GLOBE
des sécrétions. On distingue les glandes rentables et les fau>ises glandes. Les premières ont pour éléments de petits utncules acini) composés de (ieux parties : un cul-ile-sac sécréteur, où se produit ie liquide particulier à la tflande, et un canal excréteur, conduit plus ou moins cvlindrique qui sert au transport de ce liquide. Le fond du ciil-de-sac est occupé par une couche de cellules bien développées à noyaux apparents : au-dessous est une couche de cellules plus petites touchant à la membrane d'enveloppe, membrane amorphe sur laquelle viennent se ramifier les capillaires sanguins. Ces cellules constituent le véritable tissu producteur, elles se gonllent et éclatent à mesure de leur formation, et dégagent ainsi le liquide contenu. Ces cellules se renouvellent sans cesse. — 11 y a des G. simples, c.-à-d. constituées par ces petits ulricules avec des variations de formes, les uns étant sphériques [follicules muqueux], d'autres en longs tubes cylindriques [follicules siidoripares], etc., et des G. composées, c.-à-d. formées par l'association de ces utricules qui abouchent leurs canaux excréteurs pour former des canaux plus volumineux, lesquels, se réunissant eux-mêmes, donnent des canaux de plus grand calibre. On distingue les G. en grappe [G. laci~ymales, G. salivaires, G. duodénales de briinner, G. mammaire, pancréas'^, dont l'élément est an acinus sphérique, des G. en lube {foie, rein, testicule), dont l'élément est un acinus tubuleux. — Les fausses glandes ou glandes vasculaires sanguines n'ont pas de conduits d'excrétion : mais elles n'en exercent pas moins une influence remarquable sur la constitution du sang; tels sont la raie, les capsules sui~rénales, le corps thyroïde, le thymus. Voy. ces mots.
Vulgairement on donne le nom de glandes aux ganglioiis lymphatiques [Voy. ce mot), et, en Médecine, on appelle adénite (Voy. ce mot) l'inflanmiation de ces ganglions.
En Botanique, on appelle glandes des cellules isolées ou réunies qui se remplissent d'un liquide huileux, résineux ou essentiel.
Glande pinéale, nom donné à une partie du cerveau [Voy. encéphale). Cet organe, peu développé chez les Vertébrés supérieurs (Mammifères, Oiseaux), l'est beaucoup plus chez les Lézards, et dans ces dernières années on a pu reconnaître que c'est un véritable œil impair situé sur le sommet de la tète, et en voie d'atropliie. Chez certains types (Hatteria) il n'est pas impossible que cet œil, même dans son état rudimentaire, ne puisse percevoir de sensations lumineuses plus ou moins nettes.
GLANDÉE. droit de mettre des porcs dans des bois pour man:T-er les glands : c'était jadis un droit seigneurial. Aujourd'hui il regarde, pour les forêts de l'Etat, l'administration des Eaux et forêts et s'accorde par adjudication C. forcsj., art. 55).
GLARÉOLE. Glareola, Giarole de Butfon, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Echassiers limicoles, lamille des Charadriadés, vivant dans les marais ou sur le bord des eaux, et très rarement sur les plages maritimes. Ces oiseaux ont une course rapide, un vol léger, et se nourrissent d'insectes. La G. à collier ou Perdrix de mer, à bec de pluvier, à ailes longues et pointues, se trouve en Europe et en Asie.
GLAS [du lat. classicum, signal de trompette), se dit du tintement lugidjre, lent, mesuré, et sur une seule note uniforme, d'une cloche qui annonce l'agonie ou la mort d'une personne. — Dans l'Armée, on donne ce nom aux coups de canon tirés à intervalle dans les funérailles militaires. On rétend même au jeu des instruments exécutant des airs funèbres et des batteries soiu-des.
GLASÉRITE, sulfate de potasse naturel (K*SO*), qui se rencdiilre au Vésuve.
GLAUBER 'sel de). Voy. sulfate de soude.
GLAUBÉRITE, dite aussi Brongniartile, sulfate double de soude et de chaux (N"a*0.S0^-f-Ça0.S05]. La Glaubérite cristallise en prismes clinorhombiques. Elle est blanchâtre, grisâtre ou jaunâtre et raye le gvpse. On la trouve dans les gîtes de sel gemme, notamment à Vie (Lorraine allemande et à Villa Rubia (Espagne).
GLAUCIENNE ou glaucieb, Glaucium, genre de la famille des Papavéracées, tribu des Argémonces, détaché du genre Chelidonium, a pour type la Glaucienne jaune [Glaucium flavum), vulg. Pavot cornu. Voy. chéli-
DOIXt.
GLAUCODOT, sulfoarséniurc de fer et de cobalt
[(Co.Fe)AsS], isomorphe avec le mispickel, d'un blanc métallique un peu grisâtre.
GLAUCOLITE (du gr. vT^auxd;, vert de mer, et >kî6oç, pierre), minéral d'un bleu un peu verdâtre, qui paraît être une variété de Wernérite. La composition est à peu près représentée par la formule [(CaK-)O.Al*0'.2SiO*]. On trouve la Glaucolite dans les granités des environs du lac Baïkal.
GLAUCOME, afl"ection pathologique de l'œil, caractérisée
[)ar une augmentation de la pression intra-oculaire, avec ésions alrophiques des membranes de l'œil et excavation de la papUle du nerf optique. Son nom lui vient de l'aspect verdâtre que présentent certains yeux atteints de glaucome. Il y a plusieurs variétés de glaucomes.
GLAUCONIÈ ou glaccoxite, minéral en petits grains d'un vert noirâtre, abondamment disséminés dans les assises inférieures du terrain crétacé et à la base du calcaire grossier. C'est un silicate hydraté de fer et de potasse avec un peu d'alumine et de magnésie, dont la composition parait peu constante.
GLAUCOPE (du gr. yAauxdi;, azuré, et àn|/, œil). Glaucopis, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux conirostres, famille des Corvidés : bec allongé, convexe, comr primé, à la base duquel pendent d'épaisses caroncules bleues et rouges; ailes courtes, arrondies; tarses robustes, courts et sculellés. Ces oiseaux sont propres à l'Inde et à l'Océanie. Le G. cendré se trouve en Austrabe.
GLAUCOPHANE. var. sodifère d'amphibole, eu cristaux bleus très dichroïques, dans le micaschiste de l'île de Croix.
GLAUKE, 288" petite planète, trouvée le 20 fév. 1890 par R. Luther, à Dûsseldorf. Voy. planètes.
GLAUQUE, Glaucus. genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Nudibranches, famille des Tritoniens : corps allongé, gélatineux, terminé postérieurement par une queue grêle, et antérieurement par une tête distincte, munie de 4 tentacules coniques et sjTuétriques ; branchies palmées et disposées par paires sur les côtés et servant aussi de nageoires. Les Glauques sont remarquables par l'élégance de leurs formes et la richesse de leurs couleurs, ils vivent en troupes dans la Méditerranée et l'Océan.
GLAYEUL, plante. Voy. glaïeul.
GLÈBE (du lat. gleba, motte de terre!. Dans l'ancien Droit féodal, ce mot désignait le sol de l'héritage qu'on possède. Les serfs étaient autrefois attachés à la glèbe; on les vendait avec le fonds.
GLÉCOKIE ou GÉCOME. Voy. lierre terrestre.
GLEDITSCHIA, plante. Voy. févier.
GLEICHENIA, genre de la famille des Fougères, tribu des Osmondées, renferme des espèces propres à l'Asie et à l'Afrique tropicale. Le rhizome du G. Hermanni se mange en Perse et au Japon.
GLÈNE (du gr. y^vri, cavité), cavité légère d'un os dans laquelle s'articule im autre os. — On dit aussi Cavité glénoîdale. Fosse glénotde.
GLÈXE (orig. inconn.). Dans la Marine, on nomme ainsi chaque couche que forme un cordage ployé plusieurs fois en rond sur lui-même. — Les Pêcheurs nomment glène ou gline un panier couvert pour conserver le poisson.
GLEUCOMETRIE. Voy. glucométrie.
GLIADINE ou glaïadine. Voy. vixs (maladies des).
GLIS. nom latin du genre Loir. Voy. ce mot.
GLISSEMENT. Voy. frotteéest.
GLOBAIRE, Globaria, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamcres, famille des Palpicornes. On les trouve aux Indes orientales.
GLOBBÉE, Globba, genre de la famille des Zingibéracées, renferme des herbes annuelles, à feuilles membraneuses et lancéolées, à fleurs terminales disposées en racèmes ou en épis. Ces plantes sont originaires de l'Asie tropicale. On cultive dans les serres la G. danseuse [G. saltatoria), à fleurs violettes : labellc jaune, des trois lobes linéaires de la corolle l'un est dresse, et les deux autres réfléchis ; et la G. penchée ou Alpinie retombante [G. nutans), à fleurs blanches : nectaire trilobé, jaune et rayé de rouge en dedans.
GLOBE (du lat. globus). En Géographie et en Uranographie, on appelle globes des sphères qui représentent la surface de la terre ou les constellations de la voûte céleste. Dans le premier cas, on les nomme G. terrestres; dans le second, G. célestes. Ces derniers représentent le ciel à l'envers, puisqu'il apparaît à nos yeux comme une voûte
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