GRAMMAIRIENS
GR.\NDS JOURS
wr. Burnouf et ceux de MM. Jullien, Guessard, Baudry, Miiliel Créai. Bracliet et Dussouchet, etc. — En Allemagne, les progrès de la grammaire ont suivi ceux de la linguistii|iu'. Les travaux dus à Adelung, Bemhardy, Reinbeck, Jacol), Becker, Buttmann, Slatthiœ, Grimm, et plus récemment à F. Bopp, Curtius, Corssen, Zeuss, Diez, Sclileicher, etc., ont renouvelé complètement la science gi'ammaticale. — Voy. Egger, Essai sur les théories grammaticales dans' l'antiquité (1854); Cli. Thurot. Extraits de divers manuscrits latins pour servir à l'histoire des doctrines grammaticales au moyen âge (i869) ; Cli. Livet, la Grammaire et les Grammairiens au xvi* siècle, etc.
l OIJ. aussi LIXGUISTIQCE.
GRAMMAIRIENS. Ce mot, qui désigne auj. ceux qui se livrent spécialement à l'étude de la grammaire et au soin d'épurer et de réformer le langage (Toy. graxhaire], désignait chez les Grecs et chez les Romains des savants qui étaient à la fois philologues, critiques et granmiairiens : ils commentaient les anciens auteurs, les corrigeaient, les ex-
[diijuaient et les publiaient. Les plus célèbres sont : chez es Grecs, Démétrms de Phalère, Philétas de Cos, Aristar- <jue. Eratosthène, Aristophane de Byzance, Craies de Malles ; chez les Romains, Atéius, ^lius Sfilon, Sisenna, £lius Gallus, Opilius, Ant. Gniphon, Varron. Verrius Flaecus, etc. — Quant à ceux qui enseignaient la grammaire proprement <lite aux enfants, on leur donnait le nom de grammatisles.
GRAMMATISTES. Voy. grammairiens.
GRAMMATITE, synonyme de Trémolite {Voy. ce mot).
GRAMME 'du gr. vpàijLfxa, poids d'un scrupule), unité principale de poids du système métrique. C'est le poids, dans le vide, d'un centimètre cube d'eau distillée à son maximum de densité, c.-à-d. à 4 degrés au-dessus de 0 du thermomètre centigrade. Ses multiples sont le décagramme, l'hectogramme et le kilogramme, qui valent respectivement 10, 100 et 1 000 grammes; ses sous-multiples sont le décigramme. le centigramme, le milligramme, qui valent le 10'. le 100°, le 1(X)0° du gramme. — La livre ancienne équivaut à 489 gr. 51, et réciproquement le gramme vaut 18 grains 82 715 de l'ancien système.
GRAMMITE (du gr. vpajjitxf,, ligne), Grammiiis, genre de la famille des Fougères, tribu des Polypodiacées : capsules disposées en lignes simples le long des ner\Tires secondaires et dépourvues de téguments ; tiges rampantes ; fronde simple et quelquefois pinnée. Presque toutes les •espèces habitent les régions tropicales. Une seule, la G. lepiophylla, croît dans le midi de l'Europe.
iRvMMiTE, sjTionyme de Wollastonite [Voy. ce mot).
GRAMPUS. genre de Mammifères, de l'ordre des Cétacés cétoiii>ntes. et du groupe des Delphinidés Voy. ce mot).
GRANATÉES, famille de plantes. Voy. grenadier.
6RANATITE, roche métamorphique contenant le grenat comme élément prédominant.
GRAND, grande [du lat. grandis], adjectif qui, joint à un autre mot, sert de désignation à beaucoup d'animaux et di" plantes de genres très différents. — Ainsi, en Zoologie, on nomme : G- aigle, l'Aigle royal: G. beffroi, un Fourmilier; G. chevêche, le Strix brachyotos; G. duc, le Stri.r bubo; G. grive, la Draine; G. langue, le Torcol vulgaire; G. moutardier, le Martinet des murailles; G. jpouillot, la Sylvie à poitrine jaune ; G. œil. un poisson du genre Spare; G. oreille, le Scombre Germon; G. diable, une espèce de Cigale, etc.
En Bolaninue, on nomme : G. baume, la Tanaisie; G. baumier, les Populus nigraet balsamifera; G. berce, la Brancursine; G. capucine, le Cresson du Pérou; G éclaire, la Chélidoine vulgaire ; G. œil-de-bœuf, l'Adonide vernale; G. pardon, le Houx piquant; G. valériane, la Talériane des jardins, etc.
GRAND AUMÔNIER, grand chambellan', grand chasce- •LiER, etc. Voy. ACMÔMER, chambellan, etc.
GRAND-CROIX, grand cordon. Voy. croix et cordox.
GRAND-DUC. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
GRANDESSE, dignité de grand d'Espagne. Voy. ce mot au Dicl. d Hist. et de Géogr.
GRANDEUR (Math.), mot vague, à peu près sj-nonyme de quantité, et qui, dit-on, s'applique à tout ce qui est susceptible d'augmentation ou de diminution. Les lonpieurs, les surfaces, les volumes, les ançles, les temp, tes poids..., sont des grandeurs. On drt d^une façon plus précise grandeur mesurable : toutes celles qu'on vient d'énumérer sont dans ce cas, elles sont susceptibles d'être
mesurées. Pour qu'une grandeur d'une certaine espèce soit mesurable, elle doit satisfaire à certaines conditions : les plus essentielles sont qu'on puisse déHnir l'égalité et l'addition de deux grandeurs de cette espèce. Ainsi la beauté ou la bonté sont certainement susceptibles d'augmentation ou de diminution. Ce ne sont pas des grandeurs mesurables.
Dans les deux derniers siècles, on donnait le titre de Votre Grandeur à tous les grands seigneurs qui ne prenaient pas le titre d'Altesse ou d'Excellence ; on le donnait aussi particuUèrement au Grand Chancelier de France ; on le donne auj. aux évèques.
GRAND'GARDES, désigne, dans l'Art militau-e, des postes avancés formés d'une section ou d'une compagnie au maximum, constituant la partie principale du réseau d'avantposte d'une troupe qui stationne devant l'ennemi.
GRAND JUGE, nom donné par Napoléon I". comme annexe, au ministre de la justice. Voy. regxier au Dict. d'Hist. et de Géogr.
GRAND-LIVRE, registre sur lequel un négociant inscrit tous ses comptes, sous le nom de chacime des personnes qui sont eu relations d'affaires avec lui. C'est l'extrait du journal [Voy. ce mot) où elles sont inscrites au jour le jour. Ce livre est indispensable aux commerçants, bien qu ils ne soient pas tenus légalement de l'avoir [Voy. livres de commerce). — Avant de rapporter un article du journal au grand-livre, on met en marge de cet article du journal, devant le nom de l'individu ou de l'objet débité : 1^ le numéro du folio du grand-livre sur lequel le compte de ce débiteur est ouvert ; 2» celui du folio sur lequel celui du créancier est ouvert ; d'où résulte cette règle générale : lorsqu'on porte mie somme au débit d'un compte sur le grand-livre, il faut porter la même somme au crédit d'un autre. Voy. tesbe des livres, compte couraxt, crédit, débit, etc.
Grand livre de la dette publique, et, par abréviation. Grand-livre, registre forme en exécution de la loi du 24 août 1793. sur la proposition de Cambon, et sur lequel sont inscrits les noms de tous les titulaires des différentes fractions de rente dont l'ensemble forme le montant de la dette constituée ou dette inscrite; c'est sur ce registre qu'est inscrit le titre de toute rente due par le Trésor public, titre dont le pareil est délivré au titulaire et qu'on appelle inscription de rente. Le grand-livre contient, de
[dus, les transferts ou actes par lesquels sont constatées es mutations qui surviennent dans la propriété des diverses parties de rentes. — Chaque trésorier-payeur général est obligé, depuis la loi du 14 avril 1819, de tenir un registre spécial sur lequel sont inscrits nominativement les rentiers de son département participant au compte collectif ouvert au trésor. On délivTe à chacun d'eux une inscription qui, visée par le préfet et signée par le receveur général, peut tenir lieu de celles qui sont délivrées par le directeur du Grand-livre.
GRAND MAÎTRE, nom commun à plusieurs chefs de corps ou chefs de service. Les ordres souverains, tels que ceux des Templiers, des Porte-Glaive, des ChevaUers teutoniques, des Clievaliers de St-Jean de Jérusalem (plus tard ordre de Malte), avaient des grands maîtres : c'étaient en quelque sorte des souverams électifs nommés à vie; leur dignité se nommait grand-magistère. Quant aux grands maîtres d'ordres non souverams et non religieux, ceux deCalatrava, par exemple, d'Alcantara, de St-Jacques, de la Légion d'honneur, de St-Alexandre Nevski, de l'Eléphant, de la Jarretière, etc., et notanunent pour les cpatre premiers, c'est presque toujours le souverain qui s'en reserve le titre.
Dans l'ancieime monarchie, il y avait : le Grand maître de France, ou Souverain maître de l'hôtel du roi. chef de tous les officiers de la Ixtuche du roi ; le Grand maître de la maison du roi, le Grand maître des cérémonies, le Grand maître de ^artillerie, le Grand maître des arbalétriers. — Le ministre de l'instruction publique est le Grand Maître de l'Université, etc. Voy. maison dc roi, CÉRÉMONIES, artillerie, tniversité, etc.
GRAND MÈRE, grasd-père. Voy. ascendants.
GRAND ŒUVRE. Voy. alchimie.
GRAND OFFICIER, grand pan'etier, grand priefr. grand venecr, etc. Voy. officier, panetier, etc.
GRAND-ONCLE, grand'tante. Voy. oncle, tante et ascendants.
GRANDOUL. oiseau. Voy. ganga.
GRANDS JOURS. Voy. le Dict. d'Hiat. et de Géogr.