GRAPHOMÈTRE
GRANDS VOILIERS, oiseaux de mer dont les ailes sont
très longues. Voy. loxcipennes.
GRANGE (du h.-lat. granica, de granum, grain), construction en maçonnerie, en pans de bois ou en pisé, presque toujours oblongue, où l'on bat le grain, et où l'on serre les céréales en gerbes et le fourrage. Toute grange doit avoir son aire à battre, dont la dimension moyenne est de 5 m. courants. Il faut aussi réserver un ballier (espace pour mettre les balles après le battage) et un porche ou emplacement quelconque pour opérer à couvert le déchargement des voitures. Les granges sont pourvues de fenêtres, qu'on place au nord et au midi. Ces ouvertures, plutôt rare3 et petites, doivent être munies de grillages pour en Termer l'accès aux oiseaux et même aux insectes.
GRANIT, roche. Voy. granité. — On donne aussi ce nom : 1° à une espèce de faïence, demi-porcelaine à surface un peu grenue : on en fabrique à Choisy-le-Roi ; — 2° à des glaces-sorbets un peu moins prises que les glaces ordinaires.
GRANITE ou granit (du b.-lat. granitum, grenu), roche massive et entièrement cristalline, composée de feldspath orthose, de mica noir et de quartz, en grains distincts juxtaposés. A côte de ces éléments essentiels, on rencontre accessoirement de roligoclase,de l'amphibole, du pyroxène. Le granité contient toujours, comme toutes les roches éruptives anciennes, des cristaux microscopiques d'apatite, de zircon, de sphène, de magnétite, consoUdés avant tous les autres éléments. D'après la dimension des éléments, on distingue des granités à grain fin, ou granités communs (granité de Vire, Calvados), et des granités porphyroïdes, dans lesquels de gros cristaux de feldspatii sont disséminés dans une masse à grain fin. Dans les granités à amphibole, le mica noir ou biotite est en partie remplacé par de l'amphibole ; enfin, on sépare aujourd'hui des granités, sous le nom de granulites, les granités à mica blanc. — Le granité était autrefois considéré comme la roche éruptive la plus ancienne ; mais on connaît maintenant des granités qui ont traversé tous les terrains paléozoïques jusqu'au Carbonifère et les ont fortement métamorphisés. Les granités forment généralement de grands massifs à contours arrondis, qui sont surtout développés au milieu des terrains cristallophylliens ; ils occupent des étendues considérables à la surface du globe, p. ex. en Scandinavie, au Canada, au Brésil, dans le plateau central de la France, dans les Vosges, en Bretagne, etc.
Les granités constituent d'excellentes pierres de construction, à cause de leur grande inaltérabilité ; les monuments de l'ancienne Egypte ont été construits avec le granité syénitique des cataractes du Nil. Ils fournissent aussi de lort bons matériaux pour l'entretien des chaussées; le granité décomposé ou arène granitique donne un bon sable pour les mortiers.
GRANITELLE, sorte de Marbre gris qui ressemble au granité.
GRANIVORES (du lat. granum, grain, et vorare, manger), nom commun à tous les oiseaux qui se nourrissent de graines, à quelque ordre qu'ils appartiennent. Le Moineau, la Perdrix, la Poule, le Pigeon, sont granivores. — Temminck a spécialement appliqué la dénomination de Granivores à une section de l'ordre des Passereaux, renfermant les Alouettes, les Mésanges, les Bruants, les Gros- Becs, les Bouvreuils, etc.
GRANULATION (de granule), opération métallurgique par laquelle on réduit les métaux en grenailles. Pour cela, après avoir fondu le métal, on le coule dans un mortier où on le broie. Quelquefois on le coule à travers un tamis, et on le laisse tomner dans de l'eau très froide. Voy. grenaille.
GRANCLATiONS, lésiou Organique, qui forme un des caractères de la phtisie aiguë. Elle consiste dans la formation de petites tumeurs, fermes, grisâtres, demi-transparentes, du volume et de la forme d'un grain de millet et qui sont constituées par une agglomération de follicules tuberculeux. — On donne aussi ce nom : \° aux saillies formées par les follicules hypertrophiés du pharynx et du larynx dans Y angine granuleuse [Voy. angine); — 2° à de petits corps blanchâtres, jaunâtres ou rougeâlres, tantôt isolés, tantôt réunis en forme de grappes, qu'on remarque dans plusieurs points des membranes méningiennes.
GRANULE. Voy. pilule.
GRANULITE, rociie granitoïdc qui se distingue des vrais granités par la présence du mica blanc et par les formes cristallines qu'y prend le quartz. Les éléments accessoires
sont les mêmes que ceux du granité. Les variétés de granulitc pauvres en mica sont designées sous le nom A'apUle. Les pegmatites sonl des granulites à très gros éléments; dans CCS roches, le quartz et le feldspatli ont souvent cristallisé simultanément, de sorte que ce dernier minéral englobe des cristaux de quartz orientés dans un même sens et simulant plus ou moins des caractères hébraïques, d'où le nom de pegmatile graphique donné aux variétés présentant cette particularité. Les pegmatites et les granulites renferment accessoirement de nombreux minéraux, tels que la tourmaline, l'émeraude, la topaze. Les giles d'étain sont toujours associés à des filons de granulite.
La granulite forme de grands massifs analogues à ceux que constitue le granité, mais elle se rencontre fréquemment (et les pegmatites se rencontrent toujours) en filons. Quand les granulites accompagnent les granités, elles leur sont toujours postérieures. Elles sont très développées dans la plupart des régions granitiques. On connaît avec: certitude des granulites tertiaires.
GRAPHIQUE (du gr. ypa.tfi-x.6(i; de ypàtpw, tracer), se dit de tout ce qui a rapport à l'art de représenter les objets par des lignes ou des figures, et en général aux arts du dessin, etc. — Il s'étend même à ce qui concerne l'écriture, comme quand on dit les signes graphiques d'une langue, pour dire : les caractères, l'écriture de cette langue, hes pierres graphiques sont celles qui sont écrites ou gravées [Voy. glyptique). — Graphique se dit aussi de certains minéraux dont la coupe olîre des lignes qui imitent des caractères d'écriture [Voy. granulite).
En Géométrie appliquée, on appelle opérations gra~
Îhiques les opérations oui consistent à résoudre des prolèmes par des figures géométriques tracées sur du papier. Ces opérations ne donnent pas une solution très exacte,, mais elles donnent la solution la plus prompte, et fournissent une première approximation. On a constitué sous, le nom de statique graphique une véritable science qui permet de remplacer par des constructions géométriquesde longs calculs de Mécanique. La statique graphique a une grande importance tant théorique que pratique. M. Maurice Lévy en a écrit un Traité. — Il existe aussi desinstruments appelés enregistreurs grajjhiques et dont on fait un grand usage en Physique et en Météorologie ; nous décrivons les principaux sous leur nom spécial. — Les ingénieurs des chemins de fer appellent spécialement graphique le tracé, sur un papier disposé à cet effet, de la marche d'un train.
GRAPHITE, une des variétés allotropiques du carbone,, appelé aussi plombagine, se présente <lans la nature en cristaux hexagonaux (rares), comme à Ticonderoga (>'e\v- York), plus souvent en masses compactes ou plus ou moinsmélangées de matières argileuses. Il est d'un gris de fer, très tendre et d'un toucher onctu.eux, d'où ses usages pour la fabrication des crayons de mine de plomb, le noircissage de la fonte etc. ; bon conducteur de la chaleur et de l'électricité, d'où son emploi pour rendre conducteurs les moules, pour galvanoplastie. Les mines du Cumberland sont épuisées ; on le retire presque uniquement auj. de Sibérie. On letrouve généralement dans les terrains cristallophylliens. Le carbone dissous dans la fonte de fer et qui cristallisépendant son refroidissement est du graphite; il est très analogue, d'après M. Berthelot, à du graphite trouvé dans certaines météorites, et difïère du graphite naturel par l'action des oxydants sur ces deux corps.
GRAPHOLOGIE, nom donné à l'étude du caractère de l'homme basée sur la forme de son écriture.
GRAPHOMÈTRE {An gr. ypacp^, ligne, et [lÉTpov, mesure), instrument destiné à mesurer les angles sur le terrain. Il se compose d'un demi-cercle divisé ou limbes en métal, que l'on peut fixer à l'aide d'une douille sur un pied à trois branches. Le diamètre de ce demi-cercle est muni à ses extrémités de deux réglettes verticales appelées pinnules, dont l'une est percée d'une fente étroite, et l'autre d'une fenêtre rectangulaire pourvue d'un crin vertical, tandis qu'autour du centre môme de ce demi-cercle se meut une règle métallique appelée alidade, dont les extrémités portent deux pinnules toutes pareilles aux premières. Lorsqu'avec cet instrument on veut mesurer un angle, on l'établit au sommet, de telle sorte que le limbe soit dans le plan de l'angle, et l'on tourne l'instrument sur son support jusqu'à ce que l'alignement déterminé [wr les pinnules du limne coïncide avec l'un des côtés de l'angle; puis on fait tourner l'alidade jusqu'à ce que l'alignement