GOUTTE
GOURAMI, poisson. Voy. osphruméxe.
GOURBET, nom vulgaire de VElyme des sables. Voy.
ÉLYME.
GOURBI, nom donné, en Algérie, aux réunions de tentes ou villages des Arabes.
GOURDE, variété de Courge. Voy. courge.
GOlUDE (s.-ent. piastre; de l'espagnol piastra gorda, piastre épaisse), ancienne monnaie des Antilles, d'abord monnaie réelle, puis monnaie de compte. Elle valait 6 fr. à la Guadeloupe, 5 fr. 85 à la Martinique.
GOURGANDINE, nom vulgaire de plusieurs mollusques ou c(Mjuillaires du genre Vétius.
GOURGANE (fève), dite aussi Féverole. l'oy. fève.
GOURME (de grume, écorce), nom donné vulg. aux maladies cutanées de l'enfance, et surtout l'eczéma, 1 impétigo, qui surviennent au moment de la première dentition. Un les nomme aussi croûtes de lait. Le traitement peut se borner à des bains, à des lotions ou onctions douces et surtout aux soins de propreté; mais c'est mi préjugé que de croire que ces soins peuvent être nuisibles, et que la gourme est une dépuration salutaire de la nature.
GocRME (de l'esp. gormar, vomir), affection contagieuse à forme variolique, qui attaque surtout le jeune poulain : on dit alors qu'il jette sa gouiine. La manifestation normale est la forme cutanée, mais elle se complique souvent d'angine, de pbaryngite, de pneumonie, etc. Le traitement coiiiislo surtout en soins hygiéniques.
GOURMET-PIQUEUR db'tixs. Voy. cocrtieb et oégdsta- Tro.N.
GOURMETTE, partie du mors. Voy. mors.
GOUSSE eu ilal. guscio), fruit, sec, déhiscent suivant deux iij:nes opposées, dont le péricarpe foliacé forme [une enveloppe membraneuse, à deux valves ou cosses, auxquelles les graines sont attachées alternativement, le long de la suture supérieure seulement, comme on le voit dans les pois, les haricots et toutes les légumineuses. Voy. capsule.
GOÛT (du lat. gustus], un des cinq sens, celui qui perçoit et discerne les saveurs. L'organe principal du goiît est la langue, surtout sa partie postérieure et ses bords, qui sont recouverts de papilles nerveuses très sensibles ( Voy. lasgce). Quant à l'impression produite par les corps sapides, elle est d'autant plus forte qu ils sont plus solubles et mieux di\isés. Le goût s'émousse par des impressions trop violentes et trop multipliées, de même qu'il se perfectionne par l'exercice (Voy. GASTRONOMIE et dégustation). Le goût est plus actif quand la faim se fait sentir; quand celle-ci est calmée, les saveurs sont moins bien perçues et deviennent même désagréables. — Le goût s'altère par l'effet de l'âge ou celui des maladies : il fournit par là de précieuses indications au médecin, notamment dans les fièvres bilieuses, les maladies de l'estomac, les empoisonnements, etc.
En Littérature et dans les Arts, on appelle goût, par analogie au goût physique, la faculté d'apprécier les beautés par le plaisir qu'elles nous causent. C'est le jugement esthétique.
GOUTTE (ainsi nommée parce qu'on l'attribuait au dépôt dune goutte de quelque humeur sur les articulations^ maladie diathésique qui envahit l'organisme entier. Elle se manifeste à l'extérieur, sous des formes multiples, tantôt revêtant les apparences d'une maladie aiguë (G. aiguë ou régulière], tantôt avec les allures des maladies chroniques (G. chrouique, dite aussi anormale, atonique, nerveuse, viscérale). C'est ordinairement entre 25 et 55 ans que la goutte se déclare. Elle est essentiellement héréditaire; elle frappe tous les tempéraments, toutes les constitutions, et plus souvent les hommes que les femmes. Elle est le plus souvent occasionnée par les excès de table, le défaut d'exercice, une vie molle et sédentaire, ce qui l'a fait surnommer la maladie des maîtres. Elle peut aussi avoir pour causes la suppression de la transpiration ou d'un exutoire, les variations atmosphériques, l'impression du froid humide. Presque toujours l'accès de goutte est précédé de certains troubles digestifs, qui en sont comme l'avant-coureur ; puis il se déclare tout à coup, ordinairement la nuit, par une vive douleur au gros orteil, quelquefois au cou-de-pied, au Çenou ou à la main : cette douleur augmente par degrés jusqu'à devenir intolérable et elle s'accompagne a'uiie fièvre assez intense; la partie affectée devient bientôt rouge et gonflée. La durée du \" accès est de 10 à 12 jours; le 2" ne se produit qu'après un intervalle assez long, de plus d'un an. p. ex. ; mais les suivants deviennent peu à peu plus fréquents et plus longs, si bien qu'ils finissent par se
succéder et même par se confondre. Les articulations, qui à la suite des premiers accès reprenaient leur souplesse, restent raides ; il s'y forme des nodosités et des concrétions tophacces qui rendent les mouvements plus ou moins diffîciles et quelquefois même impossibles : de là les noms de podagre, chiragre, etc., usités autrefois pour désigner la goutte chronique fixée aux articulations des pieds, des mains, etc. Ces tophus constituent le caractère spécifique de la goutte et ne se retrouvent dans aucune autre maladie; ils sont formés par des sels calcaires (urateset phosphates). Un autre signe tout aussi infaillible de la goutte, c'est la présence dans l'urine d'un dépôt sablonneux blanc [gravelle phosphatique), plus souvent rouge briqueté (urate d'anv* moniaque ou acide urique) ; de là, les calculs rénaux et vésicaux et la Qplique néphrétique qui compliquent fréquemment la goutte. — Quelquefois la diathèse goutteuse reste, pendant une génération, cachée sous la forme d'une affection viscérale (migraine, asthme, maladie cutanée, hémorroïdes, etc.) : c'est ce qu'on appelle G. larvée; alors la génération suivante peut avoir une goutte aiguë ou une goutte chronique d'emblée. Le déplacement brusque de l'inflammation d'une articulation sur un organe plus important, le cerveau p. ex., constitue la G. remontée : cet accident est souvent mortel. Enfin le catarrhe pulmonaire et la maladie de Bright [Voy. ce mot) sont des formes de la goutte viscérale.
L'excès d'acide urique dans le sang, considéré naguère comme la cause par excellence de la goutte, ne suffit pas à expliquer la maladie. Il y a là une altération plus complexe, due à la nutrition retardante (Bouchard), caractérisée par une formation exagérée ou une destruction trop lente des acides.
L'attaque de goutte régulière doit être respectée ; fout traitement actif pour la combattre ne peut que nuire et la changer en goutte irrégulière. La goutte chronique doit être traitée surtout par les moyens hygiéniques, savoir : l'exercice à pied et à cheval, ou la promenade en voiture si les autres moyens ne sont pas possibles ; la sobriété et la régularité la plus grande dans la nourriture, qui devra être variée sans être trop succulente ; proscrire les vins de Bourgogne, les bières anglaises, le cidre. Le ^in blanc est utile, le vin de Bordeaux est bon. Eviter les excès de toute sorte (veilles, fatigues, travaux cérébraux prolongés). Sydenham eut un violent accès de goutte après les fatigues intellectuelles occasionnées pour la composition de son Traité de la goutte. Les climats chauds et secs sont bons. 11 faut faire fonctionner la peau par les frictions, les massages, les douches, les bains. Porter des vêtements de flanelle et éviter les refroidissements. On de>Ta se garder de recourir aux remèdes prétendus spécifiques (médecine Leroy, pilules de Lartigue, etc.), qui ont tous pour base des purgatifs drastiques et dont l'usage peut devenir très dangereux, surtout s'il est répété. Il faudra aussi être très sobre de l'emploi des eaux muiérales. — Les écrits sur la goutte sont très nombreux ; le meilleur est celui de Sydenliam, que Trousseau a commenté dans sa Clinique de l'Hôtel-Dieu.
Goutte rose, sorte d'acné. Voy. couperose; — Goutte sciatique. Voy. sciatique ; — Goutte sereine, paralysie du nerf optique ou de la rétine. Voy. amaurose.
En Botanique, on nomme vulg. : Goutte de lin, la Cuscute ; G. de sang, l'Adonide automnale, etc.
Mère goutte. Première goutte. Voy. vi.mficatiox.
GOUTTES. En Pharmacie, on appelle goutte la petite quantité de liquide qui se détache sous forme sphérique du bord d'un flacon ou d'une fiole doucement inclinée. Le poids des gouttes des différents liquides varie suivant leur densité : un compte-gouttes normal bien réglé doit satisfaire à cette condition qu'à la température de -|- 15°, 20 gouttes d'eau distillée pèsent 1 gramme. Certaines substances, comme le laudanum, l'cther sulfuriaue, etc., ne devant entrer qu'en petites proportions dans les préparations pharmaceutiques, sont prescrites par gouttes. — On donne aussi ce nom à des médicaments qu'on prend par gouttes : telles sont, p. ex. : les G. noires anglaises [black drops), préparations calmantes renfermant la moitié de leur poids d'opium; les G. amères de Baume, teinture slomacliiquc qui doit son activité aux alcaloïdes de la fève de St-Ignace,etc.
GOUTTE NOIRE, Poiit OU Ligament noir, nom donné, en Astronomie, au phénomène qui se produit, au moment du contact, dans le passage d'un corps opaque sur un corps lumineux et qui devient une cause d'erreur dans les calculs de l'observateur. On a constaté que ce phéuomène