GITE
dans, et composée de deux branches pivotantes, simulant grossièrement les deux cuisses de l'Iiomme. Sa saveur est aromatique, d'abord sucrée, ensuite acre et amère. Elle est toniijue et stimulante : les Chinois, les Japonais et les Tarlares la préconisent comme un remède universel. On la vendait encore au siècle dernier de 2 à 3 fois son poids en arfjent, en Chine même : on ne la trouvait alors, diton, qu'en Tartarie. Elle ne fut apportée en Europe; qu'en 1606. Le P. Lafitau, vers 1712, la trouva au Canada; mais le ginscng d'Amérique passe pour être inférieur. Du reste, il s'^en faut do beaucoup que celle plante produise dans nos climats les merveilleux effets dont parlent les Asiatiques. Peut-être la dessiccation, la vétusté, la vermoulure sont-elles pour beaucoup dans celle infériorité. — On multiplie difficilement le ginseng dans nos jardins botaniques.
GIOBERTITE (MgOCO*), carbonate de magnésie naturel, se présente à l'état cristallisé ou compact. Elle cristallise en rhomboèdres isomorphes de ceux du spath d'Islande. Elle contient presque toujours du fer et donne une variété dite Spath brunissant ou Drennérite. {Voy. aussi MÉsiTiNE et pisTOMÉsiTE.) Elle est blanche et raye le calcaire. On la trouve dans le Piémont, le Tyrol, etc.; une belle variété compacte, sans fer, vient de riégrepont.
6YPSY, GiPsiEs. Voy. BOHÉMIENS au Dict. d'Hist. et de Géogr.
GJRAFE [de l'arabe zourafa), Camelopardalis, genre de Mammifères, de l'ordre des Ruminants, voisin des Antilopes el des Cerfs. La Girafe a le corps mince et court ; la tête pelile, supportée par un très long cou et ornée de petites cornes, formées par des épipnyses osseuses du frontal et recouvertes par une peau velue : sur le milieu du front on remarque une saillie osseuse, plus développée chez les mâles que chez les femelles ; ses membres postérieurs sont beaucoup moins élevés que ses membres antérieurs. Son pelage, ras et blanchâtre, est parsemé de larges taches, fauves chez les femelles et les jeunes, noires chez les vieux et les mâles. Sa queue, terminée par une touffe épaisse de crins durs, et sa crinière droite et entremêlée de poils noirs et jaunes, sont toutes deux très petites. La Girafe habite les déserts de l'Afrique, où elle vit en troupes, et se nourrit de bourgeons et de feuilles d'arbres. Sa taille dépasse 7 m. C'est un animal inolîensif, qui n'a d'autre défense que l'extrême rapidité de sa course. Sa marche est l'amble. On n'en connaît qu'une espèce. — On a donné quelquefois à la Girafe le nom de Caméléopard ou de Chameau-Léopard.
GIRAFE, constellation de l'hémisphère boréal, est formée de 5 étoiles de 4° grandeur et 31 de 5". Elle est située entre le Dragon, l'étoile polaire, Persée, le Cocher et le Lynx, par 5 h. 45 m. d'ascension droite moyenne et 68° de déclinaison.
GIRANDE (du lat. gyrare, tourner). Voy. gebbe.
GIRANDOLE (dimin. de girande). On nomme ainsi : 1» en Pyrotechnie, un soleil tournant horizontalement, à une ou plusieurs roues, de manière à imiter une nappe ou un château d'eau ; ou bien un assemblage de fusées volantes ; il est alors synonyme de girande ; — 2° un candélabre ou chandelier à plusieurs branches ; — 3° des boucles d'oreilles en diamants ou autres pierres précieuses, dont la disposition imite aussi la girandole.
En Botanique, on nomme Girandole la Charagne fétide, l'Amaryllis oriental, le Dodécathéon, etc.
GIRASOL (du lat. gyrare, tourner, et sol, soleil). On nommait ainsi : en Minéralogie, plusieurs pierres chatoyantes, comme l'Opale elle Corindon astérie ; — en Botanique, l'Hélianthe annuel, l'Héliotrope et autres plantes dont les fleurs paraissent suivre les riiouvcments du soleil.
GIRAUMON, espèce du genre Courge. Voy. citrouille.
GIRELLE, Julis, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Labroïdes, à tête Iksse et sans écailles, et à ligne latérale, coudée vers la fin de la caudale. Ces poissons vivent par troupes, et se plaisent parmi les rochers. Ils sont de petite taille, et ornés des plus belles couleurs. La G. commune est de couleur violette, ornée d'une bande orangée. Elle habite nos mers. La G. rouge est d'un beau rouge écarlale. La G- turgue est verte, avec des bandes verticales d'un bleu turquoise: elle habite la Méditerranée.
GIROFLE (cLon de). Voy. giroflier.
GIROFLÉE, Cheiranthus, genre de la famille des Crucifères, tribu des Arabidées, renferme des végétaux her-
bacés ou ligneux, à feuilles linéaires, à fleurs terminales, d'une odeur suave, tantôt d'un jaune éclatant mêlé de brun, tantôt rouges, blanches ou jaspées et disposées en grappes. On trouve ces plantes en Europe, en Asie et en Amérique ; on les cultive dans tous les jardins. La G- de» murailles (G. cheiri), vulg. Violier jaune, Violine, liavenelle. Baguette d'or, etc., croît communément sur les murs et dans les endroits arides et rocailleux. Par la culture, elle produit de nombreuses variétés à fleurs doubles et odorantes.
On donne aussi le nom de Giroflées : à des plantes dont les Botanistes ont formé le genre Matthiole, tels sont le Violier des jardins ou Grande Giroflée et la G. guarantaine [Voy. matthiole); à la Julienne 7narilime ou Giroflée de Mahon [Voy. julienne), etc.
GIROFLIER ou géroflier, Cai-yophyllus, genre de la famille des Myrtacées, établi pour un arbre des Moluques, haut de 5 à 10 m. à tronc pyramidal, à feuilles opposées, luisantes, toujours vertes, à fleurs roses et odorantes, en
rianicules. Le giroflier a été transplanté dans plusieurs locaités, telles que les îles Maurice et de la Réunion, la Guyane, les Antilles, etc. Ses fleurs non encore épanouies sont ce qu'on appelle les clous de girofle ; elles renferment une huile aromatique essentielle, épaisse, brune, très
[tesanle, d'odeur d'oeillet, à laquelle elles doivent eur propriété aromatique et leur saveur acre et brûlante : celte huile s'emploie contre le mal de dents; elle entre dans la composition de l'élixir de Garus, du baume de Fioravanti, clu vinaigre des Quatre- Voleurs, etc. Les clous de girofle desséchés s'emploient dans les cuisines comme assaisonnement. Les petites tiges qui supportent les fleurs servent aux mômes usages, et se nomment griffes de Girofle. — Le fruit du giroflier a une forme ovoïde. Il se vend dans le commerce sous le nom de clous-matrices, antofles, mères de girofles, mères de fruits, etc. Il a une odeur faible cl une saveur moins prononcée que celle des clous de girofle. On en tire une huile volatile qui possède les mêmes propriétés. Enfin, ces fruits se mangent confits comme excitants des fonctions gastriques.
GIROLE, plante. Voy. derle.
GIROLLE, gyrole, nom vulgaire de plusieurs champignons comestibles, en particulier la Chanterelle [Cantharellus cibarius). — Voy. aussi bolet.
GIRON (du germaniq. gêr, jjointe de lance). Ce mot paraît avoir signifié primitivement tout pan coupé obliquement. Outre son acception vulgaire, qu'on dérive de pan de vêlement, il exprime, en Architecture, celle portion supérieure de la marche d'un escalier sur laquelle on pose le pied ; il se dit surtout des marches d'un escalier tournant qui sont coupées obliquement.
En Blason, pièce héraldique. C'est un triangle isocèle dont la base est de la largeur de la moitié de l'ecu et dont la pointe est au centre. On dit un écu gironné.
GIROUETTE (du lat. gyrare, tourner), feuille de tôle, mobile autour d'une tige de fer, et qu'on place sur les tours, sur les clochers, sur le sommet des édifices, pour indiquer la direction du vent. Au-dessous de la girouette se croisent deux tiges en fer portant à leurs extrémités les quatre lettres N, S, E, 0, initiales de nord, sud, est, ouest. — Il y a des girouettes perfectionnées qui, par le prolongement de leur pivot et à l'aide d'une aiguille, peuvent parcourir les 32 divisions de la rose des vents, et d'autres qui, par un ingénieux mécanisme, en précisent la force et la vitesse. Voy. anémomètre.
Jadis la girouette était une marque de noblesse et ne s'élevait que sur les demeures seigneuriales. Il y en avait d'armoriées : on les nommait panonceaux.
La girouette, en Marine, est remplacée par une flamme.
Voy. FLAMME.
GISEMENT (du V. gésir), nom donné par les Géologues à la disposition des masses minérales dans le sein de la terre, et par les Marins à la situation des côtes.
GISMONDINE, minéral du gi'oupe des Zéolithes [(K2Ca)0.A120^2Si02+ 411^0], en octaèdres quadratiques, d'un blanc laiteux, dans une lave ancienne de Capo di Bovc.
GITANOS. Voy. bohémiens au Dict. d'Hist. et de Géogr.
GÎTE. En termes de Chasse, on appelle ainsi l'endroit où le lièvre repose pendant le jour. — En termes de Boucherie, c'est la partie du bœuf ou du veau qui se trouve au-dessus de l'articulation des jambes jusqu'au commencement du gros de la cuisse ou de l'épaule. On appelle
GITHAGO