‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 711 sur 1729 · GENTRY · texte numérisé non relu

GENTRY

du corps, comme le bras, qu'on peut maintenir rapproché de la face.

GENOU (du lat. genu), articulation de la jambe arec la cuisse. Le jarret en forme la partie postérieure ; la partie antérieure et saillante est la l'oliile, os trianeulaire, appliquée sur la surface qui sépare les deux condyles du fémur. Ces condyles sont reçus dans deux enfoncements de la tête du tibia, et forment l'articulation du genou, qui est affermie par un grand nombre de ligaments. — Genou se dit aussi de l'inflexion antérieure du coi-ps calleux. Voy.

CALLECX (corps).

Dans les Arts mécaniques, on applique le nom de genou à une articulation de deux pièces, l'une convexe et lautre concave, qui se prête à certaines déformations sans amener la rupture. Les mstruments d'astronomie présentent souvent des mécanismes de ce genre. On y adapte une vis de pression pour augmenter à volonté le frottement et pour arrêter le mouvement.

Dans la Marine, genou s'entend d'une pièce de bois plus ou moins courbe qui entre dans la formation de la membrure du bâtiment.

GENOUILLÈRES (de genouil), partie de l'armure du cavalier destinée à couvrir les genoux et qui s'adaptait par le haut aux cuissards, par en bas aux grèves ou jambières. L'usage en fut adopté presque imivereellement de 1300 à 1320. Certaines genouillères formaient sur le devant un coin tranchant, et portaient en dehors une longue pointe aiguë. — On nomme encore ainsi la partie du revêtement intérieur d'une batterie à embrasures comprise entre la plate-forme de la pièce et le fond de l'embrasure. l'ar extension on appelle hauteur de genouillère d'ime bouche à feu la distance verticale qui sépare du sol la génératrice inférieure de la pièce lorsque celle-ci est horizontale.

GÉNOVÉFAINS, religieux. Voy. le Dict. d Hist. et de Géogr.

GENRE (du lat. genus). En Logique, c'est une réunion d'espèces qui se ressemblent par la partie principale de leur essence, c.-à-il. par leurs caractères les plus importants [Voy. ESPÈCE, usiVERSAux) . — D'aillcuTS les noms de genre et d'espèces sont purement relatifs : ainsi un genre

S eut être espèce par rapport à des collections plus élenues ; une espèce peut être genre par rapport à des collections moins étendues ; mais le genre le plus élevé et la dernière espèce ne peuvent jouer ce double rôle.

En Botanique et en Zoologie, le genre est la réunion de certaine» espèces qui se ressemblent le plus par leurs caractères et leurs propriétés. Voy. classification, espèce.

Dans les Arts, on distingue diflérents genres selon l'ordre d'idées sur lequel s'exerce l'artiste, ou selon la forme sous laquelle son œuvre se produit : ainsi, en Architecture, il y a le genre ou style g7ec, romain, gothique, renaissance, etc. [Voy. ces mots).

En Peinture, on distingue, entre autres genres, Vhistoire, le portrait, les marines, le paysage, les fleurs, les intérieurs (les tableaux de cette dernière espèce sont spécialement appelés, d'une manière fort impropre, tableaux de genre). — En Musique, on distingue principalement la musique symphonique (musique d'orchestre, de chambre ou de danse) et la musique vocale (musique dramatique, musique d'église, etc.).

En Littérature, on distingue également un grand nombre de genres soit pour les vers, soit pour la prose. Les ouvrages en vers comprennent : la poésie lyrique, la poésie épique, la poésie dramatique, la poésie didactique, la poésie élégiaque, la poésie satirique, Vépitre, la pastorale, la fable, etc. Les ouvrages en prose comprennent le genre oratoire (qui se subdivise lui-même en genres délibératif, démonstratif ci judiciaire), le genre historique, le genre philosophique et moral, le genre critique, le genre épistolaire, le roman, etc.

genre. En Grammaire, c'est le sexe attribué aux mots ou la forme que reçoivent les mots pour indiquer le sexe : de là trois genres, le masculin pour les êtres mâles ou assimilés aux mâles, le féminin pour les femmes et les femelles, le neutre pour ce qui n est d'aucun sexe ; mais rien de plus capricieux que les langues sous le rapport du genre : les unes, comme le français, n'ayant que deux

Senres. les autres, comme l'anglais, n'en ayant aucun, ou u moins n'admettant dans la forme du mot rien qui distingue le sexe ; d'autres, comme le grec, le latin, le sanscrit, l'allemand, admettant les trois genres, mais donnant sans discernement le genre masculin ou féminin à ce qui

n'a pas de sexe ; la plupart étendant la forme des gfenres aux adjectifs, aux participes, aux pronoms ; quelques-unes laissant ces mots invariables.

GENS 'droit des). Voy. droit public international.

Gens de journée. Gens de service. Voy. ouvrier, domestique.

Gens de lettres. Voy. auteur.

GENTHITE, hydrosiiicate de magnésie et de nickel, en masses vert-pomme.

GENTIANE (de Genlius, roi d'Illyrie, qui fit, dit-on, connaître ses propriétés), Gentiana, genre type de la famille des Gentianées, renferme des plantes hertacées originaires des montagnes de l'Europe, à feuilles glabres, un peu coriaces et luisantes; à fleurs prenant par la culture les nuances les plus variées. Leur racine est épaisse, jaune, amère [Voy. gentianique [acide] et gentiopicrin). Elle renferme un sucre fermentescible ; dans les Vosges on fait fermenter les racines encore fraîches et on en retire par distillation une eau-de-vie assez aromatique, appelée eaude-vie de gentiane. La G- jaune [G. lutea), haute de plus de 1", a des feuilles ovales, lisses et des fleurs jaunes, nombreuses, verticillées ; elle est tonique, stomachique, vermifuge : on l'emploie contre les fièvres intermittentes. Parmi les autres espèces, que l'on cultive à la fois pour la médecine et pour l'ornement, on remarque : la G. acaule et la G.printanière, à fleurs bleues; la G. purpurine, à fleurs jaunes ponctuées de pourpre ; la G. à feuilles d'asclépiade. la G. saponaire, etc.

GENTIANÉES, famille de plantes Dicotylédones gamopétales à ovaire libre, renferme des herbes ou des sousarbrisseaux à suc amer, à feuilles tantôt opposées, tantôt alternes; à fleurs hermaphrodites régulières : cahce libre, à 4 ou 5 divisions, corolle dont les lobes alternent avec ceux du calice ; élamines en nombre égal aux divisions de la corolle; ovaire libre; fruit capsulaire. On les trouve répandues à peu près par tout le globe. — On partage cette famille en deux tribus : les Gentianées vraies (genres Gentiane, Gentianelle, Chironie, Erythrée) et les Ményanthées (genres Ményanthe, Villarsie, Mitrasacme, Mitréole) .

GENTIANELLE, Exacum, genre de la famille des Gentianées, ne se composait d'abord que de quelques espèces à fleurs jaunes originaires des Indes ou des Canaries ; mais depuis on y a fait entrer plusieurs petites espèces indigènes, telles que Ï'E. ptisillum et 1'^. Candollei.

GENTIANIQUE (acide^, (gentianin, gentésine, gentisin),

firincipe cristallisé qui aonne aux préparations de gentiane eur coloration jaune. Il cristallise en fines aiguilles jaunes peu solubles dans l'eau, plus soluWes dans l'alcool, dépourvues d'amertume; il forme avec les bases des sels bien définis.

GENTILHOMME (c.-à-d. homme de race). Ce mot, qui, en général, s'applique à tout homme de race noble, désigna spécialement sous l'ancienne monarchie certains officiers attachés à la cour. On appelait gentilshommes ordinaires du Roi des nobles qui servaient auprès de sa personne; ils rappellent assez les aides de camp actuels des souverains. C'est Henri III qui les créa : ils furent d'abord au nombre de 45 ; Henri IV les réduisit à 24 ; Louis XIV en ajouta 2. — Les gentilshommes de la chambre étaient des nobles préposes aux offices intérieurs : ils ordonnaient les habits du roi, réglaient le deuil de sa maison, lui ofi'raient la chemise à son lever, etc. Ils étaient nombreux encore sous la Restauration. On distinguait un premier gentilhomme, un second gentilhomme. Le premier gentilhomme remplaçait le grand chambellan aWnt. — Le gentilhomme servant portait les plats à la table du roi et servait exclusivement le roi ainsi que les princes assis à la même table.

GENTILS (du lat. gentiles), nom par leauel les Juifs désignaient les peuples [gentes'\ étrangers à leur culte et que par suite les chrétiens appliquèrent à tous les païens. Voy. paganisme.

GENTIOPICRIN, glucoside cristallisé qui donne aux préparations de gentiane leur amertume caractéristique, et qui semble être la substance à laquelle la gentiane doit ses propriétés toniques et fébrifuges ; il est soluble dans l'eau et dans l'alcool ; il se dédouble par les acides étendus en un glucose fermentescible et en une matière jaune amorphe, le gentiogénin, dont les propriétés sont encore mal connues.

GENTRY, nom de la petite noblesse en Angleterre.

GÉNUFLEXIOiN

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