ANIMISME
bloiintrt's, oxploili'cs foinmo pierre d'ornement (marbre <le Bardiglio [Toscane]). Elle se traiisfonne souvent en gypse.
ANHYSTE !ilu gr. à[v] priv., et Itto;, tissuj, se dit, en Analoniie, d.' diverses meml)ranes qui semulent n'être qu'une sécnHioM des cellules voisines, sans présenter ellesnïènu's la siruetnre cellulaire caractéristique des vrais tissus. Les p(>rfectionnemeuls de la technique microscopique ont restreint de plus en plus le nombre des membranes «/(/«(/«/es; les parois des culs-de-sac glandulaires, les parois des capillaires sanguins, etc., considérés d'abord comme anhystes, ont montré une structure cellulaire plus ou moins nette.
ANI (nom indigène), Crolophaga, genre d'Oiseaux de l'ordre des Grimpeurs, et voisin des Coucous, est originaire de l'Amérique tropicale : Ijcc très arqué et très élevé supérieurement ; ailes faibles, à rémiges courtes ; queue longue, étagée ; plumage entièrement noir. Cet oiseau est très familier et susceptible de domesticité. Un même nid sert à plusieurs femelles. L'Ani se nourrit de lézards ou d'insectes, et souvent il s'abat sur le dos des animaux pour y enlever la vermine qui les ronge.
AN IL. Voy. INDIGOTIER.
ANILIDES {d'anil, indigo) ou phé.nylamides, classe de composés chimiques qui diiîèrent des sels d'aniline par les éléments de l'eau, et qui peuvent se convertir en ces sels en s'assimilant ces éléments ; ce sont donc des amides ( Voy. ce mot) correspondant à l'aniline. Us ont été découverts par Gerbardt en 1846.
ANILINE [d'anil] ou piié.nylamine, alcali organique apparlenaiit à la série aromatique et provenant de la substitution d'un groupe phényle à un atome d'hydrogène de l'ammoniaque et qui a par conséquent pour formule C^IP.Azll*. L'aniline a ète découverte en 1826 par Unverdorl)en et a été étudiée par Fritzsche et Ilolfmann. C'est un liquide huileux, d'une odeur désagréable, s'altérant à l'air et ayant même densité que l'eau. Il forme avec les acides des sels cristallisablcs qui se colorent en violet avec le chlorure de chaux. — L'industrie produit maintenant de grandes quantités d'aniline en traitant la nilrobenzine ( Voy. ce mot) par les réducteurs, spécialement par le fer, en présence des acides. En soumettant ensuite l'aniline à l'action des oxydants, clic obtient les couleurs dites d'aniline [Voy. matières colorantes), dont les principales sont le violet, le bleu, le rouge et le noir d'aniline.
ANILLE, t. de Blason, pièce héraldique : elle se compose de deux portions de cercle adossées et réunies par un tirant. On peut se la figurer en regardant les agrafes de fer avec lesquelles on soutient les murs.
ANIMAL [du lat. animal), nom général donné aux êtres organisés qui se nourrissent, se reproduisent, sentent et se meuvent volontairement. Dans la majorité des cas, les animaux se distinguent aisément des végétaux par la conformation de leurs organes et les fonctions de relation ; mais il n'est pas toujours aussi facile de distinguer les deux règnes sous le rapport de la sensation et du mouvement. Les sensations étant des phénomènes qui ne peuvent être ni vus ni touchés, qui échappent à la loupe et au scalpel, leur existence se déduit des mouvements observés, et il faut, pour les constater, raisonner par analogie, comme on le fait pour établir l'existence de 1 instinct et celle de certaines facultés intellectuelles propres aux espèces supérieures. Quant aux mouvetnents, ils sont ordinairement volontaires ou autonoraiques chez les animaux, tandis qu'ils sont toujours mécaniques ou automatiques dans les organes floraux et les parties vertes des végétaux où l'on en a observé, tels que la Vallisnérie spirale dont les fleurs dioïques s'élèvent à la surface des eaux au moment de la fécondation, la Dionée gobe-tnouches, la Sensitive dont les folioles touchées se replient et se ferment, les Oscillaires, etc. A la suite d'une étude attentive, les botanistes sont parvenus a expliquer par des causes physiques quelques-uns de ces phénomènes (Voy. Isid. Geoffroy St-Hilaire, Hist. nalu- 7cll'j des règnes organiques, t. II). Cependant, malgré les progrès <jua faits la science par l'application de la méthode expérimentale, il faut reconnaître que, quand on descend aux grounes inférieurs, les deux règnes semblent parfois se confondre, surtout chez les êtres où l'organisme est pour ainsi dire à l'état purement cellulaire. Voy. protozoaires.
RÈGNE animai,. Ou appelle ainsi l'ensemble des Animaux. La classilication des êtres organisés a varié nécessairement avec les progrès de la science. Chez les anciens.
Aristote divisait ainsi les animaux (Çwa) : 1° un A. raisonnable, l'HoininB; 2" des A. irraisonnables, U^^ nus, jxnirvus de sang ^Quadrupèdefi vivipares et ovipares, Oiseaux, Poissons, Serpents); les autres, exsangues (Mollusques, Testacés. Crustacés, Insectes), plus un certain nombre d'animaux inférieurs. Chez les modernes, il faut citer : 1" la classification de Linné, qui partageait les animaux en C classes : Mammifères (Quadrupèdes vivipares et Cétacés), Oiseati.r, Amphibies (Reptiles batraciens et quelques poissons), Poissons, Insectes (y compris les Myriapodes, le& Arachnides et les Crustacés) , Vers ; — 2» celle de Lamark, qui partageait tous les animaux en 2 grandes divisions : les .4. vertébrés et les A . non vertébrés ; — 3' celle de Cuvier,
S ni distribuait le règne animal en 4 groupes ou embranlements : Vertébrés (Mammifères, Oiseaux, Reptiles, Poissons), Mollusques (Céphalopodes, Ptéropodes, Gastéropodes, Acéphales, Brachiopodes, Cirrhipèdes), Articulés (Annélides. Crustacés, Arachnides, Insectes), Zoophytes ou Rayonnes (Echinodermes, Intestinaux, Acalèpbes, Polypes,. Infusoires) : — 4» celle de De Blainville, qui établissait 5 grandes divisions : Ostéozoaires ou Vertébrés, Enloniozoaires ou Articulés, Malacozoaires ou Mollusques, Actiiiozoaires ou Rayonnes et Amorphozoairesou Spongiaires; — 5° enfin la classification actuelle, que nous suivons dans cet ouvrage, et qui partage tous les animaux en 7 types ou embranchements, savoir : les Vertébrés, les Mollusques, les Arthropodes, les Vers, les Echinodei-mes, les Cœlentérés et les Protozoaires. Pour leurs caractères et leurs, subdivisions en classes et en ordres, voy. chacun de ces mots.
ANIMALCULES. Voy. infusoires.
ANIMATO, mot italien, usité en musique : correspond au mot français anitné.
ANIMAUX domestiques. Les animaux attachés à la culture des propriétés sont immeubles par destination (C. civ.,. art. 522 et 524) . La loi défend de laisser divaguer les animaux dont on est propriétaire (C. pén., art. 475 et 479), et l'on est responsable du dommage qu'ils peuvent causer (C. civ., art. 1385). La vente des animaux domestiques peut être entachée de vicesrédhibitoires [Voy. 'ce mot). Les mauvais traitements envers les animaux domestiques sont punis par la loi du 2 juillet 1850 connue sous le nom de loi Grammont. Le fait d'empoisonner ou de tuer sans nécessité les. animaux domestiques appartenant à autrui est puni d'emprisonnement allant jusqu'à cinq ans suivant les cas. (C. pén., art. 452-454). Voy. aussi épizootie.
ANIME, espèce de cuirasse. Voy. cuirasse.
ANIMÉ. Voy. résine animé.
ANIMISME (du lat. animus, âme/, doctrine pbilosoplii-
aue et pliysiologique d'après laquelle l'âme pensante prouit dans le corps humain, pendant toute la durée de 1» vie, non seulement tous les mouvements qu'elle a conscience d'y déterminer, mais encore, par une activité inconsciente, tous les phénomènes vitaux qui ne s'expliquent ])as par le»^ lois de la physique et de la chimie. Elle est opposée au' vitalisme, qui attribue la production des phénomènes vitaux à un principe spécial spirituel, mais distinct de l'âme, et à Vorganicisme, soit spiritualiste, soit matérialiste, qui. prétend les expliquer par l'organisation du corps vivant [Voy. ces mots). On fait à l'animisme les objections suivantes : 1° si l'observation directe ou indirecte des mouvements instinctifs et habituels établit que l'âme produit certains phénomènes vitaux par une activité involontaire et et inconsciente, on n'a pas le droit d'en conclure qu'elle les
Froduit tous ; 2" il n'est pas évident à priori ni prouvé par expérience qu'aucune partie des phénomènes de la vie organique ne puisse résulter soit de l'organisation, soit d'une lorce surajoutée à l'organisme, et que l'âme soit par conséquent la cause unique de ces phénomènes ; 3" l'anLmisme exclusif, qui ne veut pas faire à l'organicisme sa part légitime, conduit à des conséquences inadmissibles pour la philosophie et la physiologie, comme la multiplication indéfinie des âmes, etc. ; 4° comment expliquer que l'esprit humain, capable d'organiser et de diriger le corps humain, si complexe, n'ait pu encore donner la vie aux corps les plus simples (car jamais encore on n'a pu, avec des éléments chimiques, fabriquer la moindre parcelle de corps vivant). — L'animisme n'est donc qu'une liypothèse :. mais cette hypothèse devient raisonnable si l'on se borne à admettre que l'âme, à l'aide du cerveau et du systènic nerveux, imprime une excitation générale et continue, mais involontaire et inconsciente, aux fonctions de la vie orga-^ nique dans toutes les parties du corps.. Voy. âme.
AxNIS