaire la vanité, la généalogie est souvent aussi une affaire sérieuse, p. ex. pour les questions de succession ; après la géographie et la chronologie, elle est l'auxiliaire le plus utile de l'histoire. — Les Orientaux ont de tout temps attaché une grande importance à la généalogie : témoin les généalogies du Pentaleuque et, dans le Nouveau Testament, celle de Jésus-Christ. Les Romauis de haut rang conservaient aussi leur généalogie avec un soin
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