‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 710 sur 1729 · GENETTE · texte numérisé non relu

GENETTE

GÉiNOPLASTIE

composes en l'honneur d'une naissance ; et aux astrologues qui dressaient l'horoscope d'un enfant au moment de sa naissance.

GENETTE (de l'arabe djerneil), Genetta, genre de Manimif'èros, de l'ordre des Carnivores, famille des Viverridés. Ils ne diffèrent des Civettes que par leurs ongles rctractiles et par la fente verticale de leur pupille; leur taille est celle d'un chat, mais le corps est plus allongé et plus bas sur jambes. Ils sécrètent une liqueur odorante par plusieurs enfoncements situés au périnée. La G- commtine ou de France ( Vive7Ta Genetta) habite les contrées chaudes de l'ancien continent. Son pelage gi-is, tacheté de noir, est un article de pelleterie assez important. La G. russe habite les Indes, et la G. fossane, l'île de Madagascar.

CE.NETTE, nom vulgaire du Narcisse des poètes.

GENETTE (tlc l'espagu. ginctà), sorte de lance ou de demi-pique, en usage au moyen âge, notamment dans les tournois, avait d'abord été l'arme spéciale des genétaires, cavaliers armés à la légère et habillés à la moresque, qu'on trouve dans les armées espagnoles jusqu'au xvi' siècle.

GENEVRETTE ou Esprit de genièvre, boisson fermcntée. Voy. genévrier.

GENÉVRIER, Juniperus, genre de Gymnospermes, de la famille des Cuprcssinées, se compose d arbres et d'arbustes à feuilles linéaires, toujours vertes; à fleurs monoïques, les mâles en chaton ovoïde, les femelles en chaton arrondi, formant plus tard une baie grosse comme un pois, à 2 ou 3 noyaux. Ces plantes se plaisent dans les lieux arides et montagneux. Le G. commun {J. communia) est chez nous un arbrisseau ; mais dans le Midi c'est un arbre qui atteint 6 à 7 mètres. Toutes les parties de cet arbre contiennent un principe résineux qui lui donne des propriétés stimulantes. Ses baies, dites baies de genièvre, mettent 18 mois ou même 2 ans à mûrir : elles ont alors une couleur violette, tirant sur le bleu ; leur pulpe, de couleur roussâtre, a une saveur douce et aromatique ; elles donnent : par la macération dans l'eau froide un extrait de genièvre que l'on cmfloie comme tonique et diurétique ; par la fermentation, esprit de genièvre [genevrette) , hqueur stomachique et stimulante ; par la distillation. Veau-de-vie de genièvre ou gin, dont il se fait une grande consommation en Belgique, en Hollande et en Angleterre. Le genévrier sert à faire des haies , à orner les jardins. Son bois, veiné et susceptible d'un beau poli, est employé aux ouvrages de tour. — Le G. cade [J. oxycedrus) fournit l'huile de cade, employée comme vermifuge dans la médecine vétérinaire. — Le G. Sabine [J. sabina) fournit également une huile essentielle, appelée huile de sabine, qui est un puissant emménagogue. — Le G. de Virginie est un grand arbre à bois très dur, employé en Amérique aux constructions, et qui sert en France à recouvrir les crayons de plombagine.

Genévrier de Suède. Voy. sandahaqce.

GÉNiCULÉ (du lat. geniculu?n, genou) ou genopillé, se dit, en Botanique, de tous les organes fléchis en genou sur eux-mêmes, do manière à former un angle plus ou moins ouvert.

GÉNIE (du lat. genius). Ce mot a trois acceptions :

1° GÉNIE était, chez les païens, le nom de divinités subalternes qui présidaient : les unes , à la naissance et à la vie de chacun (Voy. démon); les autres aux divers éléments (Sylphes ou Elfes, Gnomes, Ondins, Salamandres, etc.). Voy. \ù Dict. d'hist. et de Géogr.

2" GÉNIE exprime la plus haute puissance à laquelle puissent s'élever les facultés humaines, dans quelque ordre de choses que ce soit; dans ce sens, les poètes Homère, Virgile, Dante, Corneille, Shakespeare; les artistes Phidias, Michel-Ange, Raphaël; les savants Copernic , GaHlée, Newton; les généraux Alexandre, Annibal, César, Napoléon, sont tous également des hommes de génie.

3" GÉNIE, c'est le nom d'un art spécial qui consiste à exécuter certaines constructions militaires ou civiles.

Le Génie militaire a pour attributions principales la construction, l'attaque et la défense des places fortes; il y joint la construction et l'entretien des bâtiments militaires et la conservation du domaine militaire de l'Etat ; en campagne il est chargé, en outre, du service des communications. — Le Coi-ps du génie, organisé par l'ordonnance du 8 septembre 1841 et par les décrets des 20 mars 1861, 17 février 1804 et 15 novembre 1865, a été réorganisé à nouveau par la loi du 13 mars 1875, et récemment par celle du 29 juin 1894 qui lui a attribué la totalité du ser-

vice des ponts aux armées, qu'il assurait autrefois concurremment avec l'artillerie. — Il comprend : 1» un état-major Sarticulier du génie ; 2° 6 régiments de sapeurs-mineurs, ont 5 à 3 bataillons et 1 à 4 bataillons, et 1 régiment de sapeurs de chemins de fer à 3 bataillons ; chaque bataillon est à 4 compagnies, le régiment comporte en outre une compagnie de sapeurs-conducteurs. Les régiments sont stationnes à Versailles, Montpellier, Arras, Grenoble, Angers, Avignon. L'uniforme se compose d'une tunique bleu foncé avec parements en velours noir : (îpaulettes écarlatc ; pantalon bleu avec bandes et passepoils écarlate. Les ofliciers portent l'épaulette d'or. L état-major particulier du génie est réparti entre 40 directions du génie, situées à Paris, Versailles, Dunkerque, Lille, Maubeugc, la Fère, Amiens, Rouen, le Mans, Orléans, Châlons-sur-Marne, Reims, Verdun, Toul, Epinal, Belfort, Langres, Besançon, Dijon, Bourges, Tours, Rennes, Nantes , Brest, Limoges , Clermont- Ferrand, Lyon, Grenoble, Briançon, Nice, Bastia, Marseille, Perpignan, Toulouse, Bayonne, Bordeaux, Alger, Oran, Constantine, Tunis, qui comprennent un nombre de chef fer ies variables avec les besoins du service. Le plus souvent, lorsqu'il existe plusieurs directions du génie clans un corps d'armée, elles sont groupées sous les ordres d'un général commandant le génie de la région. — Ces commandements existent à Pans, Lille, Châlons-sur-Marne, Besançon, Lyon, Marseille, Montpellier et Alger.

L'art de la fortification et celui de fattaque et de la défense des places, qui sont du domaine essentiel du génie militaire, ont' été longtemps entre les mains d'artistes ou d'ingénieurs qui n'étaient pas rattachés à l'armée; sous Henri IV on vit pour la première fois des ingénieurs militaires; ceux-ci furent réunis en corps par Louvois en 1690. Leur recrutement fut assuré par l'école de Mézières, fondée en 1748, supprimée un instant par la Convention, lorsque celle-ci créa l'Ecole Polytechnique, puis rétablie à Metz et réunie en 1802 à l'ancienne Ecole d'artillerie sous le nom d'Ecole d'application de l'Artillerie et du Génie, transférée à Fontainebleau après 1870. En outre, une Ecole militaire de l'Artillerie et du Génie, qui reçoit les sousofficiers de ces deux armes destinés à devenir officiers, a été créée à Versailles en 1884.

Parmi les plus célèbres ingénieurs militaires, on peut citer : au xvi" siècle, Alghisi da Carpi, Castriotto, Cattaneo, Léonard de Vinci, Giorgio Martine, Michel-Ange, Pacciotto d'Urbin, San Gallo, San Michèle, Scammozi, Tartaglia, Maggi, Marchi , en Italie; Maître Franz, Albert Durer, Speckle, Grindel d'Ach, en Allemagne; Erard de Bar-le-Duc, en France ; au xvii" siècle, Manesson Mallet , Pagan, Vauban, en France; Coehorn, en Hollande; au xviii* siècle, Cormontaigne, Bousmard , Duvignau, Fourcroy, Meusnier de Place, Montalembert, en France; au xix" siècle, Carnot, Chasseloup-Laubat, Choumara, Marescot, Noizet, de Rivières, de Villenoisy, en France ; Brialmont, en Belgique.

Pour le Génie civil et jnaritime, voy. ingénieur.

GÉNIEN (du gi". YÉVEtov, menton). Les Anatomistes appellent apophyse génienne une petite apophyse située à la partie postérieure de la symphyse du menton, sur la face linguale de l'os maxillaire inférieur. Les muscles qui s'insèrent à cette apophyse sont les muscles génio-g lasse,, génio-hyoïdien, génio-pharyngien.

GENIEVRE. Foi/. GENÉVRIER.

GÉ NI PAYER, Genipa, genre de la famille des Rubiacées,. tribu des Gardéniées, renferme des arbres propres à l'Amérique tropicale et aux Antilles, à feuilles opposées, ovales; à fleurs axillaires ou terminales, blanches ou passant au jaune. L'espèce type est le G. d'Amérique, arbre de 15 à 16 mètres, à tronc droit, épais, couvert d'une écorce ridée et raboteuse ; à feuilles d'un beau vert, réunies au sommet des rameaux ; à fleurs blanches et odorantes. Le bois est d'un gris de perle, et prend un beau poh. Le fruit est une baie charnue, de la grosseur d'une orange, d'un vert blanchâtre, contenant une pulpe blanche, aigrelette et rafraîchissante.

GÉNISSE, jeune vache. Voy. vache.

GÉNITIF. Voy. cas.

GÉNOISE, en Pâtisserie, sorte de pâte composée de sucre, beurre, farine, amandes pilées, que l'on fait cuire sur des plaques d'office, et découpée ensuite.

GÉNOPLASTIE (du latin gêna, joue, et du grec TtXiaffu), former), opération qui consiste à réparer une perte de substance de la joue, à l'aide d'un lain))eau de chair découpé sur les parties voisines ou sur un autre point

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