GNOMES
ques ou alcools propr. dits, et les alcools triatomiques ou glycérines : mais ils sont, en tant qu'alcools, parfaitement caractcrisés par la propriété de pouvoir en s'oxydant donner des aldciiydes et des acides, et, sous l'action des acides minéraux ou orjraniques, des éthers. On peut préparer ces composés en traitant les bromures des oléîines [Voy. htdro- CABBCREs) par l'acétate d'argent, puis saponifiant par la potasse l'éther acétique ainsi obtenu. — A chaque carbure non saturé de formule C"ll-" correspond un glycol ; c'est ainsi qu'on aura le glycol éthyléniqjie, le glycol aviyléniquc, etc. On peut, en traitant les glycols par les acides, obtenir deux sortes d'éUiers; p. ex. la monoclilorhydrine du glycol C*H*.OH.CI et la dichlorhydrhie C«H*C1'. Les oxydants peuvent donner avec les glycols des aldéhydes et des acides. On connaît, correspondant au glycol^ un aldéhyde, le gluoxal C*0*H*, et deux acides : Yac'ide glycolique CH*.0I1.C0-H, qui est à la fois alcool et acide, et l'acide oxalique ^CO^U)*, qui est un acide bibasique. La plupart des acides bibasiques et diatomiques naturels ont une composition analogue à celle de l'acide oxalique ; p. ex. les acides lactique, malonique, sébacique, etc. Voy. tous ces mots et éthylène.
GLYCONIQUE (vers), du nom de l'inventeur, vers trimèlrc des Grecs et des Latins, se compose d'un spondée et tie deux dactyles :
Sic té, j dîvâ pô I têos Cypri. (Hor., Od., I, 6.
On donne aussi ce nom à un vers trochaïque dimètre cataleclique, qui prend au second pied le dactyle ou le spondée indliferemment. Exemple :
Si>îrî ! tu ântén | nœ gé | mûnt. (Sen., Trag.)
GLYCOSURIE. Voy. glïcogebèse et diabète.
GLYCYRRHIZA, nom scientifique de la Héglisse.
GLYCYRRHIZINE (du gr. yAjxûôpi!;», réglisse), substance jaune et amorphe, douceâtre, qui donne au jus de réglisse sa saveur sucrée. C'est un glucoside doué de fonctions acides; il a pour formule C**H'^AzO'*; son sel ammoniacal est soluble dans l'eau et remarquable par l'intensité de sa saveur sucrée, propriété qui l'a fait employer pour remplacer, dans les expéditions lointaines, le sucre destiné à édulcorer les tisanes.
GLYOXAL, aldéhyde du glycol, qui se produit quand on oxyde l'alcool par l'acide azotique. C'est un corps soUde, soluble dans l'eau et l'alcool, et qui présente les propriétés des aldéhydes, c.-à-d. union aux bisullites alcalins, réduction du nitrate d'argent. Le glyoxal a pour formule (COH)*. Par oxvdalion, il donne l'acide givoxvlique (COH.COOH) et l'acide'oxalique (COOH)*. " "
GLYOXYLIQUE acide). COH.COOH, produit de l'oxydation du glyoxal: s'obtient dans l'oxydation de l'alcool par l'acide azotiijuc fumant. On le produit encore par réduction de l'acide oxalique. C'est un liquide sbupeux donnant des sels cristallisés.
GLYPHE (du gr. vVjç-/,), terme d'Architecture, se dit de tout trait gravé en creux, de tout canal creusé dans les oriieinenls. Voy. triglvpiie.
GLYPTICUS, genre d'Echinides fossiles, de la famille des Diadcmalidés, caractéristique des étages jurassiques supérieur?.
GLYPTIQUE (du gr. v^u-nroî, gravé), art de graver les
Eierres fines, soit en creux {in tailles) , soit en relief [camées] . a cornaline, la calcédoine, le jaspe, l'agate, l'onyx, le lapis-lazuli, la malachite, la stéatite, la turquoise, le saphir, sont les pierres sur lesquelles on grave le plus ordinairement. Les instruments dont on se sert à cet effet sont le ïoj/re/, espèce détour, et la bouterolle,^\\i rond de cuivre ou de fer émoussé, propre à user ou à entamer la pierre, qui est mis en mouvement par le touret, et dont on augmente la puissance avec de l'émeri, de la poudre de diamant et quelques liquides.
On fait remonter I origine de la glyptique aux Chaldéens et aux Egyptiens, à qui les Phéniciens, puis les Grecs, empruntèrent leurs procédés mécaniques. Presque toutes les pierres ég\^)tiennes sont des intaillcs. Chez les Grecs, la
flyplique atteignit au plus haut degré de perfection. Les toinams succédèrent aux Grecs dans cet art, et c'est encore en Italie qu'on trouve aujourd'hui les meilleurs graveurs en pierres fines. — Les graveurs anciens se servaient du touret, de la Iwuterolle jerruni relnsnm] et d'une espèce de scie (lerehra) : ils employaient la poudre de diamant, le naxium (sorte de grès pulvérisé), le schiste d'Arménie et l'émeri (smyris). — Les intailles s'employaient géné-
ralement pour cachets et les camées pour bijoux {Voy. A.NXE.\Lx, camées). On en voit une beUe collection à Pans, à la Bibliothèque nationale.
GLYPTODON (du gr. yX-j'TTdî, gravé, et oooÛî, oôô-^Oî, dent), genre de Mammifères fossiles, de l'ordre des Edentés. C'était un Tatou gigantesque, grand comme un hippopotame et caractérisé par les cannelures régulières qu'offraient ses dents molaires. Les débris en ont été trouvés dans les pampas du Rio de la Plata.
GLYPTOGRAPHIE. On nomme Glyptographie l'étude et la description des pierres gravées antiques : on appelle spécialement Dactyliographie, Dactyliologie, la description et la science des anneaux et cachets antiques. Les meilleurs traités sur celte matière sont ceux de Yettori, de Mariette, de L. Natter (Londres, 1755i, de Millin (1797). D'autre part, Stosch, Bracci, Winckehnann, Eckhel, ilillin, Clarac, Sillig, Raoul Rochette, ont décrit les collections
fierres gravées qui offrent de l'intérêt pour l'histoire ou art. — Consulter Ch. Lenormant, Trésor de Numismatique et de Glyptique (20 vol. in-fol.).
On donne aussi le nom de glyptographie à un procédé d'impression héliographique qui se rapproche de la photo- GLTPTiE (Voy. ce mot).
GLYPTOTHÈQUE et dacttliothèque (du gr. vAu-n-rôî, gravé, ou oaxxÛAto;, aimeau, et ôt^xt), dépôt), collections d'anneaux et de pierres gravées. Les anciens se plaisaient déjà à former des collections de ce genre ; ils les plaçaient même dans leurs temples. Chez les Romains, Scaurus, gendre de Sylla, avait formé une dactyliothèque. Chez les modernes, Pétrarque et ensuite Laurent de Médicis eurent des cabinets de pierres gravées. Le Cabinet des médailles et des antiques à la Bibliothèque impériale, avec le Musée égyptien du Louvre à Paris, et la Glyptothèque de Munich olirent aujourd'hui les plus belles collections connues de pierres gravées. Malheureusement pour l'intérêt de la science, la fraude a produit beaucoup de pierres fausses, dont quelques-unes imitent l'antique de manière à tromper les plus habiles : telle a été la collection, un moment fameuse, du prince Poniatowski.
GMÉLINITE, minéral du groupe des Zéolithes, qui est un silicate d'aluminium, de calcium et de sodium, hydraté [(Na2,Ca)0.Al*03.4Si0* + GH20], en cristaux rhomboédfriijues ; se trouve en Irlande, à l'île de Chypre, etc.
GNAPHALIUM (du gr. vvasàXiov), genre' de la famiUe des Composées, tribu des Sénécionidées, dont l'espèce principale est VImmortelle. Voy. ce mot.
GNATHODONTES (du gr. fji%i, mâchoire, et oSoûç, dent), synonyme de Poissons osseux dans la classification proposée par Blainville.
GNEISS, nom emprunté aux mineurs saxons et donné en Géologie à une roche cristalline, stratifiée, composée, comme le Granité [Voy. ce mot), de feldspath, de mica et de quartz. Le mica y forme des lits continus, donnant à la roche sa schistosité et séparés par des amas de feldspath et de quartz. On distingue : des gneiss granitoïdes, à gros éléments mal stratifiés, des gneiss gris ou gneiss francs, des gneiss rubanés, des gneiss œillés. Les gneiss constituent le terme le plus inférieur de la série des terrains cristallophylliens ; ils sont intimement reliés par leur partie supérieure aux micaschistes. Ils peuvent contenir comme éléments accessoires de l'amphibole, du pjToxène, du grenat, etc.
GNET, Gnetum, genre tvpe de la famille des Gnétacées, voisine de celle des Conifères, renferme des arbres de l'Inde et de l'Océanie, à tronc droit et noueux, à rameaux élancés, à feuilles opposées, ovales, pointues, luisantes en dessus. Leurs fruits sont rouges, semblables à ceux du cornouiller. L'amande cuite est comestible et d'un bon goût. Le G. gnemon, des îles Moluques, est le type du genre. — Outre le genre Gnet, la famille des Gnétacées renferme le genre Epfièdre. que l'on trouve en Europe.
GN IDI EN N E,Gniaia,^enre de la famille des Thyméléacées, renferme de fort jolies plantes frutescentes, originaires d'.\frique, à feuilles persistantes et à fleurs dont l'odeur rappelle celle de l'héliotrope. La G. â feuilles de lin (G. simplexj est un petit arbrisseau, à rameaux grêles, à feuilles nombreuses et linéaires, à fleurs d'un jaune pâle. La G. à feuilles de pin (G. pinifolia] a de belles fleurs blanches, couvertes de poils, des rameaux grisâtres et des feuilles longues de 0 m. 15. On les cultive dans les serres.
GNOMES, génies de petite stature, imaginés par les Gnosliques. Voy. le Dict. d'Uist. et de Géogr.
GNOMIQUES